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Volte-face |Talia Barton|

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Terrence Lewis
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MessageSujet: Volte-face |Talia Barton| Ven 26 Fév 2016 - 21:31

Le plus difficile de ma mutation aux vols et homicides n’avait pas été de rompre avec la routine, de ne plus compter ses heures, ou d’être mobilisé à tout instant, sachant dérisoirement qu’on n’œuvre plus pour la vie mais pour la mort, mais plutôt de devoir quitter cette fine équipe de coéquipiers avec qui j’avais pu travailler. Cette petite famille qui avait rendu le travail moins pénible, les mauvais jours plus faciles à supporter, et qui avait traversé avec moi les épreuves que réserve la vie. Je ne regrettais nullement ma décision, j’étais fait pour ce job. Le poste d’inspecteur m’avait depuis longtemps ouvert ses bras, mais n’étant pas prêt à subir de nouveaux changements, j’avais préféré m’en détourner. Dans cet actuel plus lumineux, faire ce pas concrétisait la remontée que j’avais réalisé. Ma rencontre avec Sakura, notre amour naissant débouchant sur une relation des plus solides, dont j’avais besoin pour rebondir enfin. Une relation qu’avait totalement acceptée ma fille, facilitant tant les choses, me poussant dans la bonne direction. Néanmoins, la récente disparition de la procureure Emma Talbot, et meilleure amie de Sakura, avait été l’élément déclencheur à notre retour du Japon.

Le redémarrage avait été fait de hauts et de bas. On travaille à nouveau avec des personnes qui nous sont méconnues. Certes, il est facile de connaitre les états de service des uns et des autres mais cela ne nous dit pas réellement qui ils sont. Avec certains, le courant passe bien, avec d’autres, un peu moins. Toutefois, je connais mes qualités et mes défauts et fais en sorte de m’adapter à chacun, tout du moins, autant que cela m’est permis. Mon seul regret n’est autre que Talia Barton. Certainement, ferions-nous autant de merveilles que nous savions en faire à l’époque où l’on bossait en duo. Elle était mon Yin. La seule capable de tempérer mon caractère et d’imposer la solution au problème. On avait démarré sur les chapeaux de roues, et je n’avais pas cherché à la ménager alors qu’elle débutait dans le métier, toutefois, nous avions su profiter l’un à l’autre et sur le terrain, formions une redoutable équipe. D’équipiers blasés en nombreux alcooliques, je n’arrivais que difficilement à être en phase et ai vite été considéré comme un inspecteur fanatique aux principes trop rigides, dont les causes perdues auront la peau. Mais je me fiche bien du regard que l’on pose sur moi. Demeureront toujours des valeurs sûres, telles ces inspecteurs qui se donnent à cœur et à corps pour leur boulot, et Steve en était une preuve vivante. Pouvoir faire équipe avec lui est toujours une réjouissance.

Mais ce sera cet appel atterrissant sur le dispatcheur qui me mettra sur l’enquête d’un corps retrouvé sans vie dans la cage d’escalier d’un parking du centre-ville qui me fera retrouver Talia. Affublé de mon coéquipier Lonnie Edgar, un noir américain qui faisait son job plus par devoir envers son insigne, mais envers sa pause repas, nous arrivâmes sur les lieux peu après la première équipe de police, le légiste et les scientifiques de la crim’. La zone sécurisée et à l’abri des harpies de journalistes, j’avance en direction des deux flics. Un grand sourire apparaît sur mon visage à la vue de la jeune femme que mon coéquipier remarque aussitôt. À l’approche de la scène de crime, mon regard passe en revue chaque recoin du lieu pour ne rien manquer de ce qui pourrait nous être essentiel. Passant sous la bande jaune, je me dirige vers elle, me fichant bien de savoir si Edgar reste sur mes talons ou pas.

« Talia ! Je suis content de te revoir ! Alors qu’est-ce qu’on a ? », Lui demandais-je, ayant volontairement utilisé son prénom pour la dénommer bien que cela n’eut été nullement dans nos habitudes. Je sors alors un petit calepin de ma veste pour ne surtout rien manquer d’insignifiant qui pourrait devenir capital par la suite. Je me retourne en direction de Lon’ pour lui faire savoir d’aller parler au légiste, et me laisser un peu d’air pour respirer. Certainement n’avait-il pas manqué ô combien Talia porte bien l’uniforme et si l’on pouvait s’éviter les remarques déplacées, j’aimais autant.
J’espérais vivement qu’on aurait la possibilité de s’évader à l’heure du déjeuner afin de pouvoir se parler un peu, loin de ce sinistre contexte et loin des commérages que je peux déjà voir venir. Elle était douée dans son boulot, elle pourrait peut-être me faire part de ses observations qui me seraient certainement précieuses. Elle était arrivée la première sur les lieux lorsque le cadavre fut signalé. Cela donnait un certain avantage.

