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Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis

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Oksana Invanova
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MessageSujet: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Jeu 20 Aoû 2015 - 11:51

Let's get a vodka dude !

ft. Curtis


« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui crois au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
Il fait bon cet après-midi et la jeune Russe vient de terminer les cours. Elle sort en parlant joyeusement avec ses camarades de classe, dont la plupart sont beaucoup plus jeunes qu'elle puisqu'ils n'ont pas plus de trente ans contrairement à la brunette. Mais la différence d'âge ne leur semble plus aussi flagrante qu'en première année, où l'expérience et la maturité d'Oksana faisaient peur aux étudiants. Ils la voyaient comme une « vieille » qui vient occuper ses journées. Mais la belle a su effacer cette image-là, restant jeune et fraîche dans sa tête. Privée de nombreux amusements dans sa jeunesse, la jeune femme se rattrape aujourd'hui et passe de bons moments avec ses amis de l'université. Mais cet après-midi, il n'est pas question de shopping entre filles ou de réviser autour d'un café, non la brunette à des choses à faire. L'anniversaire de Nicolaï à eut lieu quelques jours auparavant et l'homme à tenu à exprimer ses remerciements aux invités présents, pour leur présence et leur soutien. Oksana à été remerciée tout particulièrement dans l'intimité, prouvant une nouvelle fois combien leur amour est fort et inaltérable – au grand damne de Misha.

Alors, profitant de son temps libre, la belle se dirigea vers le centre-ville, afin de récupérer les cartes chez l'imprimeur. Tout avait été fait à la main, certes pas par les Invanov, mais c'est le geste qui compte et vu le nombre d'invités, ça aurait pris des mois avant de tout envoyer. Oksana n'aurait plus qu'à vérifier les adresses et poster le tout. « C'est splendide, pile ce que mon époux recherchait ! Merci beaucoup. » dit la Russe d'un ton enthousiaste à l'homme qui lui montre le résultat final. Oksana signe un chèque de sa plus belle plume et peut repartir avec les cartes en main. Ou plutôt dans un petit sac. La soirée pour regarder si les adresses correspondent bien et tout serait envoyer le lendemain. Cette soirée avait été merveilleuse, tout était parfait, jusqu'au comportement de Misha avec elle, un exploit en soi ! Se rappeler ce moment la faisait sourire alors qu'elle tournait au coin de la rue, se remémorant les temps forts.
C'est alors qu'elle aperçut un homme un peu plus loin, sur le trottoir d'en face. Son sourire s'élargit lorsqu'elle reconnut Curtis, son ami avant d'être un homme de main de la mafia Russe. « Мой герой ! mon héros s'exclame la brunette pour l'appeler. C'est devenu comme un petit surnom pour lui, car leur amitié à démarrer d'une drôle de manière. Tous les deux étaient jeunes et perdus au milieu de ce monde trop grand. Il est venu en aide à une inconnue qu'un boulanger rabrouait car il ne la comprenait pas avec son accent trop fort, bien plus fort qu'aujourd'hui. Ces après-midi passés à se parler, de tout et de rien... Toute une époque que la jeune femme n'a jamais oubliée et même si les années ont passé, le retrouver dans la mafia a été une agréable surprise et Oksana à aider son époux à faire un choix quant à l'enrôlement du jeune homme.

Elle traverse la rue en hâte afin d'aller le saluer, ses cheveux volant au vent. Ils se sont vu durant la soirée d'anniversaire de Nicolaï mais n'ont pas vraiment eu le temps d'échanger plus qu'un rapide salut. La brune est toujours ravie de voir un ami, il est précieux pour elle, c'est son héros comme elle aime bien l'appeler. « Hey ! Je suis contente de te voir ! Comment tu vas? » demanda la jeune femme en prenant son ami dans les bras. Ce geste, elle ne le fait qu'avec ses amis proches, en Russie, on n'est pas du genre démonstratif comme dans certains autres pays, c'est très solennel. Mais Curtis est un ami de longue date, elle peut se permettre ce genre de choses.

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Curtis Marshall
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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Jeu 20 Aoû 2015 - 18:55

La vie avait repris son cours depuis l’anniversaire de Nicolaï. Les clients du « Plaza Hotel » n’attendent pas et feindre la normalité était primordial. Néanmoins, je n’arrêtais plus de penser à Anya, et de ce qu’avait engendré son intervention entre Misha et moi lors de cette soirée. Je ne m’inquiétais pas de ce qu'ils pouvaient se dire mais plutôt du comment ils allaient se le dire et des répercussions que cela pourrait avoir. Loin de moi avait été l'idée de m'informer de la politique des relations entre les membres qui régissent la mafia, toutefois l'affinité qui liait Misha et Anya pourrait influencer celle qui me liait à elle sachant l'état des relations plus que lamentables que j'entretenais avec le fils Invanov. C'était surtout ça qui pesait le plus dans la balance. Le fait même qu'il puisse jouer de son influence auprès d'elle pour lui faire comprendre que me fréquenter pourrait être nuisibles pour leurs relations. Et si tel il en prononçait les mots, j'avais parfaitement conscience que je ne pourrais faire le poids. Quand bien même la décision lui appartenait, je savais pertinemment qui elle choisirait. Il ne s'agissait même pas d'un choix à un tel niveau mais bien d'une position professionnelle à tenir. Et rien que pour ça, je n'avais que plus envie de lui coller mon poing dans la figure. Parce qu'il est décisionnaire de tout ce qui se passe au sein de la mafia, tout du moins pour le personnel le plus proche, du moment qu'il juge nuisible quelconque relation. Et je doute même qu'il puisse avoir à évoquer de raison. Et si je n'avais jamais une fois contesté sa parole, celle-ci pourrait bien me rester en travers de la gorge même sije m'exécuterai.

