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A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan]

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Steve R. Bolion
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MessageSujet: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Mer 23 Sep 2015 - 19:09

Steve passait une journée tout bonnement magnifique. Ce qui était fort rare en ces périodes de troubles. Récemment, la mort du procureur avait affecté tout le monde, pourtant, la vie continuait. S'il avait été affecté, il ne l'avait pas plus montré que cela, et avait fini par se remettre. Pas plus que cela? Steve avait été touché, il éprouvait un sentiment de tristesse quand à savoir cette femme morte, luttant pour la justice dans une ville qui n'en voulait pas et qui ne l'acceptait pas. Toute sa vie elle avait lutté pour le bien, et il était décevant de voir comment tout cela s'était terminé. Mais Steve n'était pas là pour ruminer le passé. D'autres choses focalisaient son attention. enfin, plus maintenant. Avec Ben, son compatriote de terrain, ils venaient tout juste de mettre la main sur deux petits voleurs informatiques. Affaire délicate, au combien complexe et difficile, qui s'était ponctuée de course poursuite, à pieds et en voiture, et avait terminé sur l'arrestation de deux jeunes gens. Steve était donc en train de faire le ménage plus que de sauver San Diego, c'était ce que l'on pouvait dire. Les derniers rapports qu'il rédigeait pour son supérieur et pour les archives mentionnait tout les points de l'enquête qu'il semblait important pour Steve de noter au vue de l'ampleur que cela avait pris en quelques jours. L'écran de son ordinateur, qui ne contenait auparavant qu'une feuille blanche, vide de texte et de calligraphie, contenait maintenant une quarantaine de ces feuilles, remplies de précieuses informations. Sorte de journal de bord de l'inspecteur, tout y était noté, du début jusqu'à la fin de l'enquête, qui avait été un succès. A présent, les deux interpellés attendaient de passer devant le juge, et au vu des preuves qui les accablaient... Ils étaient plutôt mal barré. Alors qu'il terminait sa rédaction, Ben rentra, tout joyeux. Steve, malgré qu'il avait passé une bonne journée était fatigué. Et quoi de plus chiant, de plus énervant que de voir rentrer un type qui vous nargue par le simple fait qu'il a passé sa journée à glandouiller dans sa voiture? En vérité en vérité, il n'y a rien de plus chiant.

- Ben, si tu viens ici, tu enlève ce sourire de ta sale gueule et tu te mets un peu à bosser.
- Mon petit Steve
, enchaîna tout de suite l'autre avec un petit sourire, c'est le tirage au sort, la dernière fois, c'est moi qui me suis pris le rapport. Cette fois c'est toi.
- Bon ça va...
, répondit Steve en regagnant un peu le sourire.

Ben se cala dans sa fauteuil et se mit à écrire quelques petites choses pendant que Steve continuait à écrire son rapport. Le commissariat, surtout à cette heure, c'est à dire quatre heures de l'après-midi, la digestion est terminé, l'heure de fin approche, alors on se réveille un peu. Soudain, Ben relève la tête et la garde lever. Apparemment, il observe quelque chose qui a l'air de l'intéresser ou du moins, qui attire sa curiosité. Steve n'en manque pas une et demande:

- Qu'est-ce qu'il y a? T'as vu une jolie fille?
- Non, j'observe un mec qui bosses à fond depuis le début de l'aprèm. ce type ne s'arrête pas.


Steve se retourne pour voir de quoi il s'agit et vois alors un jeune flic. De bonne taille, costaud, de dos il semble être l'image parfaite du bon flic. De devant aussi apparemment. Il est bien rasé, impeccable dans son uniforme, il respire la propreté et l'assurance. Steve, avec ses cheveux ramenés en arrière et collés par le gel, sa barbe rasé, sa chemise de marque et son beau pantalon fait plutôt homme... de bureau. Pourtant, à cet instant, les rôles sont inversés. Steve est plus souvent dehors que dans son bureau, ce qui l'arrange bien, mais il doit bien admettre que si on se fie à l'apparence, on est surpris quand on apprend les rôles de chacun. Steve examine le jeune homme avant de se tourner vers Ben.

- Il s'agit de O'Brady.
- O'Brady?
- Ouaip, répond Steve tout en se remettant au travail.
- Son nom me fait penser à une bouteille d'alcool. Ou alors... Oh Brady, si tu savais, tout le mal, que tu m'as fait...
- Moque toi, n'empêche que ce type est un vrai bosseur. Il est acharné. Je l'ai pas vu personnellement, mais son travail est toujours rendu, classé, trié et complet. Si tous les flics étaient comme lui, ça fait un bye que San Diego serait la ville la plus sûr d’Amérique.
- Mouais, travail impeccable, mais au prix de ses heures je pense.
- J'sais pas...


Steve se remit à taper frénétiquement sur le clavier alors que Ben reprenait son boulot. L'après-midi se déroulait bien. Les heures passaient, quelques flics rentraient pour leur apporter quelques infos, pour certains papiers à compléter ou d'autres à rendre, bref, tout allait très vite. Le bureau de Steve qui avait été encombré de papiers ce matin, redevenait un peu plus clair, et Ben souligna le fait que cela lui faisait du bien de voir leurs deux bureaux propres et rangés. C'est vrai que c'était pas tous les jours. Steve regarda finalement sa montre. Dix-sept heure cinquante-cinq. Bon sang, déjà? Steve ferma son travail après l'avoir enregistré, le mis sur sa clé USB, s'envoya une copie sur l'une des ses adresses mails, histoire de pas être baisé si son disque dur lâchait ou si sa clé USB le lâchait elle aussi. Alors que Ben lui souhaitait une bonne soirée et partait, Steve s’aperçût qu'il restait quelques flics, dont O'Brady. Ce type ne s'arrêtait vraiment pas. Steve finit donc par sortir, s'arrêta près de la secrétaire et demanda:

- Anaïs, il est là depuis combien de temps? demanda-t-il en lui désignant O'Brady.
- Il a passé son aprem ici, c'est à peine s'il a pris sa pause à seize heures.
- Merci.


Steve sortit, alla ouvrir son Audi, jeta ses quelques affaires dedans, prit place dans le siège et démarra en trombe. Il sortit du parkings, enclencha la seconde, puis la troisième, prit la voie de gauche, doubla tous les maudits poids lourds qui obstruaient San Diego de leurs énormes remorques de ferraille, transportant milles marchandises plus ou moins légales. Steve s'arrêta dans une boulangerie. Il acheta rapidement du pain, mais surtout, quatre sandwich simple, saucisson beurre. Deux canettes de bière et un café chaud. Il sortit avec tout ses achats et remonta dans sa voiture pour reprendre le trajet en sens inverse. Il revint se garer au commissariat, ferma sa voiture et rentra à nouveau, tous ses paquets à la main. Il nota que O'Brady était toujours là. Parfait. Il vint devant son bureau alors que celui-ci, trop absorbé sans doute, ne leva même pas la tête. Steve posa le gobelet de bon café chaud devant le jeune flic en uniforme. Il posa le reste de sa marchandise à côté, sur un siège vide. Steve prit le siège qui était à l'un des bureaux, sous le regard de O'Brady, un peu surpris.

- Il est dix-huit heures O'Brady, alors je te conseille de boire tranquillement ce café histoire de pouvoir terminer tout ton bordel.