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Talia Barton
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MessageSujet: Re: Volte-face |Talia Barton| Ven 25 Mar 2016 - 4:09


❝Volte - Face❞

Terrence & Talia

L'amitié est l'union enrichissante de deux êtres.
[ Père Sertillanges  ]

Voilà maintenant plusieurs jours, je n’avais pas bougé de chez moi pour aller au poste. Le bras que j’avais eu en bandoulière il y a quelques semaines était à présent opérationnel et je pouvais très bien tenir mon arme sans bouger et tirer convenablement, ma jambe aussi semble aller mieux et conduire m’était possible sans dire que taper un rapport encore plus. Pourtant, on m'a gardée au chaud entre les soins et les examens à passer. Je n'en pouvais plus, je suis une femme d'action pas une femme qui fait le rat de laboratoire. Alors forcément lorsque l’on m’a appelée pour me charger d’une mission « importante » je n’ai pas hésité une seule seconde, j’ai saisi mon insigne  que j’ai accroché à ma ceinture, enfilé ma veste, noué mes bottes et je suis partie directement sur les lieux de l’enquête, le sourire aux lèvres et l’excitation au ventre. J’étais de nouveau  opérationnelle et ça me faisait un bien fou.

Pas mal de choses avaient changé pour moi depuis ces derniers temps, j’avais réussi à gagner le respect de mes collègues, et avais réussi à faire bonne impression sur ma hiérarchie, enfin… Peut-être qu’un jour l chef l’avouera lui-même et arrêtera de me considérer comme un demi-homme. Comme si ça lui écorchait la bouche de me dire que je faisais du bon boulot ! M’enfin, avec le temps rien n’est impossible. Je grimpai dans la voiture qui m’emmenait du côté de Bankers Hill en centre-ville. Je regardai le paysage défiler, les voitures, les vélos, les buildings, les gens au téléphone et quelques-uns attablés à la terrasse de cafés.  Nous arrivons enfin sur les lieux, je claque la portière et pénètre à l’intérieur du parking, passant sous le cordon de sécurité laissant derrière moi celui qui me sert de co-équipier pour la semaine. Un collègue m’escorte jusqu’au corps. Je m’accroupie à côté, enfile des gants de latex que l’on me tend et soulève la bâche. Hum le pauvre homme n’a pas eu vraiment de chance de s’en sortir à ce que je vois. Je repose doucement le plastique sur lui avant de me relever.

« Alors, on a retrouvé ses papiers sur lui, il s’agit de Marco Uccellini, cinquante-sept ans, marié, trois enfants. Il s’agit sans doute d’un vol ayant mal tourné. »

« Vous croyez sérieusement ce que vous dites ? »

« Euh… et bien oui ça me parait logique ! »

« Et bien si c’était vraiment le cas, si il s’agissait effectivement à l’origine d’un vol, vous ne pensez pas qu’on n’aurait pas retrouvé ni ses papiers, ni ses bijoux en or qu’il porte autours du coup ? Sa chevalière, sa montre et sa boucle d’oreille sont toujours là ainsi que ses clés de voiture dans sa main. Un voleur se serait empressé de tout lui prendre. Je suppose que pour que vous puissiez dire une chose pareille son portefeuille lui est vide non ? »

« Hum et bien euh… non… il y a beaucoup de liquide et toutes ses cartes de crédit… »

« Bon et bien vous voyez ! Vous pouvez rayer cette hypothèse de la liste. »

Je poussais un profond soupir, ils ne veulent tout de même pas que je fasse tout le travail toute seule !? Quoi que au moins je suis sûre qu’il sera bien fais… Car là on est mal fichu avec des bras cassés pareil. Je pris les clés de voiture que l’homme avait encore dans sa main et me dirigea à travers le parking à la recherche d’une magnifique Porsche. Je déambulais à travers des voiture quand tout à coup je tombe nez à nez avec ma désirée, un sublime Porsche Cayenne flambant neuf. Un vol qui a mal tourné hein ? Tssss. J’ouvris les portières quand tout à coup une voix résonna à travers le sous-terrain. Cette voix je pourrais le reconnaître entre toutes. Je me retournais vivement le sourire aux lèvres.

