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A chacun son code. |Charlotte Tyler|

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Terrence Lewis
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MessageSujet: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Dim 6 Oct 2013 - 22:14

J’y avais pensé toute la journée. Pas une seule fois n’étais-je arrivé à me la sortir de la tête. La prétendue Marlee Lefèvbre, bien plus qu’une simple citoyenne. Coursière à ses heures perdues, pour noyer le poisson, pour frôler la normalité. Je n’y avais pas cru une seule seconde. Et pourtant, pas une seule fois elle ne s’était démontée face à mes propos accusateurs, conservant son calme et sa neutralité, feignant l’innocence. Je devais bien le reconnaitre, elle était très bonne actrice. Mais sa qualité de stratège l’était bien plus. Quand on raisonne plus que par méthodes, par stratégies et plan préétabli. Quand tout devient calculé au millimètre près, que même la moindre fluctuation est intégrée au concept pour ne déplorer aucun échec. Jamais de traces derrière elle, si ce n’est les primevères qu’elle sème sur son passage. C’est comme si elle m’avait laissé sa carte de visite. Mais on se trouvait bien avec elle, au-delà du contexte sadique d’un jugement dernier que l’on provoquerait dans le seul but de tuer, d’éliminer toute concurrence, d’étouffer les potentiels témoins avant même qu’ils n’aient eu le temps de parler. On se trouvait dans une autre optique. Ce n’était pas n’importe qui, qui tombait. Il n’en allait pas de la sélection naturelle du fort sur le faible. Pas celui dont les dettes de jeu seraient devenues trop lourdes, pas non plus de ceux qui ont emprunté aux mauvaises personnes et dont leur sort se scelle à la minute même où il touche le pognon. Et bien qu’un tueur reste un tueur et qu’une compulsion sera toujours là pour nous pousser à la réitération, maladive, libératrice, je sais que Charlotte n’est pas impliquée sur ce coup. Avec la propreté d’une exécution préméditée et la minutie d’un chirurgien, il en allait de l’œuvre d’un autre. Seulement figurait sur l’écran de ce pdg d’une société de sous-traitant de la banque, retrouvé mort sur son lieu de travail par une main experte, une tête de mort annoté d’un passage de la bible sur l’apocalypse. Le grand classique.  

Je m’étais demandé tout aujourd’hui, s’il fallait ou s’il ne fallait pas que je me pointe chez elle pour en savoir plus. S’il était bon que je me fis à elle sur cette enquête. La loi, je la connaissais. Et dans le fondement, cette question n’aurait même pas du m’effleurer l’esprit ou alors se censurer à la seconde où elle m’est apparue. Parce qu’il est défendu de s’allier de quelques façons que ce soient avec des criminels. Et pourtant, le FBI fait ça constamment. Après tout, ni vu ni connu. Ce ne se serait pas le dernier indic qu’on oublierait de signaler.

Au final, je me trouvais devant la porte de son appartement. Le couloir était désert. Une occase en or. Si j’avais été superstitieux, j’y aurais vu un signe. Mais je ne croyais pas à toutes ces absurdités. La faute à trop de rationalité surement. Je frappe à sa porte, une fois, deux fois. Mais rien ne vient. Pas d’éclats de voix qui perceraient de l’intérieur, pas même de mouvement que l’on voudrait discret pour observer au judas qui se tient derrière. Tout portait à croire qu’elle ne se trouvait pas chez elle. Une idée me vient ... pas brillante. Je fis en sorte d’assurer mes arrières. Dans un tel coin de la ville, je n’avais pas à me soucier de la surveillance caméra. Et s’il y en avait, elles n’étaient là que pour dissuader certains malintentionnés, mais n’enregistraient rien. Il n’y avait pas plus de repérage dans ce secteur qui pourrait me photographier en mauvaise posture. La voie est libre. J’entendis du bruit à l’étage au dessous. Je n’avais plus le temps de réfléchir pendant cent ans. Je force la serrure sans avoir à endommager quoi que ce soit et me faufile à l’intérieur. Je n’avais jamais vu aussi clean appartement. Rien ne traînait. Aucune photo ne décorait les meubles, aucun document ne gisait sur la table basse du salon. Précaution ou paranoïa ? Je n’irais pas juger d’un tel état. Moi-même ressentais l’impression d’être filé constamment.

Faisant le tour du propriétaire, sans rien à avoir à me mettre sous la dent, j’attends patiemment qu’elle rentre chez elle. Dans l’espoir que ce soit dans ses projets pour la soirée. J’allais pas faire le guet toute la nuit, mais attendais beaucoup de notre entrevue. Pourvu qu’elle ait lieu ... Mais je n’arrive toujours pas à savoir pourquoi elle m’obsède autant ...

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Charlotte Tyler
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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Mer 9 Oct 2013 - 15:47

A chacun son code.
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Encore une soirée comme tant d'autres, Lottie, enfin Prim, avait été appelée par un client grâce à un article du journal. Elle s'était donc préparée en conséquence. D'une planque de son appartement, sous le plancher, elle sorti une arme qu'elle chargea, pris des munitions et attacha son arme à sa ceinture tandis que ses munitions prirent places dans un sac en bandoulière avec son Smartphone.

Une fois fait, elle alla s'habiller. Sa tenue classique: un pantalon serrant noir, un débardeur noir, une veste et un foulard de la même couleur et une paire de bottes noires. Elle plaça son sac sur elle et sorti en fermant la porte à clé et se déplaça jusqu'à son lieu de rendez vous. Un homme était déjà là, lui montrant son objectif. Elle acquiesça et parti dans l'attention de se mettre au boulot.


Arrivée devant sa cible, elle commença sa part du travail. Elle devait pirater, à distance, le système de sécurité pour permettre aux cambrioleurs d'entrer dans la bâtisse. Elle sorti son Smartphone et pianota sur l'écran, la porte de derrière de la banque s'ouvrit dans un bruit métallique et elle envoya un SMS pour signaler que la voie était libre à ses clients. Elle vit un groupuscule entrer et elle mit des écouteurs avec un petit micro. Elle parla à ces gens, leur signalant de bouger quand il le fallait.

