Partagez|

« There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Curtis Marshall
Fondateur Sexy
avatar
MESSAGES : 263
DATE D'INSCRIPTION : 25/06/2013
MessageSujet: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mar 25 Juin 2013 - 23:34


Curtis Marshall




    Papiers, s'il vous plait !
    NOM : Marshall
    PRÉNOM : Curtis
    DATE DE NAISSANCE : 17/08/1986
    NATIONALITÉ : Américaine
    STATUT : Dragueur invétéré
    MÉTIER : Homme de main de la Mafia Russe et voiturier du Plaza Hotel
    VOITURE : Subaru BRZ
    QUARTIER : Est (Tierrasanta)
    GROUPE : Mafia Russe
    SOUS-GROUPE : Non


Son caractère
La vie passe ... je reste le même. Mon parcours de vie ressemble à ce que sait faire de mieux le destin. Avec les années, j’ai fini par me faire une raison. On ne peut être à la fois qui on est et ce que les autres veulent qu’on soit. C’est indéfectible. Faire dans la précaution, je n’en dément pas le contraire. Comment pourrons-nous bien agir s’il fallait le faire à la vue de tous ? Il est évident que ça parait exclu.
En définitive, ne suis peut-être que le prototype idéal. Le mec sans attaches, aux idées fermes et bien ancrées, qui ne demande rien du moment qu’on ne vient pas le faire chier. Qui fait son taff et qui le fait bien, point barre. Je ne fais pas dans les états d’âme, et ne fiche bien du mal que je cause autour de moi. Il y a bien longtemps que ça ne m’atteint plus.
Je peux être charmant, gentleman, même attentionné à mes heures, mais pas sans but à la clé. Je n’agis sans intérêt. Des intentions désintéressés, vous n’en trouverez pas chez moi. J’ai, avec les années, appris  à ne plus me fier à personne. Que tout ce qui m’entoure n’est autre que manipulation, traitrise et chantage. Que le bon se cache sous une sacrée couche de merde et je n’ai plus envie de creuser pour me salir les mains. C’est bien trop d’efforts pour un résultat bien maigre. Je vis donc pour ce que m’apporte l’instant, pour ce qu’il a de délicieux et de fructueux. Le reste m’est complètement égal. Cependant, je ne triche pas. J’annonce la couleur avant de me lancer dans quoi que ce soit, au moins comme ça, on est fixé. Parce que j’ai en horreur d’être baladé, je préfère utiliser mon temps à bon escient ne sachant combien de temps j’ai devant moi.
S’il fallait que je me décrive en quelques mots je dirais : Déterminé, individualiste pour ne pas dire égoïste, égocentrique, extraverti, beau-parleur, séducteur, macho, violent selon les situations, fier et sûr de vouloir l’admettre, infernal et insupportable, mais fiable et sans égard. Les regards pointés sur moi sont généralement négatifs et les statistiques diraient qu’on ne m’aime pas, mais je me fiche de tout ça. Surement oublie-je des qualités autant que des défauts mais ça pimente l’existence de ne pas tout dévoiler au premier rendez-vous !





Son physique
Je sais que je plais aux femmes, que mon physique tape à l’œil me facilite carrément les choses ... mais je n’en joue pas ... Que dalle ! Je sais que ça joue énormément et me prive pas. J’obtiens assez aisément ce que je veux, mais conserve une préférence pour les femmes qui me résistent. Ce n’est que meilleur de les voir céder. Et pour celles que je n’aurais jamais, d’autres sont là pour les remplacer. Je ne cache pas mon jeu, qu’on me maudisse de ne pas m’avoir vu venir, je ne peux me faire plus arrangeant !
Les cheveux châtains clairs et les yeux bleus, plutôt très sportif, j’adore m’expanter à la salle de musculation, ou sur le macadam encore frais pour un bon footing matinal. Ayant pratiqué la boxe pendant quelques années, j’ai conservé mes réflexes et ne craint de devoir régler les conflits autrement que par la diplomatie.
Quoi dire de plus, je me fringue selon mes envies, mais ne supporte les vêtements trop recherchés, et les sous-couches qui alourdissent le style. Je fais dans la simplicité, étrange me diriez-vous, pouvant enfiler un simple sweatshirt et un pantalon de jogging, comme une chemise, un jean et une veste en cuir noir. Les cheveux en bataille la plupart du temps. Trancher avec ma personnalité trop imposante presque envahissante en me fondant dans la masse, j’adore ça !