« Talia ! Je suis content de te revoir ! Alors qu’est-ce qu’on a ? »

« Lewis !! Oh bon dieu ça te réussit bien la vie d’inspecteur on dirait, tu es presque aussi resplendissant qu’une femme enceinte ! » Lui dis-je l’air moqueur « Hum et bien si tu veux mon avis ça sent e règlement de compte entre mafieux cette histoire. Marco Uccellini ça te dit quelque chose ? »

Je crois que c’est vraiment la première fois que je suis si heureuse de le voir, nos rapports avaient toujours été assez conflictuels, il ne m’appréciait pas et me le faisait bien savoir à l’époque. Cependant on a toujours su passer outre et lorsque l’on devait travailler ensemble rien ne pouvait nous atteindre. On veillait l’un sur l’autre, d’un regard on pouvait se comprendre, pas besoin de mots, de longs discours, on savait exactement ce qui se passait dans la tête de l’autre rien qu’en le regardant. Petit à petit avec le temps nos rapports se sont améliorés, même si l’on restait très formel une complicité était née de nos conflits et je ne me voyais pas travailler avec quelqu’un d’autre. Je ne lui ai jamais dit mais son départ m’a beaucoup affectée, j’étais heureuse pour lui mais il laissa un vide important dans mon quotidien. Depuis je faisais pousser pas mal de cheveux blancs sur la tête du chef, j’enchaîne les co-équipiers, personne n’arrive à la cheville de Terry à mes yeux et je ne suis pas prête à refaire une confiance aveugle à quelqu’un au point de lui confier ma vie lors de missions risquées.

Alors sa présence aujourd’hui me rendait le sourire et surement que mes collègues ne m’avaient pas vu d’aussi bonne humeur depuis bien longtemps. Je l’observais de haut en bas, il n’a pas changé, il semble juste beaucoup mieux, plus détendu, plus serein, il semble enfin bien dans sa vie, il me paraît complet ça me fait chaud au cœur de le voir comme ça.

« Je jetais un œil à son véhicule, si tu veux me filer un coup de main je suis preneuse, sauf si le fait d’être passé inspecteur t’as un peu gâté et que tu as perdu la main. »

Je n’avais plus peur aujourd’hui de le chambrer, j’avais finis par le connaître que trop bien et je savais que je ne risquais rien d’autre que d’autres boutades à lui en faire. Finalement mon retour sur le terrain aura vraiment été remarquable aujourd’hui.


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Terrence Lewis
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MessageSujet: Re: Volte-face |Talia Barton| Mer 6 Avr 2016 - 22:45

Il n’y avait pas à redire, elle m’avait vraiment manqué. Sa fraicheur, son panache et sa joie de vivre malgré le quotidien aussi peu gai que nous traversons jour après jour. Un nombre incalculable d’histoires, de scénarios qui se répètent, d'exceptions aux règles, je n’avais pas oublié une seule enquête depuis que j’étais flic. Comment les oublier ? Certes, on se dit parfois qu’à force d’en voir, on ne fait plus vraiment attention, qu’à la longue, tous les crimes se ressemblent, seuls varient les mobiles. Mais tout ça n’est que plus faux. Pas quand on s’intéresse aux individus, aux histoires de chacun, à la cause de tant de violences … Et Talia pensait comme moi à ce sujet, et il en allait de la raison principale pour laquelle nous faisons une si bonne équipe. Avoir la même vision des choses et la même manière de procéder ne facilite que plus le travail. Il ne s’agit pas de classer une affaire en moins de deux en choisissant au hasard un fait parmi tant d’autres. Sans chercher plus loin que ce que l’on voit. En refuser même de se poser la question. Prendre toutes les affaires en cours pour les mêmes, et faire en sorte de faire ça plus vite. Mais ce n’était pas comme ça que je travaille. Et pas plus depuis que je suis passé inspecteur. Une victime reste une victime quel que soit le bagage qu’elle traîne derrière elle. Qu’importent les faits qui la précèdent, qu’on se prenne d’empathie ou de mépris. La vérité se doit d’être rétablie pour que justice soit rendue.