Profitant de mes quelques heures de libre avant de rempiler pour la fin de journée, je traînassais dans les rues de San Diego, à la recherche d'une occupation suffisante qui saurait me faire oublier Anya quelques temps. Il fallait vraiment que je me sorte cette fille de la tête. Appelant Yulian pour savoir ce qu'il faisait de sa journée, je fus renvoyer sur sa messagerie et raccrocha aussitôt, n'aimant que peu avoir à laisser des messages autres que les brèves professionnelles qui donnent une certaine ascendance. Il n'y avait aucune grandeur à dire à quelqu'un : « Tu me rappelles ? » et rester, dans l'attente insoutenable et à a sa merci la plus totale, qu'elle daigne bien le faire. Non, très peu pour moi. Peut-être en allait-il de la raison principale qui faisait que je n'avais pas cherché à appeler Anya.

Et alors que je remontais la rue, une femme s'exprima en russe à haute voix, saisissant mon attention, langue avec laquelle j'étais plus que familiarisé. Néanmoins, les mots qu'elle avait dit, et son timbre de voix me fit aussitôt la reconnaître. Comment ne pourrais-je pas la reconnaître. Oksana, cette fille qui avait su me prouver que la vie peut aussi renfermer des merveilles alors que j'avais cessé d'y croire. Je n'oublierais jamais notre rencontre, jamais. La plus anodine des rencontres, dans mon besoin de toujours élever la voix sur ceux  parlant toujours trop fort pour avoir le dernier mot. On était encore que des gosses, mais j'ai pu ressentir son désarroi alors que ne me souciant que peu des autres. Personne ne prenait le temps de la comprendre, alors j'ai fait son intermédiaire. Ce fut le début d'une grande amitié, et peut-être la première personne à qui j'ai tendu la main et qui a bien su me le rendre. Les années nous ayant séparé, ce ne fut qu'avec plus de plaisir que je l'avais retrouvé, alors que je cherchais à être recruté par la mafia russe. Certainement que son poids auprès de Nicolaï a joué en ma faveur. Peut-être a-t-elle vu ça comme un moyen de me rendre la pareille … Quoi qu'il en soit, nos rapports sont toujours des plus exaltants, et je ne me lasse de passer un peu de temps en sa présence. Une des rares présences féminines que je supporte plus d'une nuit. Elle me rejoint, traversant la rue et m'enlace chaleureusement. Elle est devenue une femme follement belle causant certainement bien des convoitises de la part des rivaux de Nicolaï qui doivent envier sa place en tout point. Mais pour moi, elle restera toujours cette petite fille, la seule à connaître véritablement mon passé et à savoir d'où je viens. Je lui rends son étreinte, enchanté de la revoir, n'ayant véritablement pu lui parler le soir de la fête.

« Ça va super bien et toi ? La fête a été une véritable réussite, je tenais à te le dire », lui dis-je, regrettant déjà de lui mentir ouvertement. Certes, la soirée avait été éblouissante, autant depuis lors je végétais dans une sorte de trouble incompréhensible que je ne parvenais à en mesurer l'ampleur moi-même.

« Je peux t'offrir un verre ou tu as des choses à faire ? ». Lui demandais-je courtois.

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Oksana Invanova
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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Ven 11 Sep 2015 - 15:06

Let's get a vodka dude !

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« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui crois au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
Ce fut une agréable surprise que de tomber par hasard sur un ami. Oksana apprécie d'être entourée en permanence, elle qui s'est sentie si seule durant l'enfance... Ses parents n'étaient pas faciles à vivre, ils se défoulaient sur elle comme pour la punir de leurs malheurs. Ne trouvant rien de ce rêve Américain, ils n'ont pas supporter et les trois enfants venus avec eux ont souffert de cette indifférence. Quand on pense que ses deux cadettes sont restées, abandonnées parce que cela aurait coûté trop cher de les emmener, c'est un peu comme si les Noskov avaient tiré au sort, jouant avec la vie de leur progéniture. Oksana leur en veut énormément d'avoir séparé la famille mais elle s'en veut aussi de ne rien avoir pu faire durant tant d'années. Son projet est de retrouver ses sœurs, priant le ciel pour qu'elles soient en vie, peut-être même de les faire venir à San Diego. Retrouver les siens est une chose primordiale pour la jeune femme. Si elle a pu renouer avec son frère et sa sœur, elle saura gérer.
Curtis a été un des premiers amis que la brune s'est fait en Amérique, il l'a sorti de sa solitude un temps, lui apprenant à se familiariser avec cette nouvelle vie. Il était un véritable héros pour elle qui l'observait avec des yeux brillants. Cette lueur est encore présente aujourd'hui quand elle le voit, c'est un ami précieux. Elle n'aurait pas voulu le perdre une nouvelle fois de vue, elle a tout fait pour convaincre Nicolaï de sa bonne volonté. Une manière de lui rendre la pareille bien que l'homme n'en ait jamais rien su.

Après une étreinte amicale, Oksana s'enquit de son état. Savoir qu'il va bien la rassure, la soirée d'anniversaire du parrain avait l'air d'avoir été éprouvante pour lui, avec Misha sur le dos. « Je vais bien merci. Oh tu as aimé, j'en suis heureuse ! Nicolaï était aux anges. » dis la brunette, des étoiles dans les yeux comme à chaque fois qu'elle parle de son époux. Aussi désireux qu'elle de continuer la conversation, Curtis invita son amie à boire un verre. « Oh non, je n'ai rien à faire, mon courrier peut attendre. Et j'ai l'impression que ça fait des semaines qu'on ne s'est pas vu ! Misha à passé plus de temps avec toi que moi l'autre jour, qui l'aurait cru ! » Elle rit. C'est étrange que Misha se mêle comme ça des histoires de Curtis. D'accord, il ne le porte pas dans son cœur, mais de là à passer son temps à s'occuper de lui plutôt que de sa ravissante fiancée, c'est dommage. Pendant ce temps-là, Oksana a pu profiter du reste de la famille.

