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Lucas Truelove ... sans signification aucune ...

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Lucas Truelove
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MessageSujet: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 19:14



Lucas Truelove


    Papiers, s'il vous plait
    NOM: Truelove
    PRENOM: Lucas
    DATE DE NAISSANCE: Le 04/11/84
    NATIONALITÉ: Américaine
    STATUT: Blasé.
    METIER Receleur, transporteur et trafiquant principalement, officieusement, c'est une autre histoire.
    VOITURE: 2007 Black Ford Mustang GT
    QUARTIER: Nord {Rancho Peñasquitos}
    GROUPE: Infiltré
    SOUS-GROUPE: Mafia Italienne


Son caractère
Je pense être comme tout un chacun, aux envies, passions et emmerdements similaires. Je pense être à la fois d'un calme profond, imperturbable, et d'autres fois, nerveux à l'extrême et très peu agréable, au vrai caractère de chien … Il n'est pas toujours aisé pour moi de faire face aux situations que je rencontre sans m'y buter indéfiniment. Il m'arrive d'avoir mes obstacles, mes insurmontables et mes conflits. C'est à force de remises en cause, d'efforts multiples, de ratés et de redémarrages que je parvins à gérer ma vie, pas vraiment de la meilleure façon qu'il soit, mais qui le peut vraiment ? Je rencontre comme tout le monde les mêmes fausses routes, les impasses et autre contre sens, et il m'est aussi difficile que les autres d'accepter de m'être planté et de tolérer la marche arrière voire carrément le demi-tour. Psychologiquement instable, je sais quelles sont les valeurs à proscrire et celles à adopter, mais malgré cela, je vais bien trop souvent à leur encontre, parce que jugeant qu'il en est mieux ainsi. Je ne suis pas un modèle de stabilité ou de toute autre chose d'ailleurs. Le premier contact que j'établis est toujours le plus formel, bien que je m'éprends bien trop vite. Néanmoins, il m'est plus facile de passer pour insensible que tout le reste bien trop difficilement maitrisé. Les sentiments et les émotions qui voltigent tout autour de moi ne sont pas vraiment mon fort, hors de tout contrôle. Alors je préfère en réduire au maximum leur emprise. Toutefois, c'est loin d'être aussi simple que ça en a l'air. Je reste dévoué et fidèle aux personnes qui me sont chères, bien qu'elles ne se comptent que sur les doigts d'une seule main. Privilégiant la qualité à la quantité, cela m'importe peu. Pour ce qui est de ce que l'on pense de moi ? Un fossé énorme bien trop souvent. On me dit mystérieux, et énigmatique, on cultive un certain intérêt à mon égard que je trouve bien trop souvent injustifié. Le peu de personnes encore capables de témoigner de la vraisemblance ou pas de tels faits sont soient mortes soient en taule. Belle perspective d'avenir. Pour ce qui du mien, il ne tient que sur le fil si court de 24 misérables petites heures. Ce qu'il y a au-delà, reste encore à écrire.
Quant à mes attentes personnelles et professionnelles … elles sont plutôt limitées me concernant. Je ne vais que là où me porte la vie, et j'évite par tous les moyens les espoirs inutiles, déjà causes de bien trop de troubles et de souffrances … Autant le dire tout de suite, côté sentiment, c'est plus que limité. Plus vraiment de version réelle de ce qu'est l'amour aujourd'hui, je tente de faire en sorte de me contenter de ce que j'ai. Insuffisant néanmoins ...
Chasser le naturel, il revient au galop, j'ai toujours su attirer sur moi les problèmes, auxquels je n'arrive plus aussi bien à échapper visiblement ... Mais quitte à vivre autant le faire dangereusement. Je ne cherche plus vraiment à savoir ce qui est présentable, correct ou simplement acceptable, je vais où la vie me porte, pas toujours dans le bon sens, jamais dans le bon sens, disons le clairement, tuant ma douleur pour la rendre inexistante, d'un mal-être plus que dissimulé qui, pourtant, jamais ne me quitte …