Une heure plus tard, le groupe était sorti et Lottie fermait le bâtiment comme elle l'avait trouvé et fit fleurir ses primevères sur les écrans. Prim est encore passé. Elle s'éclipsa, elle sera payer une fois que ses clients auront vendu tout les objets de valeur qu'ils avaient trouvé. Elle rentra chez elle.




Arrivée devant chez elle, elle remarqua que la porte était ouverte. Elle entra, l'air de rien et déposa son sac sur son fauteuil. Un mouvement se fit entendre derrière elle. Lottie se tourna et avant que son potentiel agresseur aie eu le temps d'esquisser un geste ou de crier, elle lui envoya son poing gauche dans la mâchoire. Une fois cet homme sonné par terre, elle alluma la lumière. Elle fit les gros yeux et cria:


Mais c'est pas vrai! Encore vous?! Mais vous êtes un véritable pot de colle!

Elle n'esquissa pas un seul geste pour l'aider. Après tout, il était entré par effraction chez elle! Elle croisa les bras.

Vous avez cinq secondes pour dégager de chez moi sinon je vous vire d'ici à coup de balais au derrière et j'appelle les flics monsieur Lewis! Et je me contre fous que vous en soyez un vous même!

Ce flic la harcelait depuis quelques temps. Il avait su qui elle était...Pas seulement Prim mais aussi Charlotte Tyler! Mais elle jouait les victimes dans cette histoire, gardant le plus souvent son sang froid ou piquant des crises de nerf comme toutes personnes innocentes qu'on poussait à bout. Et comme elle revenait d'une dur soirée de travail, elle jouait la deuxième proposition naturellement. Mince! Elle venait de se rappeler qu'elle avait toujours son Smartphone, bon elle l'avait bricolé avant de revenir lui laissant un air normal, et, surtout, son flingue dans son sac! Ceci dit, elle garda son calme.


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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Jeu 24 Oct 2013 - 21:32

Pas plutôt n’ai-je eu le temps de me retourner, l’ayant entendu pénétrer dans l’appartement comme si tout allait bien, qu’elle m’envoya son poing gauche et me mis au tapis. Bon réflexe pour une femme apeurée de se faire cambrioler ignorant que l’agresseur se trouve ou pas encore ici ... Elle alluma aussitôt la lumière alors que je me massais la mâchoire d’une main et qu’elle se stupéfia de sa reconnue. Elle réagit aussi sec mesurant l’ampleur de ma ténacité mais surtout le fait que je tombais visiblement ... mal. Je laisse couler quelques secondes sans me relever, me préservant d’une nouvelle attaque offensive de sa part, et lui dit, sans cesser de la détailler du regard :

« Sympa la tenue de soirée ... Bal costumé ? », lui glissais-je avec légèreté, convenant très bien que ce qu’elle portait relevait plus de la tenue de camouflage idéale, parfaite pour passer inaperçu et n’entraver aucun de ses mouvements si ça venait à tourner court, que d’une banale idiotie entre amis. Il allait sans dire qu’elle ne perdait pas son temps dans des occupations de ce genre. Bien trop obsédée pour cela, au point que le divertissement, l’égarement et l’insouciance s’en étaient allés depuis longtemps. Plus le temps pour ce genre de choses, plus la patience, plus l’envie, plus l’esprit. Je pouvais ressentir la froideur qu’elle émane et ce sentiment omniprésent de n’avoir rien de plus en tête que le pourquoi on se résout à cela. A le faire corps et âme, à en faire sa devise de vie dans l’angoisse la plus totale qu’il ne reste rien d’autre si l’on s’en trouve dépossédé. Parce qu’elle nous définit et nous anime. Cette lutte, ce combat. Dont la paix serait notre plus effroyable supplice. Cruelle réalité. Que l’on en vienne à le gagner, comme à le perdre, ne laisserait en nous que cette amère insatisfaction de se rendre compte qu’au final, elle ne nous rendra pas la vie qu’on l’on menait. Paisible, agréable, simple. Qu’elle a finit par nous façonner à son image qui sans elle, ne tient plus, n’a plus de raison d’être.
Etions-nous deux âmes égarées à la poursuite d’un but que l’on désire, le plus long possible. Fuyant la réalité qui ne nous apparait que déguisée, ces soirs de solitude où l’on crève d’une douleur désuète qui n’est que plus vivace à la faveur d’un souvenir que l’on souhaite éternel. Parce que la réalité fait trop mal, et qu’on ne veut avoir à l’affronter. Pas sur d’en revenir ...

Ressentait-elle cela elle aussi ? Constamment ? À grands renforts de doutes passagers sur lesquels on ne veut s’attarder ? Ma vision subjective me trompait et j’en avais parfaitement conscience. Cette impression de la connaitre, à travers nombreux éléments que j’ai emmagasiné sur elle, au travers d’impressions qui ne sont peut-être pas les siennes, nullement communes et partagées et pourtant, n’arrive à comprendre pourquoi il m’est impossible de la signifier comme tout suspect lambda dans une affaire de piratage informatique ? Si tout cela va bien au-delà d’une simple machinerie cybernétique ? Je n’en sais pourtant rien, mais m’attarde. Je ne peux m’empêcher de me pencher sur son cas, je me questionne et m’interroge. Pourquoi tant d’intérêt ?

Je me relève enfin me frottant à son agacement évident, et à son injonctif que je balaie d’un mouvement de sourcils comme pour lui intimer mon approbation. Je me tiens face à elle, mais bien prêt à essuyer toute tentative de sa part à mon égard de me renvoyer au tapis.