Son histoire
« Le passé est un prologue.  »

Il y a ceux qui sont gâtés par la vie, et puis il y a les autres. En nombre proportionnel, j’en doute très fortement. Et pourtant, personne ne choisit sa naissance. On ne fait que subir et rien d’autre. Si la vie toute entière se décide en quelques choix, quelques directions et contresens, que nos décisions influent en permanence sur notre devenir proche, sans toujours s’en rendre compte, il n’en reste pas moins qu’on ne choisit pas de naitre pas plus que d’être celui-là plutôt qu’un autre à l’autre bout du monde. On est qui on est et ça s’arrête là, seul reste à nous de ne pas devenir n’importe qui. Agir sans toujours penser aux conséquences, en vouloir à la malchance de s’être dressée sur notre chemin, ne pas toujours comprendre ce qui nous arrive et pourquoi il en est ainsi. Il faut cependant vivre avec ses interrogations constantes qui ne trouveront jamais de réponses. Alors on se fait une raison et on passe à la suivante ....

« Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.  »

J’ai grandi dans un orphelinat depuis que j’ai cinq mois. Ce qu’ont été les 5 premiers mois de mon existence, un puits sans fond. On m’a seulement expliqué, lorsque les questions m’ont envahi, que j’avais été déposé devant la porte avec ce simple mot : « Je suis Curtis Marshall ». Aucune correspondance de nom ne fut trouvée. Je ne suis l’enfant de personne. Un produit factice dans un monde tout aussi factice. Je ne suis qu’accident, un bâtard parmi tant d’autres. Pourquoi à cinq mois et pas plus tôt ? Je l’ignore et surement n’aurais-je jamais réponse à cela. Mes parents ou plutôt ceux qui m’ont engendré sont surement morts quelque part depuis le temps. Dois-je me sentir affecté ?
Ais-je pensé qu’ils allaient venir me chercher les années qui ont suivi ma prise de conscience ? Je l’ai rêvé chaque jour. Pensant naïvement qu’une fois qu’ils auraient réglé leur problème, ils reviendraient pour moi. Pour leur fils. Mais jamais personne ne vint pour moi. Je raflais toujours de près l’adoption, mais lorsqu’on leur énonçait la raison de ma présence ici, le refus était immédiat. Ils auraient mieux fait d’être déclaré morts, ils m’auraient facilité les choses.

Dans un refuge comme celui-là, bien que l’on pense qu’on ne peut être jugé, puisque plus ou moins les mêmes les uns que les autres, je n’ai pas échappé aux questions stupides et aux railleries. J’étais un garçon discret, presque oublié, à la souffrance évidente, mais ne la cultivons-nous pas tous ? Je n’avais pas franchement d’amis. Je passais mes journées assis dans un coin, faisant mon possible pour disparaitre, sans franc succès. Je faisais ce qu’on me demandait, sans faire de vagues. Et sans forcément rechercher les problèmes, ils venaient à moi, et les corrections suivaient, parce que la parole scellée, je ne disais rien. Malgré les mauvais traitements, j’ai toujours fermé ma gueule, en attendant un jour meilleur, sachant qu’ils ne resteraient pas impunis indéfiniment. Je me défendais comme je le pouvais. Avais-je surement appris à encaisser la douleur ? Peut-être bien.
Et mes soirs de désespoir, il y avait W. Shakespeare. Les livres avaient été pour moi un exutoire. Une porte de sortie tout aussi fantasque, qui me donnait espoir et raison sur les idées qui m’animaient. Je m’étais façonné à travers tous ces ouvrages, à travers toutes ces existences qui m’apprenaient et m’élevaient. Je n’étais pas vraiment un petit garçon très ouvert, et ne communiquait que très peu. J’avais fini par tout intérioriser en moi et refouler tout ce qui me poussait à l’action et me rongeait en dedans.
Jusqu’à mes 13 ans ...