Son physique
On dit de moi que je suis plutôt gâté par la nature. Ce que moi j'en dis ? Je ressemble à beaucoup de mecs de mon âge. Qui détient la vérité ? On s'en fiche pas mal … Néanmoins, mon physique m'a toujours été d'un grand secours quand autrefois, ma vie ne se résumait qu'à apparaître le plus remarquable possible et surtout le plus satisfaisant possible. Celui en qui soudainement on mise tous les espoirs, sur qui repose les plus hautes espérances. C'était sur mon corps que tout cela reposait. Pas le droit à l'erreur. Assurer j'ai toujours su le faire … Comment j'y parvenais… Ça, je n'ai jamais vraiment su parce qu'une fois le rideau baissé … J'ai la carrure de tout mec à l'approche de la trentaine, peut-être un peu plus musclé et athlétique que la moyenne parce que le sport a toujours été synonyme de décharge et de libération pour moi, et vu qu'on ne change que trop difficilement ces habitudes et que je ne peux remercier la vie de m'avoir apaisé durablement… Quoi dire de plus en ce qui concerne mon apparence … Je ne suis pas du genre à me prendre la tête pour rien, la simplicité prône mon mode de vie bien qu'inconstant je ne fais sans cesse que m'adapter et me réadapter. Fidèle à une image que je pense positive de moi, je tente au quotidien de m'en rapprocher le plus possible pour enfin aspirer à ce désir d'unicité qui trop souvent s'égare. Parce que dans le fond, je ne suis personne. Pas non plus celui qui reste … Celui qu'on retient et considère ... Non, seulement celui qui ne fait que passer ...



Son histoire

J'ai grandi dans un quartier peu aisé de San Diego, au sud de la ville, bien trop loin du centre-ville pour me penser chanceux et important. Et pourtant ma ville, c'était ma ville. Elle a longtemps été source de tous les espoirs pour moi … Enfant, je me prenais à rêver de vivre le rêve américain comme on pouvait le voir à la télévision, devenir célèbre, être chanteur ou acteur, avoir de la thune à ne plus savoir où la mettre ni même quoi en faire… Ce genre d'enfantillages. Cette période là n'a pas fait dans la durée. J'ai très vite compris que je ne resterais que la raclure que j'ai toujours été, avec pas le moindre sous en poche. Le mieux pour moi fut donc d'oublier rapidement mes rêves de grandeur.
Mon enfance, je n'en garde que de très mauvais souvenirs. La dureté de la vie m'a très vite atteint laissant derrière moi toute l'innocence qui aurait pu m'être accordé. Adieu la vie de rêve que je m'étais imaginé, la famille unie que je pensais avoir hérité … Mes parents étaient toujours en train de se disputer que ça en était devenu leur passe-temps favori. Bien qu'encore enfant, je n'en demeurais pas moins idiot. Je savais bien que c'était à cause de moi qu'ils en arrivaient à de pareils affrontements l'un contre l'autre, et que les ecchymoses sur le visage de ma mère n'étaient pas du à une mauvaise chute comme elle me répétait souvent, sans jamais vraiment me regarder. J'ai toujours entretenu une relation des plus fusionnelles avec ma mère à cette époque. Elle me légitimait de tout, me parlait de tout aussi, croyant que je ne comprendrais pas. J'étais bien plus que son fils. C'était sur moi qu'elle s'appuyait continuellement et moi je n'étais que plus satisfait de toute cette attention qu'elle portait à moi seul. Ma mère s'était longtemps battue pour faire tenir sur pied ce que l'on appelle vulgairement une « famille ». Mais ce ne fut pas suffisant… Oui il y avait des bas, des très bas même. Il claquait la porte certains soirs nous laissant seuls, elle, sur le seuil de la porte alors qu'elle se vidait de toutes les larmes que pouvait contenir son corps sans en bouger durant des heures … Et moi, je venais me blottir contre elle, espérant la faire réagir, en vain… Toujours à craindre que jamais il ne revienne … Mais il finissait toujours par revenir. Plus ivre mort qu'il n'était parti, mais il revenait. Moi, je n'espérais en secret que jamais il ne revienne mais je n'avais d'actions que dans les fictions nocturnes que je me jouais la nuit dans mes rêves. Ce monde dans lequel il ne faisait plus parti. Ce monde où il n'y aurait que ma mère et moi, me prenant à l'imaginer heureuse de par ma seule présence. Belle illusion …