Les deux amis se dirigèrent dans la bonne humeur vers l'endroit idéal pour boire un verre, ce petit bar à l'angle de la rue, calme et discret et surtout n'appartenant pas à la mafia Italienne. Lorsqu'elle s'est baladé dans leur quartier avec des amies, elle n'était pas rassurée de voir autant d'Italiens. Ils la connaissent, la femme de monsieur Invanov, il ne faut pas traîner. Oksana choisit une table et les deux amis y prirent place tranquillement. « Alors, comment vont les affaires ? » Avec elle, il pouvait parler de tout, la jeune femme en savait plus qu'elle ne le laissait entendre sur les activités de son mari.

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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Ven 11 Sep 2015 - 16:29

Elle venait agréablement égailler ma journée alors que je passais le plus clair de mon temps à me jouer des films comme s’il me fallait me préparer à une réalité qui ne tarderait pas à me tomber dessus. La véritable raison était que je ne savais comment il me fallait interpréter le départ précipité d’Anya à la soirée d’anniversaire. Après mon altercation avec Misha et son intervention qui n’avait pas du tout était du goût du russe, il m’était difficile d’y voir clair. Je connaissais suffisamment Misha pour savoir jusqu’où il peut aller lorsqu’il se sent blessé dans son orgueil. Et je n’étais pas savoir la relation qui l’unissait à Anya depuis bien plus d’années que ma mémoire se souvenait. Sur tous les tableaux j’étais perdant. Et soutenir un tel niveau d’anxiété et de contrariété m’obligeait à des conduites douteuses pour éviter de m’en prendre au premier qui me passerait sur la main. Notamment à ce collègue de boulot dont je n’ai qu’une envie c’est de lui faire la peau. En plus de trop parler, et très souvent pour rien dire, il s’agite et s’excite à la moindre occasion, attitude qui commence vraiment à me taper sur le système. Mais pour m’éviter à devoir jouer la fausse tristesse auprès des flics qui seraient en charge de l’enquête de sa disparition, je prenais sur moi. Je ne pouvais me permettre de le mettre en garde, ou même de lui insuffler ce qu’il faut de peur pour qu’il me foute la paix. Je ne pouvais me permettre le moindre soupçon à mon égard qui dévierait de tout comportement normal. Alors j’inspire à fond et je souris.

Je remarquais dans sa voix et sa façon de parler la différence qui s’y semblait lorsqu’elle parlait de Nicolaï. Certainement est-ce ça l’amour … Cette joie environnante, ce bien-être ambiant qui l’habitait et sa manière toujours enjouée d’aborder la vie. Je me gratte l’arrière du crâne en pleine réflexion alors qu’elle acceptait ma proposition, faisant allusion au comportement de Misha lors de la soirée, qui me fit aussitôt retrouver le sourire.

« A qui le dis-tu !! Je l’épouserais peut-être un jour ! ». Lui répondis-je, m’esclaffant de rire, dépourvu de tout complexe. Bien qu’en soit qu’il s’occupe autant de mes petites affaires, et surtout de mes fréquentations me déplaisait au plus haut point. Comme s’il avait droit de regard et d’intentions sur mes conquêtes. Pour ce qui est de Kathleen, je le comprends parfaitement, mais concernant Anya, je n’arrivais pas à le descendre. Peut-être parce qu’elle était la première à qui je vouais une véritable affection.
On se trouva un bar sympa en angle de rue où elle prit place à une table alors que je la secondais. Elle avait choisi une place qui nous conférait autant d’intimité que de discrétion. Elle avait toujours eu le sens du détail et toujours su ce qu’elle voulait. Une qualité plus que rare de la part d’une femme. J’accueillis d’un sourire sa question, repoussant les pans de ma veste derrière moi.

« Tout semble marcher droit à la manière dont ils avaient tous l’air de s’en tenir à leur rôle, tu ne trouves pas ? », lui répondis-je, plus que satisfait du résultat. « Et sinon, il y a ce type au Plaza, insupportable … Je ne sais pas ce qui me retient de lui en loger une où je pense », achevais-je ma phrase, d’un ton plus bas. Je souriais gaiement reposant le regard sur notre environnement avant de revenir à elle.

« Et toi alors, un peu moins sous pression depuis l’anniversaire ? Tu arrives à prendre un peu de temps pour toi dans tout ça ? ». Lui demandais-je, soucieux qu’elle se surmène trop d’atteindre la perfection que l’on vise tous.

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Oksana Invanova
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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Mer 30 Sep 2015 - 10:13

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« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui crois au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
La jeune femme ne pouvait pas mieux terminer sa journée qu'en rencontrant un vieil ami tel que Curtis. Chaque fois qu'elle l'apercevait, elle se sentait bien, rassurée la plupart du temps aux vues de ses activités pour le parrain, redevenant cette petite fille qu'il a connue jadis. Oksaa n'a pas tellement changé depuis cette époque, du moins pas mentalement, car son physique s'est affiné et elle est devenue une belle femme sur qui les hommes se retournent en toutes circonstances. En ce qui concerne ses envies, ses besoins, elle est resté toujours fidèle à ce qu'elle désirait. La Russe a tout fait pour se faire accepter aux USA, pour s'intégrer tout en gardant sa personnalité et ses traditions natales. C'est en parti pour cela que, même en étant habituée à l'anglais, elle passe plus de temps à parler Russe, conservant son accent à tout jamais. Parler avec ses amis en anglais est une chose amusante,  les R roulés faisant craquer les garçons de sa classe comme bien d'autres. Rêveuse depuis son enfance, la brune s'est donné les moyens d'arriver au meilleur, passant par des chemins tortueux lui valant pour certaines personnes – Misha – une réputation de pute de luxe, mais qu'importe, elle est là où elle voulait, auprès d'un homme aimant, une famille qui l'accepte plus ou moins et des rêves plein la tête devenus plus accessibles.