Un flic rappliqua. Ah, ça c'était Boris, un peu chiant quand il voulait le bosch. Il chercha son siège avant de s'apercevoir que Steve s'en était servi pour asseoir ses fesses dessus, chose normale, et utilité d'un siège non? Bon. Boris finit par dire:

- Steve, tu peux me rendre le siège sur lequel tu es...
- Il y a cent cinquante milles sièges dans ce foutue commissariat Boris, et tu va venir me faire ch... Suer, se rattrapa Steve, pour un seul siège? Prends-en un autre.

Le jeune O'Brady le regardait. Surpris? Peut-être. Outré? Peut-être aussi. Steve finit par reprendre envers le jeune homme:

- T'as l'air pas mal en retard mon gars. Comment t'as fait pour prendre un tel retard? Tu t'es laissé dépassé?

Steve prit sa canette de bière et l'ouvrit. Puisqu'il restait un peu pour aider le jeune homme, autant qu'l se fasse un peu plaisir. Il attendit donc une réponse de la part du jeune flic qui semblait en difficulté avec tout son bordel administratif, une chance qu'il ne soit pas en panique, mais bon, il s'en sortirait, Steve avait traité pire, et le flic aurait, au cours de sa carrière, bien pire que ça.
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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Ven 25 Sep 2015 - 21:46

Le complexe du super-héros


Dire que ça devait être une journée à ne rien faire!




L’assassinat de la procureur Talbot avait fait trembler la ville de San Diego sur ses bases. Loin des règlements de comptes et des meurtres habituels, cette fois, c’était à une représentante du gouvernement que la Mafia s’en était prise, et ce n’était pas rien. La ville lui avait offert un enterrement digne de l’émotion qui régnait à l’annonce de sa mort, mais effectivement, le monde ne s’arrêtait pas pour autant. La Terre continuait de tourner.
Declan n’en avait pas été affecté plus que les autres, mais la tension qui régnait resterait palpable pendant quelques jours. Il se rappelait à la mort de son père, avoir été presque choqué de constater que le monde ne se mettait pas en pause, alors que lui s’avançait en pilotage automatique. Son père aussi avait eu des obsèques nationales… et honnêtement, cela ne changeait rien à la peine et à la douleur de ses proches. Ce n’était que du vent, pour faire joli et dire non au terrorisme, non à la peur. Alors que tout le monde s’en fichait pertinemment le reste du temps. Combien de politiques affichait leur tristesse alors qu’en vérité, ils étaient corrompus jusqu’à la moelle ? La politique… Il n’avait jamais aimé ça. Sa mère était avocate, elle trempait forcément dans la sphère politicienne, et il n’était jamais parvenu à adhérer à ce mode de vie, au milieu des mensonges et des faux-semblants. Il était quelqu’un de droit et d’honnête, et ce monde-là lui semblait être à l’opposé de ses valeurs.
Mais de toute façon en cette fin d’après midi, Declan ne pensait absolument pas à ce genre de problèmes. Il avait les siens propres, qui constituaient, pour le moment, à rassembler des preuves pour une arnaque au téléphone. Un travail long et fastidieux d’épluchage de relevés téléphoniques, de recoupements… rien de très compliqué, mais qui demandait minutie et temps. Beaucoup de temps. La Justice voulait des preuves, et c’était aux petites mains de les apporter. Ceci dit, c’était toujours mieux que de jouer les plantons de service, alors, il ne lui serait pas venu à l’idée de se plaindre. Son binôme dans l’affaire l’ayant lâchement abandonné pour cause de grippe le contraignant à rester au lit - comment pouvait-on attraper la grippe avec un soleil aussi radieux, sérieusement ?- Declan se chargeait seul de tous les petits détails, et c’était particulièrement long. Il était organisé et méticuleux dans son boulot, mais il n’empêche, c’était long. Il n’était qu’un agent junior encore, trop fraîchement débarqué dans le service pour se voir confier de grandes enquêtes en solo, et donc mettre à jour son travail pour en tenir informé son binôme était plus que nécessaire.

Il n’aimait pas particulièrement la paperasse. S’il avait voulu faire médecin plutôt qu’infirmier, à la base, c’était pour se débarrasser de tous les à-côtés ennuyeux comme les prescriptions. Devenir flic le contraignait aux rapports et à l’intendance, mais il visait bien plus. Inspecteur, peut-être, mais un travail de terrain quoi qu’il en soit. Qui signifiait immanquablement procédure à la fin. Jamais tranquille, malheureusement !
Du coup, la paperasse se trouvait rapidement reléguée au second plan… mais en vérité, cela ne le dérangeait pas tant que ça. Une fois qu’il n’avait plus rien d’autre à faire, il se mettait dessus et pouvait bosser des heures durant. Heureusement pour l’Irlandais, il avait une très bonne mémoire, et si son organisation de travail pouvait paraître étrange et désorganisée, pour lui, elle découlait d’un procédé logique. Evidemment, pas si logique pour tout le monde, surtout lorsqu’il travaillait en binôme… il lui fallait revoir son organisation et honnêtement, cela ne lui plaisait guère. Mais puisque pour le moment il était tout seul, cela ne dérangeait personne qu’il fasse à son idée. Et puis il aimait bosser le soir.

Declan n’était pas un gars du matin. Il détestait se lever, et s’il n’avait pas eu sa moto, il aurait été bien trop souvent en retard pour ne pas se faire remarquer. Démarrer la journée était compliqué, mais il aimait travailler la nuit, être le dernier à partir, profiter du calme relatif des rues de la ville. Si belle, mais tellement plus dangereuse une fois la nuit tombée.
Il écoutait d’une oreille distraite les éclats de voix dans le commissariat, concentré sur ce qu’il faisait, pianotant sur son ordinateur pour vérifier quelques détails. Il n’avait pas pris de pause, mais c’était peu étonnant : c’était sa façon de travailler, repousser au maximum pour finir par se plonger à corps perdu dans la dernière ligne droite. Le genre d’étudiant à réviser trois jours avant ses exams, mais qui obtenait une note brillante qui allait de pair avec son travail acharné. Il détestait s’interrompre une fois qu’il faisait quelque chose, et cela lui arrivait de bosser sur un dossier jusque deux ou trois heures du matin, sans même relever le nez pour s’accorder plus qu’une pause toilette ou sandwich. Tiens d’ailleurs, il fallait qu’il teste un nouveau resto chinois avant de rentrer, on lui en avait dit du bien et il tenait à vérifier.
Mais pas maintenant. C’est la voix de l’inspecteur Bolion qui le sortit de ses dossiers, en lui annonçant l’heure. Déjà ? Declan releva la tête pour le regarder prendre possession des lieux, au mépris de celui qui venait de les quitter. Il ne connaissait pas bien l’homme, mais sa réputation était celle d’un bosseur et d’un accro au règlement. A la mention du bordel, il jeta un regard sur son bureau, et dût bien avouer qu’il n’était pas particulièrement en ordre : couvert de notes, de dossiers ouverts, de feuilles volantes barrées de stabilo… pas exactement un travail soigné. Mais avant même qu’il ne puisse répondre, son voisin de bureau vint réclamer son siège, vite envoyé balader par l’inspecteur. Boris s’exécuta en maugréant, mais Declan ne broncha pas. Il était nouveau, ce qui signifiait qu’il fallait mieux ne pas faire de vagues, jusqu’à ce qu’il sache exactement où il mettait les pieds.