Elle m’accueillit chaleureusement ne se gênant pas pour me railler au passage, remarque que je reçois avec le sourire, compte tenu de tout ce que je lui avais fait endurer pour une raison ou pour une autre lorsque nous travaillions encore ensemble. Elle avait essuyé nombre de mes remarques désobligeantes et mon comportement de franc macho alors je lui devais bien ça après tout. Je n’étais facile ni à vivre ni à supporter au quotidien. À présent que les choses s’étaient dissipées entre nous et que nous avions su nous prouver notre valeur, j’en parvenais à regretter sa présence à mes côtés. Avec elle, je saurai bien meilleur, ça ne fait aucun doute. Elle m’apporterait cette vision contraire que je mets tant de temps à trouver et attirerait mon attention sur des choses que je n’aurais vu que d’une façon. Oui, je la regrettais. Mais il me fallait faire avec ce coéquipier qui traine constamment la patte mais pour qui je saurais prêt à risquer ma vie. Elle m’informa des éléments qu’ils avaient amassés depuis qu’ils se trouvaient sur les lieux et me fit part du nom de la victime dont tous les papiers figuraient encore dans les doublures de la veste. Marco Uccellini. Ce nom était, à de multiples reprises, remonté dans les affaires ayant trait à la mafia italienne. Restaurateur dans les quartiers Nord, son entreprise avait, plusieurs fois, été incriminée pour blanchiment. Il restait donc à savoir le pourquoi il se retrouvait à présent étendu dans ce parking.

« Plus qu’un peu oui. Son honnête business se retrouvait trop souvent en haut de la liste des petits cahiers de la mafia italienne », lui dis-je pour lui répondre. Ce qui me chagrinait était le pourquoi la mafia aurait choisi un parking du centre pour accomplir leur œuvre alors qu’ils excellent dans la création de fantômes. Elle me proposa ensuite d’aller jeter un coup d’œil à son véhicule, ne se privant pas de me lancer une vanne bien envoyée.  

« Tu devrais surveiller ton langage Barton, j’ai encore de l’influence dans ton service, et je n’hésiterai pas à m’en servir. Tu pourrais très bientôt tomber avec pire que moi », lui répondis-je en riant. Quand bien même cela était vrai, Talia savait parfaitement qu’il n’en allait que du bluff de ma part, et que jamais je ne ferai une chose pareille à son égard. Il n’y a bien qu’auprès des affaires internes que l’on aime foutre la merde et pour qui nous réservons nos meilleurs tours.
Je lui emboîte alors le pas, enfilant deux gants en latex que je sors de ma poche et le petit calepin qui ne me quitte jamais.
Difficile de la rater. La De Tomaso Mangusta rouge sombre se trouve à quelques mètres de l’endroit où l’on a retrouvé le cadavre. Néanmoins, la trajectoire pour l’y conduire montre clairement qu’il a fait un détour avant de se rendre à sa voiture. Ou alors, l’a-t-on sorti du véhicule une fois qu’il y était installé. À moins qu’on l’y attendait déjà à l’intérieur. A-t-il eu le temps de voir venir ? Ont-ils cherché à masquer leur passage en prenant soin de verrouiller le véhicule par la suite ? Les caméras de surveillance nous dirons avec exactitude par quelle entrée il est arrivé dans le parking et s’il se savait suivi. Enfin, encore faut-il que pour cela nous ayons de la chance. Et bien que nous voulions bien croire que son chiffre d’affaires soit plus que satisfaisant, l’investissement dans cette voiture de sport doit possiblement peser sur le foyer. Soit, je me mis intérieurement à sourire à la pensée de ma Nissan qui ne pourrait subsister d’un simple salaire de flic même passé inspecteur. Il était évident que ce monsieur se satisfaisait allègrement d’extras.

Arrivés à la voiture, Talia avait fait de même et nous inspectâmes le véhicule de l’extérieur, chacun d’un côté avant de nous croiser. Elle entreprit ensuite d’en ouvrir le bolide avec les clés qu’elle avait trouvé dans la main du cadavre. Aucune vitre n’avait été fracturée de par l’extérieur ou de l’intérieur. Je pris soin de sortir une petite lampe de poche pour nous faire plus de lumière et voir ce que nous pourrions trouver à l’intérieur qui saurait nous informer de la présence d’autres personnes en ces lieux sans pour autant risquer de compromettre l’enquête. Nous ne ferions que noter ce qu’il peut y avoir à noter et relever tout ce qui sera susceptible de faire avancer l’affaire dans le bon sens avant l’arrivée de l’équipe du labo.

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