« Oh mon pauvre ! J'espère que je serais ton témoin ce jour-là ! » plaisanta la Russe avec son ami au sujet du comportement de Misha lors de la soirée d'anniversaire du parrain de la mafia. Cette soirée avait été des plus étranges pour la jeune femme, stressante au possible puisqu'il avait fallu gérer les invités, l'orchestre, les plats qui sortaient et Misha. Mais d'un côté, elle s'était sentie à sa place, ne pouvant s'imaginer ailleurs qu'auprès de son époux, fière de lui faire honneur en ce jour comme tous les autres jours de l'année. Il ne s'y était pas attendu qui plus est, ça rend la chose amusante.
Les deux amis allèrent s'installer dans un petit bar tranquille, non loin de leur lieu de rencontre et Oksana choisit une table à l'écart, comme toujours. Quand on vit dans l'illégalité totale, il faut savoir se faire discret, on ne sait jamais qui peut nous écouter. Non pas qu'elle complote avec Curtis sur quoi que ce soit, mais les gens interprètent tellement mal les actes de leurs semblables. La jeune femme avait à cœur de savoir comment se portait son ami sur le plan personnel comme professionnel, inquiète qu'il puisse avoir des problèmes avec les autorités ou le clan adverse. Curtis est quelqu'un à qui elle peut se fier dans ce monde, ils se connaissent depuis des années et malgré le fait que leurs chemins se soient un temps séparé, elle voit encore en lui ce jeune garçon qui lui a un jour empêché de s'en prendre une par un commerçant excédé par la non-compréhension de ses dires. C'est un allié précieux qu'elle comme Nicolaï sont heureux d'avoir. « Ah oui ? Il n'y a donc pas que Misha qui soit ingérable. » plaisanta la jeune femme avant de se reprendre sur le même ton silencieux que lui. « Enfin, s'il y a un problème à résoudre, je suis certaine que tu sauras t'y prendre pour le régler. Mais fais attention aux relations de ce type, on ne sait jamais. » Oksana avait beau être une jolie jeune femme, elle était loin d'être stupide et connaissait les ficelles du métier. Son époux se confiait à elle depuis le début de leur relation et elle avait appris à se méfier de certaines personnes, ainsi qu'à mettre d'autres dans sa poche. Malgré le fait qu'on la pense innocente et inconnue de ce milieu sordide, la brune en sait plus long qu'elle ne le dit et à déjà assisté à bien des horreurs commises par son mari, gardant le silence sur ses activités bien entendu.

Ces derniers temps, entre les cours et les préparatifs de l'anniversaire du parrain, elle n'avait eu que peu de temps à se consacrer, c'est un fait. Elle reprenait peu à peu son rythme, profitant de ses passe-temps et de ses amis. Curtis se sent toujours concerné par son bien-être, c'est attendrissant et la belle sourit. « Oui, je reprends une vie normale maintenant. Organiser cet anniversaire a été un gros projet, mais je suis heureuse d'y avoir participé, c'était important. Je me suis privée de mes sorties entre copines pendant quelques semaines mais je reprends le cours de ma vie, ça fait du bien. Tu ne devrais pas autant t'inquiéter pour moi, c'est toi qui fais les choses les plus risquées, tu sais. » Elle aime le charrier sur ce qu'il fait pour le compte de la mafia, jugeant cela plus dangereux que sa vie à elle. Certes elle est mariée avec l'homme le plus dangereux qui soit, mais celui-ci la protège et elle est en sécurité, bien plus qu'elle ne l'a jamais été auprès de ses parents d'ailleurs. Nicolaï l'a arraché à l'obscurité pour lui donner la vie qu'elle méritait, il le lui répète souvent. Mais Curtis n'a personne pour le protéger hormis lui-même, il risque bien plus et c'est lui qui se pose en protecteur. Ça lui fait plaisir mais elle aimerait qu'il prenne soin de lui également. Le bellâtre la voit lui aussi comme la petite fille d'autrefois, incapable de se défendre dans ce monde inconnu, dont la langue et les coutumes lui étaient alors étrangères. Rire avec lui est plaisant, c'est bon d'avoir des amis à qui on peut tout dire sans avoir peur de trahir la mafia. « Qu'est-ce que tu prends alors ? » lui demande-t-elle en attrapant la carte des boissons.

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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Ven 16 Oct 2015 - 21:34

Je n’avais pas eu le privilège d’être né au sein d’une famille aimante et de m’évertuer à jouer les frères possessifs et protecteurs envers d’autres membres de mon propre sang. Je ne connaissais pas tout ça. Mais j’avais très vite compris que ma seule survie ne dépendrait que de mes actes et que la seule personne sur qui je pourrais compter ne serait autre que moi-même. Et cette réalité s’était profilé très tôt à mon regard. Mais depuis ma rencontre avec Oksana quelques années plus tôt, j’avais été pour la première fois envahit par des sensations que je ne connaissais pas, des sentiments dont je m’étais toujours pensé incapable. Faire preuve d’intérêt pour un autre que moi, en venir à prendre sa défense dans son seul objet n’était pas attitude que je renouvelais au quotidien. Et à nouveau, la vie s’évertuait à me pousser dans mes propres zones d’ombres. Anya avait fait son apparition dans ma vie, et se flouait mon objectif premier. Elle m’apprenait ce que c’était qu’aimer vraiment une autre personne, au point d’en perdre tout repère. Comme l’avait fait Oksana à cette époque. Je me souviens encore la déstabilisation que j’avais ressenti lorsqu’une fois au dehors elle m’a remercié, et cette étreinte qui m’avait figé sur place … Cette tempête de vouloir repousser tout ce que je ne peux contrôler, stopper immédiatement et en cesser le feu que je ressens. Puis le bien-être avait été si prégnant presque omniscient en sa présence que je me suis pris à le rechercher, à rechercher son contact, à parvenir à me sentir bien avec elle et à apprécier cette sensation. Loin de faire de moi un modèle d’équilibre, il est resté entre nous cette proximité quand bien même les années nous ont éloignés. Avoir trouvé ce qui s’apparente le plus pour moi à une « famille » d’autant plus que la retrouver avait été une véritable symphonie. Mais ne m’a pas rendu pour le moins avenant ou sympathique à rendre des services à tour de bras. Chasser le naturel, il revient au galop, c’est bien connu.