Comme si de rien n’était, Steve reprit la parole avec bienveillance. Se demandant un peu ce qu’il avait fait pour attirer sa sympathie, ou alors sa pitié, Declan finit par lui répondre. « Merci pour le café. Mais en ce qui concerne mon bien-être, j’ai déjà une mère et je n’en cherche pas une deuxième. » Sachant les liens qui unissait le jeune irlandais à sa mère, ce n’était pas franchement un compliment, mais Steve ne pouvait pas le deviner.
Il parcourut à nouveau son bureau du regard, conscient que cela prêtait à confusion, et finit par expliquer. « Je ne suis pas un fondu du travail administratif, mais je vous avoue que je préfère la compagnie de mes dossiers à celle de la télé. Si c’est ça qui vous inquiète Inspecteur, je rendrais mon travail en temps et en heure. Et un peu mieux organisé » Finit-il par reconnaître avec un léger sourire. Cela ne le dérangeait pas d’aligner les heures, et il est vrai qu’il ne comptait pas son temps, mais il aimait ce boulot. Même si le remplissage des rapports lui tenait moins à cœur, c’était une évidence. « Mais j’avoue que je n’ai pas vu l’heure tourner. » ajouta-t-il pour expliquer à l’inspecteur Bolion pourquoi son bureau était encore jonché de documents. Cela avait l’air désorganisé, mais il bossait mieux dans le bordel, en réalité. Chaque chose à sa place… même si ladite place était étrange. Cela pouvait sembler bizarre lorsqu’on constatait à quel point son travail était méticuleux, mais clairement, faire le bordel et le ranger petit à petit l’aider à organiser ses idées. Et encore, c’était rangé, là. Ce qui était loin d’être le cas de son appartement.



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Steve R. Bolion
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Lun 28 Sep 2015 - 11:34

Steve s'était tranquillement installé au bureau du jeune O'Brady. Celui-ci avait l'air de galérer un peu, mais il ne lâchait rien. Il avait un caractère bien trempé apparemment, un caractère persévérant. Très bien alors. Mais bon, s'il passait plus de temps à travailler qu'à dormir, il aurait quelques soucis ensuite, et Steve ne tenait pas vraiment à perdre quelqu'un de sa trempe qui était bien parti dans la carrière, alors autant qu'il arrête un peu de faire l'idiot. Il pouvait certes être un gros bosseur, et Steve le croyait sur parole, mais bon, être un bosseur et finir par mourir faute d'avoir trop travaillé c'était une chose complètement débile qui vous ôtez immédiatement le gout de trop travailler. Bon, cela dit, s'il avait été à l'heure dans son travail, il ne serait pas là à faire des heures supplémentaires. Mais Steve, pour être passé par là, savait que c'était, au début, assez compliqué, aussi se passait-il de commentaires puisqu'il avait été dans la même galère fut un temps. Le jeune flic, qui avait du répondant, finit par répondre qu'il avait déjà une mère, et qu'il n'en avait guère besoin d'une deuxième. Steve aima sa réponse. Il sourit et finit par déclarer, un peu plus joyeux qu'au début:

- Bon, écoute mon gars, j'ai aucune intention de devenir ta seconde maman, hein? Ce serait trop de boulot pour moi au vu de ton entêtement. Mais je vais juste te donner un conseil: J'suis passé par la même galère quand j'étais à ta place, mais j'ai compris que si je voulais tenir, fallait aussi que je sache me poser trois secondes. Maintenant... Nous sommes dans un pays libre, si tu veux crever à la tâche, je t'en prie, te gênes pas.

Il lui adressa un petit sourire avant de le regarder continuer. Ah, ça travaillait sur des numéros de téléphone. Un potentiel appel qui pourrait peut-être aidé à boucler la vermine qui sait. Il fallait dire que pour l'heure, tout ses papiers en vrac ressemblaient plus à un gros tas de papiers inutiles qui ne trouverait sa place qu'une fois dans la poubelle. Steve avait connu ça, mais par chance, il savait travailler avec une organisation fulgurante. C'est ce qui lui plaisait chez lui, il savait classer correctement, il savait mettre les choses en ordre pour pouvoir réfléchir correctement, et puis, quand tout était rangé, que l'on avait un bureau propre et rangé, c'était agréable de venir travailler. Ah, d'ailleurs Ben risquait d'avoir du boulot pour demain. En effet, il allait devoir rédiger quelques petits rapports. C'était bon de savoir que demain, c'était Steve qui serait au volant, sur le terrain à pas faire grand-chose, peut-être quelques petites amendes minables qui ne lui tenaient jamais à coeur, mais au moins, il ne serait pas à son bureau. Le jeune homme finit par lui répondre qu'il n'était guère un grand amoureux du travail administratif. Bon, en même temps qui l'était à part la secrétaire et peut-être quelques avocats? Ben pas grand monde, tel était la réponse. Steve le savait, lui, c'était pas non plus son fort, mais comme il fallait passer par là, il s'y pliait. Il préférait la compagnie de ses dossiers à celle de sa télé, et ça, Steve pouvait le comprendre bien qu'il aimait parfois se prendre du temps devant un bon film comme Tranformers, ou quelque chose dans le genre. A l'heure, c'est ce par quoi termina le jeune flic pour indiquer que ses dossiers seraient rendus dans un meilleur ordre et à l'heure. Steve le regarda finalement avec un air assez interrogatif et finit par répondre du tac au tac:

- Bon, moi je me fiche que tu rendes tes dossiers à l'heure ou pas, c'est pas mon souci. Tu sais, je rends les miens, et je me soucies pas vraiment des autres. C'est un peu égoïste, c'est vrai, je te l'accorde. Mais si je devais me soucier que chaque dossier soit rendu à l'heure... J'en aurais pas encore fini à l'heure qu'il est. Je ne me soucis que de mes enquêtes et c'est déjà assez de boulot crois-moi. Il s'arrêta pour ouvrir sa canette et but deux gorgées avant de reprendre. Non, je peux comprendre que tu préfères la compagnie de ton bureau et de tes dossiers que celle de ton canapé et de ta télé, mais tu dois comprendre un truc, si à un moment ou un autre tu ne prends pas de temps pour te reposer... Tu vas finir par détester ce boulot. Crois-moi, une petite pause dans le boulot ça fais pas de mal. Tu crois qu'ils te donnent des pauses pour te faire plaisir? Non, c'est parce que c'est mathématique, un type qui prend sa pause toutes les deux heures, c'est un type qui est productif.