Un soir de novembre, quelques jours avant mon 13e anniversaire, mon père claqua la porte sans même se retourner, reprochant à ma mère d'avoir flambé sa vie en me collant dans ses pattes. Préférant bien mieux courir les jupons plutôt que de s'occuper des seules personnes pour qui il avait encore de l'importance. Comme il avait tant l'habitude de le faire … Or, ce soir-là, il ne revint pas … Je le voyais pour la dernière fois … Violente déchirure ou seulement le début d'un rêve? Je ne fis pourtant que déchanter … Les rôles se sont très vite inversés, à mon plus grand regret. Ce fut à présent à moi de veiller sur ma mère qui me regardait sans me voir désormais. J'ai donc du assumer de lourdes responsabilités familiales en plus de ma vie à laquelle je tentais de trouver un avenir, sans franc succès. Et certains osent parler d'adolescence … Cependant, c'est en accusant les coups sans broncher que j'ai assumé. Au fil des mois, ma mère découragée de vivre, sombra dans l'alcool et la drogue. Elle prenait les traits d'une inconnue quelquefois pour moi. Sa manière désinvolte de me parler, attendant quelque chose de moi que j'ignorais. Toutefois, dans un tel état, elle n'avait même plus la force de me repousser. Il m'était devenu plus facile de retrouver son attention oubliée, puisque visiblement elle ne savait même plus qui j'étais. Je perdis tout aussi vite le statut de fils qu'elle me proférait auparavant avec tant d'admiration. Mais j'ai du apprendre à faire avec … Je savais parfaitement que j'étais le seul à pouvoir m'occuper d'elle et l'idée même de la laisser seule provoquait rage et colère, lorsqu'elle me flanquait souvent à la porte dans une parfaite reproduction d'un passé que je ne voulais revivre. Je n'étais pas lui … Contrôler mes accès de colère étaient pourtant plus que difficile. Cela pouvait s'étendre de plusieurs heures à quelques jours avant que je ne parvienne à prendre sur moi et accepter tout ce qu'elle me faisait subir. Devoir m'opposer à elle, lui imposer certaines choses sans se laisser dépasser par les évènements … Néanmoins, je ne pouvais décemment pas l'abandonner. Bien qu'elle ne se comportait plus comme une mère à mon égard, j'entretenais l'espoir qu'elle se souvienne de moi ces soirs de débauche où alors réapparaissait sa voix mielleuse et enjouée qu'elle prenait quelquefois quand elle osait parler de sincérité.

Mon cycle scolaire plus que perturbé, je fus contraint de lâcher l'école, n'en ayant ni la volonté ni l'intérêt de la poursuivre. Je n'étais que préoccupé à m'occuper d'elle qui ne s’affairait qu'à défaire ce que je faisais. Construction pour destruction. Je savais que je m'étais qu'un gosse, et parfois je craquais sous toute la pression, mais j'ai toujours fait face, sans me plaindre. Trois ans plus tard, ma mère ne trouva pas de meilleure idée, alors que je tentais d'enchainer les petits boulots, que de m'imposer un dépravé de beau-père. D'un autre côté, elle l'avait choisi à la hauteur de ce qu'elle était devenue … Une junkie … Je me mangeais des beignes à longueur de temps pour cause d'insolence uniquement parce que je m'opposais à lui, et elle, elle regardait sans réagir. Je compris bien vite que le meilleur à faire dans ma situation n'était autre que faire profil bas en attendant un jour meilleur. Je m'épuisais à conserver cette bulle magique et enchantée dans laquelle je m'enfermais pour subsister le plus longtemps possible. Avait cessé les pronostics.
Je passais le plus clair de mon temps dans la rue à raquer le moindre « taff » qui pourrait rapporter quelques billets, me découvrant un certain « talent » si tel ainsi peut être vu, pour le vol ou encore le pilotage. Cette impression si puissante de pouvoir enfin être qui je voulais, n'importe qui … Cette impression plus devenue un besoin au fil des mois d'être autre … celui qu'on voulait que je sois pour tel ou tel plan qu'on avait défini pour moi. Selon ce que j'étais prêt à risquer, jusqu'où j'étais prêt à aller. Bien souvent au-delà même, de là où beaucoup n'osaient aller. Moi j'étais toujours de la partie. Je n'avais rien à perdre de toute façon. Ce regard sur moi-même ? Je le repoussais le plus loin possible. J'y trouvais mon compte, j'évitais de me poser trop de questions.