A ma plaisanterie, elle eut une répartie d’enfer qui me fit imaginer une cérémonie dont je saurais me passer dans un fictif qui n’avait de raison d’être qu’entre nous. Si j’étais bien connu pour ne rien prendre au sérieux, ni même à m’embarrasser de trop de questions, je n’en étais pas moins suicidaire. Et lorsque je m’épanchais sur le parcours qu’elle avait connu, certaines choses nous rapprochaient. D’atteindre les objectifs que nous nous fixons quel qu’en soit le prix. Néanmoins, Oksana restait la personne la plus douce et la plus altruiste que je connaisse et  que je ne le serais jamais. Heureusement, bien des points nous l’éloignent et nous font nous différencier. Elle ne s’adonnait pas à l’art de la manipulation alors que je ne savais plus m’en passer, pas plus qu’elle ne se réjouissait du malheur des autres alors que j’en prenais un plaisir infini. Je la savais sincère envers Nicolaï et l’affection mutuelle qu’il se porte laisse présager qu’il n’y a rien de plus rare. Mais, qu’en disent les mauvaises langues, pas une once de tricherie ne sommeille en elle.

Alors qu’on venait de se trouver une table, attendant le passage du serveur pour notre commande, elle s’enquit de savoir comment je me porte, et lui faire part de mes petits problèmes immédiats semblait alléger la note de ceux que je ne peux résoudre. Je ris à sa remarque, sachant ô combien Misha est impitoyable envers elle juste parce qu’elle est elle. Un point que nous avions, une nouvelle fois, en commun. Si j’avais pu espérer que mes rapports avec le fils Invanov s’arrangent avec le temps, ma proximité avec Anya venait, définitivement, de mettre le feu à ma dernière carte. Mais qu’importe, ce n’était pas comme si je ne saurais le supporter, ou comme si un tel fait m’attristait au plus haut point. Je pris son conseil avec bienveillance, sachant qu’il est toujours bon d’être sûr de son coup avant de frapper, mais des accidents arrivent si fréquemment …

« Demeure sans crainte, il ne le sait pas encore, mais il fait un métier dangereux », lui répondis-je, un demi-sourire sur les lèvres. Lui retournant la question, elle se confie à moi sur ce qu’ont été les préparatifs de l’anniversaire, qui lui a demandé autant d’énergie que de courage de devoir le faire en collaboration avec Misha. Mais face à l’importance de l’évènement, elle avait su faire profil bas et faire en sorte que les choses se déroulent dans les meilleures conditions. Une tâche ardue quand on sait que Misha peut se comporter de la pire des manières. Même moi qui manque cruellement de savoir-être n’égale une attitude pareille.

« Tu peux être fière de ce que tu as accompli », lui dis-je, face au mal qu’elle s’était donné pour que tout soit parfait. Tous êtres de la mafia russe étions-nous, recherchions la plus indéfectible perfection, irrésistiblement. « De nous deux, c’est toujours toi qui prend le plus de risques », lui renvoyais-je, non pour minimiser notre contexte, mais bien par conscience, que je suis celui qui se mouille toujours le moins choisissant d’un impact moindre.
Elle se saisit de la carte des boissons que je n’eus besoin d’y référer pour savoir ce que je veux alors qu’elle m’en posait la question.

« Le meilleur bourbon qu’ils ont en stock », lui répondis-je, le plus sérieux du monde, me fichant bien de savoir s’il est une heure pour boire fort ou pas. Il demeure des choses que l’on ne troque pas. Et si je savais apprécier la vodka à son moment, il coulait dans mes veines plus de whisky que de sang. « Tu t’es décidée ? », lui demandais-je, la voyant plongée dans la carte des propositions, toujours nombreuses, qui ne sont là que pour vous dissuader de ce que vous voulez vraiment. La seule chose en mesure de vous satisfaire et dont vous avez besoin … le reste n’est que distractions.

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Oksana Invanova
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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Dim 13 Déc 2015 - 21:55

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« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui croit au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
Il était bon de retrouver une vie normale, de croiser des amis à l‘improviste dans la rue. Être un Invanov implique de ne pas avoir droit à l’imprévu, de devoir tout planifier et faire attention à ce que l’on fait ou dit. Mais la jeune femme n’a jamais eu ce sentiment d’oppression, elle se sent étrangement libre et accepte volontiers qu’un garde du corps la suivre du regard. Au début de sa relation avec Nicolaï, ça lui a rendu service. Il faisait protéger sa perle rare, comme pour ne pas risquer de la salir alors qu’elle offrait encore ses services à d’autres que lui. Le temps à passé et les gardes sont encore là, mais la belle n’est pas obligée de prendre un chauffeur et rentré directement après l’université. Oksana peut aisément vaquer à ses occupations, se promener en ville sans demander l’avis de personne, là est sa liberté ! Et lorsqu’elle croise son vieil ami de toujours, elle ne va pas se priver d’un moment avec lui. Même si certains pensaient à un adultère de sa part avec Curtis, il n’en est rien et le grand blond est un ami, un frère pour elle. Jamais elle n’oubliera cette scène devant la boulangerie, elle se souvient être repassée là-bas dernièrement. L’endroit est fermé depuis quelques années maintenant. Curtis est toujours drôle et doux en sa présence, une bouffée de bonheur pour elle qui croule sous les choses à faire. Elle prend le temps de lui proposer de boire quelque chose ensemble, afin de prendre des nouvelles.