Les larmes avaient cessé de couler. La tristesse qui m’envahissait se transformait peu à peu en colère. Le silence qui me pénétrait, quand la tête baissée je supportais les coups sans jamais crier ni broncher, m’avait abandonné à ma propre réalité. J’étais cet adolescent-là qui ne simulait aucune fiction atemporelle. Pas de happy-end pour Marshall. Je m’étais fait à cette idée. Saisi à revers, je rendais les coups, en pleine rébellion, et m’opposait à mes éducateurs qui ne faiblissaient pas face à mon insolence et mon manque évident de respect. C’était la mesure que j’avais enfermé au placard. S’en était allé le petit garçon sage et tranquille. Ne restait que cet adolescent intenable et perturbé que la rudesse ne courbait qu’à bout d’efforts et d’épuisement. La révolte avait fait de moi son cavalier. Je ne rêvais plus que de combat, de guerre, d’anarchie et d’apocalypse. Ce calme qui survient toujours après la tempête. Mon linceul. C’était bien tout ce à quoi j’aspirais. Les bonnes valeurs me paraissent si fausses et corruptibles qu’être un type bien ne m’intéressait plus. Déchoir d’un tel triomphe pour ne jamais s’en relever. C’est la vie qui est incompatible. Le monde qui n’est plus fait pour des gens comme ça, l’époque qui n’en est plus digne. Autant ne pas se leurrer. Je ne rêvais plus de bienfaisance depuis longtemps. Ce n’est pas l’enfer qu’il faut craindre, à présent. Parce qu’il est vide. Et les diables sont parmi nous, tout autour de nous ...

« Le passé est un prologue.  »

Cinq ans plus tard, et un grand merci, non amer, à l’état de Californie pour son tutorat, j’entrais enfin dans le monde réel. Un sac de livres sur l’épaule et Sayonara ! Il en était fini de rendre des comptes. Le seul à qui j’en devais, maintenant, n’était autre que moi. La majorité légale pour le préjudiciable, je me sentais enfin acteur de ma propre vie.  Je mis un point d’honneur à tirer un trait sur mon passé et enfermer tous les démons qui s’y cachent pour ne plus avoir à regarder par-dessus mon épaule constamment, et fixe mon regard vers l’horizon, fin prêt à devenir quelqu’un. Un cynique sourire parcourt mes lèvres et je m’en vais, conquérir le centre-ville.
Cette ville dans laquelle j’ai grandi sans franchement la connaitre. Parce qu’en dehors de ces couloirs sombres et froids, de sa solitude et de son abandon, de ces escaliers vétustes et ces dortoirs insalubres, je ne sais de quoi elle regorge. Et c’est peu à peu que je fais sa connaissance...

« Tout ce qui se ressemble n'est pas identique.  »

Mes journées ont été dominées par mes nombreux jobs à l’arrachée pour certains et d’autres plus sérieux quand je me plaisais le coin, ou s’égayait mon humeur. Mes nuits ont été rythmés par les rodéos urbains qu’il m’arrivait de constater, toujours comme spectateur, me voyant un avenir autrement. Instable et constamment insatisfait, je me lasse très vite de tout et de tout le monde.  Plus rien ne me séduit plus de quelques heures, tout comme j’ai fini par ne plus m’impressionner de rien.
Peut-être ne cherche juste qu’à attirer la foule, à atteindre le summum de la différence pour à tout jamais enterrer ce petit garçon que je ne suis plus. Cet enfant discret et effacé, passif et absent est mort ! Et j’y crois ferme, qu’il serait inconcevable que quelqu’un d’autre puisque penser différemment. Je pose et impose ne cherchant pas à savoir si ça convient de la sorte, c’est juste ainsi et pas autrement. Je ne me cache pas derrière des procédés et sournoiseries mais annonce clairement la couleur, et si elle déplait, ne la changerait pas pour autant. C’est à prendre ou à laisser. Personne ne me connait ou peut prétendre me connaitre réellement, alors jouons selon mes règles ou ne jouons pas du tout ...