Bon, pas dans tous les cas, c'était vrai, mais Steve savait que les pauses, s'ils avaient pu les retirer et que les types auraient bosser mieux, ils ne se seraient pas gênés. Il y avait une raison à tout, mais bon, certains pensaient qu'ils étaient de véritable bosseurs qui n'avaient guère besoin de prendre des pauses et qui pensaient bosser mieux... M'enfin, il avait pris aucune pause, et son bureau semblait être le plus bordélique du commissariat. Il faisait vraiment fort quoi. Comme quoi, prendre des pauses, c'était fructueux. Steve aimait les types comme lui, bosseur, qui donnaient de leur cœur au boulot, qui y mettaient de la joie, qui y mettaient du leur. C'est pourquoi, ce genre de types, Steve essayait de les sauvegarder un peu, mais celui-là, un peu comme Steve d'ailleurs, semblait être une véritable tête de mule. Ben tant mieux, ça c'était un type qui ne lâcherait rien plus tard. C'était de bons éléments qui n'apparaissaient que deux ou trois fois dans un siècle et dans une ville de l'avis de Steve. Le jeune homme admit quand même qu'il n'avait pas vu l'heure tourner. Ah, ben ça tu peux le dire mon gars!! T'as rien vu même!! Steve ne reprit pas ces paroles. Il le regarda. Alors, qu'allait-il faire? Il allait s'arrêter un peu? Il devrait en tout cas. Steve, face à son hésitation, choisit de sortir les sandwichs qu'il avait acheté. Bah, il fallait savoir manger de temps en temps, non? Il le posa là où il y avait de la place, c'est à dire un sur ses jambes, le sien, et un autre sur le bureau, après qu'il ait poussé un peu les feuilles sans les froisser et sans tout mettre en désordre... Bien que ça l'était déjà. Il déclara alors:

- Voilà ce que je te propose: Tu vas prendre une petite pause histoire de plus penser à ça, à tous ces dossiers. On va parler un peu, et après, on va dire, dix minutes après, tu pourras reprendre tes dossiers. Face au scepticisme du jeune flic, il reprit rapidement. T'inquiète, tu va voir, tu y mettras encore plus de force, et tu y arriveras plus facilement, mais laisse ton cerveau penser à autre chose. J’espère juste que t'aimes les sandwichs au jambon. Ou au saucisson.

Steve le laissa réfléchir, et tranquillement, croqua dans son sandwich. Ah, ça faisait du bien quand même de manger un peu après le boulot. Ah, bon sang, il aurait du appeler Alicia, histoire qu'elle lui apporte un bon petit plat chaud. Il savait qu'elle aurait dit oui. Mais bon, il préférait ne pas l'embêter pour aujourd'hui. Il irait la voir demain. Voilà comment devait être la vie: Boulot, et plaisir ensuite. C'était comme ça que ça devait être, mais Monsieur O'Brady avait choisi de faire boulot et... Boulot!!! Surprise!! Ce type avait de la motivation, et c'était bien, mais autant qu'il la conserve pour plus tard, il risquait d'en avoir besoin. Steve n'était pas là pour être une seconde mère pour lui, non, il voulait juste préserver cette perle rare, accroc à son boulot. Pour l'heure, il ignorait si c'était un bonne chose que d'être accroc à son boulot, car lui-même accordait pas mal de temps à son travail, mais son père lui avait toujours dit que si il ne savait pas prendre de plaisir après son travail, et à ne pas laisser son boulot de côté de temps en temps, il vivrait assez mal par la suite. Steve avait donc sagement suivi ce conseil qui pour l'heure, ne lui avait rien coûter que de la joie. C'était beau ça non? Le téléphone de Steve bipa alors qu'il venait à peine de commencer à manger. Il sortit son téléphone après avoir posé son sandwich sur ses jambes et après avoir mis quelques miettes sur son jean. Pas grave. il lut le sms. Ah... ça concernait une course de voiture, ce soir. Ah... C'était intéressant tout ça. Il regarda rapidement Declan et finit par verrouiller son téléphone après avoir fait signe que ce n'était rien d'important. bon, tant pis, ce soir il n'irait pas. Tout driver qu'il était, il savait que ce soir ce serait un peu compliqué d'y aller. Finalement, après avoir repris son sandwich, il demanda à O'Brady, sur un ton un peu humoristique, essayant de mettre un peu de joie à tout ça.

- Bon, et tu comptes rester flic toute ta vie je suppose? Rester là à traiter tous tes dossiers sans prendre de pause quoi...
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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Mer 7 Oct 2015 - 22:14


Declan ne comprenait pas très bien ce qui lui arrivait. Pourquoi lui ? Il était discret et travailleur, mais n’aimait pas attirer l’attention, et celle que lui donnait Steve l’emplissait de questions. Il était le petit nouveau, pas dans la police depuis assez longtemps pour se permettre de se mettre des gens à dos, et il craignait parfois de commettre un impair, ne serait-ce que parce qu’il était, et resterait, un étranger. Pas un américain. Et parfois, cela faisait une grande différence. Du coup, le jeune policier ne savait pas trop sur quel pied danser : Steve avait l’air sympa mais… pourquoi s’intéresser à son cas ?
Enfin, il n’allait pas lui poser la question, ni même l’envoyer voir ailleurs. Parce qu’il était inspecteur, parce qu’il était réputé dans le commissariat, et parce qu’encore une fois, Declan était bien trop nouveau dans ce job pour se permettre de cracher sur une quelconque aide. Ce qui ne l’empêcha pas de répondre à l’inspecteur Bolion avec une pointe d’ironie quand celui-ci parut s’enquérir de son bien-être. C’était gentil, à nouveau, mais Declan n’aimait tellement pas avoir les feux des projecteurs braqués sur lui qu’il avait tendance à se replier sur lui-même. Surtout quand, comme ce soir, il ne savait absolument pas ce qui lui valait une telle attention.

Steve ne prit pas la mouche quant à sa réponse, cependant, lui expliquant qu’il ne cherchait pas à remplacer sa mère, mais seulement à lui éviter de se tuer à la tâche. Le jeune flic le considéra avec amusement, avant de suivre son regard sur la paperasse qui jonchait son bureau. Okay, peut-être passait-il pour un bourreau de travail très légèrement désorganisé… très légèrement n’étant qu’un euphémisme. Peut-être aussi que le conseil de Steve n’était pas mauvais : même s’il avait l’habitude de bosser comme ça, ne lâchant rien jusqu’à en avoir terminé avec ce qu’il faisait, cela ne lui ferait pas de mal de faire une pause pour boire un café. Ou manger un truc, étant donné ce que Steve avait rapporté.
« Merci pour le conseil »Répondit-il avec un sourire, sans relever la dernière phrase. Il n’avait pas forcément envie de s’expliquer sur ses méthodes de travail alors qu’il lui restait du boulot, mais Steve était sympathique, il se souciait de sa santé - peu importe la raison - et Declan n’avait guère envie de se le mettre à dos. Il faut dire que depuis son arrivée à San Diego, suivi rapidement par son intégration à l’école de police, il n’avait guère eu le temps de lier connaissance avec beaucoup de monde, si ce n’est quelques rencontres au hasard, et quelques collègues.