L’homme plaisante sur un potentiel mariage totalement imaginaire avec Misha, leur bête noire à tous les deux. Ils savent ce qui les attend avec le fils Invanov et c’est bien dommage. Peut-être qu’il apprécie moins Curtis  par sa proximité avec Oksana, bien qu’il ait de nombreuses raisons de le détester apparemment. Misha a toujours une raison pour ne pas apprécier quelqu’un. Heureusement que Kathleen trouve grâce à ses yeux. Ce type est incroyable, toujours prêt à vous planter un couteau dans le dos. Il n’y a pas si longtemps, à peine deux mois avant l’anniversaire de son père, Misha avait menacé de mort sa belle-mère, la brusquant physiquement au passage. Hormis Nicolaï et les gardes présents, nul ne le savait et la belle avait caché durant la semaine suivante les marques sur son poignet que le blond avait malmené. Elle avait eu très peur ce jour-là, mais elle avait fait face comme un mafieux, tenant tête aussi longtemps que possible au Russe. Gérer les choses seule était inconscient peut-être, mais la brunette tient à ce que personne n’interfère entre elle et Misha, elle apprend à la gérer.
Durant la préparation de l’anniversaire, il s’est montré étonnamment gentil et poli, surveillé par le garde attitré d’Oksana. Son père est tout pour lui, il a donné le meilleur de lui-même et la jeune femme a pu avoir des compliments, mais pas trop. En tout cas, la pression retombait peu à peu. Et comme le soulignait Curtis, elle était fière de ce qu’elle avait fait. L’entendre de sa bouche en revanche lui fit plaisir et raviva les étoiles dans ses yeux bruns. « спасибо
! Je suis heureuse que les gens se soient plu. »


Le bellâtre ose s’inquiéter pour son amie alors qu’il court un bien plus grand risque selon elle, à être au contact direct du danger, chaque jour que Dieu fait. Chacun à une vision du danger semble-t-il mais la Russe ne se sent pas le moins du monde menacée. Connaissant les agissements de son époux, Oksana se contente du côté logistique de son business, et bien qu’elle ne prenne pas part au combat, elle sait que des gens se font torturer et tuer sur ordre de Nicolaï. Il doit faire tenir son marché et la jeune femme ne lui dira pas que tuer est un acte mauvais, elle est complice car elle tait les agissements de son mari. Jamais elle ne l‘abandonnera pour autant, car ce monstre de cruauté emplit d’une soif de sang et de pouvoir incontrôlée n’existe pas auprès d’elle. Nicolaï est un être bon et tendre avec elle, jamais il n’a eu à élever la vois avec elle et bien qu’il sera capable de la tuer d’un claquement de doigt, elle a confiance en lui. C’est en cela qu’elle croit et le reste s’oublie automatiquement. Il a protège du mal et tous ceux qui s’approchent d’elle font l’objet d’un rapport au parrain, contrôlant ses fréquentations à la fac pour être certain de ne pas tomber sur un rival. Alors non, Oksana n’est pas en danger, son époux est un homme normal à ses côtés, sans mafia, sans guerre des clan, et c’est sans mal qu’elle avoue à son ami : « Je ne suis pas d’accord avec toi, mais à ta guise. Tu sais, sincèrement, je n’ai jamais eu peur de cette vie. J’ai épousé Nicolaï en sachant où je mettais les pieds. Je ne suis pas en première ligne de front, contrairement à toi trésor. Et j’aime ma vie tout autant que toi. » Elle ne changerait pas pour tout l’or du monde. Oksana assiste son homme avec ses connaissances et aimerait le faire à plein temps une fois ses études terminées, non pas dans le but de détrôner Misha de son poste d’héritier, mais pour l’aider à garder la tête de la ville.

Attrapant la carte des boissons, la brune demande à son ami ce qu’il compte prendre, tout en épluchant le contenu de la carte. Bien entendu, Curtis choisit un whisky, ce qui fit sourire la jeune femme. Il voit que sa réponse tarde et lui demande si son choix est arrêté. « Oh oui, je regarde pour le plaisir. Je vais prendre la même chose que toi ! » Oksana est Russe, les boissons fortes ne lui font pas peur et elle apprécie ces breuvages  dits pour les hommes. Un serveur arrive pour prendre leurs commandes et est quelque peu surpris de la réponse de ses clients, mais obtempère. Oksana rit. « Je trouve sa manière de me dévisager sexiste. Une femme peut apprécier le bon alcool. » dit-elle en étant faussement contrariée. Ça l’amuse de voir les gens avoir ce genre de comportement. La russe n’a pas grandi dans un milieu très riche, la guerre a ravagé son pays, forçant sa famille à le quitter pour les USA. Elle a dû s’adapter à une nouvelle vie et maintenant qu’elle est riche à ne plus savoir qu’en faire, elle s’est payé quelques luxes dont elle rêvait adolescente. Nicolaï lui avait fait goûter le whisky Écossais à leur première entrevue, elle avait trouvé cela un peu fort mais avait terminé son verre tout de même, prenant petit à petit goût à cette boisson, s’improvisant goûteuse lorsqu’elle cherche un cadeau plaisant à faire à son mari.

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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Lun 21 Déc 2015 - 20:13

Peut-être avait-elle résumé toute notre situation en de moindres mots. Au final, qu’importe les risques que nous prenons au quotidien et tout ce que l’on assume d’être les personnes que nous sommes, parce qu’il n’est d’égal que de se complaire dans la vie qui est la nôtre. Et si elle est ainsi, c’est bien parce qu’elle est à notre image, qu’elle possède notre sens du rythme, et ce besoin, continuel, de la mettre en jeu. Qu’avait été notre existence à tous les deux jusqu’alors ? La sienne était faite de misère, et la mienne ne valait pas un sous. A subir trop longuement notre vie dans l’espoir qu’elle change enfin, nous avait rendus plus forts. Mais peut-être aussi plus exigeants, plus catégoriques, plus décidés. Et dans notre ascension, les débris qui s’en sont allés ont certainement emporté avec eux les résidus de nous-mêmes sur lesquels nous ne voulons plus nous épancher. Mais ce sont par eux que nous nous sommes façonnés et nous nous trouvons là à cet instant présent, à ressembler aux personnes que nous sommes désormais. A la vertu légère et aux consciences dérobées. Entre prouesses et génie.
Je lui adresse un franc sourire à sa réponse, méditant sur ses propos, et sa justesse toujours éloquente qui avait certainement joué en sa faveur auprès de Nicolaï. Qu’il puisse être dit que nous sommes tous les mêmes sans le moindre scrupule, prêts à bafouer ciel et terre pour notre seul profit, et ne voir qu’à hauteur de nos yeux n’est que calomnie lorsque l’on détient le privilège de voir de l’intérieur de quoi sont faits ses partisans … Vaines paroles lorsque l’on sait que la majorité vendrait vie rangée, femmes et enfants pour en être un seul instant. L’appât du gain, encore et toujours. Promet de l’or et quelques billets verts, et ils ramperaient à tes pieds …
Et si on souhaite penser que tout n’est que facilité et gaieté, le monde n’en reste pas moins froid, sale et sauvage. Nous ne faisons que nous adapter à cette crasse environnante dont l’odeur des cadavres en devient une fragrance aussi normale que celle des ordures ménagères.