Les années m’ont façonnées de telle façon que je ne jure plus que par arrogance et insolence, un brin méprisant, excellant dans le rôle du playboy surfait et tape à l’œil. Et j’y trouve une carapace indéfectible qui me protège. Un tel comportement m’a attiré problèmes et rancœurs, mais aussi de sacrés parties de jambes en l’air, indéfectiblement appréciable, mais qui, à la longue, ont fini par me faire oublier les détails, les noms, les ambitions, l’intérêt que je ne ressens que sur le moment.
Je suis ainsi, je vis au jour le jour, à la nuit la nuit et rien d’autre. J’ai pour moi le mérite de jouer franc jeu bien qu’elles se méprennent toutes en pensant pouvoir me changer. Comme si une bonne baise pouvait tout redéfinir. Mon enfance n’a pas été bercée d’illusions et de contes de fées, ce n’est pas aujourd’hui que je vais me prendre à fermer les yeux et rêver. Très peu pour moi. Je ne doute pas que mes fissures sont immenses, mais refuse qu’elles entravent mes choix et viennent dicter mon comportement. Je ne plaide pas la cause du martyr pas plus que celui de la victime dont les circonstances atténuantes n’auraient pu que l’entrainer vers ce qu’il est aujourd’hui. Arrêtons là les conneries. C’est pleinement que j’embrasse ma destinée dans mon propre intérêt, il n’y a bien que ça qui compte.

« Les hommes, à de certains moments, sont maîtres de leur sort ; et si notre condition est basse, la faute n'en est pas à nos étoiles ; elle en est à nous-mêmes.»

C’est en autodidacte que je me suis élevé. A défaut d’éducation, il a bien fallu que j’aille la chercher ailleurs. Certes, mes références ne sont pas irréprochables, et je commets bien plus de péchés que je ne fais de miracles, mais soit. Mon indépendance et ma soif de liberté ont toujours été mes alliées et c’est grâce à elles que je m’en suis toujours tiré dans la vie. Cependant, je ne cache pas un certain penchant pour l’illégalité qui rapporte bien plus et bien plus vite. Je me suis découvert une subtile passion dans chacune de mes activités douteuses. A la fois fiable et incertain, dangereux et borderline, qui suit son propre code et préfère faire les choses à sa manière, du moment que le but est atteint, et le résultat obtenu, qui s’importe encore de la méthode ?  Je dois avouer que je fais preuve d’un certain talent quand il s’agit de s’en prendre à autrui, quelque soit la raison. J’excelle enfin dans un domaine, moi qui me pensais bon à rien. Et je dois dire que ça gonfle bien trop mon égo, déjà fortement omniprésent. Mon tortueux passé n’a peut-être pas laissé que des séquelles sur mon être et m’a cédé un héritage que j’affectionne chèrement. Sans sentiments, égards ou tendresse, je ruine des existences, détruis des destinées, et profane de gênantes vérités pour anéantir, décimer et supprimer tous ces êtres aux convictions peu envieuses, des tas de moi au pluriel certainement, et d’autres qui n’ont juste pas pris le temps de quantifier ce qu’ils détenaient avant de le perdre ... définitivement.
Tellement de souffrances, de maux dans lesquels se reflète mon visage, celui du coupable. J’ai fait une multitude de choses. On a engagé pour subtiliser des objets ou documents, pour éliminer quelques personnalités encombrantes qui faisaient beaucoup trop d’ombres, j’ai même rendu quelques services en tant que détective privé, sans titre officiel, prêt à assumer les risques que quelqu-uns ne veulent pas avoir à courir sans, une seule fois me sentir en conflit avec ma conscience. Après tout, on paie tous plus ou moins tôt l’addition d’une vie bien trop modèle ou bien trop dissolue. J’estime avoir eu mon quota en ce qui me concerne. Briser des vies, c’est dans le cycle naturel de la vie ... la haine qui me possède, incandescente, n’en finit plus de me donner raison, et de légitimer chacun de mes actes. Si le mot d’ordre est la mort ... alors ... touons.

