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[kathleen] - True friend

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Gabrielle P. Daaris
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DATE D'INSCRIPTION : 17/12/2014
MessageSujet: [kathleen] - True friend Jeu 8 Oct 2015 - 10:19

" Merde ! " Je tapai violemment sur la porte en sortant de la chambre. La journée avait mal commencé, comme toutes les autres. Je m’étais lever avec un mal de crane à me taper la tête contre le mur, j’avais plus de came et je me shootais avec les médocs de mon traitement, ce qui n’était pas suffisant et il n’y avait rien à manger chez moi … pour changer et pour couronné le tout, je venais de recevoir un appel de ma mère. Elle avait le don de me faire me sentir comme une sous merde, même des années après, elle avait ce pouvoir sur moi, celui de me donner envie de la rendre fière, celui de me faire me remettre en question. En clair elle avait le pouvoir de me faire me soucier des autres, de me faire me poser des questions à la con et de me faire me sentir coupable comme si mon existence n’était pas assez compliquée.

Ouais, la sombre égoïste que je suis avait un point faible, j’avais besoin de reconnaissance, besoin qu’on me dise que j’en valais la peine et j’avais beau affirmer le contraire mais j’avais aussi besoin des autres. Je pense que c’est la croix que doivent porter tous les junkies dans mon genre, si on en est arrivé là c’est qu’on manquait de quelque chose et ce quelque chose, on l’a trouvé dans la came. Je déambulais dans le salon jusqu’à arriver dans la cuisine qui était d’ailleurs ouverte sur le salon, j’ouvrai le frigo comme si un miracle allait opérer et faire apparaitre la bouffe à l’intérieur.

Bien évidemment, je ne pus que pousser un long soupire exaspéré quand je remarquai qu’il n’y avait rien à l’intérieur, si ce n’est une bouteille de lait qui allait bientôt muter si j’en croyais la date de péremption. Ce n’était pas une question d’argent, pour tout dire, les affaires marchaient pas mal et bosser avec la mafia russe m’avait pas mal apporté ces derniers temps même si je me doutais que les risques étaient à la mesure de la rémunération. Le truc, c’est que j’étais tellement peu chez moi et que j’étais tellement obsédée par la came que j’en oubliais de faire des courses, ma seule chance survie reposant sur le livreur de pizza.

Je pris un moment pour observer mes alentours, ma cuisine et mon salon et … c’était le bordel, j’avais des fringues qui trainaient un peu partout, une vaisselle de deux semaines dans l’évier sans oublié les seringues utilisées qui décoraient la table basse. Je passai ma main dans mes cheveux avant de me reposer sur le frigo juste derrière moi. Sérieusement, qu’est-ce qu’il m’arrivait ? Ça durait depuis quelques semaines maintenant, depuis que j’avais eu la stupide idée d’aller me procurer de l’héro au port. J’avais tout foutu en l’air et pourtant je n’avais pas de regret, pour moi c’était comme chasser le naturel, on dit qu’il revient au galop. Je fermai les yeux, histoire de reprendre un peu mes esprits, histoire de me motiver et de me dire de me bouger.

Cette introspection fut de courte durée, puisque j’entendis sonner à la porte. Sérieusement ? J’espérais franchement de tout mon être que ça ne soit pas ma sœur, j’espérais qu’elle n’avait pas trouvé l’endroit où je m’étais terrée parce que je n’avais pas la tête à entendre ses leçons de morales à la con. Je me dirigeai vers la porte en tirant exagérément sur mon débardeur, comme si ça aurait le pouvoir de le rallonger et de couvrir ma culotte. Je regardai par le judas et souris légèrement en voyant qu’il ne s’agissait que de Kathleen. Je n’avais pas beaucoup d’amis, la faute à ceux qui ne me comprennent pas, mais Kathleen faisait partie de ceux qui avait ma confiance et autant dire qu’étant donné mon degré de parano avoir ma confiance est un exploit.