Ainsi donc, Steve ne s’inquiétait pas de son bureau en bordel, ou de sa capacité à boucler ses dossiers à l’heure, mais bien à sa santé et à son bien-être. C’était… déconcertant, en vérité. Le jeune irlandais avait toujours considéré les américains comme égoïste et imbu d’eux-mêmes, par comparaison avec chez lui où tout le monde se serrait les coudes. Il avait connu les maisons de jeunes du quartier, après l’église, les rassemblements une fois par semaine après la messe autour d’un barbecue, les fêtes entre voisins… San Diego ne semblait guère priser ce genre d’interactions, mais l’inspecteur Bolion s’intéressait à lui juste par bienveillance. Et en vérité, cela lui semblait drôlement étrange. On disait que la police était une grande famille, certes, mais à ce point ?
L’homme enchaîna sur l’importance de s’accorder des pauses régulières, arguments que Declan balaya d’un geste. « J’ai conscience de mes limites, et je sais quand je dois m’arrêter. Je déteste m’interrompre quand je suis sur quelque chose, c’est tout. » Expliqua-t-il avec un vague mouvement de la main vers son bureau débordant de paperasse. Il n’aimait pas s’arrêter quand il était dans une affaire en cours, voilà tout… et prendre une pause nécessitait toujours un petit temps de réadaptation, ce qu’il n’appréciait guère. Il préférait laisser son cerveau branché, quitte à enchaîner, pour mieux se mettre en pause après.
L’inspecteur déballa ce qu’il avait ramené, avant de lui en proposer un morceau, accompagné d’une pause dans son boulot. Declan le regarda avec scepticisme : pas que l’idée de prendre une pause lui sembla étrange, mais bien parce qu’il trouvait étrange cette idée que l’homme s’intéresse à lui, allant jusqu’à lui acheter de quoi manger. Il aurait préféré manger mexicain, mais il aurait été plutôt malvenu de se plaindre, aussi accepta-t-il la proposition avec un sourire sincère. « On dirait que je n’ai guère le choix, de toute façon, à la façon dont tu as envahi mon bureau. Alors va pour un sandwich », accepta le jeune flic en tendant la main vers le repas frugal ramené par l’inspecteur. « Merci » ajouta-t-il en le déballant. Cela lui ferait sans doute du bien de se poser un peu, il fallait bien l’avouer. Son dernier repas chaud remontait à presque deux jours, mais il n’était pas un fan de cuisine, donc cela conviendrait très bien.

Le portable de Steve bipa, mais celui-ci ne fit que vérifier avant de se tourner vers lui pour lui poser une question. Taquin, Declan le considéra un bref instant avant d’insister. « Tu es sûr que tu ne postule pas pour le rôle de maman de substitution ? Parce que c’est exactement ce que ma mère pourrait me dire ! » Il ne lui avait même pas dit qu’il était flic. Depuis quand ne lui avait-il pas donné de nouvelles, d’ailleurs, à sa mère ? Un an ? Plus ? Il l’avait rayé de sa vie comme elle s’était elle-même exclue de son enfance, ne se contentant que de sporadiques messages quand il y pensait. Il savait déjà ce qu’elle lui dirait, de toute façon : qu’il avait été complètement stupide de laisser tomber ses études de médecine à quelques mois seulement de son diplôme, qu’être flic n’était pas assez bien, qu’il ferait mieux de vouloir monter en grade au lieu de jouer les bleus en uniforme.
Mais Steve attendait sans doute sa réponse. Entre deux bouchées, le jeune Irlandais réfléchit. Il n’avait pas encore tracé de plan de carrière, en vérité. Depuis la mort de son père, il se contentait de vivre au jour le jour, là où le portait son envie, sans vraiment se projeter dans le futur. Comptait-il rester un flic toute sa vie ? Non, probablement pas. Il avait abandonné la médecine, mais il avait toujours cette intention de sauver des vies, de protéger la population. San Diego… cette ville était pourrie, mais elle était sans doute le dernier endroit qui le rattachait à son père. « Je ne sais pas. Ca me réussit bien non, on m’offre à manger à l’œil. » Plaisanta-t-il, reprenant à son compte l’humour que Steve avait insufflé dans sa question. Inspecteur, probablement. Puis autre chose, plus tard. L’ATF, peut-être. Déjouer des attentats serait un juste retour des choses. Agent fédéral. Ouais, peut-être. Pour l’instant, il n’avait guère envie de réfléchir plus loin que la fin de son enquête du moment.


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Steve R. Bolion
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Dim 18 Oct 2015 - 23:26

Steve était le genre de type qui pouvait parfois se montrer chiant, parfois, et d'autres fois, il vous foutez la paix. Bien sûr, chiant ne voulait pas toujours dire quelqu'un qui allait vous gâcher la journée, ou alors tout faire pour vous emmerder, enfin si, mais non. Chiant, si l'on prenait l'exemple de steve, c'était quelqu'un qui allait rester là pendant dix, vingt, trente minutes, à vous faire adhérer à son idée, à la fin, c'est sûre, ça devient lourd, donc on adhère à l'idée, mais quand on a deux mecs chiants qui se font face... Là ça vaut la peine de voir le combat. C'est ce qui se passait à ce moment précis. Declan ne lâchait rien, comme si il était persuadé, et il devait sacrément l'être, que ne pas s'arrêter allait l'aider à finir plus vite. Steve avait pris depuis longtemps le rythme du commissariat, il savait comment les choses se passait en règle générale, et donc, il prenait toujours le temps de faire les choses qu'il ne pouvait pas remettre au lendemain à... Tout de suite. Steve était organisé mine de rien, bon, certes, comme tout bon garçon, fallait qu'il y est un peu de bordel dans sa vie, mais ça c'était rien. Non, Steve avait quand même un certain sens de l'organisation pour que son bureau ici soit rangé, tout comme son bureau chez lui. Le rangement, et c'est comme ça, ça vous prends un quart d'heure, et le premier abruti venu dira: "Toi mon gars, t'as perdu un quart d'heure de ta satané vie.", et à première vu c'était vrai. Mais prenons le cas d'un type qui est un peu plus intelligent et qui voit plus loin dans le temps que le bout de son nez, il dira: " Toi, t'as perdu un quart d'heure... Pour gagner trois quart d'heure après.", et c'était vrai. On ne pouvait pas le nier, impossible. Quand les choses sont rangés à leur place, il devient facile de travailler. Declan avait pas trop saisi le concept. Pas encore. Et il semblait pas vouloir intégrer ce concept là.

Declan l'avait remercié pour le conseil, et Steve ne s'enorgueillit pas. Non, il lui avait apporté un conseil, libre au jeune flic de le suivre ou non. Steve n'était q'une aide parmi tant d'autres, il était cette sorte de tutoriel comme on avait pour les jeux vidéos avant de commencer la campagne, et puis après, une fois qu'on l'avait écouté, un peu bâclé certes, on partait à l'assaut et on s'apercevait plus tard que l'on aurait pu utiliser certaines fonctions du jeu si l'on avait écouté le tutoriel, mais bon, c'était toujours comme ça. Par la suite, Steve ne lui laissant pas trop le choix, il finit par prendre, difficilement, très difficilement même, sa pause. C'était pour son bien, merde!! Steve se laissa aller lui aussi au calme, enfin, si l'on pouvait parler de calme avec l'équipe de nuit qui commençait à prendre possession des lieux. Il arrivait parfois à Steve de se retrouver dans l'équipe de nuit, en patrouille parce qu'il aimait ça, ou alors dans le bureau... Là par contre, c'était un peu moins marrant. Alors que les deux flics mangeaient, les autres les regardaient. Quoi? Ils avaient jamais vu deux types prendre leur pause? Ils avaient jamais vu des gens faire des heures supplémentaires? Ah non, c'est vrai qu'on vivait plutôt comme ça aujourd'hui: Moins j'en fait, mieux j'me porte. Bande d'han... Bon enfin bref. Le jeune flic sembla apprécier le sandwich. Bon, au moins n'en était il pas arrivé au point de préférer le bois de son bureau à un bon gros sandwich. D'après ce qu'il disait, il était conscient de ses limites. Tant mieux alors. Steve n'en doutait pas, sinon il aurait abandonné depuis longtemps, mais il y avait un temps pour tout. Et là, c'était le temps de prendre une pause. Plus Steve y pensait, plus il se disait qu'il avait du tomber sur le seul bosseur de ce foutu commissariat... Mais le seul bosseur têtu!! Steve, s'il n'était pas des plus anciens dans le métier, avait tout de même sa petite expérience, et il savait où allaient ce genre de types comme Declan. Ils avaient des capacités, ils étaient durs à la tâche et c'était des hommes loyaux. Certains vous dirait: " Y a pas plus loyal qu'un irlandais". Bon, ça on se demandait pourquoi, parait qu'ils reprennent jamais leur parole, mais c'est comme partout pareil, ça dépend du type de personne sur qui vous tombez. Prenez les Français par exemple, ils sont persuadés d'êtres les premiers à avoir fait la révolution pour destituer leur roi, ben ils oublient que cent ans plus tôt, les Anglais décapitaient leur roi. Comme quoi, ça dépend des gens. Un type cultivé vous le direz, un type lambda... Sans doute pas.