À l'âge de 18 ans, sans diplôme ni même un soupçon d'éducation, mais un beau-père bien loin désormais, j'avais un palmarès assez impressionnant et quelques contacts fiables en mesure de me faire plonger pour un petit moment et me tenir au frais quelque temps, cependant j'avais ma réputation et mon propre code que jamais je ne violais, enfin pas souvent. Résigné à l'idée que la légalité ne peut rapporter et que l'illégalité est bien plus rentable pour qui veut de la thune rapidement et sans histoires, je passais mes journées à zoner, recherchant les plans tranquilles ou que l'on jugeait tranquilles, comme revendre du matos volé, m'étendre en contrebande ou encore livrer de la marchandise pour un nom dont on ne voyait jamais le visage. C'était néanmoins la seule option que j'avais trouvé pour financer la cure de désintox' à laquelle ma mère ne s'était pas opposée. Si moi je croyais à tout cela ? Difficile à dire, je la connaissais, mon appréhension était grande et pourtant je ne demandais qu'à y croire. Quelques mois plus tard et ma mère rentrée de cure, une bien meilleure mine sur le visage, mais toujours aucune reconnaissance, elle me convainc d'être capable de se reprendre en main. Mais les mois qui suivirent eurent raison d'elle … Puis il y eut ce fameux soir. J'approchais des 21 ans. Sa bouffée délirante aigüe, nos gestes brusques, ses cris puis les miens, ce vacarme assourdissant, les sirènes puis subitement son asthénie. Ses yeux étaient si vides … Ses mots, incompréhensibles. Comme si soudainement elle s'était faite robotisée. Ce fut la dernière fois que je la vis …

J'ignore encore pourquoi ce soir-là ce n'est pas de la peine que j'ai ressenti, mais bien un réel sentiment de libération … Que je ne me suis jamais pardonné, qui me ronge encore de culpabilité quand je me prends à penser à elle, mais ne la cherchant pas pour autant... J'en viens alors à quitter le domicile familial pour un squat en centre-ville où j'y avais mes habitudes. À toujours courir après le fric, et cette puissante volonté de m'en sortir, je mis à profit ce qu'il me restait. Je mis mon corps à l'œuvre, une solution comme une autre. De l'argent facile sans mais ni peut être … Réalisable ... Mon physique avait toujours joué en ma faveur et le temps semblait aisément jouer avec moi de ce côté-là. J'ai côtoyé des mondes que je ne soupçonnais d'existence, rencontré des femmes toutes aussi exigeantes que surfaites. Toutes aussi vides et fades. Mais c'est à travers elles que je reconstruisais ma vie. Pouvoir passer pour ce mec sans histoires, ce mec à la vie facile et aux moyens conséquents, comme à ce loser prêt à tout pour qu'elles alignent plus de fric. Ce si court instant, ces rôles tous différents bien que similaires … toutes ces personnalités que j'empruntais pour plaire à l'une ou à l'autre, qu'il m'arrivait de penser vraies … Oui, je m'y perdais sans aucun doute. Ne plus savoir qui on est réellement … j'ai conscience de ne pas être en mesure de pouvoir répondre correctement et surtout justement à cette question même actuellement. Peut-être est-ce le plus grand défi de toute ma vie … Possiblement, ma plus grande carence … Enchainante fusion ... Ne me suffire que d'à peu près… J'en avais fait une routine certaine. Répéter inlassablement les mêmes gestes, les mêmes paroles, les mêmes expressions … ça n'avait rien de complexe en soit, accessible. Être toutefois le centre de la convoitise d'une personne a ses bons et ses mauvais côtés. Maintenir un certain équilibre qui chaque nuit se voit mis à mal …
Mes activités illégales me rattrapèrent bien trop vite. Je finis par perdre tout contrôle, me voyant contraint de tout plaquer pour éviter de perdre ce qu'il me restait, changer de quartiers, d'habitudes et surtout de fréquentations …