« Mais allez-y faites le ! Et je me ferais un plaisir de leur parler de vos lubies vestimentaires nocturnes et de votre besoin compulsif d’être toujours affublée du strict minimum ... (Je marque une courte pause passant mon regard de son petit sac, dont elle venait de se débarrasser sur le fauteuil de l’entrée, à elle.) Charmant appartement ... », terminais-je laissant ma suggestion en suspens pour donner le ton. Il fallait qu’elle m’aide, que ça l’enchante ou pas, j’avais besoin d’elle, de ses ressources et de son savoir-faire. Mais pour ça j’avais besoin qu’elle coopère, et qu’elle le fasse de son plein gré, ou tout du moins dans un intérêt commun, dirais-je. Je ne pouvais la contraindre à le faire, ce serait prendre trop de risques, mais l’inciter quelque peu à voir de la manière la plus avantageuse, pour elle comme pour moi ... Je ne préconise pas de telles méthodes et pourtant, en ai parfois recours. On a rien sans rien, c’est comme ça ... Et c’était bien ainsi qu’on luttait contre le crime organisé autrefois ... à armes égales.

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Sam 9 Nov 2013 - 22:27

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« Sympa la tenue de soirée ... Bal costumé ? »

Alors là c'était le pompon! D'un geste, elle enleva sa veste en cuir et dit, tout en la lançant sur son fauteuil:

"Surtout ne vous excusez pas! Et ma façon de m'habiller ne regarde que moi!"


Cet homme était encore plus énervant qu'un profiler tout droit sorti des bureaux du FBI! Il semblait l'analyser aussi bien qu'un rayon X le ferait à travers une paroi… Par moment, elle voyait une certaine douleur et tristesse dans les yeux de ce policier. Et rien à voir avec le coup de poing qu'elle lui avait collé dès d'entrer de jeu! Mais ça l'énerva encore plus! Elle ne savait pas pourquoi cet homme l'a regardé comme ça mais cette façon de faire l'énervait! Hors de question que ce Lewis la juge comme son égale!  

Parlant de lui, le voilà en train de se relever en train de se frotter la mâchoire et, peut être, aussi sa dignité qui a du en prendre un coup en se faisait mettre au tapis par une fille.

« Mais allez-y faites le ! Et je me ferais un plaisir de leur parler de vos lubies vestimentaires nocturnes et de votre besoin compulsif d’être toujours affublée du strict minimum … Elle haussa les sourcils: "J'ai un style bizarre, on est d'accord! Je ne suis pas matérialiste, on est d'accord! " elle souffla: "mais ce n'est pas une raison pour me harceler!" Depuis qu'elle avait rencontré ce Terrence Lewis et qu'il sentait qu'elle n'était pas aussi clean qu'elle voulait le faire croire, elle faisait beaucoup plus attention et était prise dans un stress permanent et se bataillait mentalement pour ne pas tout lâcher!Charmant appartement ... » Mouais! Elle alla prendre son sac et sa veste négligemment jetés sur le fauteuil et lança au policier: Je dois comprendre que vous ne bougerez pas avant que vous le décidiez vous même? Soit! Mais je vais prendre une douche! Elle se dirigea vers sa chambre et sa salle de bain. Au moment d'ouvrir la porte, elle dit à son invité imposé au dessus de son épaule: Il y a de la bière dans le frigo! Elle entra dans sa chambre et balança sa veste sur son lit. Elle ferma sa porte à clé, vu qu'elle devait prendre une douche cela ne paraitrait pas bizarre, et alla se mettre à genoux devant son tapis. Elle replia un pan du tapis et enleva une planche du sol. La dite planque. Elle ouvrit son sac à main et en prit son arme. D'un geste discret et silencieux, elle déchargea son flingue et mit les balles dans la boite faite et de mettre le tout - avec le pistolet - dans la planque. Elle prit son Smartphone hyperConnecté qu'elle n'utilisait que pour le boulot - elle en avait un plus "normal" pour la vie de tout les jours - et l'éteignit avant de le mettre dans une housse spéciale et fit rejoindre le tout à leurs petits copains le flingue et les munitions.

Une fois le tout placé, elle remit la planche en place et se leva. Elle enleva ses vêtements avant d'aller sous la douche où elle resta plusieurs minutes avant de sortir les muscles complètement décontractés. Elle se sécha, mis des sous vêtements propres puis un peignoir qu'elle mit et attacha grâce au cordon avant de prendre une serviette qu'elle passa sur ses cheveux. Elle mit ses pantoufles avant de se diriger vers le salon, elle rouvrit la porte et rejoint son invité forcé.

Un commentaire, un seul sur sa tenue légère et elle l'envoi bouler! Qui c'est incrusté déjà?!


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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Ven 3 Jan 2014 - 21:40

Elle n’était pas prête de lâcher, c’était certain. Je le sentais à l’insistance de son regard, à la désinvolture de son attitude, à la distance de mes propos et à l’impact ridicule qu’ils provoquent sur elle. Il n’y avait que peu de risques qu’elle cède sous mes substituts menaces. Je n’étais pas aussi bien placé que je l’affirmais et sans le moindre doute, le savait-elle. Comment parvenir à la convaincre maintenant ? Néanmoins, je n’étais pas inquiet. Le contact était établi, elle avait fait le gros dos un moment, mais semblait se radoucir. Surement que le KO qu’elle venait de m’infliger y jouait ... Je n’avais pas encore joué toutes mes cartes. Il n’y avait donc pas encore urgence, ni même besoin de lui balancer le reste sans aucune forme de préparation. Il me fallait tâter le terrain avant de lui proposer ce que j’avais à lui vendre. Et ça ne serait pas chose facile. Elle y mettrait surement beaucoup de résistance, ferait preuve d’une mauvaise foi implacable, et n’écouterait que d’une oreille la moitié de ce que j’avais à lui dire, tout autant que le plaidoyer en ma faveur pour justifier la cause que je défends mais pas aussi favorablement que je le devrais.