« Pour leurrer le monde, ressemble au monde ; ressemble à l'innocente fleur, mais sois le serpent qu'elle cache. »

À force de briller, j’ai fini par être repéré par les mafias. Une telle alliance ne me dérangeait pas plus que ça. Après tout, on est jamais sûr d’avec qui on traite, et qui est le véritable commanditaire. Seulement je tenais ferme à mes conditions et ne voulait pas que l’on m’impose quoi que ce soit. Si la Mafia Italienne, à vu en moi un dangereux électron libre que l’on ne peut contrôler, la Mafia Russe y a vu, elle, un avantage de taille. C’était de types comme moi qu’elle a besoin entre ses rangs. D’un despotique naufragé en quête de valeurs et d’accomplissement. Je devais avoir pas loin des 25 ans ...
Longtemps observé et après avoir prouvé ce que je valais, la hauteur de mon investissement et la dureté de mes idéaux, j’ai rejoins leur rang. Ça en était fini des petits jobs à l’article de la mort, des contrats douteux et hasardeux, sans savoir si l’on en sortira mort ou vif, des sous-traitances obscures.  Mais ne pensez pas à grand rassemblement et grosse cérémonie, non ... et avant de connaitre tous ce qui en constitue le cercle, il faut détenir une certaine ancienneté.  Mon amitié avec Yulian Invanov, le second fils du parrain a plutôt joué en ma faveur. J’ignore s’il est venu à moi pour me surveiller, pour tester ma sincérité ou simplement par précaution, question d’assurance. Ils ne me faisaient pas confiance, et avaient toutes les raisons du monde d’agir ainsi à mon égard. Je restais tout autant sur mes gardes. Je ne me suis jamais embourbé d’un tel procédé. Les écarts coutent toujours chers. Je ne jouais aucun double-jeu, je n’avais donc rien à craindre, pas plus que perdre en patience par manque de considération.

C’est au fil des ans, que la confiance s’est installée et vint s’ensuivre la reconnaissance malgré ma personnalité en marge, et mes principes bien trop étroits. J’avais enfin trouvé une famille, qui sait m’apprécier pour ce que je suis, pour mes talents particuliers sans mauvais œil aucun. Peut-être n’ai-je fait que rechercher cela toutes ses années. Je ne dirais pas qu’il n’y a pas des tensions, elles sont bien trop apparentes. La relation avec Misha Invanov est plus que conflictuelle, qu’il ne cesse de voir antagoniste. Son meilleur adversaire, mais il est vrai que Kathleen Evans est une véritable poupée. Je n’en veux néanmoins pas à la place qui lui revient ni même à ce qu’il possède. J’apprécie seulement les belles choses !

« Il y a une marée dans les affaires des hommes ... »

Actuellement, je bosse en tant que voiturier au « Plaza Hotel », un hôtel de luxe situé à l’ouest de la ville. Couverture idéale pour noyer le poisson. Qui irait donc se méfier d’un type à la solde de quelques bourges tout en bas de l’échelle, certes, aux pourboires avantageux et au salaire peu déplaisant, mais, il ne fait que garder de somptueuses voitures, rien à voir avec le profil du criminel type. Je me tiens à l’écart des soupçons pour l’instant, menant tranquillement ma barque, jouant l’interprétation à la perfection.
Mes activités récentes, loin d’être confessées, ne sont que plus nécessaires pour qui veut garder sa place et étendre son territoire. Mon parti est pris, et je défends l’intérêt commun des russes, d’une fidélité sans limite. Puisque je fais parti des leurs, malgré mes origines, mon accent bien trop américain, et mes manières franches et directes. Tant pis pour les italiens, devenus mes ennemis, qui n’ont su saisir leur chance. Je ne saurais jamais trahir ma famille. C’est tout ce que j’ai en ce bas monde...

