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Le complexe du super-héros || Wanda

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Declan O'Brady
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MessageSujet: Le complexe du super-héros || Wanda Lun 14 Sep 2015 - 11:04

Le centre-ville était toujours un endroit animé, même en plein milieu de l’après-midi. San Diego était une ville dynamique, sans cesse en mouvement, et le soleil omniprésent incitait à flâner. Declan aimait cette sensation de n’avoir rien d’autre à faire qu’à avancer, regarder, s’imprégner de cette ville qu’il avait l’impression de connaître, même s’il n’y avait pas grandi. Il était en repos aujourd’hui, et s’était résolu à parfaire sa connaissance de la cité. Vêtu d’un jean et d’un sweat-shirt, baskets aux pieds, il était conscient de faire un peu touriste, mais après tout, il était là pour découvrir.  Il ne lui manquait plus qu’une casquette « I Love San Diego » pour parfaire sa tenue du parfait petit vacancier. Un accessoire qu’il n’avait nullement l’intention d’acheter, préférant flâner en regardant les gens, les vitrines, s’arrêtant parfois pour lire le menu des nombreux restaurants qui parsemaient le quartier.
Il n’était absolument pas pressé, comparé à la majorité de la masse. Personne ne l’attendait chez lui, si ce n’était un match des Lakers plus tard dans la soirée, et son boulot ne se rappellerait pas à lui avant demain matin. Il en avait profité pour faire la grasse matinée, déjeuner dans un restaurant du centre-ville un peu plus tôt, et maintenant, il parcourait ces rues sans but précis, juste pour le plaisir d’être entouré d’une masse de gens, de découvrir la ville au gré de ses pas, s’en remettant au hasard.
Il prit appui sur un banc pour refaire son lacet, et manqua perdre l’équilibre quand un inconnu au visage dissimulé par une capuche le bouscula violemment. C’est alors qu’il entendit le cri, un peu plus bas dans la rue… il ne fallait pas être Einstein pour relier les deux évènements. A moins que l’homme soit sur le point de louper son bus et, en plus, qu’il ait des goûts très girly en matière de sacs à main, la coïncidence était tout de même étrange. L’instinct, ou peut-être tout simplement l’entraînement, prirent le dessus et Declan sauta sur ses pieds pour suivre l’homme qui se frayait un chemin à grand renfort de bousculades. « Protect and serve », la devise de la police en toute circonstance, et peu importe qu’il ne soit pas de service aujourd’hui. Si l’homme était visiblement plus baraqué que lui, Declan était rapide, et il ne tarda guère à le rattraper, réalisant pour l’arrêter un placage digne de la NFL… plus douloureux pour son genou que pour ceux des footballeurs, apparemment. Sans doute une des raisons pour lesquels le football se jouait sur gazon et non pas sur béton, nota-t-il distraitement avant de se concentrer sur son adversaire.

Le placage de l’Irlandais les avaient envoyé rouler à terre tous les deux, mais ils se relevèrent presque en même temps, se faisant face. Effectivement, l’homme était bien plus massif que lui, et son air buté démontrait bien qu’il n’était pas ravi de s’être retrouvé à terre. Declan ne se laissa pas démonter pour autant, sachant que le temps jouait en sa faveur. Ce genre de pickpocket agissait sous l’effet de surprise, mais une fois pris au piège, la plupart ne se montrait pas téméraire. Celui allait-il faire exception à la règle ? Le policier lui barrait le chemin, mais s’il lui prenait l’envie de se battre, Declan n’avait pas l’intention de se laisser dominer par la masse de l’autre homme. La détermination brillait dans ses yeux, et leur face-à-face ne dura guère longtemps avant que le voleur ne se décide à lui foncer dessus, espérant passer en force, allongeant un coup que l’Irlandais esquiva sans difficulté. Profitant du déséquilibre du voleur, il s’approcha, mais un coup de poing lui fendit la lèvre, le faisant reculer. Okay, l’homme n’était donc pas si balourd qu’il en avait l’air, et il était bien plus habitué des bagarres de rue que le jeune policier ne le serait sans doute jamais.
Declan porta une main à sa bouche, pour constater qu’il saignait légèrement. Ce n’était pas douloureux, et encore moins grave, mais c’était quelque peu imprudent de sa part de s’être fait avoir comme ça. Mais le temps jouait en sa faveur, il le savait. Plus le voleur traînait, plus il risquait d’être pris à partie… et l’homme semblait le savoir lui aussi. Armant son bras, il balança le sac à main dans la figure du policier, profitant de l’effet de surprise pour se jeter sur la route dans un grand concert de klaxons, avant de disparaître entre les files de voiture.

L’irlandais ne prit pas le risque de le suivre. Il avait récupéré le sac à main, et risquer sa vie pour un voleur dépouillé de son butin n’était pas son objectif du jour. Il avait vu le visage de l’homme, et le rechercher dans le fichier des criminels ne serait pas très compliqué, l’homme n’en était visiblement pas à son coup d’essai. Non seulement c’était moins risqué que de prendre à parti, seul et sans renfort, mais en plus, l’effet de surprise serait en faveur de la police, cette fois.
Declan n’eut pas à chercher bien longtemps la propriétaire du sac. Brune, de longs cheveux qui retombaient élégamment dans son dos, elle se dirigeait rapidement vers lui, l’air plus furieuse que déboussolée, en fait. Soulagée également, sans doute, une fois qu’elle aperçut le sac dans ses mains.
«Ca va, vous n’avez rien ? »S’enquit le jeune homme en lui rendant son bien. Vu la vitesse à laquelle tout c’était passé, il espérait que le voleur n’avait pas eu le temps de fouiller dans le sac de la demoiselle, mais à vrai dire, il n’avait même pas regardé si celui-ci était ouvert.
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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mer 16 Sep 2015 - 16:34

Le complexe du super-héros.

  Il y a des jours où l'on sait ce qui va se passer et d'autres où l'on est parfois surpris. Wanda venait de sortir de chez elle. Elle avait laissé son fils avec sa meilleure amie -et colocataire – afin de faire quelques courses. Oh pas le genre pain, beurre, Nutella, sinon elle aurait emmené Evan, il était plutôt question d'une surprise pour l'enfant à vrai dire. La brunette adore faire plaisir à son fils et celui-ci sait s'y prendre pour la faire craquer, leur relation est très particulière. Le gamin n'a pas de père, il vit avec deux femmes qui font tout pour son bonheur, malgré l'absence d'un homme à la maison... C'est en partie pour cela que la jeune femme est sortie aujourd'hui, à cause de Rider. Elle a retrouvé, en rangeant ses tiroirs, une chaîne que portait sans arrêt son fiancé, ce qui la rendit nostalgique mais lui donna aussi l'idée de faire plaisir à son enfant. Il fallait qu'elle aille voir un bijoutier pour faire nettoyer le bijou et mettre une chaîne à la taille du petit. Elle garderait bien entendu l'autre pour plus tard, mais Evan est triste de ne pas avoir quelque chose lui prouvant qu'il avait bien un père.

Tout se passait bien, Wanda avait apporté le bijou et la remise en état ne dura pas longtemps, elle put repartir trente minutes plus tard avec un cadeau pour son fils. Tout sourire, elle le rangea dans son sac et quitta la boutique. Malheur en est, un homme passa rapidement près d'elle, la bousculant au passage et s'enfuyant avec son sac à main. « AU VOLEUUUR !! » cria la jeune femme en tentant de le suivre. Manque de bol, la brune avait décidé de mettre des talons aujourd'hui et elle ne parviendra jamais à rattraper le voleur. Elle ne sait pas ce qu'elle pourrait bien lui faire, à voir sa silhouette qui file vers le Nord, il est bien trop fort pour elle, mais sait-on jamais ! La bijoutière s'enquit de son état et les deux femmes voient qu'un grand brun part à la poursuite de l'autre. Quoiqu'un peu sonné par le choc de l'attaque qu'elle vient de subir, Wanda ne peut accepter de rester sans rien faire. Ce n'est pas le jour ! Elle remonte la rue d'un pas décidé, tentant de courir avec ses chaussures. Il est hors de question qu'on lui vole quelque chose appartenant à Rider, c'est un affront qui mérite une punition. C'est donc agacée que la jolie brune rattrape le gars qui s'est mis à poursuivre le voleur. Elle se précipite sur lui afin de savoir s'il a pu faire quelque chose et constate avec soulagement qu'il a le sac dans ses mains. Il lui demande si elle va bien alors que lui saigne. « C'est plutôt à moi de vous demander ça, vous saignez. » dit-elle en ouvrant son sac pour lui tendre un mouchoir.

« Tenez. » Elle n'en revient pas qu'il ait pu retrouver l'homme et lui reprendre son sac. Elle en est toute tremblante, autant parce que cette agression la choquée que parce qu'un inconnu vient de lui venir en aide sans mauvaises intentions. Elle fouille le sac à la recherche de son bien le plus précieux et voir que rien ne manque, la boîte contenant la chaîne est bien présent. La mécanicienne pousse un soupire de soulagement et saute au cou de l'inconnu. « Il ne manque rien. Oh Merci ! » C'est plus fort qu'elle, il fallait qu'elle le remercie. Lors de cette courte étreinte, le brun a dû sentir les tremblements de son corps mais les émotions sont en train de se calmer et le cœur de Wanda peut de nouveau battre normalement. « Je n'sais pas comment vous remercier. Je... Je peux vous offrir un café ? Dites oui. » ajouta-t-elle en lui faisant une moue adorable d'un enfant dont on dirait qu'un « oui » serait le plus beau cadeau du monde. La miss se sent redevable de cet acte héroïque, elle ne saurait remercier l'inconnu autrement, il ne peut lui refuser cela. C'est la moindre des choses.