Mais on a recours à des infiltrés depuis tant d’années : ça ne fait pas de nous des criminels pour autant ... Surtout à la vue du passé qu’elle traîne derrière elle, c’était d’elle dont j’avais besoin et personne d’autre. Pas du premier minable hibernant dans un hangar pour chercher à se faire du fric sans décoller le cul de son fauteuil ... Non, il me faut quelqu’un qui connaisse la vie, qui sache le par quoi elle nous pousse à passer, et les déroutes qu’elle entraîne. Quelqu’un qui sache ce que sait que de se réveiller un beau matin avec un peu moins que rien, et de pas savoir ce qu’on fout là. Mais continuer d’y faire face, constamment. Imperturbable. Avis à celui qui viendrait poser la question ultime. Elle me répondit sans s’enflammer, de la plus légitime réponse qu’il soit, me rejetant tous les torts. Mais ça ne fait rien, j’avais tout mon temps ... Elle finit par comprendre que je ne bougerais pas d’ici avant d’avoir pleinement satisfait ma curiosité et attrapa sa veste et son sac, traversa la pièce jusqu’à sa chambre me signifiant de faire comme chez moi. C’est à cet instant que j’aurais du l’intercepter, mais n’en fis rien, ne me contentant que de la suivre du regard me ravissant du petit jeu qu’elle jouait à la perfection. Cherchait-elle encore à faire naître le doute en moi la concernant ? Peut-être bien ...

Elle ferma la porte derrière elle, et m’envahit le silence. Un, deux, trois, La raison de ma présence ici, ma façon, très peu galante, de m’être invité chez elle, dix, onze, douze, sans vouloir en bouger. Dix-huit, dix-neuf. Je me rapproche furtivement de la porte de sa chambre. Vingt et un, Vingt-deux, se déclenche le son significatif de l’eau qui s’écoule dans la douche. Vingt-deux secondes ... Est-ce le temps moyen nécessaire à une femme pour s’affairer dans une salle de bain ? Ou alors celui d’une femme qui a tout à cacher ? Je m’éloigne et me dirige vers la cuisine. Tout y est nickel, presque excessif. Je l’entends sortir de la chambre et me retourne aussitôt. J’hausse un sourcil à sa tenue très ... décontractée en comparaison de la précédente, et me saisit un sourire. Elle me jouait l’innocence au maximum. Il n’y avait que moi pour croire à la version que j’avançais et elle ne tenait nullement à me faire un seul petit signe qui me pousserait à approfondir. Forcément pas. Quelles raisons aurait-elle de le faire après tout ? Vêtue d’un peignoir et de pantoufles, elle me toise tentant de me pousser à me sentir coupable. Mais je ne lui laisserais pas ce privilège. J’étais sûr de ce que j’avançais, elle ne me ferait pas lâcher. Tout concorde.

« Vous vous doutez bien que je ne suis pas là pour simplement apprécier la décoration... », lui dis-je d’une parfaite neutralité, cherchant à lui faire baisser sa garde ou tout du moins, la brosser dans le sens du poil. Ce soir, c’était en allié que je venais mais comment le lui faire comprendre sans qu’elle se braque ? sans qu’elle ne réagisse par la méfiance et brise tout contact nécessaire ? Alors j’allais y aller doucement, et on verrait bien ce que ça donnerait. Elle était de toute façon déjà orientée. Son appréhension à mon égard était grande, et j’avais même pas besoin de lui dire quoi que ce soit pour que ça n’opère. Certes, mon entrée peu distinguée l’avait porté sur la défensive mais jamais elle ne m’aurait ouvert la porte. Et puis, si vraiment j’étais venu pour la coffrer, je ne prendrais pas mon temps ... La faire douter sur mes intentions, qu’elle puisse entrevoir le sensé et le... positif ... j’en demandais pas tant, seulement qu’elle m’accorde le droit d’éventuellement adhérer un tant soit peu à mes propos. Mais le regard dédaigneux qui pèse sur la police de San Diego et mes méthodes plus que contestables ne jouaient pas en ma faveur, c’était un fait.

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Sam 8 Fév 2014 - 16:32

A chacun son code.
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Sitôt sortie de la sa chambre, elle sent le regard inquisiteur de Terrence Lewis sur son corps reconvert uniquement d'un peignoir de couleur neige. Mais, elle n'en fit rien et se contenta de frotter ses cheveux humides avec sa serviette de bain.

Il était devant la cuisinette de l'appartement. Elle n'avait rien d'excentrique. Uniquement un petit coin avec un comptoir séparant l'espace cuisine du reste du salon, une plaque au gaz, un petit micro-onde, un lave-linge (n'arrivant pas à le caser autre part) et un évier. Pas de lave-vaisselle. A quoi ça sert d'en avoir un alors qu'on vit seule et qu'on a, en tout et pour tout, qu'un bol, une assiette, une fourchette, deux cuillères (une à café et l'autre à soupe), un couteau, un verre et, en plus, une poêle et une casserole? A rien!

Elle alla dans son frigo pour chercher une canette de soda bien fraiche, qu'elle décapsula, et alla vers son canapé où elle s'affala à la manière des riches romains. C'est à dire, allongée et un coude reposant sur le repose-coude du meuble moelleux. Elle bu une gorgée.


« Vous vous doutez bien que je ne suis pas là pour simplement apprécier la décoration... »,


Elle regarda son invité et dit: Je ne vois pas du tout non Elle re bu une gorgée de son soda bien froid. Elle espérait bien qu'il allait lâcher l'affaire. Pourquoi ne vivait elle pas dans un quartier plus riche? Avec ses connaissances, elle aurait pu se fabriquer une fausse identité riche en se faisant passée pour une richissime héritière et il lui aurait suffi d'hurler à l'aide pour que ses voisins rappliquent en vitesse et disent aux flics qu'un de leur collègue a voulu profiter d'une gentille fille de bonne famille et hop! Il aurait été radier de la police de San Diego et il n'aurait plus à la poursuivre. Mais bon, elle ferait avec son presque rien et son identité de Marlee Lefèvbre, coursière de son état ! Qu'est ce que vous me voulez?