Une telle filiation n’a pas complexifié mes relations, dans le sens où je ne me ressens pas plus le besoin de m’attacher qu’auparavant. Néanmoins, c’est de prudence qu’il me faut redoubler à présent. Je ne peux me permettre de fermer les yeux, vivant sur l’instant. Les flics sont bien trop passionnés d’infiltration. De nos jours, faut plus faire confiance à personne. Même si j’estime être discret et vigilant, j’ignore ce qu’ils savent à mon propos et dans quel sens ils avancent. Autant pas prendre de risques inutilement ... Si je me fais gauler, personne ne viendra se saigner pour moi. C’est ainsi que ça fonctionne. Malgré mon engagement, je ne suis pas un Invanov, je n’ai pas de sang russe, l’issue finale ne m’appartient pas mais je garde la tête sur les épaules, et ne me fait pas d’idées. Je me suis bien trop fait d’illusions pour les penser encore réalisables ...

Seulement quand la mer est à flot, il faut savoir saisir sa chance, et aujourd’hui, nous sommes à marée haute, je saisis ma chance ...

« Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer.  »

Désormais, au-delà même de mes pensées profondes, de mon ralliement à la mafia russe de mon plein gré, et du double-jeu que je mène au quotidien, je ne cherche plus à être compris, et  fait ma vie comme je l’entends. Je n’attends pas de reconnaissance de l’inconnu et ne court plus après une identité parce que je l’ai trouvé. Je n’ai plus à prouver ce que je vaux ni même qui je suis, mes actions parlent d’elles-mêmes. Plus besoin de justifier mes actes, ils trouveront légitimité d’une façon ou d’une autre, dans une autre moralité.

Je ne me sens nullement fautif du malheur des autres. Si mon chemin croise le leur ce n’est pas moi qui ai commis la faute en premier. Ma raison est faite et mon destin engagé. Je ne me pose plus de questions. La lente dépression a cessé. Si mon âme trouvera, un jour, le repos ... Peut-être jamais. Tout comme cet air torturé qui ne quitte jamais vraiment mon visage. Par-dessus les sourires, demeure l’incompréhension, l’indéfinition. Ce sentiment d’être fragmenté, cette sensation d’incomplétude persiste et insiste. C’est ainsi. Nous ne sommes pas en mesure de tout compenser.  
Pour le reste ... mon cœur est froid, et mon âme malveillante. Je ne serais jamais le bon samaritain prêt à tout pour rendre service et améliorer le quotidien de son entourage. Pas plus que le petit ami idéal, à l’écoute, capable de sacrifices pour son âme sœur et être digne de son amour. Très peu pour moi ... Mes choix de vie sont autres. Comme celui qui  choisi de servir sa patrie au péril de sa vie ou celui qui consacre son existence aux ordres saints. On me prend simplement tel que je suis, non dans sa totalité, mais pour ce que j’ai à offrir et rien d’autre. Et si je n’en suis que plus solitaire ... ultime causalité.
Maintenant ...

« Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.  »