Declan n'avait pas fini de le prendre pour sa seconde maman, et Steve commençait à se demander s'il avait pas les cheveux plus longs que d'habitude, certes il les laissait pousser un peu, histoire de pas être chauve, mais tout de même... Il finit par laisser un peu de côté la blague du jeune irlandais... Ouais, bon les irlandais, ils étaient loyaux, mais ils ont vraiment un humour de merde. Faudrait leur apprendre à faire des blagues, tiens, on parlait des français tout à l'heure... Eux ils pourraient apprendre aux Irlandais à faire des blagues vu leur humour. Bon, faut dire que niveau humour, ils sont pas trop bien servis dans leurs îles las-bas, entre les anglais toujours très sérieux qui pensent qu'à se bourrer la gueule avec du thé, les gallois qui en sont toujours à la préhistoire, et les écossais qui restent planqués à attendre que le monstre du Loch Ness montre sa tronche, les Irlandais dans l'histoire... ils sont bien mal servis. M'enfin, Steve ne fit aucun commentaire et déclara:

- Bon, première chose, est-ce que j'ai la tronche de ta mère? Non... Bon, on est d'accord, secondo, le jour où je voudrais faire la seconde maman de quelqu'un, c'est que le métier de flic m'aura dégoûter à un tel point que je serais même plus capable de lire les journaux pour voir les nouvelles et sortir ma voiture pour aller rouler un peu. T'as pigé?

Avec le grand sourire qui va avec, le regard pétillant, le type comprend que vous rigolez, théoriquement, et ça passe. Steve continua son sandwich sans dire un mot de plus. L'Irlandais aussi. Enfin pas pendant très longtemps car il répondit à Steve. Bon, rectification, les irlandais ont un peu d'humour. Steve sourit. Maintenant, il fallait trouver la bonne répartie... Bon, c'est vrai que manger à l'oeil... C'est pas quatre sandwich qui allait ruiner Steve. Pas encore. D'autant qu'avec les rentrées d'agent qu'il avait en plus de son salaire d'inspecteur, il était loin d'être quelqu'un de pauvre. Non, il avait de l'argent, même s'il ne le montrait pas toujours, et pour une bonne raison, c'est qu'il n'aimait pas en jouer. Il y avait aussi une autre raison, c'est qu'on lui avait toujours dit: " Si tu montres ton fric, t'es le premier type qui se fera cambrioler ou que l'on voudra cambrioler". Donc autant fermer sa gueule et se faire plaisir de temps en temps sans trop en montrer non? Finalement, Steve décida de jouer une autre carte d'humour. Il s'arrêta de manger, regarda Declan, d'une manière surprise, puis autour de lui comme si il cherchait quelqu'un. Puis, reportant son attention sur Declan, il déclara:

- Putain, ils t'ont pas mis au courant les autres?

Est-ce que ce fut une leur de curiosité ou de peur d'un coup tordu qui brilla dans les yeux de Declan, Steve ne le saurait peut-être pas, mais il continua en reprenant un air plus calme:

- Bon remarque, vu comme tu t'es laissé avoir, ça m'étonnes pas.

Steve continua de manger un peu avant de reprendre, comme pour rassurer le jeune flic, mais tout en l'inquiètant d'avantage:

- Mais t'inquiète pas, c'est rien de grave, j'suis juste surpris qu'ils t'aient pas averti du "coup du sandwich".

Steve s'arrêta une fois de plus, bu deux gorgées de bière. Ah ouais, il aimait ce boulot, il l'adorait même!! Il reprit:

- Bon, en fait, pour tout te dire, le jeu est simple, quand il y a un petit nouveau, il y en a un qui va lui offrir un sandwich s'il vient à rester un peu tard, pour lui dire genre "ouais, comme ça t'auras pas à cuisiner ce soir", bon jusque là rien de méchant, mais c'est après que ça se corse comme aurait dit Napoléon. En fait, celui qui a reçu le sandwich doit ensuite payer le restaurant à celui qui lui a offert le sandwich!!

En voyant la tronche que tirait Declan, Steve ne put s'empêcher de rire. Rien de mieux qu'une bonne blague pour détendre l'atmosphère. ça faisait du bien de se lâcher un peu, de rire, de partager de bons moments, c'était pas tous les jours que ces bons moments arrivaient, et si l'on en avait un par jour, c'était beau, quoique avec Steve, il y en avait facilement un par jour... Sauf peut-être le jour où son coéquipier avait été blessé. Non, là il n'y avait pas eu trop de rire. Pas un seul même. Il y avait eu des coups de feu, oui, des morts, ça ouais, et des arrestations, une arrestation... Ah non, peut-être deux, ou alors trois... Quoique... Ouais, non, à la réflexion, il y en avait eu plutôt quatre. Ouais, quatre, c'est ça, m'enfin, tout ça pour dire que la journée avait pas été très marrante ce jour là, sauf peut-être pour ceux qui s'étaient tapés des dossiers puisque le comportement de Steve avait fait rire quelques flics. Même son chef l'avait qualifié de "Sérieux pour une fois, si ça arrivait plus souvent, on arrêterait plus de gens et on rirait moins". Oh le beau blagueur lui aussi, il perdait rien pour attendre l'animal. Steve finit par dire:

- Non, je déconne, c'était une petite blague. Enfin, cela dit, je te souhaite pas de rester ici. Vaux mieux que tu montes un peu. Bon, on a bien rigolé, maintenant, si tu veux te remettre au boulot... Je t'en prie. ça fait dix minutes, donc je vois pas pourquoi je te retiendrais.