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Dim 23 Mar 2014 - 23:49

Il était clair que personne n’était venu chez elle depuis un bon bout de temps. Pas de présence d’une tasse supplémentaire qui aurait pu traîner par accident ou que le temps aurait oubliée, d’un rapide petit-déj’. Pas même de trace d’une veste ou t-shirt qu’on aurait été pressé de retirer et que dans l’empressement n’aurait pas été récupéré. Pas de signe d’un quelconque acte manqué d’un retour prémédité ... Non sa vie se passait au dehors. Et l’on ne connaissait d’elle que la fille de l’extérieur. Je pourrais presque parier que même ses collègues de boulot ne sauraient me parler d’elle clairement. Oh certes, on me la décrirait comme une femme honnête, sans histoires, ponctuelle et professionnelle. Mais il aurait toujours cette part d’ombre qui l’entoure et la rend mystérieuse et énigmatique. Ces commentaires décousus qui prétendent ne pas franchement la connaitre. Qui dirait qu’en réalité, Marlee n’est pas une femme comme les autres. Que ce qu’elle cache est surement plus grand qu’un homme seul saurait assumer. Que dans le fond, elle est du genre solitaire, indomptable, indépendante à excès, prisonnière. Ce n’est pas le bonheur et la joie de vivre qui marquent ses traits. Et aussi experte soit-elle, jamais je ne croirais à pareil mensonge de m'en affirmer tout le contraire.    

Elle me toise du regard et passe devant moi pour aller se chercher à boire dans la cuisine. On teste habilement nos résistances. A celui qui craquera en premier. On campe sur nos positions, on tâte le terrain et dès qu’on remarque une brèche on s’y engouffre dans l’espoir qu’elle nous sauve la mise et non qu’elle nous fasse plonger pour de bon.
Elle vint s’allonger sur le canapé de la plus décontractée façon qu’il puisse être faite, attitude totalement contraire à une moindre méfiance. Je me déplace pour lui faire face afin d’être sur d’avoir son attention alors qu’elle me joue la fille complètement désintéressée. Mais ça ne fait rien, je finirais bien par l’avoir à l’usure. Je passe sur sa remarque feignant en être atteint jusqu’à ce qu’enfin, elle me dise ces mots. On y était, elle était prête à m’écouter.
Je vins m’asseoir face à elle, sans la perdre du regard. Il me fallait concentrer son attention suffisamment longtemps pour que je la sente impliquée. J’entrouvris ma veste et en sortis une photographie de la doublure intérieure que je fis glisser sur la table base juste sous ses yeux. Je laisse couler un quart de secondes, remarquant l’attention portée sur la tête de mort signée de versets de la Bible qu’elle regarde, saisissant chacune de ses réactions.

« Qui a fait le coup, Charlotte ? », lui dis-je d’une voix maîtrisée, en utilisant volontairement ce prénom. Il me fallait des réponses. Elle était mon dernier espoir sur cette affaire. On avait à l’heure actuelle aucune piste à remonter. Ça pouvait être n’importe qui et je ne pouvais prendre toute la ville pour cible, je n’obtiendrais aucun résultat. Et je ressentais déjà s’affaiblir les forces de Police. Si on avait rien à se mettre sous la dent rapidement, on en conclurait à une affaire classée, et il continuerait à couler sa vie, peinard. Personne ne viendrait faire le rapprochement quand à nouveau il frapperait. Parce qu’il le fera.
Cependant, j’espérais grandement qu’elle n’aurait pas l’esprit de solidarité ou de camaraderie. Qu’elle ne se sentirait pas soudainement un besoin de garder le silence comme jamais auparavant. Sinon ...

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Dernière édition par Terrence Lewis le Dim 18 Mai 2014 - 19:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Ven 16 Mai 2014 - 23:05

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Le policier et l'hackeuse se toisaient du regard depuis de longues minutes. Chacun analysait les défenses de l'autre dans l'espoir de les briser. Charlotte serrait sa cannette de soda et son cerveau fonctionnait à toute allure. Terrence se leva pour faire le tour de la pièce. Ils se lorgnaient sans baisser les yeux et le policier vint s'asseoir en face d'elle. Doucement, en prenant son temps, et il sorti de sa veste une feuille de papier…Non, c'était plutôt… Il jeta ce qu'il avait en main sous ses yeux. Charlotte, qui jusque là était calmement installée avec son menton appuyée sur la paume de sa main,  senti son coeur manquer d'un battement. Elle ne laissa rien paraitre mais pour la première fois depuis des années, elle sentait un trouble monter en elle. Elle reconnaissait ce symbole. Une tête de mort et un verset de la Bible. Celui de l'Apocalypse…

« Qui a fait le coup, Charlotte ? »


C'était les Lidde! Elle reconnaitrait leur signature n'importe où! Le symbole qu'elle avait vu et qui la hantait depuis la mort de ses parents. Ce crâne et ce verset était le symbole même de la trahison! D'une trahison mortelle et impardonnable! Mais elle tiqua quand même que Terrence venait de l'appeler par son nom. Son vrai nom. Celui de Charlotte. Par on ne sait quel miracle, Charlotte était restée la même, stoïque, alors qu'un choc venait de se produire avec la puissance d'une bombe. Elle prit la photo entre les mains et dit, d'un air à la fois curieux et désintéressé:

Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Et qui est Charlotte? Mon nom est Marlee Lefèvbre. Je vous l'ai déjà dit, il me semble?

Sa couverture était le plus important. Mais elle venait de mettre la main sur ce qu'elle cherchait depuis des années! Un indice de la présence des Lidde! Mais la mort plutôt que de dire qui elle était. Terrence pouvait facilement vendre la mèche aussi intelligent qu'il l'était.