Malgré mes brillants efforts pour me rendre invisible, pour paraître plus mort que je ne l'étais vraiment, on finit par me retrouver. Faire cavalier seul, se retirer d'un business sans vraiment avoir signé la moindre cessation d'activité … On se fait buter pour beaucoup moins que ça dans le coin, j'en avais parfaitement conscience. La mort m'attend au tournant. Elle n'a toujours fait que cela. La taule me fait de l’œil depuis quelques temps à présent. Je me savais fait comme un rat. Soit j'acceptais le deal au risque de me faire prendre, soit ce serait avec Satan que je signerais mon prochain contrat… Juteux comme marché … Je fus donc contraint de faire du biz avec ces mecs sachant parfaitement qu'il y avait peu de chance que j'en ressorte vivant. Mais mon choix était fait.
Braquer un local de service … j'avais fait ça des tas de fois … et pourtant ne décroissait pas ma nervosité. 6h tappante. Semi-automatiques au poing, suant à grosses gouttes sous ma cagoule, s'arrêta le SUV juste en face de l'accès de secours situé de l'autre côté du bâtiment. On sortit tous en trombe du véhicule, s'organisant avec aisance et rapidité pour ce qui était de craquer le système de sécurité et s'introduire à l'intérieur. À gamberger en prenant soin de s'orienter dos aux caméras – questions de précaution – on eu juste le temps d'atteindre la salle informatique que ne se déclenchait l'alarme de secours programmée pour alerter les forces de police environnantes dès que reste trop longtemps désactivée la première. On avait foiré. Le sifflement de la sirène rendait sourd et empêchait toute communication entre nous alors que la panique avait déjà ravagé la moitié de nos effectifs. Des coups de feu vinrent me siffler aux oreilles. C'était soudainement chacun pour soi. Je tentais de rebrousser chemin, en évitant d'être trop à découvert, me donnant une chance. On entrait en force dans l'enceinte du bâtiment. Les flics étaient déjà sur les lieux, bien trop rapides. On s'était fait piégé. Le gaz répandu à tous les étages me brouillait la vue et me brûlait la gorge et les yeux. Peu obtempérèrent. L'affront se fut musclé. Je courrais pour traverser la salle principale et rejoindre le canal de dérivation lorsque je fus violemment plaqué au sol, un flingue compressait ma tempe alors qu'on me hurlait des ordres qui dans un tel état second, je ne pouvais entendre. Je lâchais cependant l'arme que j'avais à la main, avant d'être fermement menotté et décagoulé. Il en était terminé de ma grande et ambitieuse carrière de délinquant professionnel, enfin c'était ce que je pensais. J'allais dérouiller sévère, je le savais. La prison allait m'accueillir les bras ouverts, compte tenu du casier plus que chargé que je traînais derrière moi à tout juste 26 piges. Je m'en sortirais pas, il en était fini de moi.