Steve termina son sandwich et laissa l'autre dans sa lourde réflexion.
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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Sam 24 Oct 2015 - 23:16



Résister plus longtemps aurait été stupide, en réalité. Declan pouvait être taxé de borné, mais il savait bien quand s’acharner n’amènerait à rien. Et puis, autant le reconnaître, il avait faim. Contrairement à ce que clamaient les pubs, les friandises ne calaient pas très longtemps, et s’il ne voulait pas se taper double-dose de footing demain pour éliminer la tonne de chocolat qu’il avait avalé, mieux valait opter pour un repas sain. Pas qu’il fasse particulièrement attention à son poids, mais la junk food n’aidait pas à se maintenir en forme, et son métier exigeait qu’il soit un minimum sportif. Du coup, accepter de faire une pause en compagnie de Steve ne semblait pas être un mauvais compromis.
Il ne savait pas franchement comment cerner l’inspecteur. Il avait l’air sympathique, ne voulant rien d’autre que son bien-être et l’intégrer un peu. Declan n’était guère un habitué des gens qui s’occupaient de lui… disons qu’il préférait largement s’occuper des autres. Toute sa vie après tout, il avait été plutôt livré à lui-même, et ces derniers mois ne faisaient pas exception. Du coup, que quelqu’un s’intéresse à lui par simple bienveillance, cela lui semblait étrange, et parfaitement inhabituel. Mais bon, que risquait-il pour un sandwich après tout ? En tout cas, plus Steve insistait, plus cela lui faisait penser à sa mère. Elle était dans le même genre, à vouloir savoir où il était, ce qu’il faisait… alors qu’il ne lui avait jamais rien indiqué. C’était trop tard pour s’intéresser à lui, elle aurait dû le faire bien avant. L’inspecteur réfuta vivement l’hypothèse, expliquant qu’il préfèrerait sans doute passer sous un train… le tout enrobé d’un sourire, et l’irlandais crut saisir que ce n’était pas vraiment un reproche sincère. Ou pas, en fait. Il préféra ne rien répliquer et croquer dans son sandwich. Pas mauvais.

Steve se mit soudain à le regarder d’un air de conspirateur, avant de lui demander s’il n’était pas au courant. Au courant de quoi ? Nul besoin d’être flic pour sentir l’embrouille et, méfiant, Declan dévisagea l’homme assis sur son bureau. Tiens donc, les sandwichs n’étaient pas si innocents que ça ? Au final, il se demanda s’il n’aurait pas dû s’en douter. Mais en guise de coup fourré, ce n’était qu’une banale invitation au resto qu’il venait de décrocher… ça allait encore pour un bizutage ! Il avait l’air presque soulagé, même si pas franchement heureux de s’être fait avoir de la sorte, quand Steve partit d’un grand éclat de rire. Encore une blague. Un peu inquiet à l’idée d’être tombé sur le comique du service, Declan le laissa s’expliquer avant de lui répondre. Il ne savait pas s’il devait s’avérer soulagé, ou alors rire de sa propre naïveté. Un peu des deux, peut-être.
« Ok, tu m’as bien eu, j’ai marché pendant quelques minutes. Bien joué » Concéda-t-il avec un sourire. Quant au fait de monter, prendre du galon… Declan était un peu trop nouveau pour le dire ouvertement, mais rester flic n’était pas sa vision de l’avenir. Désignant son bureau, il demanda à Steve. « Je sais que ce n’était qu’une blague, et tu as peut-être d’autres projets, mais… ça te dit, une bière ? Il doit bien y avoir un bar qui vaut le coup dans le coin. C’est pour te remercier du repas, des conseils et te poser une ou deux questions sur le fait de prendre du galon. A vrai dire, j’ai déjà commencé à me plonger dans les textes. »

Il avait fini par dénicher son bonheur dans cette petite librairie, et s’y plongeait quand il avait un peu de temps, sans trop se prendre la tête pour le moment. En tout cas, maintenant qu’il avait pris une pause, il aurait bien du mal à boucler ce qu’il avait en cours. Il s’en justifia d’ailleurs auprès de l’inspecteur. « Mon bordel peut attendre, je dois faire viser mon travail par mon collègue qui est en arrêt, alors, demain ou demain, ça ne change rien. Je ne l’aurais pas dérangé ce soir de toute façon. » Il se reprit néanmoins avec un sourire, histoire de taquiner l’homme. « Mais promis Maman, je vais ranger avant de partir. »
C’était sans doute ce qui lui manquait le plus de chez lui. Un pub, une bière, un match à la télé et une bande d’inconnus braillant dès que l’attaquant loupait une frappe.

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Steve R. Bolion
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Lun 25 Jan 2016 - 20:44

Steve commençait à apprécier ce type. Têtu, un peu désorganisé, mais bosseur, il avait des qualités que l'inspecteur savait apprécier. Declan était nouveau, ça ne voulait pas forcément dire qu'il était moins bon que les autres, mais qu'il avait peut-être une petite inexpérience à combler. Pourtant, Steve voyait en ce jeune irlandais quelqu'un de capable et de discipliné, quelqu'un qui pourrait devenir un très bon flic, voir plus qu'un bon flic. Si pour l'heure Declan était au bas de l'échelle, l'Inspecteur était bien placé pour savoir que, un petit coup de pouce aidant, on pouvait rapidement monter en grade et devenir quelqu'un d'important, à condition bien sûr de trouver ce coup de pouce. Il fallait se faire remarquer, rentrer dans les bonnes grâces de ces supérieurs, et l'affaire était jouée. Bien sûr, Steve avait déjà eu affaire à ce genre de personnes qui font tout pour monter en grade mais qui n'ont aucune compétences, aussi s'était-il fait un plaisir de renvoyer ce genre de type prendre du plomb dans la cervelle avant de retenter leurs chances. En revanche il en avait parfois aidé certains. Tous ceux qui étaient montés un peu en grade grâce à Steve se comptait facilement sur les doigts d'une seule main et travaillaient désormais ailleurs, dans des villes comme New York, ou Dallas. Declan était l'un de ces jeunes qui travaillait d'arrache-pied dans l'objectif de rendre un travail bien fait et complet, et ce genre de jeune devait tomber toutes les décennies dans la police, si un con ne les dégoûtait pas du service bien entendu. Steve savait qu'il était parfois dur de travailler dans les forces de l'ordres, vu parfois comme trop violentes, ou alors trop incapable. Combien de fois avait-il eu à travailler avec des personnes qui l'avaient jugés d'après une simple réputation de la police? Bon sang, mieux valait oublier ce genre de gens et ce genre d'événements. S'il était vrai que la police pouvait parfois être incompétente, elle avait dans de nombreux cas prouver qu'elle savait agir, et qu'elle savait rendre un peu de justice à San Diego. Bien sûr, c'était parfois difficile, surtout lorsque vous vous heurtiez aux plus grands, mais bon, c'est juste qu'il fallait savoir s'y prendre, un peu comme Steve et sa langue bien pendue qui fermait de nombreux clapets. Les mots étaient parfois plus douloureux que des balles.

Finalement, le jeune homme accepta de prendre une pause. Ah, bonne initiative. D'autant que Steve l'avait appris, ce n'était pas toujours en faisant des heures supplémentaires que l'on gagnait plus d'argent ou que l'on travaillait mieux. Declan avoua s'être laissé avoir et Steve sourit en terminant son sandwich. ben oui qu'il y avait cru, et c'était ça le plus drôle, bien que de la part du jeune flic, se laissait avoir était normal. Par la suite, le jeune flic demanda à Steve où il pourrait trouver un bon bar, un "pub" comme il le disait si bien. Il avait quelques questions à poser à l'inspecteur et il avait besoin de se détendre. Steve se mit à réfléchir où il connaissait un bon bar. Il se souvenait d'un petit bar assez agréable en centre-ville qui gardait des allures de bar des années soixante-dix quand les grosses voitures américaines se disputaient les rues à San Diego. Oui, ce bar ferait l'affaire, il proposait d'ailleurs de très bonne bière, et possédait une ambiance assez tranquille quoique agitée quand un match de football américain ou de Baseball passait à la télé qui était affichée au fond du bar. Steve finit par déclarer après que Declan eut promis avec humour qu'il allait ranger son bordel et que de toute manière il fallait qu'il attende son collègue justement en arrêt.