J’ouvris la porte à moitié en lui souriant doucement « T’es venue me déterrer ? », lui dis-je d’un air amusé avant de l’inviter à entrer, virant par ailleurs quelques fringues sur le canapé et ramassant les seringues sur la table avant de les jeter expressément dans la poubelle « Fais pas attention au bordel, vas-y assied toi » J’allai ensuite dans la cuisine ou je sortis les deux seuls verres propres qui me restaient et une bouteille de vodka, seul chose que j’avais encore chez moi et je vins poser le tout sur la table basse avant de me laisser tomber sur le canapé en m’allumant une clope. « Alors … tu deviens quoi ? »

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Re: [kathleen] - True friend Dim 25 Oct 2015 - 1:48

Spoiler:
 

Ma double vie est censée me prendre tout mon temps, mais pensez-vous, je m’ennuie à mourir les jours où Misha, comme chacun me direz-vous, occupe les siens au club. Ses activités de mafieux lui prennent un temps fou, un temps que je ne soupçonnais pas, j’en viendrais presque à penser que leur argent n’est au final pas si volé que ça. Mais passons, je suis agent du FBI, je ne dois pas penser de la sorte, et au contraire partie à la recherche de tout ce qui pourrait, de près ou de loin, intéresser mes supérieurs. Mais bien que telle soit ma mission, mon idéal de vie en est tout autre. Je pourrais – je devrais – passer mes journées à fouiller le bureau de Misha et ses affaires personnelles en vue de découvrir ce qu’il cache à sa future femme, et ce n’est pas une mince affaire, croyez-le bien !

Je n’ai, de ce fait, que très peu d’amis, et ils ne sont pour ainsi dire, au fait uniquement de mon rôle de potiche auprès de Misha, et non de celle que je suis réellement. Ils ne connaissent que mon masque et ce n’est pas pour me déplaire, ça m’aide à garder un peu de distance, comment ferais-je si je m’appliquais le même dilemme que j’applique déjà à mon homme ? A savoir confondre mes deux personnalités et laisser la première tomber amoureuse du mauvais homme ?

Gabrielle fait partie de mes nouvelles amies, ou tout du moins de mes amis tout court. Pour être tout à fait honnête, mon ancienne vie ne se composait que de mes cours, de quelques mensonges à mes parents pour leur assurer que j’étais très entourée et que rarement seule chez moi ou à dîner et de beaucoup de boulot. Je n’étais pas l’exemple type de ce qui se fait de plus sociable, autant dire que j’étais même beaucoup trop discrète pour que quelqu’un se prenne de pitié pour ma solitude, qui ne se remarquait de toute façon aucunement. En arrivant dans la vie de Misha, dans mon nouveau rôle, il eut fallu me découvrir une autre facette de moi-même, jouer un jeu, un contre-emploi total et ce que je suis aujourd’hui me plaît presque d’avantage ce que j’ai pu être auparavant.

Elle est tout le contraire de ce que je suis, elle emmerde le monde avec le sourire, ou une insulte, à son choix personnel, et c’est un côté dont j’aimerais apprendre, ça me permettrait sans doute de répondre un peu à Misha, mon homme, ce malotru ayant osé me rendre amoureuse…
Mais à tout bien y réfléchir, je ne suis pas la seule à rencontrer quelques difficultés d’ordre affectif. Gaby me laisse entrer dans son appartement. Sex, drugs and rock’n’roll, celle à qui j’aspirais être étant ado, le plus secrètement possible, n’ayant réussi qu’à être une petite fille à papa, au tableau d’honneur toutes les semaines, dans mon établissement privé à je ne sais combien de milliers de dollars l’année.

« Tu m’as prise pour ta mère ? » Je dois assumer le rôle de la nana sûre d’elle et bien dans ses baskets, à l’aise et amicale, peut-être même un peu forcer le trait pour y croire. Je me dois de paraître à l’aise en société et je dois avouer qu’aux côté de mon amie, je ne me sens que plus à l’aise, ce n’est pas une amitié forcée, bien au contraire, sa perspicacité aurait plutôt tendance à me mettre en danger. « Tu sais que quitte à te défoncer, autant le faire proprement, je peux essayer de récupérer des aiguilles pour toi… cleans, celles-là. » J’ignore bien encore comment mais il est inutile de raisonner une femme qui n’a pour l’heure, que la défonce pour tout horizon. Je trouve un coin sur le canapé et m’y assied, faisant fi de mon côté précieux, hérité de mon éducation de bonne famille. « Est-ce-que tu soupçonne l’énergie que demande le fait d’organiser un mariage ? Seule… » Ironie, quand tu nous tiens ! Je suis sur le point d’épouser le fils du parrain de la mafia Russe, tout va bien dans le meilleur des mondes !
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