Je subis de nombreux interrogatoires, tous aussi agréables que sympathiques, jusqu'à ce que débarque ce mec fringué d'un smoking impeccable et propre, du genre à péter plus haut que son cul, exigeant qu'on le laisse seul en ma présence, qu'on ôte les menottes de mes poignets, malgré la désapprobation de tous. Encore une technique de manipulation de la part de nos chers représentants de la loi. Je m'attendais au grand questionnement réflexif sur mon passé. Il n'en fut rien. Il se contenta de jeter devant mes yeux ce dossier exposant de nombreux clichés dont je détournais le regard. Il n'ajouta nul mot, matant ma résistance. Je finis par observer toutes ces photographies sans rien dire, ni déglutir, je savais que je me trahirais. Après seulement quelques minutes, je finis par craquer, ouvrant ma gueule, me levant d'un bond de la chaise qui se renversa au passage, élevant le poing dans sa direction. Il fut plus rapide que moi, parant le coup m'imposa une croche. Je me retrouvais neutralisé, face contre la table, incapable de bouger. On allait enfin pouvoir parler sérieusement. Les insultes allaient bon vent … Elles étaient de rigueur. Il m'exposa enfin son recours à mon égard, la raison de sa présence ici et le plan qu'il avait pour moi. Et la seule question qui effleurait mon esprit n'était autre que : « Pourquoi moi ? ». Je n'en dis rien. Il relâcha sa prise sur moi, m'explosant qu'il avait besoin d'un informateur qui connait le milieu, capable de faire ce qu'on attend de lui, qui ne demande rien, fiable et sans rancune. Il n'aurait jamais pu mieux tomber. « À prendre ou à laisser », qu'il avait dit. Ça m'évitait la taule et indirectement me permettait de recouvrir ma liberté bien que sous condition, du moment que j’infiltre le monde de la mafia italienne avec laquelle j'avais sous-traité durant des années sans même m'en rendre compte.

Respirer à nouveau de l'air pur, gorger mes poumons de vraies sensations comme si j'avais été absent de cette terre durant un temps … Un étrange sentiment que je ressens encore aujourd'hui, quand la journée s'est faite plus corsée que prévue mais que je peux encore sentir vibrer, en moi, la vie. Pour combien de temps ? Nul seul ne le sait … Cependant j'étais enfin libre. Je n'étais pas encore fini. Foulant encore la terre ferme et dure de ces rues bétonnées du quartier Sud, je vins faire mes bagages qui ne tenaient que dans un vulgaire sac de sport, faire mes adieux à cette vie, à ce gosse que j'avais été qui avait grandi ici dans l'espoir de se trouver une identité valable.
Sac jeté par-dessus mon épaule, je marchais en direction du Nord, sans même me retourner. Tel qu'il l'avait fait … Tel qu'elle l'avait fait. C'était de famille … J'ignore pourquoi je me pris à penser à elle, si encore elle était en vie quelque part … mais toujours pas l'envie de la revoir. Pas plus que ce salopard qui m'avait servi de père et donné ce nom que je portes, tel on traine un boulet à sa cheville. Une signification particulière qui m'énonce constamment ô combien j'en suis si loin. Un certain but que je recherche ? Une prédilection insensée ? Une idée reçue ?

Pour la mafia, je ne suis personne. Je ne suis que « Mustang » ou « Luke », le mec que l'on appelle lorsque l'on a besoin de types fiables pour tel ou tel coup. Qui ne laisse pas de traces, ne fait pas parler de lui, ne demande rien. Je ne sais pas encore si je possède leur confiance ou s'ils ne m'en font que miroiter l'idée. Je sais seulement que je suis dans le circuit. Reste à savoir s'il me sera possible d'approcher les têtes hautes du business, celles pour qui on bosse mais dont ne traite jamais face à face. Adviendra que voudra …
Et de l'autre côté, je ne suis qu'un nom sur un dossier, Lucas Truelove, le délinquant à l'amende en quête de rédemption dont on peut avoir aussi vite fait de se débarrasser que l'on a eu à s'en enticher. Parce que je ne suis rien de plus. Parce que mon existence n'a pas plus de consistance qu'elle en avait au départ. Parce que je continue de jouer ce rôle à la perfection. Celui que l'on attend de moi, celui pour lequel je suis fait, celui que je peux prétendre être sans vraisemblance aucune. Aspirer à une vie meilleure, à un peu de stabilité, ou seulement à un peu de reconnaissance n'est autre qu'un souhait sans fondement, un vieil espoir … impérissable … qui me rappelle jour et nuit ô combien ma vie n'a pas de sens, que le raté que je suis ne peux rien faire de mieux que du transitoire. Juste du transitoire. Jusqu'à la prochaine remise à zéro … Jusqu'à la prochaine réinitialisation qui viendrait rendre obsolète tout discours, tout mot, toute affection, précédents.



Autre chose?
Natif de San Diego, il va s'en dire que la ville je la connais, aussi bien que je connais son business et ses parts d'ombre. Parce qu'elles ont fait de moi ce que je suis … Parce que c'est par elles que je me suis construit. Par elles que je survis … par elles que je m'invente et me réinvente. Traverser, ne faire que traverser certains quartiers et te voilà devenu autre … Du Nord au Sud, ce brutal changement que je ne comprend toujours pas. L'appartenance qu'on l'appelait. Un nom qui m'est imfamilier. Si j'appartiens plus à l'un qu'à l'autre ? Si au bon du compte tout cela n'est que leurre … Un leurre vicieux et constant qui me fait passer pour qui je ne suis pas inexorablement. Une question à laquelle je ne peux répondre. Les seules choses dont je me savais sur m'ont vite été démenti. Utiles attentions portées à ma personne dont je me serais grandement passé … Rechercher la vérité, et si perdre inévitablement … Parce qu'au final qu'est-ce que la certitude si ce n'est une croyance de plus … En faut-il vraiment ? On apprend surtout à vivre sans, bien qu'apaisant quand on la détient, elle ne reste jamais très longtemps pour vous satisfaire durablement alors à quoi bon … De confiance je n'ai plus … Pas même sur d'avoir confiance en moi alors … Limités sont mes acquis. Je n'ai dorénavant plus de quête qui me ferait courir plus vite et plus fort, à surpasser toutes mes capacités à en caresser la folie, si ce n'est la survie. Franche et stupide. Incompréhensible et saisissante.
Oui je me sers de ce que j'ai à portée de main. Je fais dans la surconsommation du système D. Je me suffis à moi-même comme disent certains. J'ai toujours su pallier à mes problèmes, bien souvent aux profits de sales affaires, mais bon du moment qu'elles vous sortent de la merde … J'aurais beau jeu de me plaindre de la délinquance et de la criminalité qui règnent sur la ville. On n'a rien sans rien. On finit toujours par le payer tôt au tard, mais je ne suis pas pressé. Advient toujours ce qu'il doit.

Être devenu infiltré … Plutôt une manière de remettre le compteur à zéro ? De repasser de l'autre côté de la barrière ? D'enfin faire le bon choix ? Je sais seulement que je me sens tel un traitre qui aurait vendu son âme et celle de son prochain, au diable, dans son intérêt propre et … de très courte durée. Sauver ma peau … Peut-être n'avais-je pensé qu'à cela … en faisant fi des conséquences, sans même savoir dans quoi je m'engageais. Si réellement ça me profitait ou si ça profitait à l'autre partie. Mais j'avais signé. Un semblant de liberté retrouvé, je ne vois plus mon monde de la même façon à présent. Il me faut analyser les moindres gestes, les moindres paroles, les moindres mots, n'accorder plus aucune confiance et sans cesse me méfier d'autrui. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Une idée de déjà vu que je connais bien. Éclater ma couverture serait comme m'exécuter sur place. Alors laissant mon éthique personnelle de côté, je m'en tiens à ce qu'on exige de moi, passant sous silence mes propres réflexions quant à mes actions, loin d'être irréprochables. Pour la bonne cause ? Je n'y crois plus …
Quoi vous dire de plus si ce n'est que je suis comme celui qui vit au jour le jour sans se préoccuper du lendemain, qui se fout pas mal de la vie mais qui continue à son grand dam d'espérer ce rebond inespéré. Quoi qu'il en soit, on peut difficilement faire pire alors autant s'en suffire.