A notre table, on savait se fondre dans la masse tout en conservant notre charme naturel et nos attitudes des plus distinguées. Ce n’était pas parce qu’elle portait un anneau à l’annulaire gauche qu’elle n’en demeurait pas moins désirable aux yeux des hommes et qu’ils ne se retournaient pas dans la rue pour admirer les courbes de sa silhouette. Même moi je le faisais ! Bien que mon état mutait lentement en une étrange et complexe affliction qui savait troubler mon regard et dont une jeune et pétillante russe en était la genèse. Pour n’en finir par ne voir plus qu’elle. Toutes femmes étaient-elles, elles ne me renvoyaient que l’image d’une Anya terne et décolorée, que l’on ne saurait, jamais, jamais, copier.

« Absolument … mais s’il agit de la sorte c’est parce qu’il ne saurait jamais l’imposer avec autant de classe que toi », lui répondis-je en souriant. Il allait s’en dire que toute personne connaissant un tant soit peu Oksana, sait quelle femme elle est, au caractère plus affirmée que bien des hommes en ce bas monde, et dont les préjugés et autres stéréotypes n’ont de tenue sur elle.

« Ne te formalise pas, il n’est que serveur, sa petitesse ne lui permet que des bassesses de son niveau, comme un roi dans sa minuscule boite, un peu comme ces boules que l’on agite et qui font des paillettes !! Il vaut mieux s’en distraire que de trouver ça triste », lui expliquais-je en riant, amusé par mes propres propos les imaginant dans une réalité parallèle.
Le serveur revient avec nos commandes sur un plateau, n’ayant pas oublié que c’est à la dame que va le whisky irlandais. Je lui jette quelques billets sur le plateau afin de régler l’addition, dont il s’empresse de me rendre la monnaie, bien qu’il pourra toujours se damner de n’avoir eu aucun pourboire à notre table. Que cela révise son comportement pour le client suivant. Lorsqu’il fut enfin parti, je brandis mon verre vers elle, en un signe de victoire, autant pour la féliciter d’être la femme qu’elle est que pour notre réussite mutuelle.

«Для нас ! »**, lui dis-je en rencontrant son verre, dans un russe américanisé, dont je me prenais à avoir recours plus fréquemment que dans mes habitudes, qui étaient pour ainsi dire de ne parler qu’essentiellement américain en présence de Misha. Néanmoins, je me rendais compte de changements inopinées en ma personne, dont j’avais beau croire invraisemblables n’en étaient que plus concrets et dont les plus imperceptibles perturbations n’appelaient qu’une seule et même personne. Et puisqu’un grand coup sur le crâne, qui saurait engendrer - si les choses sont bien faites - une altération momentanée de la mémoire, ne saurait me la sortir de la tête, il n’y avait rien de mieux qu’un bon whisky. Me délectant de ce nectar ambré, je repose mon verre sur la table, et relève le regard vers elle, en un air très sérieux.

« Tu envisages de retourner en Russie un de ces quatre ? », lui demandais-je, avec une curiosité des plus implacable et envahissante et, ma foi, sans désintérêt quant à la réponse qu’elle me donnerait. Elle avait laissé des membres de sa famille derrière elle, et aujourd’hui qu’elle a retrouvé Irina, les choses doivent lui paraitre d’autant plus atroces. Toutefois, on a beau haïr son pays natal et les souvenirs qu’on a pu y laisser, on s’y retrouve accroché quoi que l’on fasse. Et bien qu’elle puisse jouir d’un niveau de vie plus que satisfaisant aujourd’hui, les pas par lesquels elle est passée n’ont rien eu de facile en sol américain. Quitter la Russie n’a, en réalité, était que le commencement.

[** A nous !]


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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Dim 20 Mar 2016 - 17:28

Let's get a vodka dude !

ft. Curtis


« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui croit au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
D’aussi loin qu’elle se souvienne, Curtis a toujours été son plus beau souvenir d’enfance. Esseulée, dans une famille qui ne s’intégrait pas assez au pays, ni même à ses propres membres, la jeune fille a dû apprendre à se débrouiller pour subvenir à ses besoins. Mais cette rencontre du destin fut la plus agréable. Enfant des rues, immigrée, puis prostituée pour sa propre survie, Oksana a toujours pu compter sur un ami. Ses cadets ont perdu le contact lorsqu’elle a quitté la maison, ne supportant plus cette vie. Et pourtant, la vie lui a tendu les bras quand Nicolaï est entré dans sa vie.
Homme de pouvoir, manipulateur au quotidien doublé d’un être tendre dans l’intimité, il a su sortir la brune de l’enfer, lui offrant un tout autre cadre de  vie. Alors oui, elle était devenu d’une classe folle, avait appris les rudiments du métier de son époux jusqu’à vouloir l’aider dans sa tâche sans crainte. Celui dont elle avait peut-être un peu peur était Misha, qui ne cessait de lui lancer des regards assassins et de la menacer, de lui tendre des pièges. Remerciant son ami du regard pour ce si joli compliment sur sa « classe » évidente, la belle profita de la présence du serveur pour commander à son tour son verre.