Autre chose ?
San Diego ... la seule ville que j’ai connu à ce jour. Berceau de mon accomplissement comme pilori de mon âme. Aussitôt installé, on se rend vite compte qu’elle n’a rien de la douce ville touristique que l’on pensait. Qu’elle masque ses sombres côtés sous plus d’artifices et de grandeur. Mais qui se leurre encore de trouver un endroit où ne règnera que le calme et la tranquillité, loin des crises et autres à-pic de faits divers à vous filer la chair de poule pour un temps ? Miséreux sont ceux qui le pensent encore possible en cette ville. Je ne protesterais pas contre l’insécurité, elle est mon gagne pain. Et plus augmente la délinquance qui ravage les rues des quartiers pauvres et isolés, pour se généraliser et moins on court de risques à commettre un crime avec la crainte de se faire démasquer.
Quant à la supposée existence de la Mafia en ses terres, je réserverais mon jugement à des jours plus propices à la parlote. Laissons cela à la presse qui se fait une joie d’informer nos bons concitoyens de l’avancement du fléau qui s’abat sur la ville. Il leur faut bien quelque chose à écrire. Que vaudraient les gros titres si on ne leur filait pas un coup de main, et un peu de matière à se mettre sous la dent. Émoussée des serial-killers qui ne donnent que trop peu d’interviews, elle se retrouverait vite à court de sujets piquants, après avoir écumé les pelouses des résidences des quartiers Ouest, et la température tendancieusement variable de l’océan.
Qu’y a-t-il à ajouter de plus ? Dans le fond, je ne suis peut-être qu’un soldat qui ne se contente que de suivre les ordres. Néanmoins, j’y trouve mon compte. Ne nous bornons nous pas tous à appliquer un code ? Qu’il soit bon ou mauvais, ça ne change ni la donne ni les règles. Il continue cependant de régenter notre vie, comme on l’entend. Je défends avec ferveur ma cause pour ce qu’elle a de légitime et de profondément incorrecte. Je sais dans quel sens va la morale, quand il est bon de plaider coupable, et où va le profit du bénéficiaire. Je sais ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Ça ne m’empêche pas de dormir pour autant.
Je suis qui je suis, point barre.




    Le mot de la fin
    PSEUDO : Je suis un seul et plusieurs à la fois !
    AGE : Toujours le même ^^
    AVATAR : Robert Buckley
    COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? J’ai quelques relations ! Very Happy
    CODE RÈGLEMENT : La bonne blague ! Razz
    STATUT DU PERSONNAGE: Inventé
    VOTRE AVIS SUR LE FORUM : Plutôt excellent !
    AUTRE COMMENTAIRE ? Et de quatre ! Pas sérieux ... pas sérieux ...


Dernière édition par Curtis Marshall le Lun 8 Juil 2013 - 23:36, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 9:08

AHAH juste en lisant j'ai reconnu le style d'écriture !! *trop fière*
Revenir en haut Aller en bas
Sakura Richards
avatar
MESSAGES : 5343
DATE D'INSCRIPTION : 24/02/2013
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 14:24

Bienvenue sur le forum !! Bon choix de vava !

_________________

Life Is A highway
Come ride with me to the distant shore We won't hesitate to break down the garden gate There's not much time left today Life is a highway I want to ride it all night long If you're going my way Well, I want to drive it all night long
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Curtis Marshall
Fondateur Sexy
avatar
MESSAGES : 263
DATE D'INSCRIPTION : 25/06/2013
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 16:21

Bah j'ai été démasqué trop vite ! tu as tout gâché mais c'est flatteur !!! Razz

_________________


    I Love You ... Player or not ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 19:55

On m'la fait pas à moi Cool
Revenir en haut Aller en bas
Mila T. Newton-Holmes
avatar
MESSAGES : 855
DATE D'INSCRIPTION : 25/10/2012
AGE : 27
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 21:15

mais... mais... encore toi. Surprised

_________________
- don’t worry, be happy -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Curtis Marshall
Fondateur Sexy
avatar
MESSAGES : 263
DATE D'INSCRIPTION : 25/06/2013
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Mer 26 Juin 2013 - 21:58

Ouais je suis partout muuuaaaah !! Razz

@Rafe : on verra ça ... drague

merci Saku !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Terrence Lewis
Fondateur Sexy
avatar
MESSAGES : 13744
DATE D'INSCRIPTION : 07/09/2011
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. » Lun 8 Juil 2013 - 23:37

Bouclé !! cheers cheers cheers cheers 

_________________


Speed & Determination ...

  Loves ... My essential ...


... :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. »

Revenir en haut Aller en bas

« There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» « There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. »
» 1.06 All Good Things Must Come to an End
» Good Morning England - Demande de partenariat
» 07. It's a new day, a new start, and I'm feeling good!
» Good morning, Ireland ! (23/01/12 à 10h12)
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ride Or Die : After that you run ...  :: AVANT TOUT :: Cartes d'identité :: Validées-
Sauter vers: