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It's Never Too Late |Oksana Invanova|

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Curtis Marshall
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MessageSujet: It's Never Too Late |Oksana Invanova| Lun 28 Aoû 2017 - 21:55

Ce voyage – dont j’avais été l’initiateur – avait été pour le moins éprouvant pour Oksana. Parce qu’il avait été une épreuve comme aucune autre depuis qu’elle avait quitté son pays natal. Mais il avait eu sa part de ressentiment pour moi aussi. J’avais eu l’occasion de découvrir un pays que je ne connaissais pas et en même temps avait toujours eu l’impression d’y être né. Je ne m’expliquais ce que j’avais ressenti en Russie. J’étais Américain, j’étais né en Amérique et avait grandi selon son mode et sa culture. Mais rien n’y avait fait. Pas une fois je n’avais eu le mal du pays malgré des températures bien différentes et un manque cruel de soleil. C’était comme si j’aurais pu naitre ici, j’aurais pu partager la vie de toutes ces personnes, et me retrouver à la place du premier petit garçon que j’avais croisé à arpenter les rues, brandissant bien haut l’objet de son délit. Mais certainement connaitrais-je cette même sensation dans tout pays étranger dans lesquels je pourrais mettre les pieds. Difficile encore était pour moi d’en avoir le cœur net. Mais je savais, et cela trop bien, que j’avais beau être né sur le sol américain, rien ne m’y rattachait. Et certainement que cette impression me poursuivrait toute ma vie.

Rencontrer des gens d’une autre culture, d’un autre monde, dans une langue qui maintenant m’est aussi familière que ne l’est mon américain natal … Avoir le privilège de partager toutes ces choses, toutes ces émotions auprès d’Oksana avait été un bonheur inimaginable. Quand bien même le dessein par lequel nous y venions était noir, il ne s’était pas passé une seule journée sans que je ne me pense chanceux d’être là où je me trouvais. À ses côtés, à la soutenir dans cette terrible épreuve, pour vivre avec elle ce passé qui n’avait pas fini de se déverser sur elle à l’instant même où nous avions posé les pieds à Moscou pour rejoindre son village de naissance. Vingt années s’étaient écoulées depuis, et il avait bien fallu qu’elle fasse sa vie, qu’elle se tire du faux pas dans lequel elle avait atterri. Sans rien avoir demandé, sans rien n’avoir fait ou commis pour mériter la vie qu’elle avait eue. Son enfance malheureuse, la pire décision de ses parents qui lui avait valu d’être séparée à jamais de sa famille, la prostitution … Par chance, elle avait aussi connu des joies et des bonheurs. Sa rencontre avec Nicolaï, le retour de sa petite sœur, sa réussite professionnelle et la place qu’elle occupe aujourd’hui. Elle n’avait rien eu sans effort. Mais elle avait su être à la hauteur et retrouver sa dignité oubliée. Et je la respectais autant que je l’admirais pour avoir fait tout ce qu’elle avait fait. Et le courage qu’il lui avait fallu rassembler pour faire ce voyage en Russie sans même savoir ce qu’elle y trouverait. Si l’incidence sur moi était minime, pour elle, l’épreuve était de taille, mais elle n’avait pas reculé. À l’instant même où j’avais semé cette idée dans son esprit à la terrasse de ce café, elle avait pris sa décision. Tout en sachant que lui attendait bien des souffrances, elle n’avait pas hésité. Incroyable était la force qui la portait jour et nuit. Une femme admirable, une véritable force de la nature.

Pas moins de dix-sept heures de vol avait été nécessaire pour rentrer à San Diego et le voyage avait été aussi long et éprouvant qu’à l’aller, bien qu’elle avait réussi à fermer les yeux sur des périodes, malheureusement, toujours trop courtes. Moi, je n’avais pas fermé l’œil. Comment savoir qui aurait pu être au courant de notre voyage improvisé et la raison qui nous avait poussés à le faire ? Il était hors de question qu’elle encourt le moindre risque. J’en faisais une affaire personnelle. Une réalité de tous les instants, et cela depuis le jour où ma route avait croisé celle de cette jeune fille dans cette boulangerie. Je ne cherchais plus à m’expliquer l’importance de notre relation ni même mon besoin, permanent, d’assurer sa protection. Peut-être n’est-ce qu’une culpabilité latente de n’avoir pas pu être près d’elle au moment où elle aurait pu en avoir le plus besoin … Mais tout cela n’était que spéculation de ma part, aussi n’aurais-je jamais pu l’empêcher de subir autant de méfaits que la vie lui avait infligée. Je n’avais pas été le garçon le plus recommandable à cette époque …

Nous avions atterri à LAX, l’aéroport de Los Angeles pour éviter de subir trop d’escales puis j’avais loué une voiture, pas n’importe laquelle cela va de soi – du grand luxe, pour faire le retour jusqu’à San Diego. La dernière chose qu’elle avait besoin après tout ça était d’avoir à faire bonne figure et de contenir ses paroles et ses émotions. Je ne voulais aucun témoin. J’avais conscience qu’après ce qu’elle venait de traverser, elle aurait besoin d’un sas de décompression pour se retrouver et mettre de l’ordre dans sa tête. Et non pas d’un chauffeur personnel, bien que discret, pour la ramener trop brutalement à la réalité.
On se connaissait suffisamment pour savoir ce que l’autre a besoin et quand il en a besoin. Il y avait toujours eu de la facilité dans nos rapports comme si nous avions véritablement été de la même famille, comme si j’avais toujours eu une grande sœur. À présent, nous appartenions à la même entité, et j’avais tout le loisir de jouer les grands frères hyper protecteurs en sa présence sans même avoir à me justifier. J’appréciais follement le secret qui nous détermine aux yeux des autres et les relations que l’on nous invente en deçà même de toute raison. Parce qu’il n’a jamais été question pour moi de refaire surface dans sa vie pour venir y semer le chaos. Mais qu’à cela ne tienne, ils pouvaient bien penser tout ce qu’ils voulaient après tout, j’en avais strictement rien à foutre. Seul m’importe ce qu’elle pense et ce qu’elle a dans la tête en cet instant.

« Ça va aller pour toi ? », lui demandais-je alors pour briser le silence qui avait pris place dans l’habitacle de la somptueuse Mercedes C-Class que j’avais loué. Je lui pris alors la main voyant qu’elle avait le regard lointain et l’air pensif. Contrairement à l’avis général, les hommes savent aussi bien faire deux choses à la fois !!
Nicolaï devait surement attendre son retour, intenable, et j’avais plus que hâte de retrouver Anya. J’avais beau être parti loin d’elle pendant quelques jours, elle n’avait pas cessé d’habiter mes pensées et à présent de retour, je brûlais d’impatience de la retrouver.
La nuit était tombée depuis quelques heures sur la Californie, mais qu’importe l’heure et le moment lorsque l’on se sait attendu …






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Oksana Invanova
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MessageSujet: Re: It's Never Too Late |Oksana Invanova| Dim 24 Sep 2017 - 15:09

It's never too late.

ft. Curtis


« When I'm feeling down, When I'm in the lost and found, You will come for me, You'll be there for me. »
La Russie, ce pays si loin de chez elle et pourtant si présent dans sa vie, dans son cœur. Pourtant, Oksana ne connaît pas beaucoup ce pays, elle y été arrachée de force par ses parents en temps de guerre, laissant derrière elle tout ce qu'elle connaissait : lieux, amis et surtout famille puisque deux de ses cadets avaient été abandonné pour des raisons financières. Juste trois enfants étaient passé aux États-Unis, dans des conditions ignobles qui avaient empiré à mesure des mois et des années. Battus, délaissés, il avait fallu trouver comment vivre par ses propres moyens. La brune n'oubliera jamais son enfance, ni les raisons qui l'ont conduites à se prostituer de la sorte. Des années de galère à partager un studio miteux et sortir avec des hommes étranges qui avaient tous les droits sur elle. Jusqu'à ce qu'elle fasse la rencontre de Nicolaï et qu'elle devienne intouchable. Lui, le chef de cette mafia régnant sur San Diego, qui restera à jamais son plus beau souvenir.

Mais il n'est pas le seul homme qu'elle aime et à qui elle tient. Il y a bien entendu Curtis, cet ami depuis toujours et sur qui elle peut compter comme un frère. Il était l'homme à l'origine de ce voyage en Russie, parce qu'il avait fait pénétrer l'idée dans la tête de son amie jusqu'à ce que les billets soient pris. Oksana n'était pas sûre d'elle, même au moment où son pied s'était posé sur le sol Russe, une bouffée d'angoisse qui ne l'avait pas quitté. Nicolaï était resté en ville, il avait à faire avec les Italiens qui ne cessaient de vouloir bouffer leur territoire, mais il avait donné sa bénédiction, tout en précisant à son homme de main que s'il arrivait quoi que ce soir à sa femme, il lui ferait regretter. Fort heureusement, la seule chose qui arriva fut cette déception d'apprendre que l'une de ses cadettes abandonnée à leur tante était décédée quelques semaines seulement après le départ de la famille Noskov pour l'autre continent.

Tous ces moments là-bas l'ont chamboulé. Quelques bonnes expériences puisqu'elle avait pu faire visiter ses endroits favoris à Curtis, lui faisant partager la culture qui était la sienne et des anecdotes de jeunesse. Ça n'avait pas été facile pour les deux amis qui avaient découvert les faiblesses de l'autre sous un nouvel angle. Toutes ces choses, ces personnes, la belle brune y pensait tout le long du trajet retour, comme s'il fallait accuser le coup et sélectionner ce qu'elle allait partager avec son époux ou non. Dieu qu'il lui manquait ! Curtis avait eu la bonne idée de raccourcir le voyage en avion en louant une voiture pour le retour de Los Angeles. La Russe ne tenait plus dans cet avion, entourée d'inconnus, ses yeux absorbés par un livre qu'elle avait déjà lu mille fois. Dans l'habitacle, confinés dans leur bulle, les amis allaient pouvoir décompresser à leur manière, sans se préoccuper des gens autour. C'est en le remerciant du regard que la jeune femme était monté dans la voiture, se laissant bercer par le son du moteur.

Oksana remarqua à peine le temps qui passait, les yeux dans le vague. Elle avait envoyé un message à son mari pour l'informer de son retour imminent. Sa demeure lui manquait, même Misha et Nina lui manquait affreusement, c'est pour dire ! C'était à la jeune fille qu'elle pensait quand la voix du conducteur brisa le silence. Pour la première fois depuis des heures, la Invanova tourna les yeux pour rencontrer ceux de son ami qui se montrait plein de réconfort en prenant sa main. Ce geste fit monter en elle une bouffée d'émotions qu'elle eut du mal à contenir, prenant une respiration ou deux avant de répondre, pour ne pas s’effondrer de suite. « Maintenant qu'on se rapproche de chez nous, oui. » souffla-t-elle, impatiente d'arriver. Traverser cette épreuve n'avait pas été de tout repos et ces mauvaises nouvelles doublées de visites plus joyeuses se confondaient et son cœur se serrait, sa main aussi sur celle de Curtis, plus chaude que la sienne. Ça lui faisait un bien fou de le sentir près d'elle. « Ce voyage était une bonne idée, même si tout n'a pas été rose... » dit-elle en repensant à leur visite au cimetière où était enterrée sa défunte petite sœur et d'autres gens de sa connaissance. Un frisson la parcourue en voyant l'image de cette petite croix faites en bois, posée négligemment sur la tombe de sa cadette et Curtis le ressentit sans doute. « Et pour toi ? » Oksana lui retourne la question car lui aussi à l'esprit rempli de ces mêmes événements, de ces endroits qu'il a découvert et la belle souhaite sincèrement que le pays lui ait plu.

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Curtis Marshall
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MessageSujet: Re: It's Never Too Late |Oksana Invanova| Sam 30 Sep 2017 - 21:39

La majorité des moments qui marquaient ma vie, qui en faisaient une existence aussi stable et réjouissante, qui me faisaient l’aimer autant j’en aimais chacune des sensations qu’elle me faisait ressentir, se trouvait en surnombre. Ils étaient, à présent, prédominants, conséquents, omniprésents. Et pourtant … pourtant demeurait en moi cette ombre. Qui passe comme un voile, une teinte plus sombre à la faveur d’un souvenir, d’une sensation, parfois même d’une odeur, d’une impression qui laisse subsister sur moi l’effet d’un désagréable « déjà-vu ». Comme si mon cerveau en refusait cette réalité. Comme s’il en refusait chacune des parcelles de celui que je suis devenu. Me laissant apercevoir la vie, l’espace d’un instant, court instant si bref mais suffisant pour croire au parjure. A quoi devais-je donc adhérer ? A la réalité qui se figure sous mes yeux ou à celle qui se trouve encore derrière celle-là ? Et durant ces brefs instants, j’étais la proie au doute. Même à moi il arrivait de douter. D’éprouver hébétude et incompréhension. Certes, je repoussais aussi sec de telles pensées, néanmoins, ressurgissaient-elles, par tous les moyens, comme si je ne pouvais les exclure durablement. Parce que sachant qu’elles trouveraient, toujours, une faille où s’immiscer. Et durant ce voyage, quand bien même Oksana demeurait mon ancrage, et je la savais stable … divaguait ma conscience, fébrile, assez longtemps pour ressentir la peine et la tristesse qui l’ont envahi et saisir ô combien elles ne me sont pas inconnues. Que ce mal, cette douleur, ont aussi été miens. Mon indestructibilité quotidienne n’est pas sans faille. Seulement ses points de chute se sont dissimulés. Prétendre être autre ne fait pas de nous une autre personne pour autant. Certes, cela peut améliorer notre existence, nous permettre de respirer un peu, d’avoir même jusqu’à l’impression, folle, d’un putain de mieux. Mais le fond reste noir, noir et profond …

Et s’il m’arrive de l’oublier quelquefois, ce voyage a su me le rappeler. A distance de nos faiblesses, il est si aisé de s’en penser panser. Si vraisemblable de ne plus en ressentir ses chaines. Puissant est le sédatif, colossale est la pensée qui l’alimente. Née d’une viscérale volonté, celle qu’influe la survie, qu’implore le changement …
Alors que je fais route vers notre chez nous, ce périple passé loin de notre sûreté, de notre confort et de l’assurance d’un quotidien dont on peut en gérer les anicroches, voilà qu’on s’était projeté loin de tout contrôle. Mais l’un avec l’autre, nous avions su faire face à la difficulté qu’impliquait un tel voyage et comme elle venait tout justement de le soulever, brisant ce silence entre nous, à mesure que l’on avançait pour rentrer, on retrouvait notre sérénité. Ce qu’elle y avait appris et retrouvé en revenant là-bas n’avait pas été facile à encaisser. Et quand bien même il lui est resté des souvenirs qu’elle avait partagés avec moi, la force dont elle avait fait preuve, avait dominé cette épreuve. Peut-être ne lui manquait-il que cela. Pour avancer vraiment. Pour être au clair avec son passé. Sentiment que … jamais … je ne connaitrais. Saurait se déchainer ma fureur et sans nul doute, jamais je ne pourrais me montrer aussi fort qu’elle ne l’a été. Dur, sauvage, implacable et impitoyable mais jamais, jamais à son égal, honorable.

Son ton était redevenu plus calme et elle semblait parler plus facilement. Se dissipait cette peur que de risquer offenser ce silence … nécessaire. Désormais, n’avait plus lieu d’être. Elle arrivait à poser des mots sur ce qu’elle avait vécu mais je sus toutefois que ce n’en restait pas moins douloureux pour autant et possiblement le serait-ce éternellement. Sa main s’en était resserrée plus fermement sur la mienne. Je ne peux espérer la guérir définitivement d’un tel état ni même l’absoudre de cette affliction, néanmoins, je tiens à ce qu’elle sache que je serais toujours là pour elle, quoi qu’il advienne.
Je tourne le regard dans sa direction quittant le pare-brise pour la regarder. Reprenait vie cette petite étincelle au fond de ses yeux et lui rendait toute sa beauté. Je lui souris sincèrement avant de lui répondre :
« Malgré toute la difficulté que cela a été, j’ai adoré partager ça avec toi ». J’avais découvert la Russie à ses côtés, à travers ses yeux, et en dépit de toute chose, je l’avais trouvé magnifique. Parce qu’il ne m’était pas difficile de trouver de la beauté là où tout le monde ne voit que tristesse et douleur. Parce que je l’ai longtemps côtoyé. Parce qu’elle m’est familière. Parce qu’elle a fini par me rassurer et sais la contrôler. Je sais à présent ce qu’elle apporte, ce qu’elle ravage et ce qu’il y a à prendre et à repousser. Parce que la douleur m’a façonné. Aussi troublant cela puisse être, ce n’était pas de souffrir à nouveau qui me fait peur dans la relation qui me projette avec Anya. Mais bien son contraire. « Tu n’as pas idée de l’honneur que tu m’as fait en me demandant de t’accompagner là-bas », ajoutais-je tout en jetant de brefs coups d’œil devant moi et de lui sourire avec chaleur. Et la vitesse à laquelle je roulais n’était plus facteur de risque, seulement quintessence de calme et de paix. Il était si facile de se confier à elle sans craindre de fissurer je ne sais quel masque je porte en continu. Parce que je ne crains point son jugement et sais qu’elle n’a pas peur de me dire ce qu’elle pense quand elle trouve que mon comportement frôle les limites. Il n’était pas question de paraitre entre nous et à quoi bon lorsqu’elle peut lire à travers mes mensonges ?

Alors que San Diego se dessinait dans notre horizon sous un petit jour qui, timide, avait du mal à percer le profond manteau d’une nuit persistante, je bifurquai en direction des collines avant de me tourner vers elle pour lui exprimer mon action.
« Ça te dérange si on fait un crochet rapide avant de rentrer, j’aimerais te montrer quelque chose avant que le jour ne se lève et n’arrache tout au spectacle », lui demandais-je alors, bien que quelque part, elle était, en cette nuit, mon otage. Toutefois si elle exprimait le souhait de rentrer au plus vite, j’aurais tout aussi vite fait de faire demi-tour selon son bon vouloir.

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Oksana Invanova
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MessageSujet: Re: It's Never Too Late |Oksana Invanova| Ven 27 Oct 2017 - 3:25

It's never too late.

ft. Curtis


« When I'm feeling down, When I'm in the lost and found, You will come for me, You'll be there for me. »
Tout ce qu'avait vécu la jeune femme durant les dernières semaines avait été éprouvant, en particulier d'apprendre le décès de sa petite sœur. Oksana n'avait pas pu lui dire au revoir et la visite au cimetière avec cette pauvre petite tombe lui avait fait beaucoup de mal. Heureusement qu'elle n'était pas seule. Bien sûr, ça aurait été différent avec Nicolaï, son soutien dans cette épreuve lui avait manqué énormément et un instant, elle lui en aurait presque voulu de ne pas l'avoir accompagné. La brunette sait parfaitement ce qui avait retenu son époux à San Diego et ne lui en tenait pas rigueur, comprenant son statut d'homme puissant et indispensable. Mais la belle avait cette faiblesse de vouloir son époux pour elle seule pour le meilleur et pour le pire comme l'avait dit l'officier de cérémonie au moment de leurs noces. Curtis était là lui, comme toujours.

À présent sur le chemin du retour, le silence était à la fois pesant et reposant. Si elle avait tenté de parler ou même de croiser le regard de son ami dans l'avion, elle se serait effondrée à coup sûr. À la place, la belle s'était endormi doucement, profitant du long vol pou se reposer et rêver à son retour à la maison, aux bras de son mari autour de son corps frêle, à cette sensation de sécurité qu'elle allait bientôt retrouver. Mais pour l'heure, c'est la main que lui offre Curtis qui rassure la reine qui la serre comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Son soutien indéfectible est beau à voir et il sait qu'Oksana a besoin de décompresser avant de rentrer chez elle. [color=darkorchid)« Merci d'avoir été là. Sans toi, je n'aurais pas pu. Tu es mon sauveur. »[/color] lui dit-elle en serrant une nouvelle fois sa main avant de détendre un peu sa prise pour ne pas lui enfoncer ses ongles dans la chair. Partager une telle expérience n'est pas de tout repos mais malgré ce qu'ils avaient pu apprendre, la Russie est un pays vraiment fascinant. Oksana a pu découvrir et redécouvrir des endroits merveilleux durant ces semaines et apprécie son pays bien qu'elle l'ait quitté très jeune pour fuir la guerre. On sent que celle-ci à marquer l'histoire du pays mais il a su se relever et devenir puissant.

Les souvenirs se mêlent et l'horreur se transforme peu à peu en nostalgie à mesure qu'ils avancent. Le paysage nocturne est parfait et bien qu'elle se fait silencieuse, Oksana sent une chaleur envahir son cœur à l'idée d'être bientôt dans les bras de son homme. Curtis également à quelqu'un à retrouver et son amie lui souhaite de vivre une belle histoire, il le mérite. C'est un homme fort et plein d'attention. D'ailleurs, il démontre encore cette facette en indiquant à la Russe qu'il désire lui montrer quelque chose avant de rentrer. Celle-ci tourne vers lui un visage moins grave, avec même un sourire à l'idée de cette surprise. « Oh oui. Avec plaisir ! » Elle avait envie de voir quelque chose de beau, qui lui redonnerait complètement le moral avant de retrouver Nicolaï ou il s’inquiéterait de voir de la tristesse sur son visage. De plus, il en voudrait certainement à Curtis pour ça, jugeant impardonnable que sa belle souffre de quoi que ce soit. Il l'en tiendrait personnellement responsable alors autant ne pas lui laisser l'occasion de mal juger l'homme.

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