- Je connais un bar pas mal en centre-ville, pas loin d'ici d'ailleurs où les gens sont sympathiques et les bières délicieuses. Ce sera très bien pour se détendre un peu et passer une agréable soirée. Tu as un moyen de transport où tu veux que je te mène? Demanda-t-il au jeune Irlandais.

Steve regarda qu'il avait toutes ses affaires sur lui, ce qui était effectivement le cas, il avait ses clés, il avait ses papiers, bref, tout ce qui lui était nécessaire. Le blondinet était paré. Il se leva, remit la chaise de Boris devant son bureau et se tint prêt à partir alors que le jeune irlandais faisait un peu de tri sur son bureau, ce qui ferait du bien à Steve et au bureau qui devenait un peu plus rangé. Cela permettrait aussi au jeune flic de reprendre sans trop de mal demain, ou lorsqu'il reviendrait travailler. Pour l'heure, les deux hommes terminaient leur travail et ils allaient discuter autour d'un bon verre de choses et d'autres. Declan semblait intéresser pour prendre des galons dans la police et sa curiosité l’avait déjà poussé à étudier, preuve d'une certaine motivation et d'une sincérité évidente quand à son envie de progresser. De jeune flics comme on en avait toujours besoin. De plus, Declan, avait bien commencé par les lois, c'était une bonne chose qu'il s'attaque à ce chapitre qui pouvait paraître rébarbatif car il était en fait d'une importance capitale. Alors qu'ils allaient sortir, Steve déclara:

- C'est une bonne chose que tu ai commencé à te plonger dans les textes de lois, tu en auras toujours besoin, crois-moi. Bon, je t'emmène, ou tu me suis?
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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: A deux, c'est toujours mieux que seul. [PV Declan] Mer 10 Fév 2016 - 21:33

Bien que conscient qu’il ne s’agissait que d »’une blague, Declan n’avait rien contre le fait de payer un bon verre à son collègue. Bien que conscient qu’il ne s’agissait que d »’une blague, Declan n’avait rien contre le fait de payer sa tournée de bières, même s’il ne commençait que par Steve. Après tout, rien ni personne ne l’attendait chez lui, et il pourrait apprendre des choses intéressantes. Le jeune irlandais n’était pas du genre à se lier, à se confier, même si parfois un peu de bière aidait. Non, il cherchait simplement à passer un moment agréable, détendue, en profitant au passage pour glaner quelques conseils. Après tout, il était nouveau dans ce job, et rester dans son coin n’amènerait à rien. Et s’il était réticent à l’idée de parler à cœur ouvert, il n’en avait absolument pas besoin. Faire des connaissances lui plaisait, connaître les gens, leurs façons de penser, de réagir. Aucun n’avait à connaître qui lui était vraiment, après tout. Une bière n’amenait pas forcément des confidences. Tout comme une partie de jambes-en-l ’air n’amenait pas forcément à la case mariage-bébé-maison. Heureusement d’ailleurs.
Pour le bar, il préféra laisser Steve jouer les guides. Evidemment, Declan avait parcouru la ville, s’arrêtant dans de nombreux endroits pour l’ambiance, la bière, ou même l’attractivité de la serveuse, mais il n’était pas natif d’ici, et pas bien au courant des endroits à éviter. Enfin, à éviter en tant que flic, il en avait déjà quelques idées : traîner sur le territoire de la Mafia quand il n’était pas en service, seul et bien trop exposé, n’était pas une brillante idée. Pas qu’il ait peur, mais c’est comme dans toute ville : certains quartiers restaient réservait aux initiés. Et il était encore bien trop un étranger pour s’y risquer.

Un bar non loin d’ici, donc. Parfait. Il avait bien besoin d’une pause, d’un verre et de se détendre avec une conversation amicale et plus que légère. A la question de Steve, il répondit d’un tintement de clefs. « J’ai un moyen de transport, et mon casque est dans mon casier. Honnêtement, j’aurais l’impression d’abuser un peu en te demandant de jouer les taxis » Avoua-t-il, bien conscient que Steve lui avait proposé le transport sans la moindre arrière-pensée. Une fois la chaise remise à sa place, Steve se leva du bureau, laissant l’irlandais terminer son rangement, mettant un minimum d’ordre pour savoir où il en était, afin de reprendre plus facilement. Demain. Pour l’heure, place à la détente. Enfin, pas tout à fait : il glissa quelques éléments de son dossier dans une pochette, pour étudier ça tranquillement à la maison. Declan était un couche-tard, et il aimait bien réfléchir allongé sur le canapé, Coldplay en fond sonore et de quoi grignoter à portée de main. Sérieusement, s’il n’était pas aussi sportif, le jeune homme aurait sans doute dû se préoccuper de sa tendance au grignotage.
S’excusant quelques minutes, il laissa Steve pour aller récupérer ses affaires dans les vestiaires, enfilant son blouson avant de glisser la pochette de documents à l’intérieur. Il garda son casque à la main, jouant avec la sangle d’un air distrait avant de rejoindre le policier qui l’attendait près de la sortie. « Oui, je sais. Je n’ai pas de problèmes pour absorber ce genre de textes plutôt rébarbatifs, et au moins, ce sera ça de fait. Même si ça reste un projet pour le moment » Souligna-t-il, ne voulant pas passer pour le jeune loup aux dents longues. Il en avait croisé pendant son internat, ce genre d’étudiants bien trop zélés, aux dents rayant le plancher, détestés de tous sauf de ceux qui pouvaient avoir besoin d’eux. Ce n’était absolument pas son genre.

« Et je te suis » ajouta-t-il, cherchant du regard sa moto sur le parking. « Je ne supporte pas les embouteillages » Indiqua-t-il d’une voix amusée, sentant le regard de Steve se poser sur l’engin. Ce n’était pas tout à fait faux : il détestait les grandes villes pour ça, et étant du genre à être toujours en retard, la moto lui rendait de grands services pour ne pas s’embrouiller avec ses supérieurs pour de sombres histoires de timing. La moto était puissante, sportive, et si Declan ne la poussait que sur circuit, la Kawasaki répondait amplement à ses attentes. Il l’avait acheté en débarquant aux USA, avait traversé les Etats-Unis avec elle, et y était attaché bien plus qu’il n’aurait pu l’être à un autre véhicule. « Et il ne pleut pas souvent ici, comparé à chez moi. Alors j’en profite » Plaisanta-t-il, soulignant ainsi que son accent n’avait rien à voir avec le hasard. Il était un irlandais, pur jus. Enfin, son père était américain, mais il avait pleinement embrassé l’Irlande et ses coutumes, jusqu’à son divorce. Le jeune homme secoua la tête pour se débarrasser de ses pensées rien moins qu’agréables, avant de se tourner vers son collègue. « Laquelle est la tienne ? » Demanda-t-il, survolant du regard le parking clairsemé. Plus par curiosité qu’autre chose, en réalité : il n’avait jamais été très callé en voiture. Ou en moto, d’ailleurs : tant que cela roulait, il savait s’en débrouiller.
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