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Terrence Lewis
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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Dim 18 Mai 2014 - 20:02

Elle analysa longuement la photographie, que je venais de faire glisser vers elle sur la table basse, sans la saisir. Comme si ce symbole lui était familier, qu’il lui rappelait quelque chose qu’elle avait connue autrefois, l’avait-elle cherché ? Et inévitablement elle s’en saisi pour la rejeter avec dédain et désintérêt s’attardant sur ce que j’avais dit. Sauver la face, voilà ce qu’elle faisait. Il était évident que ça lui parlait. Restait à savoir jusqu’à quel degré s’élevait son implication. Elle ne s’était pas empourprée tout de suite lorsque j'avais prononcé son prénom et pourtant elle s’évertuait à nier en bloc son identité avec force. Si c’était elle qu’elle fuyait ? C’était une autre histoire et surement une très longue histoire. Prétendre être une autre personne. Pour se protéger, pour s’en convaincre ? Que lui apportait donc cette attitude ? N’est ce qu’une histoire de couverture ou y avait-il bien plus gros caché derrière ?
Y avait-il encore autour d’elle des personnes qui pouvaient affirmer vraiment la connaitre? Véritablement la connaitre ? Connaitre Charlotte Tyler ? Où s'était-elle dissoute au milieu de tant de mensonges. S’était-elle perdue en cours de route ? Ou n’a-t-elle jamais cessé d’être-elle ? Envie-t-elle cette autre facette d’elle ? Laquelle préfère-t-elle ? Ce jeu de rôle lui pèse-t-il ? Lui plait-il ? Ou seulement est-elle les deux à la fois aussi entière qu’imparfaite ?
Cette femme était un véritable labyrinthe. Un labyrinthe dans lequel je me perdais inéluctablement, jour après jour et nuit après nuit, cherchant à la comprendre, inexorablement, à déceler ce passage sans retour qui conduit à la vérité. Mais c’est inlassablement qu’elle élève plus d’obstacles me déroutant constamment.

« Oh parce qu’il vous arrive d’être sincère ? (lui dis-je d’un ton plus tendu rangeant nerveusement la photo, éludant complètement sa complainte.) Je sais que vous mentez, c’est clair, me reste à savoir pourquoi vous le faites ! Vous voulez protéger celui qui a fait le coup c’est ça ? Uniquement pour m’empêcher de mettre la main  dessus ? Par simple esprit de contradiction ? », lui répondis-je face à son manque évident de conviction. « Ecoutez, si le FBI reprend cette affaire, la prochaine fois qu’on va vous poser cette question, on risque de vous le demander moins gentiment, si vous voyez ce que je veux dire, vous comprendrez ? », repris-je en contre-argument pour la faire réagir. Prétendre que je suis de son côté ?
Peut-être n’est-ce pas qu’une prétention … C’était encore une question que je me posais et à laquelle je n’avais pas trouvé réponse. Cette fois-ci c’était moi qui lui mentais. Certes, le FBI avait bien eu vent d’une affaire de piratage informatique mais le dossier n’était pas encore assez conséquent pour que ça les intéresse. Et j’avais une nouvelle fois menti lorsque j’avais dit n’avoir rien de plus. Mais j’avais vu Charlotte comme un atout de taille et avais pertinemment compris qu’elle n’agirait jamais en pleine lumière. Mais puisqu’elle refusait d’être honnête avec moi, rien ne m’obligeait à l’être avec elle. Quand elle sera disposée à revoir son discours alors je m’alignerais, mais pas avant. Sinon quel bénéfice j’en tirerais de lui dire tout en bloc et d’attendre gentiment qu’elle se décide ? Le passif que j’ai avec la gente féminine n’arrangeait rien à nos rapports mais je tentais au mieux de ne pas faire entrer une telle interférence trop profondément en ligne de compte. Il me fallait tenir un certain cadre pour que ça marche entre nous. Il ne fallait pas qu’elle sente que j’avais bien trop besoin d’elle, et en retour, qu’elle puisse penser pouvoir tirer gros de moi. Ça s’annonçait vraiment très chaud … Folie quand tu nous tiens …

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Sam 24 Mai 2014 - 15:53

a chacun son code.
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Tant bien que mal, Lottie tâcha de garder une attitude stoïque bien que tomber sur un indice pouvant la mener sur la trace des Lidde se trouvait juste sous son nez. Elle avait tant espéré pouvoir tomber dessus! Et c'est un policier qui venait de la lui apporter sur un plateau d'argent. Discrètement, elle enregistra ce qu'il y avait sur le document que Terrence lui avait apporté sur un plateau pendant qu'elle disait n'être au courant de rien, de ne rien savoir et conclu en disant s'appeler Marlee Lefèvbre. Comme elle s'évertuait à le dire depuis qu'il avait mit le doigt sur son ancienne identité depuis de nombreuses semaines.

Soudain, vain une phrase qui n'aurait jamais du être prononcée à voix haute:
« Oh parce qu’il vous arrive d’être sincère ? Je sais que vous mentez, c’est clair, me reste à savoir pourquoi vous le faites ! Vous voulez protéger celui qui a fait le coup c’est ça ? Uniquement pour m’empêcher de mettre la main  dessus ? Par simple esprit de contradiction ? »

Un peu de son calme intérieur se fissura. Les quoi?! Les protéger?! Lottie serra les mains presque jusqu'au sang. Terrence n'aurait jamais du dire ça! Elle n'avait même pas écouté le reste de la tirade quand, tout à coup, elle se leva d'un bond pour, littéralement, se jeter sur le policier, bras devant, en poussant un cri de rage. En prétendant que Lottie voulait protéger ces hackeurs, Terrence avait franchi la limite qu'il ne fallait surtout pas traverser.