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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Jeu 17 Sep 2015 - 22:47

S’il avait su le déroulement de la journée d’aujourd’hui, Declan se serait sans doute arrangé pour se montrer un peu plus présentable. Il faisait bien plus touriste qu’honnête citoyen, aujourd’hui… au moins, il avait chaussé des baskets. Rattraper l’homme n’avait pas posé de difficultés majeures : outre son boulot qui réclamait une bonne forme physique, l’Irlandais était un sportif accompli. Mais ce n’était pas un lutteur, encore moins un boxeur. Enfin, cela lui apprendrait à se tenir sur ses gardes et à mieux anticiper : il était du genre à être persuadé qu’on apprenait toujours de ses erreurs, même des plus minimes.
Au moins, il avait rattrapé le sac de la jeune femme… puisque ce sac ne pouvait pas appartenir à une autre personne qu’à celle qui se dirigeait droit vers lui, visiblement quelque peu chamboulée. Malgré les hauts talons qu’elle portait, elle avançait d’un pas rapide et déterminé, et si elle avait pu mettre la main sur le voleur, Declan n’aurait pas aimé être à la place de l’homme. Ce n’était peut-être pas plus mal qu’il ait pris la fuite, il aurait eu du mal à s’interposer en réalité.

La jeune femme balaya sa question par une autre question, avant de lui tendre un mouchoir. Ah oui… en vérité, l’Irlandais était pire qu’un gosse, toujours pleins de bleus et de bosses, toujours prêt à relever un nouveau défi, ou à tenter une nouvelle cascade. Son côté calme n’enlevait rien à son intrépidité, si ce n’est qu’il jouait les casse-cou en ayant pleinement conscience de le faire. Alors, une lèvre amochée, c’était presque un quotidien banal. Presque. « Ce n’est rien, mais merci quand même » Lança-t-il en prenant le mouchoir qu’elle lui tendait, destiné à interrompre le saignement qui, en réalité, c’était presque tari de lui-même déjà. Non, ce n’était qu’une minime blessure de guerre, clairement pas de celles dont on se vante. Declan lui rendit son sac, la laissant fouiller à l’intérieur, sans doute pour constater l’étendue du vol. Il en profita pour l’observer : malgré son attitude tremblante et frénétique, bien compréhensible étant donné les évènements, elle semblait être une personne posée. Et polie, avec ça, puisqu’elle le remercia à nouveau en se jetant à son cou. Polie, et un rien familière quand même.
Il recula presque sous le choc, mais accepta l’étreinte de bonne grâce. Lui qui pensait la voir soulagée, elle était visiblement ravie que tout y soit. Et mine de rien, son sourire soulagé éclairait la journée du jeune policier. Il n’était pas du genre à agir par intérêt, mais il fallait bien l’avouer, rendre heureux les gens étaient une drogue dont on avait du mal à se passer. Son boulot lui permettait d’aider beaucoup de gens, et c’était l’une des parties qu’il aimait le plus : le contact, les sourires, le soulagement dans les yeux des gens. Évidemment, il y avait aussi le revers de la médaille, mais bon, il y trouvait quelques compensations. Comme cette étreinte, que la jeune femme acheva rapidement, une fois les battements affolés de son cœur calmés.
Et quand elle l’invita, il n’eut même pas le temps de répliquer. Il aurait voulu lui dire que ce n’était rien, son simple devoir de citoyen, sans parler de celui de flic, même en civil. Qu’elle n’avait clairement pas à le remercier pour si peu. Mais Declan ne savait pas résister aux suppliques très longtemps, et le regard de la jeune femme lui indiquait que sa proposition était on ne peut plus sincère. « Vous n’êtes pas obligée vous savez, vraiment, qu’il ne manque rien est déjà une récompense en soi ». Il se tut un instant, détaillant la mine de la jeune femme avant d’esquisser un sourire. « Mais va pour un café. Je m’appelle Declan » se présenta-t-il en lui tendant la main, un geste quelque peu étrange après l’étreinte dont elle venait de le gratifier peu de temps auparavant. Mais qu’importe.

Il hésita quelques instants à jouer les rabat-joie pourtant, avant de finalement se lancer à l’eau. « Vous devriez porter plainte, il n’en était surement pas à son coup d’essai ». Les gens qui n’osaient pas déranger pour si peu, qui ne portaient pas plainte ou pire, la retirait était un fléau pour la police. Comment arrêter des criminels sans preuve qu’ils aient commis un crime ? Evidemment, il y avait bien pire. Il y avait toujours pire. Mais s’attaquer aux petits poissons étaient déjà un début, et autant voir les choses en face, San Diego avait un grand besoin de voir ses rues nettoyées de la vermine. Quitte à s’attaquer ensuite aux plus gros morceaux.
Il fallait bien commencer par quelque chose.
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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mar 22 Sep 2015 - 1:04

Le complexe du super-héros.

  C'est incroyable de trouver des gens serviables de nos jours ! On voit bien plus de criminels dans les rues que de jolis jeunes hommes qui volent à votre secours, c'est un fait. Par bonheur, Wanda tomba sur la perle rare, un gars extra qui poursuivit le voleur de sac jusqu'à récupérer celui-ci aux mains de son agresseur. Ce fut un immense soulagement pour la brunette. Elle aurait adoré lui courir après elle-même, mais sa tenue ne le permettait pas vraiment. Elle saurait qu'on ne doit pas mettre de talons lorsque l'on sort au centre-ville avec l'intention d'acheter quelque chose de valeur ! Ça ne se passait pas comme ça à Sacramento et Wanda avait bien du mal à se faire à toute cette violence ici, elle qui avait grandi dans un des quartiers les plus tranquilles de sa vile natale. Il y avait bien des délinquants, des trafiquants en tous genres, mais c'était un poil plus discret qu'ici où tout se fait au grand jour. Heureusement que cet homme était là, elle serait devenu folle s'il n'avait pas pu reprendre son sac à main !
Offrant un mouchoir à son sauveur, la belle fut heureuse de savoir qu'il allait bien, ne faisant pas cas de son état. En revanche, la demoiselle prit très au sérieux la fouille de son sac à main et ne réfléchir même pas à la manière dont elle remerciait l'inconnu. Cette étreinte était si naturelle pour elle. Avant, elle n'était pas aussi câline, bien plus garçon manqué. Mais depuis sa grossesse, son côté maternel avait pris le pas sur la raison et la petite brute s'était faite plus douce au fil des ans.

Wanda chercha un moyen de remercier comme il le fallait son héros du jour et ne trouva pas qu'autre solution que de lui payer un café. Elle pourrait en apprendre un peu plus sur lui par la même occasion ! Une pierre deux coups. Le jeune homme sembla hésiter quelque peu mais la moue irrésistible de l'Italienne le fit céder et elle sourit de toutes ses belles dents blanches. Ce genre de petite moue innocente, elle l'avait apprise à son fils malgré elle et le petit avait beau n'avoir que trois ans, il savait y faire avec sa mère ! C'est affreux comme il obtient nombre de choses rien qu'en prenant son air triste. Wanda doit être une mère exemplaire pour Evan, elle ne doit rien laisser au hasard dans son éducation et être à la fois le père et la mère dans l'histoire, le gentil et le méchant flic, ce qui n'est pas toujours évidant et heureusement que Claire et Terrence sont là pour l'épauler ! Terry à une petite fille, c'est un homme qui inspire le respect et le petit Ruggiero sait qu'il peut le prendre en exemple dans bien des cas pour devenir un homme droit et honnête. D'ailleurs, depuis que le policier avait expliqué au petit qu'il ne devait pas mentir à sa maman, il ne le faisait pas, avouant même parfois une bêtise qu'elle n'a pas encore remarqué ! Ça ne durera certainement pas longtemps mais c'est assez amusant ! Et puis... faute avouée est à moitié pardonnée non ? ^^

L’inconnu accepta donc le café et devint alors une connaissance en donnant son prénom. C'était un joli nom Irlandais, qui sied à merveille à ses traits fins et doux d'Européen. À coup sûr, ça ne trompe pas, il est de là-bas ! « Enchantée. Wanda. » répondit la brunette en serrant joyeusement la main de son interlocuteur. « Je connais un excellent café un peu plus bas. Ça me fait plaisir, vous m'avez sauvé la vie, réellement ! » ajouta la jeune femme en serrant contre elle son sac à main. Il n'avait pas idée de la valeur sentimentale de l'objet, mais la lueur dans les yeux de la brune lui donnait une bonne idée de la chose. « Oui, je compte bien porter plainte. Mais... Je n'ai pas vraiment vu son visage, contrairement à vous... Est-ce que vous.. enfin, est-ce que vous voudriez bien venir avec moi ? » Lui avait fait face au voleur, il l'avait certainement mieux vu quelle qui n'avait que la description de son boulon, un peu léger !


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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mar 22 Sep 2015 - 23:39

Le complexe du super-héros


Dire que ça devait être une journée à ne rien faire!




Declan n’avait pas réellement réfléchi, en vérité. On l’avait élevé dans un milieu profondément catholique, avec leçons de morale et respect du Bien et du Mal. Il avait été enfant de chœur, avait fait sa communion… dans une Irlande très ancrée encore dans la religion, il était presque inimaginable de laisser une telle scène se dérouler sans chercher à faire quoi que ce soit. Surtout qu’il en avait les capacités. A son arrivée aux Etats-Unis, puis plus tard à San Diego, le jeune homme avait été profondément surpris de la différence de mœurs entre ici et chez lui. Evidemment, son pays natal avait ses propres problèmes, mais la violence ici atteignait des niveaux plus profonds. Lui qui se pensait altruiste, et qui d’ailleurs avait orienté son futur métier en fonction de ça, devait bien se rendre à l’évidence : les américains étaient des gens violents et égoïstes. Pas tous évidemment, mais beaucoup. Plus qu’il ne l’aurait pensé, en réalité.
Il savait bien que même si son geste lui paraissait normal, cela n’était pas la même chose pour la jeune femme. L’étreinte dont elle le gratifia indiquait bien trop son soulagement et sa joie pour qu’il doute que ce soit très régulier. Et pourtant… on lui avait appris que la communauté doit se serrer les coudes face à l’adversité, que les gestes gentils devaient perdurer, au risque de laisser les mauvais gagner du terrain. Il se sentait parfois en décalage, ici, et le mal du pays revenait au galop. Et pourtant… il avait réellement l’impression d’avoir trouvé une seconde maison à San Diego, une patrie d’adoption qui lui évoquait des souvenirs d’étés et de sable chaud, de glaces avec son père sur la jetée et de sorties en mer. Bien loin du temps maussade de Dublin, il appréciait particulièrement le soleil ici, goutant avec délice le fait de ne devoir porter, lorsque l’hiver s’annonçait, qu’un fin blouson plutôt qu’une écharpe, un bonnet et une lourde parka. Franchement, le changement était bienvenu, et si le ski n’était plus d’actualité, le surf le remplaçait avantageusement.

Declan accepta le mouchoir tendu par l’inconnu, mais comme il le pensait, il ne saignait pas beaucoup. Il mit un peu plus de temps à accepter d’aller boire un verre mais après tout, pourquoi pas ? Et puis, s’il avait émis mentalement quelques protestations, le regard de chien battu de la demoiselle finit par réduire à néant ses oppositions. Il n’avait jamais su résister au charme des jolies filles, de toute manière : sa petite voisine à Dublin, de quelques années son aînée, maîtrisait à la perfection la moue tremblante et le sourire suppliant, et il se laissait mener en bateau même avec la douloureuse conviction de se faire avoir.
Mais pour ce coup-ci, c’était une proposition agréable, qu’il finit par accepter. Elle se présenta à son tour, serrant sa main tendue, avant de lui indiquer qu’elle connaissait une bonne adresse un peu plus bas. Il lui emboîta donc le pas, remarquant avec amusement combien elle serrait son sac à main sur son cœur. Quoi qu’il puisse contenir, elle était plus que ravie de l’avoir récupéré, et rien que ça faisait plaisir à voir. C’était limite si sa joie n’illuminait pas toute la rue, concurrençant la lumière du soleil ! « Franchement, vous n’avez pas à me remercier, ce n’était pas grand-chose. » Insista-t-il néanmoins, un peu inquiet à l’idée qu’elle se sente redevable car pour lui, ce n’était absolument pas le cas.

Quand elle lui indiqua qu’elle porterait évidemment plainte mais qu’elle souhaitait sa présence, il se retint de rire avant de lui répondre. « Aucun problème, je veux bien appuyer votre plainte. Je peux même la prendre moi-même en fait, je travaille au SDPD » Jusqu’à présent, il n’avait pas jugé utile de le préciser, mais ça serait plus simple pour elle et pour lui. « On peut se donner rendez-vous quand ça vous arrange le plus si vous voulez ». Declan resta songeur un instant avant de déclarer avec un sourire :  « Profitez-en, c’est rare que la police reçoive sur rendez-vous ». En règle générale, pour porter plainte à San Diego, il fallait plutôt s’armer de patience et limite prendre une journée de congé. Les joies de l’administratif… mais cela ne le dérangeait pas de faire passer la jeune femme en priorité, après tout, il était important qu’elle puisse porter plainte. Et il pourrait sans doute s’occuper de cette affaire personnellement : il avait un compte à régler avec cette brute, et même si l’entaille reçue n’était rien, il se promit bien de ne pas la laisser impunie.
Il la regarda un instant, pensif, avant de demander « Dites-moi, il y a quoi dans votre sac ? » Il était, en réalité, curieux de le savoir… ce qui ne l’empêcha pas d’ajouter précipitamment « vous n’êtes pas obligée de répondre, c’est juste de la curiosité. Les papiers, ça se remplace » Et sans vouloir la vexer, elle ne semblait pas être le genre de fille qui roulait sur l’or et transportait dans son sac des fortunes en bijoux ou en billets de banque. Quoi qu’il puisse se tromper, mais si c’était le cas, elle donnait sacrément bien le change !



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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mer 23 Sep 2015 - 18:30

Le complexe du super-héros.

  Les rues de San Diego ne sont pas aussi sûres qu'on le pense, il vaut mieux se retrouver au volant de sa voiture la nuit plutôt qu'à traîner dans les ruelles sombres. C'est comme si tout devenait plus violent à la nuit tombée, les gens se transformant en monstre. À quelques reprises déjà la jeune femme avait rencontré de drôles de type, mais elle et sa meilleures amies savaient toujours comment se débarrasser des gêneurs lorsqu'ils se présentaient au détour d'un carrefour. Wanda apprécie tout de même le calme que les soirées offrent, moins de monde dehors signifie plus de possibilités pour courir. Elle adore ça et n'échangerait pas sa vie pour tout l'or du monde. Même le fait d'avoir donné naissance à un bout de chou ne lui donnait pas envie de se ranger, bien au contraire, elle devait subvenir à ses besoins et les courses étaient le seul moyen d'arrondir correctement les fins de mois. Elle n'est pas vraiment riche et ses parents ont depuis longtemps arrêté de lui payer ses loyers. Claire et elle se débrouillent à la perfection dans leur petite vie de femmes célibataires à la recherche du bonheur, élevant Evan et lui offrant tout ce dont il rêvait. Hormis un père... Il avait déjà demandé à sa maman pourquoi Terrence ne pouvait pas être son papa et la brunette avait dû alors lui expliquer qu'il avait déjà beaucoup de choses à faire et une fille à élever, mais aller faire comprendre à un garçonnet de cet âge quelque chose d'aussi compliqué ! Oui, Wanda aime énormément son ami, il l'a aidé à de nombreuses reprises et a permis la naissance de son fils dans de bonnes conditions en lui disant d'arrêter de conduire jusqu'à l'accouchement. Mais il est plus comme un frère que comme un potentiel fiancé pour elle, encore trop amoureuse de Rider pour penser à quelqu'un d'autre.

En attendant, l'Italienne apporte tout ce qu'elle peut et se plie en quatre pour son petit lapin. Quand on ne tente pas de lui voler ses cadeaux... Wanda a bien cru mourir en sentant son sac partir au loin avec un inconnu, impuissante face à tant de soudaineté. Si ce Declan n'avait pas été là pour lui venir en aide, elle pouvait dire adieu à ses projets, adieu à cette partie de son défunt fiancé... Il venait de lui sauver la vie et la demoiselle avait envie de le remercier pour cet acte courageux là où d'autres passants sont restés là sans rien dire, ne s'intéressant ni à ses cris, ni à l'homme qui bousculait la foule pour disparaître. L'homme était gêné par tant d'effervescence mais il s'y ferait, Wanda est ainsi faite et on ne peut changer sa nature généreuse. Ce fut un plaisir lorsque celui qu'elle pensait être Irlandais de souche accepta son invitation. Sur le chemin, l'homme la conseilla d'aller voir la police, ce qu'elle comptait faire pour ne pas laisser un crime impuni, certainement que d'autres personnes ont pu être victime de ce voleur et que les données collectées pourraient aider à le retrouver. Declan avoua alors être de la maison, il était donc en mesure de prendre sa déposition. « Je pense que ça peut se faire, en effet. » dit-elle en souriant, ravie d'avoir trouvé un autre flic gentil. Dans son entourage, la brune a bien trop de policiers. Sa meilleure amie est dans la police depuis des années et à continuer en se faisant muter à San Diego, sa première véritable rencontre ici fut avec Terry et voilà qu'elle côtoyait maintenant un autre poulet, mignon celui-là en plus ! Peut-être que Claire le connaissait... Elle devrait le lui demander sans faute. « Oui, il faut que l'on choisisse vite. Si vous n'avez pas trop de travail, on peut le faire dans la semaine peut-être, je ne travaille pas. » Oui, pas encore plutôt devrait-elle dire, car la jolie brune n'a pas encore décroché de travail, elle revient sur le devant de la scène mais son dernier employeur n'était pas des plus sympas et le job de caissière ne l'intéressait pas. Elle n'avait pu trouver que ça en attendant un véritable job pouvant la remettre dans la mécanique. Elle avait un garage en vue et irait rapidement là-bas. Mais pour l'heure, elle était toute à lui, sans sous-entendu !

Miss Ruggiero ne lâchait plus son sac et le jeune homme avait bien remarqué que son contenu était de la plus haute importance. Il osa poser la question alors qu'ils entraient dans le café. « Les papiers n'ont pas d'importance comparé à ça. » affirma la demoiselle tandis qu'ils s'installaient à une table. Elle sortit alors délicatement l'écrin de son sac à main et montra ce qu'il contenait à son sauveur. « J'ai fait réparer ce vieux pendentif pour mon fils. C'est bête à dire, mais pour moi, ce petit bout de métal vaut plus que le contenu de mon sac à main tout entier. » dit-elle avec émotion, sous les yeux d'un homme qui devait se poser beaucoup de questions du coup. Wanda n'a pas honte de son bébé, elle l'aime plus que tout au monde et en parle naturellement. Ça a déjà fait fuir des homes que ses amies tentaient de lui présenter pour lui permettre d'être heureuse de nouveau, mais elle ne pouvait pas cacher l'existence d'Evan, il était une partie d'elle après tout ! Et puis, c'est pas comme si elle avait voulu séduire Declan comme ça, sans prévenir ! Il était très mignon, cela va s'en dire, mais elle était trop concentrée pour entrevoir un quelconque début d'histoire avec quelqu'un.
En tout cas, son sourire était redevenu celui qu'elle avait toujours, sincère et beau à en mourir. Elle rangea l'objet soigneusement au fond de son sac, calant ce dernier entre ses pieds pour être certaine de ne pas le perdre. Elle qui faisait déjà attention à ses affaires, la voilà devenu parano ! « Vous aimez votre travail ? Qu'est-ce qui vous plaît le plus ? » demanda la belle brune en s'intéressant à son voisin de table. Elle adorait entendre la réponse à cette question, n'obtenant jamais totalement la même d'aucun policier, ce qui lui plaisait beaucoup.


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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Jeu 24 Sep 2015 - 14:29

Le complexe du super-héros


Dire que ça devait être une journée à ne rien faire!




L’Irlandais n’avait guère eu le temps de lier beaucoup d’amitiés depuis son arrivée ici. Depuis la fin de sa formation, il y avait à peine quelques mois, il partageait son temps entre le boulot, le sport et les balades en ville, renouant avec l’atmosphère si particulière de cette ville qu’il avait connu au moment où son père était encore en vie. Il y avait bien Anya, complice passionnée et pleine de vie avec qui il partageait footings et sports extrêmes, mais en ce moment, il ne la voyait pas beaucoup. Elle avait choppé une mauvaise grippe ou quelque chose du genre. Ses collègues étaient sympas, mais Declan n’était pas encore parvenu à être profondément à l’aise avec eux. Cela viendrait avec le temps, il le savait, mais pour le moment, il était plutôt solitaire. Ce qui ne le dérangeait pas vraiment, au fond. Il aimait chausser ses baskets et parcourir la ville, ou se plonger dans le répertoire d’Aerosmith pour dévorer l’asphalte. Son père avait été un grand fan, et toute l’enfance du jeune irlandais avait été bercée par les tubes résolument rock.
Alors oui, le geste de la jeune femme l’avait surpris, et il avait presque eu un mouvement de recul. Presque. Parce que son soulagement était palpable, et que même s’il n’était pas du genre tactile, il comprenait parfaitement qu’elle avait besoin de réconfort. L’étreinte avait été brève, et une fois qu’elle lui proposa de venir boire un verre, la glace était en quelque sorte rompue. Elle n’avait posé aucune question sur son prénom, mais couplé à son accent résolument irlandais, elle devait se poser quelques questions… qu’elle garda pour elle, pour le moment, mais à voir son air curieux, cela ne tarderait guère.
Lorsqu’il lui avoua être policier, elle parut ravie. Au moins, elle n’était pas partie en courant, ce qui était déjà un plus. Et elle accepta sa proposition, ce qui ne manqua pas d’amuser le jeune homme. Deux rendez-vous en moins de trois minutes, honnêtement, c’était sans doute son meilleur score à ce jour ! « Comme ça vous arrange le plus alors, dites-moi. Je devrais bien parvenir à vous conscrer une petite heure. » Surtout que comme elle le disait, elle n’avait pas eu le temps de voir grand-chose. Mais la paperasse étant ce qu’elle était, il fallait son témoignage avant toute chose. « Et si vous venez le matin, je vous offrirai même un petit-déjeuner » indiqua-t-il avec un léger sourire. Après tout, elle lui payait bien à boire pour son action que lui ne qualifiait pas de si héroïque que ça, alors, il pouvait bien lui rendre la politesse.

Ils étaient entrés dans un petit café à la devanture chaleureuse, quand il osa lui poser la question de ce que contenait son sac. Elle avait l’air d’y être très attachée, et il était sincèrement curieux. Plongeant la main dans son sac, elle en sortit un petit écrin qu’elle ouvrit pour lui laisser voir le contenu. Un pendentif relié à une fine chaînette, auquel visiblement elle tenait énormément. Les souvenirs… puisque c’était probablement ça. Un père, un frère, un ex petit-ami ? Quelqu’un qui avait compté pour elle, vraisemblablement, vu l’importance qu’elle donnait au bijou. « Je suis d’autant plus ravi que vous ne l’ayez pas perdu, alors » Lui affirma le jeune homme, interrompu par une serveuse qui vint prendre leur commande. Trop tôt pour un café, beaucoup trop tôt pour une bière… Declan laissa donc parler Wanda avant de commander un Sprite, et de reprendre la conversation. « Et votre fils sera heureux de pouvoir avoir son cadeau. Il a quel âge ? » S’intéressa-t-il. A vrai dire, l’irlandais n’était pas très calé rayon enfant. Il n’en avait jamais côtoyé ailleurs que dans ses stages en pédiatrie, et si le contact passait assez bien entre les gamins et lui, il n’avait guère eut de raison d’en croiser plus spécifiquement. Ses amies en âge d’avoir des enfants étaient pour la plupart encore plongées dans leurs études, il était fils unique, et ne côtoyait guère ses cousins. Et depuis la mort de son père et son road-trip américain, clairement, il ne s’était pas assez fixé pour pouvoir prendre le temps de faire ce genre de rencontre. Donc les gosses, non, ce n’était pas son rayon. Mais comme toute maman, il supposait que Wanda serait fière de parler de sa progéniture, et le sujet ne lui déplaisait pas.

Disons qu’il préférait qu’elle lui parle de son fils que de parler de lui. Et si la question de la jeune femme le prit légèrement au dépourvu, il prit sur lui de ne pas le montrer. Il n’était pas du genre à se confier, et une telle question le poussait forcément à se livrer un peu. Mais Declan était assez lucide pour comprendre qu’elle ne faisait que faire la conversation, aussi choisit-il de lui répondre sans, pour autant, trop en dire sur lui-même. « C’est une très longue histoire, mais pour résumer oui, j’aime mon boulot. » Il marqua une légère pause, prenant une gorgée de sa boisson qui venait d’arriver avant d’enchaîner. « J’aime aider les gens. J’ai été élevé avec l’idée que le bien que l’on fait est toujours rendu au centuple, et je crois que c’est vrai. Par exemple vous voyez, je vous ai aidé, j’ai gagné un verre. » Plaisanta-t-il avec un sourire. « Merci encore » ajouta-t-il d’ailleurs poliment.
« Et vous alors ? Vous vous voyez bosser dans quel domaine ? » Demanda Declan avec curiosité, bien qu’il imagina aisément que travailler en devant jongler avec un enfant n’était pas une chose facile.


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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mer 21 Oct 2015 - 12:10

Le complexe du super-héros.

  C'était une chance inespérée de tomber sur un policier pour lui sauver la mise, mais Wanda était plus qu'heureuse de la situation. Son métier lui imposait ce courage et ce dynamisme à partir au quart de tour à la poursuite des criminels, c'est admirable. La demoiselle côtoie quelques flics au quotidien à commencé par sa meilleure amie, qui adore son métier. Et puis, il y avait Terry, qui était un peu plus surprenant aux vues de leur première rencontre, un soir sur une course illégale. Cela ne semblait pas le gêner d'être dans les deux camps, malgré le fait que Wanda se soit longtemps demandé s'il n'était pas infiltré pour faire arrêter tout le monde. Mais leur amitié est bien trop ancrée pour qu'un jour il la fasse mettre en prison, du moins c'est ce qu'elle espère ! Mais pour cette fois, elle n'irait pas au poste pour chercher Claire, mais pour un rendez-vous particulier avec ce jeune homme, son sauveur. Il n'était pas embêtant à vouloir lui donner un rendez-vous précis pour la déposition et lui laissait libre choix de la date et de l'heure, s'adaptant à son emploi du temps. Planning un peu vide ces derniers temps puisque la brunette n'avait pas réussi à décrocher un travail pour le moment. Mais elle s'accrochait et priait pour que la chance lui sourit au détour d'un garage quelconque. Elle commençait à avoir vraiment besoin d'argent pour entretenir sa voiture si elle voulait rester au niveau des autres pour les runs. Mais lorsque le jeune homme lui proposa un petit déjeuner offert par ses soins, elle lui sourit, peut-être un brin gêné. « Oh alors si j'ai un petit déjeuner je viendrais le matin, tant que le café ne vient pas du poste ! » plaisanta la belle. Elle entendait souvent parler de la mauvaise qualité du café par Claire et n'avait pas envie de tester. « C'est très généreux de votre part. En effet le matin me convient parfaitement. Pourquoi pas demain si vous travaillez ? Tout sera encore frais. »

Mais pour l'heure, c'était son tour de remercier son sauveur pour son geste héroïque. Il avait récupéré le pendentif, elle ne saurait jamais lui exprimer assez ce que cela représente pour elle. Cet objet peut paraître banal, ce n'est qu'un petit cadenas en argent qui n'aurait pas grande signification pour des inconnus, mais qui voulait tout dire pour Wanda. C'est elle qui possédait la clé de ce cadenas autour de son cou. Sous le vêtement, il n'était pas visible pour le policer, mais jamais elle n'avait retiré ce pendentif. Ils s'appartenaient l'un l'autre, elle possédait la clé de son âme comme le disait souvent Rider. Ce serait leur fils qui serait l'âme la plus précieuse pour eux. Declan était ravi d'avoir retrouvé cet écrin et de voir le sourire de la demoiselle. Elle hocha la tête en rageant la boîte dans son cas, affirmant qu'elle était tout aussi soulagée. La serveuse arriva et prit leur commande. Wanda demanda de son accent italien parfait un cappuccino. Puis, chose étrange à laquelle la jeune femme n'était pas habituée de la part d'un home dont elle faisait la connaissance, il lui posa une question sur son fils. D'ordinaire, les gens changent de sujet, comme si les enfants étaient quelque chose de répugnant. Et pas seulement en sortie pour draguer, mais c'était un sujet sensible apparemment. Alors voir le bellâtre lui demander des détails lui faisait plaisir. Elle lui sourit. « Il vient d'avoir trois ans, le mois dernier. C'est un enfant adorable. » La demoiselle lui montra une photo de son portefeuille, où était collé en dessous des lettres dorées inscrivant le prénom d'Evan. « Il s'appelle Evan, c'est d'origine galloise, comme votre prénom d'ailleurs. Vous êtes Irlandais ? » demanda la brune, rencontrant rarement des Irlandais. Son fiancé n'avait pas d'origines connues en Europe, mais il avait toujours aimé ce prénom et rêvait d'avoir un fils pour lui donner ce nom si beau qui signifiait « bel ange », ce qu'était leur fils à coup sûr.

Mais elle ne voulait pas embêter trop longtemps le policier avec son fils, s'il n'avait pas d'enfant il ne devait pas être plus fan que ça de ce genre de conversation de maman gâteuse. Alors elle lui posa une question sur son métier, à savoir ce qu'il affectionnait le plus. Sa réponse était amusante, non pas que ce soit drôle mais l'homme tenait le même discours que Claire quand sa meilleure amie lui demandait ce qui lui plaisait dans son job. C'était une passion. Afin d'expliquer son sourire, la belle s'exprima. « Ma meilleure amie dit exactement la même chose que vous, les policiers nés en Europe sont tous comme ça ? » sourit la demoiselle en songeant à sa Boo. Elle-même avait des origines Européennes puisque sa famille venait tout droit d'Italie, mais cette population n'est pas tout à fait comme les autres, de son point de vue du moins. Elle parle d'ailleurs beaucoup avec les mains, elle ne peut pas s'en empêcher !
Declan lui retourna alors la question, cherchant à connaître son domaine de prédilection. Il allait être encore plus surpris que par le fait qu'elle ait un enfant ! Elle en riait d'avance intérieurement, imaginant toutes sortes de réactions. « Avant ma grossesse, j'étais mécanicienne dans ma ville natale. J'ai bossé un peu ici avant d'accoucher mais mon ancien patron n'a pas pu me reprendre. Mais je compte bien trouver un garage qui veuille bien de moi, j'adore toucher aux voitures depuis l'enfance ! » précisa-t-elle, passionnée tout autant par son travail que par son fils. C'était une véritable passion, tout comme les courses de rue mais elle ne le dirait pas à son voisin de table, les policiers n'étant pas tous comme Terrence concernant ce domaine. Et pourtant, Wanda ne laisserait jamais tomber cette passion, elle adorait cette sensation de vitesse et l'adrénaline de frôler la mort. Elle tentait en revanche d'être un peu plus prudente depuis l'accident de son fiancé, elle devait prendre soin de son fils, il n'avait qu'elle au monde... Evan était sa plus grande joie, une raison de se battre pour la justice. « Je ne pensais pas que ça serait si difficile de trouver un job à San Diego, les gens semblent réticents sur le fait d'engager une femme. S'ils voyaient mon Acura, ils seraient sur le cul, je l'ai remonté entièrement. » dit-elle comme pour prouver sa valeur, bien qu'il ne soit pas garagiste. Elle emmènerait sa caisse au prochain entretien afin de montrer à ses futurs employeurs ce dont elle était capable.


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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Ven 30 Oct 2015 - 14:42



Declan n’éprouvait aucun scrupule à lui permettre de déposer sa plainte suivant ses horaires à elle, plutôt que de la forcer à attendre des heures dans le commissariat. Quoiqu’en vérité, il ne se serait pas douté qu’elle connaissait d’autres flics, et aurait pu se passer de sa proposition. Mais quand elle finit par accepter, il ne fut pas déçu : elle était charmante, et cela lui faisait véritablement plaisir de pouvoir mettre son agresseur hors d’état de nuire, du moins pour un temps ! Elle accepta donc, prenant rendez-vous pour le lendemain matin, avec des pancakes et un café à la clé… pas un café du commissariat, par contre. L’Irlandais éclata de rire, se doutant qu’elle avait quelques échos, et qu’ils n’étaient pas très flatteurs. « Ne vous inquiétez pas, je n’ai aucune envie de vous empoisonner. » Expliqua Declan, réprimant son hilarité. « Il y a un Starbuck à quelques centaines de mètres, et leurs pancakes sont à tomber. »
Il était devenu un habitué depuis qu’il travaillait à San Diego, passant chaque matin avant de prendre son service. Macchiato au caramel… Lydie le lui préparait dès qu’il mettait un pied dans la boutique, en général. «Demain alors, 9 heures? »Demanda-t-il, histoire de s’assurer que le timing lui convenait. Elle avait raison, autant que tout soit frais dans sa mémoire. Même si, il le savait, le plus important pour elle était bien qu’elle avait pu récupérer son pendentif, qui semblait si précieux à ses yeux. Ce n’était donc pas pour son sac qu’elle s’inquiétait, mais bien pour ce bijou destiné à son fils. La jeune femme commanda un cappuccino avant de lui parler du petit garçon. Declan, pour sa part, avait opté pour une boisson fraîche : à part le matin, le café ne lui disait trop rien. Et après ce petit sprint, il avait besoin d’un rafraîchissement.

Le fils de Wanda était jeune, alors. Trois ans. Elle lui tendit une photo, le laissant étudier le sourire du garçonnet, son regard déterminé et les cheveux qui lui retombaient devant les yeux. Il ressemblait beaucoup à sa maman, ils avaient le même sourire. « Il a l’air d’un petit garçon super. Il vous ressemble beaucoup. » Affirma-t-il en lui rendant la photo, avant d’acquiescer.. « J’ai vécu toute ma vie à Dublin, cela ne fait que dix-huit mois que je suis aux Etats-Unis. » Qu’est-ce qui l’avait trahi ? Son accent, ou son prénom ? « Vous lui avez choisi un beau prénom en tout cas. »
Il avait remarqué la façon particulière dont Wanda avait commandé un cappuccino, cet accent délicat qui trahissait ses origines italiennes. L’Amérique, si cosmopolite… si différente de chez lui. Mais qui voudrait quitter sa patrie pour se retrouver à Dublin, après tout ? La capitale de l’Irlande était un chouette endroit où vivre, et il avait croisé quelques étudiants étrangers à la fac, mais ici, toutes les origines étaient présentes. Cela ne lui déplaisait pas, même si, encore une fois, il avait parfois du mal à s’ajuster.
Mais la conversation avec Wanda n’était pas très compliquée. Parler du fils de la jeune femme ne le dérangeait pas en plus : c’était appréciable de voir l’étincelle dans ses yeux quand elle parlait de son petit bonhomme, ce mélange de fierté maternelle et de bonheur qui trahissait son amour inconditionnel pour cet enfant haut comme trois pommes. Sa mère avait-elle un jour parlé de lui ainsi ? Parlé de ses premiers pas ou de ses progrès scolaires, alors même qu’elle ne l’avait vu qu’une demi-heure par ci par là ? Mais Declan n’était pas là pour songer à sa mère, ou même à ce qui l’avait amené aux Etats-Unis en premier lieu. La blessure était cicatrisée, même s’il éprouvait encore une boule dans la gorge en pensant à son père, au moins, il n’avait pas la voix qui tremblait lorsqu’il en parlait.

Le jeune irlandais n’aimait pas vraiment parler de lui, mais il se pliait à l’exercice de bonne grâce, répondant aux questions de la jeune femme assise en face de lui. Ainsi donc, sa meilleure amie était aussi flic à San Diego. « Vous savez, je pense qu’il faut avoir un minimum le feu sacré pour faire ce boulot, sinon, on ne tient pas longtemps. » Etre flic, comme médecin ou pompier, était un métier exigeant, qui nécessitait de s’impliquer un minimum, sans quoi il devenait facile de se laisser corrompre par le pouvoir ou l’argent. « On a une mentalité différente, c’est une toute autre vision des choses… j’aime bien vivre ici, sincèrement, mais parfois j’avoue que je me sens un peu perdu. » expliqua-t-il, avant de rajouter hâtivement : « Sans vouloir vous vexer. » Se sentirait-elle vexé par ses propos ? Sans doute son amie lui avait tenu des propos du genre : franchement, Declan avait parfois du mal à se faire à la mentalité américaine. A la mentalité de San Diego, même. Si son road-trip américain avait ouvert son esprit, parfois, il avait du mal à se faire à une vision des choses qui semblaient à mille lieux de la sienne.
Histoire de changer de conversation, il lui retourna la question et effectivement, sa réponse le laissa dubitatif. Avec un sourire, il la détailla avant de commenter. «On m’a toujours enseigné de ne pas juger un livre à sa couverture, mais j’avoue que vous n’avez pas le physique de l’emploi. » C’était un fait, il avait du mal à croire que la jeune femme devant lui, frèle et si bien habillée, puisse être du genre à mettre ses mains dans le cambouis. Mais pourquoi pas, après tout ? Lui-même n’y connaissait pas grand-chose en mécanique, mais il voulait bien croire qu’il s’agissait d’un domaine intéressant… pour qui avait envie de s’y plonger. Ce n’était pas son cas : son père n’avait jamais été du genre à plonger ses mains dans un moteur, et lui n’y voyait pas non plus la nécessité. C’est bien pour ça qu’il existait des mécaniciens ! « Je dois vous avouer, je n’y connais strictement rien. Je ne sais même pas à quoi ressemble une Acura ! » Dit-il en riant, supposant qu’il s’agissait d’une voiture. Elle enchaîna en lui indiquant qu’elle ne pensait pas avoir tant de difficulté à trouver, et il haussa les épaules. En même temps, si les gens jugeaient sur le physique, c’était assez peu étonnant qu’elle est du mal à trouver : elle ressemblait plus à une bimbo conduisant les voitures qu’à celles qui les réparaient. Sans vouloir l’offenser.
« Leur amener votre voiture est une idée, ceci dit.»  approuva-t-il en buvant une gorgée de sa boisson. « Elle ressemble à quoi ?»  Demanda-t-il avec curiosité. Lui qui était branché moto n’avait pas la moindre idée de ce à quoi ressemblait la voiture de la jeune femme.

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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Jeu 10 Déc 2015 - 11:01

Le complexe du super-héros.

  Declan était un homme charmant et serviable, prêt à aider son prochain, c'est parfait pour être policier, oui. Il propose sans mal un rendez-vous à la demoiselle, afin qu'elle puisse déposer plainte contre son agresseur. Les rues ont besoin d'être plus sûres et Wanda ne supporte pas que l'on puisse se voir agresser pour un vulgaire sac à main. Certes, il y avait les papiers d’identité, l'argent et parfois les sacs coûtaient cher eux-même, mais tout ceci n'est rien comparé au reste. L'homme aurait pu l'agresser, la blesser, c'est ce genre de personne qu'elle ne supporte pas. L'injustice la rend folle et elle serait prête à tout pour mettre un criminel derrière les verrous, ce qu'elle fera dès qu'elle aura retrouvé la trace de l'homme qui a déclenché l'accident conduisant son fiancé à la mort... Si elle ne se fait pas justice elle-même, ce qu'elle ne cesse de répéter à sa meilleure amie. La jeune femme n'est pas de nature violente, mais toucher à ses proches est un affront qu'elle ne peut pardonner, qu'il faut payer d quelque manière que ce soit. Alors oui, elle jure que ce pilote de malheur souffrira. Mais avant toute chose, il lui faut prendre soin d'elle et de son fils, apprendre la vie. Trop longtemps enfermé dans sa torpeur, Wanda doit réapprendre à faire confiance et à s'ouvrir. Elle ira donc porter plainte pour entamer une nouvelle procédure. « Merci de votre sollicitude ! Un Starbucks sera en effet mieux. » plaisante-t-elle. « Neuf heures, c'est parfait, oui. » dit-elle en souriant.

Proposant un autre rendez-vous, Wanda et son chevalier servant partirent en direction d'un petit café non loin de l'endroit, proposant d'offrir quelque chose au jeune homme pour le remercier de son geste héroïque. Certes, c'est son métier et même quand ils ne sont pas en service, les policiers sont aux aguets, mais il n'empêche qu'il aurait pu ne rien voir ou ne rien faire, alors son geste mérite une récompense. On ne remercie pas assez les hommes de justice. C'est une opportunité de ne pas rentrer chez elle tout de suite, profitant de la compagnie d'un homme, chose que l'Italienne n'a pas faite depuis longtemps. Elle parle naturellement de son fils, sans aucune honte ou retenue, il est sa passion, l'homme de sa vie et si ça ne plaît pas, les autres n'ont qu'à partir. Declan lui dit qu'Evan ressemble beaucoup à sa maman et celle-ci rougit légèrement de ces compliments sur son enfant. « Merci. » dit-elle simplement, reprenant la photo en esquissant un sourire à la vue de la bouille du petit. Il lui a redonné la joie de vivre, l'envie de se lever le matin, même quand il vient lui sauter dessus à l'aube. Il est plein de vie, on ne saurait le rejeter. Son nom trahit une fausse origine Irlandaise car aucun de ses parents n'est Européen, mais le policier lui semble l'être puisqu'il porte un prénom typiquement celte, ce qui plaît beaucoup à la demoiselle. Il lui avoue alors être naît à Dublin et avoir emménagé aux USA depuis à peine un an. « Ah oui, vous n'êtes pas là depuis longtemps, c'est pour ça que vous avez encore cet accent. C'est charmant en tout cas. » Et l'homme apprécie le prénom d'Evan, dont la signification ne doit pas lui échapper. Wanda parle anglais avec un certain accent également, mais il est moins prononcé que celui de l'Irlandais, du fait qu'elle soit née en Californie. En revanche, on sent clairement qu'elle a des origines Italiennes, et ses amis lui ont toujours dit qu'elle ne sonnait pas très Américaine. Chez elle, l'italien était la langue la plus parlée, leur langue natale et lors des vacances en famille, il n'était pas question de parler anglais. Rider à toujours trouver son accent sexy et même s'il est un peu moins marqué que celui de Declan, elle peut le reprendre dès qu'elle se laisse aller.

C'était un réel plaisir de parler avec Declan, de rencontrer un homme aussi charmant et prêt à défendre les faibles. C'est un policier et son devoir est de veiller au bien-être de la population, c'est un métier très honorable que Wanda affectionne tout particulièrement, bien qu'elle s'inquiète en permanence pour sa meilleure amie dès qu'elle reçoit un message disant qu'elle rentrera plus tard à cause d'une intervention. Mais il est vrai qu'il faut avoir « le feu sacré » comme le dit le bellâtre, sinon ça ne fonctionne pas et le travail ne peut être bien fait. Il explique que les Européens ont certainement une vision différente de la justice et des valeurs qu'ils défendent. Les États-Unis sont un pays tellement cosmopolite que l'on a du mal à assimiler toutes les subtilités environnantes. « Ne vous en fait pas, j'avoue que j'ai aussi parfois du mal à m'y retrouver. » dit-elle, pas vexée pour un sous. Après tout, il exprime un ressenti tout à fait justifié. « En Italie, d'où mes parents sont originaires, c'est encore différent. Je comprends tout à fait ce sentiment car ils l'ont ressenti et je crois que ma mère s'y perd parfois encore. » Il est vrai que sa mère est restée plus traditionaliste que le reste de la famille, mais la pauvre ne connaît pas le travail, c'est une bonne femme au foyer qui passe son temps libre avec la communauté Italienne de sa ville, donc le décalage est visible. Cela ne la gêne pas, alors que sa fille ne saurait supporter cela. C'est en partie pourquoi madame Ruggiero n'a pas compris le désir de travailler de sa fille, encore moins dans un garage, un métier d'hommes en somme.
Mais la belle aime son métier et bien qu'elle n'ait pas le physique de l'emploi – comme on dit – elle rit volontiers aux propos du policier, ayant entendu cela maintes et maintes fois. « Les apparences sont parfois trompeuses. Dans un garage, je me sens à ma place. Et utile. » confie-t-elle à ce jeune inconnu. Elle est passionnée de voitures depuis l'enfance et cela se ressent dès qu'approche un modèle particulier. Wanda a une passion pour les vieilles Américaines, tout ce qui est Chevrolet ou Ford. Mais elle apprécie également les modèles japonais et c'est pourquoi elle a réalisé un rêve de gosse de posséder une Acura, une voiture qui trouve grâce à ses yeux, à la perfection pour les courses ! Un passe-temps dangereux et illégal dont elle ne parlera pas en compagnie d'un policier. Le seul à qui elle peut en parler est Terrence, car lui aussi participe à ce genre de runs, l'ayant rencontré sur la piste. Sa meilleure amie est bien entendue au courant et tente par moments de la raisonner, lui disant d'arrêter, pour son fils. Mais la belle continue justement pour son fils, pour trouver réparation pour la mort de son père et arrondir les fins de mois.

Mais tout ceci ne peut être dit à haute voix devant un inconnu comme Declan, qui n'y connaît pas grand-chose en voiture semble-t-il. « C'est plus rare de voir un homme qui n'est pas fou de voitures. Vous êtes une perle rare. » rétorque la brune avec un sourire. Il est vrai que bon nombre d'hommes sont fans de voitures et leur passion se voit, peut-être trop pour certaines, alors tomber sur Delcan leur ferait du bien. Avec Wanda, ça peut également passer, tant que la personne en face n'est pas anti-mécanique, il trouvera sa place dans sa vie. Et la deuxième erreur de l'Irlandais arriva. Si parler de son fils est un véritable bonheur, parler de sa voiture l'est tout autant ! Ses yeux se remettent à pétiller et elle dégaine son téléphone afin de lui montrer quelques photos. « Regardez, là voilà. » dit-elle en se penchant un peu par-dessus la table, afin qu'il puisse voir. « Vous voyez, j'ai refait toute la peinture, le moteur je l'ai changé pour en mettre un pus puissant. Mais ne vous inquiétez pas, ça reste dans la légalité hein ! » Petit clin d’œil complice. [coor=lightcoral]« Ça ne doit pas trop vous parler si vous n'y connaissez pas beaucoup, mais c'est une merveille. J'adore retaper des voitures en tous genres. »[/color] Après lui avoir montré quelques photos, dont quelques-unes avec Evan au volant de l'Acura, la miss range son téléphone, fière d'elle et du travail accompli. Elle boit une gorgée de cappuccino.


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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Mer 13 Jan 2016 - 22:02



Rendez-vous était pris, donc, dès le lendemain, histoire que les choses ne traînent pas. Declan en était ravi, et qui plus est, revoir la jeune femme était loin d’être une corvée ; malgré l’épreuve qu’elle venait de traverser, elle gardait son charmant sourire et son sens de l’humour, répondant favorablement à sa proposition. « Va pour un vrai café alors, un petit déjeuner, et un dépôt de plainte » Résuma-t-il, se gardant bien d’ajouter que c’était la première fois qu’il donnait rendez-vous à une jeune femme dans un commissariat de police. On avait vu mieux comme tête-à-tête ! Quoi qu’il ne s’agissait pas d’un réel rendez-vous, et c’était bien la raison qui le poussait à ne pas blaguer là-dessus : il ne savait jamais comment les gens réagissait, et il ne voulait pas que la jeune femme le prenne au sérieux. Elle avait beau avoir un charmant sourire et être adorable, il ne voulait pas s’engager sur ce terrain-là.
Il la suivit quand elle lui proposa à boire, mais il se décida à bien aplanir les choses, lui faisant remarquer avant d’entrer dans l’endroit qu’elle avait choisi « Soyons clair, vous ne me devez absolument rien. Même pas un café. » Il avait marché à l’instinct, et clairement, la jeune femme ne lui devait rien : il se contentait d’un merci, et encore, son air rassurée et son soulagement étaient des récompenses bien suffisantes. Sa conversation, aussi : Declan appréciait passer du temps avec les autres, même s’il était un solitaire dans l’âme. Il n’était pas asocial pour autant, et la jeune femme avait une conversation passionnante. Et passionnée, puisque cela touchait un sujet qui lui tenait à cœur : son fils, Evan. Petit bonhomme de trois ans avec un sourire aussi adorable que celui de sa maman, qui rougit d’ailleurs au compliment du jeune policier avant de le remercier.

Il la regarda récupérer la photo de son fils, avec un léger sourire qui ne lui échappa pas. Il avait toujours été observateur, et il n’était pas très difficile de constater à quel point la jeune femme tenait à son petit garçon. Une ombre passa dans les yeux de Declan, un souvenir furtif de sa propre relation, bien trop cahoteuse, avec sa propre mère, mais il effaça le souvenir d’un mouvement de la tête. Il ne voulait pas penser à cette femme, ni maintenant, ni jamais. Il ne lui avait jamais pardonné d’avoir voulu l’éloigner de son père, et même maintenant que ce dernier n’était plus, il n’avait jamais eu envie de réparer cette relation avec son seul parent encore en vie. Mais il n’empêche, constater l’amour dans les yeux de la jeune mère en face de lui avait de quoi le faire vaciller quelque peu.
Le changement de sujet lui fit du bien, et il esquissa un sourire quand elle souligna qu’il n’avait pas perdu son accent. Il accepta le compliment d’un signe de tête. « Merci. Je vous avoue que pour moi qui n’aime pas me faire remarquer, c’est assez compliqué mais bon, j’imagine que cela fait mon charme. Et au moins, on ne peut pas me confondre avec quelqu’un d’autre, même au téléphone » plaisanta-t-il, bien qu’en réalité, il n’avait pas tellement l’occasion de téléphoner à qui que ce soit. Si ce n’est Anya, mais là encore, il préférait lui envoyer quelques messages plutôt que d’appeler. Il ne savait jamais quoi dire au téléphone, de toute façon, et il tenait ça de sa mère, alors autant dire que leurs peu d’appels se finissaient, en général, très rapidement. Mais visiblement, il n’était pas le seul à être d’origine étrangère, puisque, la conversation continuant, la jeune femme lui indiqua que ses parents étaient originaires d’Italie. Il ne s’était jamais aventuré autant au sud de l’Europe, mais la capacité qu’elle avait de parler avec les mains, sa chaleur et sa joie de vivre vite retrouvée ne faisaient pas mentir les clichés sur le pays. Ainsi donc, il n’était pas le seul à ressentir ce décalage avec sa vie d’avant, avec d’autres endroits, et cette constante obligation de s’ajuster s’il voulait passer inaperçu. Mais au moins, elle n’était pas vexée. Cela l’aurait embêté de se la mettre à dos, en réalité.

Trempant ses lèvres dans son verre, le jeune homme lui avoua qu’il ne la voyait guère plongée dans un moteur, ce à quoi elle acquiesça volontiers. « Je comprends », affirma-t-il quand elle lui indiqua qu’elle se sentait utile, dans un garage. « Je ressens la même chose. » expliqua-t-il, une légère ombre passant devant son visage. Etre médecin lui avait aussi paru être sa voix, quelques mois auparavant. Il adorait bosser aux Urgences… et puis, sa vie avait pris une toute autre tournure. Pas meilleure, pas moins bien, juste… différente. C’était difficile à expliquer, mais il avait le sentiment de se trouver là où il devait être, et c’était bien pour ça qu’il avait tout laissé tomber avant d’obtenir son diplôme, car cela ne lui paraissait plus être sa place. Comme si la mort de son père avait changé quelque chose en lui, le faisait évoluer et devenir différent, dans un sens qu’il n’avait même pas véritablement envisagé jusqu’à maintenant. Il secoua le souvenir douloureux quand elle lui indiqua qu’il était une perle rare. Declan lui offrit un rire amusé, avant de prendre le téléphone de la jeune femme, observant attentivement la voiture qu’elle lui présentait. « On en voit pas beaucoup dans le coin » Fit-il remarquer, avant de répliquer avec un sérieux que démentait son sourire « Je ferais gaffe à ne pas vous arrêter pour excès de vitesse. » La voiture avait l’air puissante et racée, et il ignorait si la jeune femme avait tendance à avoir le pied lourd… mais si elle l’avait, la voiture devait y réagir favorablement, surtout avec un moteur gonflé. Légalement selon la jeune femme, et de ça, Declan en était beaucoup moins sûr. Ceci dit, il ne s’y connaissait pas assez pour distinguer quoi que ce soit, et ce n’était pas son genre de chercher la petite bête juste parce que la voiture avait l’air puissante. Il laissait ça à ses collègues plus spécialisé.
« Vous avez vraiment fait du beau travail » la complimenta-t-il avant de lui rendre le téléphone. Parlait-il de son fils, de la voiture, ou des deux ? Il lui laissa le choix de décider. « Elle doit valoir une petite fortune, non ? » Demanda-t-il, curieux. Il savait qu’elle cherchait un travail, donc ne devait pas rouler sur l’or, et posséder un tel engin… le côté flic de son cerveau venait de se mettre en alerte, mais il le fit taire. Après tout, elle pouvait bien avoir gagné l’argent quelque part… rien d’illégal, avait-elle dit. Il en doutait encore plus fortement.



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Wanda P. Ruggiero
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Dim 20 Mar 2016 - 19:49

Le complexe du super-héros.

 C’est une drôle de façon de rencontrer quelqu’un, mais on ne choisit pas, on subit le destin. La brunette était heureuse d’avoir trouvé un homme aussi honnête et soucieux des autres, trait de caractère qu’il faut avoir pour être policier, comme elle l’apprit quelques minutes plus tard. Les deux se donnèrent rendez-vous pour une déposition le lendemain, et un petit déjeuner offert par le beau brun en signe de générosité. Même si Declan ne cherchait pas de cadeau, la jeune femme avait envie de passer un peu plus de temps avec lui, de le remercier comme il se doit. Ils se retrouvèrent donc dans ce petit café tout près, apprenant à se connaître au détour de questions diverses. Wanda apprit que son sauveur avait des origines Irlandaises, tout comme le prénom de son fils. L’Irlande doit être magnifique à voir en vrai, les photos ne rendant jamais vraiment justice au pays, comme c’est le cas pour l’Italie de son point de vue, bien plus splendide dans la réalité. Declan ne cherche pas à se faire remarquer dit-il, désireux de s’intégrer au mieux. C’est difficile d’arriver dans un nouveau pays et de tout recommencer, un peu comme de quitter sa région pour San Diego, pour poursuivre son rêve de vengeance afin que sa vie puisse changer. E ne doit pas être la même situation pour lui. Qui peut dire qu’il est venu pour retrouver l’assassin de son fiancé et lui faire payer ses actes !? En tout cas, elle ne se confiera pas à ce policier-là, on ne sait jamais. Terrence savait, claire savait, c’était déjà beaucoup mais elle avait besoin d’eux pour garder les pieds sur terre et veiller sur Evan, pour la renseigner aussi. « C’est un atout charme qu’il ne faut pas perdre. » dit-elle avec conviction. « N’est-ce pas adorable que d’avoir un petit quelque chose en plus !? » ajouta la brunette en prenant un accent Italien des plus somptueux, celui qu’elle a perdu depuis le temps qu’elle n’est pas allé en Italie mais qui revient dès qu’elle se retrouve dans un bon contexte. Elle rit.

La discussion se poursuit sur les voitures et el métier surprenant de Wanda. On n’y croirait pas au premier abord mais la jeune femme est une mécanicienne de talent que rien n’arrête ! Elle montre quelques photos de son bolide à son héros du jour, tentant de lui expliquer ce qu’elle a pu changer. Il n’est pas très calé en voiture, préférant les motos. On est plus à l’aise sur quatre roues selon l’Italienne. « Oui, c’est une marque Japonaise qui n’est pas beaucoup importée. » dit-elle. Elle sait choisir ses caisses et cette Acura rouge est son bijou, son bébé. « Oh c’est une délicate attention ! On me repère de loin en plus vu la couleur, vous n’aurez pas de mal à me reconnaître. Mais vous pourrez m’arrêter pour me dire bonjour. » répond la belle brune avec un sourire quelque peu aguicheur. Il faut savoir se placer dans la vie et si ça peut éviter une amande et avoir un beau sourire en prime, pourquoi pas ! Wanda appréciait les compliments comme toute jeune femme de son âge, en particulier quand cela touchait ses amours.

Quant à la question de la fortune, cela fit rire la belle. « quand je l’ai eu, elle valait moins de $3.000. Maintenant elle doit valoir dans les $40.000 avec les modifs que j’y ai apporté. » dit-elle en comptant tout ce qui était installé dans le moteur et l’habitacle et les détails chromés qui valaient une petite fortune séparément de la voiture. C’était un bel investissement, une passion de tous les jours. « C’est fou ça hein ! Deux trois bidouilles, des jantes chromées et voilà qu’on triple la mise. Mais je ne pourrais pas la vendre comme ça, elle a une valeur sentimentale. » dit-elle des images plein la tête, de son fils, de ses courses, de son fiancé… que du bonheur ! « Et vous alors, à part la moto et le boulot, qu’est-ce qui vous passionne au point de pouvoir en oublier le reste ? » elle avait envie de savoir, de le connaître, car il semblait si attachant et intéressant.



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Declan O'Brady
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MessageSujet: Re: Le complexe du super-héros || Wanda Lun 21 Mar 2016 - 23:39

Il est vrai que leur rendez-vous n'était pas ordinaire, mais Declan appréciait le moment : la jeune femme avait une conversation agréable, elle était charmante, vive et intelligente, et faire de nouvelles connaissances dans une grande ville comme San Diego n'étant pas une chose des plus évidentes, l'irlandais appréciait pleinement l'occasion qui lui était offerte d'agrandir son carnet d'adresse. Il fallait bien le dire, ce dernier n'était guère fourni : il n'avait pas trop de temps pour rencontrer les gens, si ce n'était dans le cadre de son boulot, et la plupart des gens rencontrés par ce biais pouvaient difficilement être qualifiés de fréquentables ! Declan ne s'en plaignait pas, ceci dit : la solitude ne l'avait jamais effrayé, sinon, il n'aurait pas tout quitté pour les Etats-Unis.
Discuter avec la jeune femme semblait être une évidence, et la conversation ne connaissait pas de blanc. Declan savoura sa boisson fraîche tout en devisant gaiement avec son interlocutrice, et secoua la tête quand elle parla de son accent, avant de lui donner un exemple du sien. « Votre accent est charmant, mais j'avoue ne pas partager votre point de vue. » expliqua le jeune homme. « Atout charme ou non, je préfererais me fondre un peu plus dans la masse et moins passer pour un étranger, même si... même si il n'est pas difficile de deviner que je ne suis pas du coin » ajouta-t-il en rougissant légèrement, avouant par là qu »'il avait encore du mal à se appréhender quelques coutumes locales. Il était un européen dans l'âme, élevé dans la religion catholique, et le contraste avec San Diego était parfois déroutant. Souvent déroutant, même, s'il voulait être tout à fait honnête envers lui-même. « Enfin, je ne désespère pas : vous ne me l'auriez pas dit, je n'aurais jamais deviné que vous aviez des racines italiennes ». Voulait-il réellement s'implanter ici définitivement ? Il n'en savait trop rien en vérité : pour l'instant oui, plus tard... il verrait. Il avait encore le temps de se décider, après tout.

La discussion se poursuivit facilement, Wanda lui révélant son métier qui, encore une fois, le surprit : elle n'était clairement pas le genre de fille qu'il voyait se glisser sous un moteur... plutôt sur une banquette, ce qui était un commentaire machiste à souhait, et qui effleura son esprit un quart de secondes environ. Declan ne feignit par l'admiration en contemplant les photos de la voiture de la jeune femme. Il avait beau ne pas y connaître grand chose, c'était une très belle caisse : racée, puissante, il était visible que sa propriétaire en prenait grand soin, lui offrant un tas de joujoux de luxe. Il avait vu juste cependant : ce genre d'engin était rare, même aux USA.  Raison de plus pour la bichonner, et sans doute gonfler un peu son moteur. « Je vous en prie» Répliqua Declan avec amusement, « si une voiture de police vous poursuit, cela vous fera une raison supplémentaire de vous arrêtez». Il avait lancé sa remarque sur un ton innocent, pourtant, il se demandait si la jeune femme relèverait les propos sous-jacents, à savoir qu'elle ne s’arrêtait peut-être pas à chaque fois qu'un deux-tons s'allumait derrière elle . Avec une telle caisse, il était difficile de ne pas la soupçonner de faire partie de l'élite des coureurs de la ville, qui n'était rien de moins que des drivers dans la plus parfaite illégalité. Il n'avait aucune preuve, ceci dit, et peut-être que la jeune femme aimait juste les jolies voitures, travailler dessus et... rien d'autres. Ne pas les pousser. Non, c'était peu probable tout de même. Il était bien placé pour savoir la décharge d'adrénaline que l'on ressentait en appuyant sur l'accélérateur, et pourtant, il était loin d'être un pilote. Et si sur le circuit Declan n'avait rien à se reprocher, si la jeune femme courrait dans la rue, c'était tout autre chose.
Mais il n'était pas là pour l'arrêter, ni même la soupçonner de quoi que ce soit. Après tout, il croyait profondément aux valeurs de l'innocence, et tant qu'il n'avait aucune preuve, ce n'était qu'une vague idée. De vagues soupçons. Et il n'allait pas la fatiguer avec ça maintenant.

Mais la description que faisait la jeune femme de sa voiture ne la plaçait pas vraiment dans la catégorie des innocents, c'était le moins que l'on puisse dire. « Vous en avez fait un véritable petit bijou » la félicita le jeune irlandais avant de demander avec curiosité « Elle peut monter à combien ? » . C'était une question de novice, ou de flic... les deux, en l’occurrence, pour lui. Il ne s'en défendit même pas, curieux d'entendre la réponse de Wanda. Mais quand la conversation revint sur lui, il ne se défila pas pour autant. Ses passions ? D'un sourire, il reprit une gorgée de sa boisson avant de hausser les épaules. «  Le sport. Courir, sauter, grimper, tout ce qui nécessite un certain dépassement de soi, quand l'adrénaline monte en flèche avant que l'on se jette dans le vide.  Je n'ai pas l'air comme ça, mais j'aime bouger. ». Declan lui lança un sourire avant d'achever « Et quand malgré tout ça je trouve un peu de temps libre, j'attrape ma console et je joue. Fût un temps où quand je n'assurais pas de garde aux Urgences, j'enchaînais les cours, le sport, les jeux vidéos, quelques heures de sommeil et c'était reparti. J'ai appris à dormir un peu plus, et à jouer un peu moins. L'expérience. » Plaisanta-t-il en terminant sa boisson. Il n'avait même pas remarquer avoir révéler une partie de son passé comme étudiant en médecine, tellement cela lui semblait naturel. Sauf que cela ne l'était pas : bien peu ici était au courant de ce qu'il faisait avant de se destiner à être flic.
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Le complexe du super-héros || Wanda

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