    Le mot de la fin
    PSEUDO: ça me plait ça ...
    AGE: Toujours le même.
    AVATAR: Chris Evans
    COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM? Parait que je suis fonda ^^
    CODE REGLEMENT: Like a Star @ heaven ok by Calli Like a Star @ heaven
    VOTRE AVIS SUR LE FORUM: Excellentissime bien sur !
    AUTRE COMMENTAIRE: Et de trois ... omfg.


Dernière édition par Lucas Truelove le Dim 4 Mar 2012 - 22:11, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 19:21

Bienvenue parmi nous

Alors en statut: tu dois dire si tu es marié, célibataire ou veuf ^^
Par contre j'ai bien vu que l’avatar était réservé pour un Lucas... Mais comme je en retrouve pas le Pv ni scenarii, ça doit venir d'un ex membre, donc libre à toi de modifier ton nom Wink

Si tu as des questions n'hésite pas.
Bonne chance pour ta fiche.

EDIT:

Tu es maso toi!
Vendu par l'IP au fait.
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Lucas Truelove
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:24

Ahah je t'ai presque eu sur ce coup là avoue le ! MDR

Je voulais jouer le jeu mais c'était vache lol

Allons un perso' pareil il n'y a pas mieux que moi Wink

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:35

Bah si à cause de toi je me suis tapé tous les Pv et scenarii --"

Bof je le fais bien moi.

Si tu le dis....
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Lucas Truelove
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:37

Oh merde désolé beauté ^^" je voulais compléter certains champs qui t'auraient mis la puce à l'oreille mais pas eu le temps.

Pas pareil Wink

Ja Very Happy




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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:44

Non mais en théorie on ne réserve pas les avatars, hormis pour les scenarii --"
Tu m'agaces quand tu fais ça, mais bon je peux rien te dire à toi ....

Bah si pareil

J’adhère pas au nom Y_Y enfin tu me diras ce n'est pas moi qui vais le jouer alors lol
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Lucas Truelove
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:51

Je sais bien beauté, excuse moi je referais pas.

Nein.

Tout à fait Wink

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:53

alors là à moi que tu veuilles me concurrencer niveau compte, je doute franchement que tu recommences XD

ah non mais là ... enfin t’aurais pu faire mieux, mais je vais me taire hein

Bon courage pour ta fiche
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Lucas Truelove
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:56

Exact XD première et dernière comme on dit ^^

Je sais bien c'est particulier mais ça me va Smile

Merci Very Happy


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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 21:57

Note j'ai déjà entendu cela je crois ....

^-^

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:00

Pas chez moi ^^

Wink

Bon on va peut-être stopper le flood Razz

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:06

Tu n'es pas administrateur! tu ne peux pas dire ça XD

Moi je le dis: stop au flood (pas juste tu pourris toujours mes fiches toi! )
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:08

Ouais lol

Ja exact ! (ça change un peu ^^)

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:41

Huum.... c'est un double de Toton?
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:43

Un triple de Toton ! Razz raisonnables les admins hein ! Laughing

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:43

je crois qu'à nous deux on fait la moitié des personnages ^^" On est des fondateurs hyper motivés lol
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Lun 20 Fév 2012 - 22:50

Ah ça ouais c'est certain Razz

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Mar 21 Fév 2012 - 14:06

Double c'était une surprise mais triple c'est pas croyable !!! xD

Bonne chance pour ta fiche en tout cas !!!
& bon choix d'avatar Wink

:*32*:
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Jeu 23 Fév 2012 - 17:26

Merci ma belle ^^ et ouais comme quoi tout arrive Razz

Très joli le kit Wink I love you

*10* *96* :*102*: :*32*:
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Jeu 23 Fév 2012 - 18:55

J'ai validé le code petit comique Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Jeu 23 Fév 2012 - 21:40

Merci beauté I love you

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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Jeu 23 Fév 2012 - 21:47

Mais y a pas de quoi <3
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MessageSujet: Re: Lucas Truelove ... sans signification aucune ... Dim 4 Mar 2012 - 22:15

Allez hoplà ça c'est réglé ^^

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