Dans son élan, le fauteuil sur lequel se trouvait l'agent Lewis se renversa les faisant tomber à terre tout les deux. La canette de bière que Lottie tenait alla rencontrer le sol faisant couler son contenu sur la moquette foncée et, dans l'élan, le verre de la table basse se fracassa et un éclat vint ouvrir la lèvre inférieure et le front de l'hackeuse. Mais elle ne s'arrêta pas là. Elle maintenu le policier à terre avec sa main gauche d'une poigne de fer au niveau du col avant de brandir son poing droit en l'air et de l'abaisser avec force pour l'envoyer dans la mâchoire du jeune homme. Sa main la piqua. Elle était une femme de stratégie et pas de terrain et rien que le fait d'en mettre une à quelqu'un lui avait abimé la main car, à cause du choc, la peau rosée de son poing avait viré au rouge/violet mais, elle n'en eu cure et releva le poing douloureusement coloré et endolori pour fracasser la mâchoire de Terrence.



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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Mar 27 Mai 2014 - 22:41

A mesure que je lui exposais ma thèse je vis son regard s’assombrir, jusqu’à devenir d’un noir obscur. Soit elle n’aimait pas ma façon de lui parler, soit c’était les mots que j’avais employé pour la faire réagir qui lui avaient déplus. Je la regardais fixement et à chaque mot de plus que j’alignais, j’aurais pu parier que si elle avait été armée, je prenais une balle en pleine poitrine et elle ne m’aurait pas raté. Je n’étais pas sans savoir la hauteur de sa détermination et le comment elle est prête à tout pour parvenir à ses fins. Et si elle me voyait comme un obstacle dans son acheminement, elle n’hésiterait certainement pas à me passer sur le corps. Ce regard plein de rage et de fureur. Je l’avais vu sur beaucoup de visages de personnes que j’avais écrouées. Cette haine envers la police. Mon visage que surement aucun d’eux n’a oublié. Etrangement, je percevais Charlotte différemment et pourtant … Qu’est-ce qu’il l’arrête véritablement ? Est-ce qu’abattre quelqu’un de ses propres mains la freinerait ? Eprouverait-elle de la culpabilité à son geste ? Rechercherait-elle ensuite la rédemption ? Tournerait-elle le dos à sa double vie ? S’arrêterait-elle vraiment sur mon cas ? Subitement, dans la seconde et avec le regard qu’elle me lance, j’en doute très fortement. Mais je continue à la penser différente.

A peine ai-je achevé mon discours qu’elle se rue sur moi telle une acharnée dont la raison aurait abandonnée. Je n’eus pas le temps de cogiter ce qu’il m’arrive que je bascule du fauteuil, sous son impulsion, chute au sol et elle ne démord pas. Elle me retint fermement à terre, pas le temps de voir venir qu’elle m’assène son poing en pleine mâchoire. Désorienté, je recherche une pirouette à sa contrattaque, alors que blessée, elle arme à nouveau pour m’en remettre une. Et lorsqu’elle fond sur moi, je fragilise la prise de sa main gauche et m’écarte légèrement pour éviter d’en ramasser une autre. Profitant de son déséquilibre, je passe mon bras droit autour de sa gorge, et l’attire à moi, saisissant son bras gauche que je croise dans son dos afin de l’immobiliser. Dos au sol, je la maintiens fermement contre moi, resserrant ma prise sur sa gorge et sur son bras dont sa main écorchée redécore la moquette et mon t-shirt. Dans cette position plus qu’inconfortable, je ne peux voir son visage mais je suis certain que la rage qu’elle éprouve à mon égard n’a pas décru. J’espère seulement que la douleur lui fasse prendre suffisamment conscience que je suis de son côté et non contre elle. Mon but n’est pas de l’avoiner ni même de lui laisser des séquelles de mon passage. Ce n’est pas à la force que je l’aurais. Cependant, il y a bien quelque chose qui s’est passé en elle, et mon discours n’a pas glissé sur elle sans provoquer le moindre effet. On avançait. Peut-être était-ce le passage obligé pour qu’elle me fasse un tant soit peu confiance. Je n’en savais rien.
Je ne relâchais cependant pas la prise que je possédais sur son corps. Dans notre situation, c’était bien le seul moyen que je détenais pour la soumettre à se détendre et m’écouter.

« Calmez-vous !!! Maîtrisez-vous !!! Je suis convaincu qu’on souhaite la même chose tous les deux », lui dis-je à son oreille, me tenant le plus éloigné d’elle possible, ne venant pas coller mon visage à sa chevelure humide, pour parer d’un éventuel coup de tête qu’elle pourrait chercher à me rendre pour appuyer ma proposition. J’avais baissé ma garde et elle en avait profité. Il me fallait redresser mes barrières pour anticiper la moindre de ses actions. Je m’exposais bien trop avec elle, beaucoup trop, et ne devais pas perdre à l’esprit que chaque brèche que je lui laisserais entrevoir ne serait qu’une occasion de plus pour elle de me fausser compagnie.

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Ven 19 Déc 2014 - 16:32



❝ A chacun son code.❞
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Alors qu'elle s'apprêtait à donner un autre coup de poing à son adversaire, alors qu'elle avait déjà la main bleuie par le coup qu'elle avait donné, une autre main vint saisir celle qui l'aidait à maintenir le policier au sol et elle se retrouva déséquilibrée pour finir le nez dans la moquette.  
Un bras surgi pour venir sur sa gorge pendant que Terrence faisait une clé de bras à la jeune femme toujours aveuglée par la colère. Elle essaya de se débattre quand le jeune homme cria:


« Calmez-vous !!! Maîtrisez-vous !!! Je suis convaincu qu’on souhaite la même chose tous les deux »


Mais cela ne la calma pas et elle continua à se débattre jusqu'à ce qu'un de ses genoux, d'un habile mouvement de jambes, vient percuter le dos de Terrence. Elle en profita pour se dégager et se leva d'un bon pour se jeter sur le sofa où elle plongea sa main derrière un des coussins du dossier pour prendre le pistolet qu'elle cachait là au cas où. Jusqu'à présent, elle ne s'en était jamais servi alors elle savait qu'il était chargé. Une fois, l'arme en main, elle se leva.

Ne me touchez pas! Est ce clair?! Et ne m'accusez plus d'être une des sbires des "Cavaliers de l'Apocalypse"! Ok?! Hurla t'elle. Heureusement, les murs étaient insonorisés. Cela était le seul luxe du bâtiment.



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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Mar 6 Jan 2015 - 22:42

Je ne pourrais dire ce qu’il s’est passé dans la tête de Charlotte à cet instant précis. Si l’espace d’un laps de secondes, la folie l’a emporté. Si ses raisons portaient à la légitimité, si une action de ma part a entraîné une autre réflexe de son côté, si la confiance ne s’installera jamais entre nous … Il m’est tellement difficile de la cerner, et peut-être n’y arriverait jamais. Toujours sur le qui-vive, à prévoir quand l’autre viendra vous fausser compagnie … Nos rapports resteraient-ils toujours de la sorte entre elle et moi ? Pourrions-nous espérer qu’ils s’améliorent ? Saurions-nous construire quoi que ce soit dans cet état ? J’en doute très fortement. Prendre volontairement le risque pour se voir planter un couteau dans le dos et se retourner en toute conscience, je doute le pouvoir. Si un tel comportement ne m’aurait pas tant interrogé par le passé, prêt à tout, aujourd’hui m’intercepte et m’oblige à ralentir.
 
Aussi lorsqu'elle parvint à se dégager de ma prise pour se jeter sur le canapé, je me relève aussitôt et me remets sur mes pieds en position de défense mais les mains bien en évidence en signe de reddition. Elle me faisait face et, à l’expression de son visage tout autant que la valeur du choix de ces mots, je compris que tout dialogue venait de se rompre. Mauvaise approche. En même temps, j’avais déboulé dans son appartement, en totale infraction, et espérais qu’elle m’écoute … J’avais maintenant à faire à un flingue chargé qu’elle braquait sur moi sans vouloir démordre. La moindre précipitation tournerait mal et je n’aurais rien pour l’expliquer. J’inspire profondément sans la lâcher du regard pour espérer sentir le moindre basculement en elle. Il me fallait la stabiliser, et vite !

« Marlee reprenez-vous, je ne vous accuse d’aucune complicité, nous sommes du même côté, vous et moi, baissez cette arme. », lui dis-je du ton le plus calme que je savais faire. Dissiper ses soupçons ne serait pas simple, mais je n’étais pas en posture de faire la moindre action contraire. Dégainer à mon tour entraînerait pertes et fracas et risquerait d’alerter le voisinage. Peut-être qu’une telle raison serait suffisante pour la retenir comme pas du tout. Elle semblait trop bonne comédienne pour que je prenne un tel risque. Une telle inclinaison nous mènerait tout droit dans l’impasse. Et il ne fallait pas qu’on en arrive à une telle extrémité. Il me fallait la faire redescendre à un seuil suffisant pour rétablir le contact entre nous. La situation venait d’atteindre son paroxysme. Et je n’avais aucune équipe de choc pour assurer mes arrières si elle vient à basculer. Seul à gérer cette situation de crise et cet individu instable qui me fait face, et me tient en joue. Une situation que je rencontre au quotidien mais qui pourtant ne se ressemblent aucunement les unes des autres. Parce que ce n’est jamais la même personne que nous avons face à nous, jamais la même situation et qu’il suffit d’un rien pour que s’échappe tout contrôle. Je m’obligeais à respirer profondément pour éviter de lui faire ressentir mon anxiété grandissante, à l’affût de sa prochaine réaction, guettant chacun de ses mouvements. Elle savait être d’un calme impénétrable, et la seconde d’après, la plus insaisissable des folies. Il y avait chez cette femme une problématique qui se dérobait. Quelque chose que je n’arrivais pas à saisir, que j’ignorais, sans le moindre doute, et dont elle refusait ferme que l’on sache. Avancer dans le même sens serait compliqué, très compliqué.

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MessageSujet: Re: A chacun son code. |Charlotte Tyler| Jeu 14 Juil 2016 - 21:42

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N'oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l'oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t'en repentiras comme d'une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l'utiliser pour te blesser

« Marlee reprenez-vous, je ne vous accuse d’aucune complicité, nous sommes du même côté, vous et moi, baissez cette arme. »
Charlotte menaçait Terrence Lewis de son arme. Si elle pressait la détente, elle serait enfin libérée de cet homme. Elle serait enfin libérée de ses poursuites incessantes. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse. Que faire? Le tuer aurait paru le plus simple. Elle aurait son poursuivant le plus apte à la mettre derrière les barreaux six pieds sous terre et le champ libre pour sa vengeance! Il n'y avait pas à hésiter! Mais... Elle soupira.
Elle baissa son arme.

Charlotte. Marlee. Décidez-vous à la fin! Soupira-t'elle, blasée. D'un mouvement de poignet habile, elle désarma son pistolet. Les balles qu'il contenait tombèrent à terre dans un cliquetis. A quoi bon? Il avait tout découvert et son coup de sang avait, définitivement, tout dévoilé. Et, surtout, elle avait plus d'avantages à être consultante pour la police car elle aurait un accès plus facile à leur base de données Je suis Charlotte Tyler. Fille de Lacie et Jack Tyler. Et je suis hackeuse professionnel Elle soupira: alors? Heureux? Vous l'avez votre Prim! Et, oui, effectivement, je connais les cavaliers de l'Apocalypse. Un des membres du trio est mon ex!

Elle s'assit et fit un petit sourire provocateur: Et, accessoirement, ils ont tué mes parents. Elle tira un tiroir sous son canapé et en sorti son ordinateur portable: J'ai quelques conditions. Primo: vous ne me ferez jamais dire qui sont mes clients. Si vous tentez de me tirer les verres du nez, j'effacerais toutes vos données! Est-ce clair? Deuzio: je continuerais mon petit business de côté et tertio: si on tombe sur ce trio démoniaque, je compte lui faire la peau! Une objection? Soyez content: je suis honnête pour une fois!
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