L’Amérique est le continent du rêve et du luxe, même lorsqu’elle était enfant, Oksana le savait et désirait visiter les USA un jour. Les circonstances n’avaient pas été les bonnes mais à présent, elle se sentait chez elle ici. En revanche, certains regards la dérangeaient encore. Habituée à être déshabillé du regard de par son métier d’escort-girl, elle est plus outrée par le regard intrigué du serveur sur sa commande que sur sa personne. Les hommes voudraient tous avoir une femme qui ne boit que de l’eau, ou de la limonade, toute sage et docile, mais la Russe était loin de l’être. Il ne fallait pas compter à ce qu’elle reste assise sur une chaise à faire la potiche et jouer de sa plastique. Certes, cela l’aidait en temps voulu, mais l’énergie qu’elle dégageait et ce caractère si bien trempé la rendait rebelle et sauvage. Un trait de personnalité qui plaisait à son entourage, en particulier au beau Nicolaï, qui adorait la jeunesse et la fougue de sa partenaire. « Oui, en effet. Mais je ne vois aucune paillette. Cela le rendrait peut-être plus guilleret. » répondit la demoiselle en souriant à son ami. L’autre l’avait cherché après tout. C’est toujours avec dignité et humour que les deux se parlent, sans être gêné des gens alentour. Ils sont naturels, bien plus que lorsqu’ils se retrouvent en présence de toute la mafia où il faut faire preuve de plus de sérieux, de rigueur. La concentration est importante dans ce que fait Curtis, l’erreur n’a pas sa place.

Leurs verres en mains, les deux amis d’enfance trinquèrent. « Для нас ! » répéta la jeune femme en cognant son verre contre l’autre. Ce breuvage n’était pas mal, corsé distinctement et doux à la fois. Le whisky est une boisson qu’apprécie Oksana, bien qu’elle ait un faible pour du plus fort. Savourant une gorgée sans ciller devant les yeux du serveur retourné derrière son bar, la demoiselle sourit, ce moment lui rappelant tellement de bonnes choses. Son premier verre, elle avait dû le boire avec lui, il y a des années de cela. Tous deux ne se cachaient pas beaucoup de choses, leurs passés étaient entremêlés de bien des manières. Oksana n’a jamais vraiment osé demander à son ami ce qu’il avait pensé de sa méthode pour gagner de l’argent plus jeune, ça paraissait si loin. Quatre ans déjà que le parrain Russe égayait sa vie, faisant oublier les malheurs, la solitude, lui permettant de retrouver une partie des siens par un mariage harmonieux. Enfin, pas tous les siens, comme lui fit rappeler le blondinet. La brune baissa un instant les yeux sur son verre posé sur la table. Le point soulevé était parfaitement ciblé et ne laissait pas beaucoup de choix de réponse. Oks ne se souvient pas vraiment de son pays natal, elle était encore jeune. La seule chose dont elle se rappelle nettement, c’est le visage de sa jeune sœur, abandonnée de leurs parents. Cette sorte de tirage au sort macabre afin de déterminer qui partirait, qui leur servirait en Amérique et qui pouvait mourir de la guerre… Un voile traversa les yeux de la belle, qui ramena une mèche de cheveux derrière son oreille. « Honnêtement, je n’en sais rien... » Elle hésitait. « Je crois que j’aimerais y retourner, pour me souvenir d’où je viens, mais... J’ai peur de ce que je pourrais y trouver aussi. » Elle but une gorgée. Sa voix était moins enjouée mais elle tenait le choc. « J’adorerais retrouver mes sœurs. Retrouvé Irina et Yuri après des années de silence m’a fait beaucoup de bien. Si je pouvais aller les chercher, les ramener peut-être… Je n’ai jamais osé faire ce pas, mais maintenant que tu soulèves la question, je me demande comment ça se passerait si j’y retournais. » La réflexion était en train de s’installer, les images de cette dernière année s’imposant dans sa mémoire. « Quand je suis arrivée ici, c’était difficile, on fuyait la chute de l’Union Soviétique. J’ai regardé sur internet, ma ville a pratiquement été détruite en 91. Aujourd’hui, c’est redevenu aussi beau que dans mon souvenir. Curtis… Si jamais Nicolaï est d’accord pour que je fasse le voyage, tu viendras avec moi ? » demanda – ou plutôt implora - la belle en prenant sa main. Il avait implanté l’idée en elle, lui qui parvenait toujours à percer les secrets de son âme.

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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Sam 9 Avr 2016 - 22:35

J’avais vendu ma vie à la facilité. D’une existence sans parfum, sinueuse et sombre, dont il ne pouvait rien en sortir de bon si ce n’est de la destruction, elle m’était à présent simple et agréable. Toutefois, je ne cessais pour autant de semer le chaos autour de moi. Il était rare que mes interventions ne se finissent pas en meurtre, tels sont les aléas du métier. J’avais troqué mon inutilité pour un job qui me ressemble, et sait calibrer mon côté sombre, en offrant la possibilité de le mettre à profit. Et j’adorais ça. J’adorais le tournant qu’elle avait pris et la façon dont j’avais su me sortir du merdier dans lequel on m’a fait naitre. Et si je ne peux cacher que je souffrirais indéniablement, irrévocablement, de carences et de manques, je disposais de tous les moyens suffisants pour les combler … sauf d’un. Et certainement est-ce cela qui me rendait fou. Parce qu’elle virevolte hors de mon contrôle, et que je n’ai sur elle aucune emprise. Elle surpasse tous mes talents et me mets à rude épreuve m’imposant patience et contenance. Des mots qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Mais qui ne m’effrayait pas pour autant parce qu’ils venaient d’elle. Aussi curieux et étrange cela puisse être, je parvenais à m’intéresser à quelqu’un d’autre que moi. Une femme qui avait pris une trop grande place dans ma vie pour parvenir à l’ignorer encore quand je ne désire que le contraire. Sans connaitre le comment ni le pourquoi. Mais pas une seule once de peur ne vient troubler mon déterminisme à son égard.

Ce moment que m’offrait Oksana en cet après-midi était plus que bienvenu. Il me raccrochait à la sérénité de laquelle je me suis égaré ces dernières semaines. Un véritable vent de fraîcheur pour chasser les mauvaises pensées et me permettre d’y voir plus clair. Pour m’ancrer à nouveau dans la réalité. S’il me fallait lui parler de ce qui me tourmente en cet instant ? D'Anya ? Je ne doutais pas un seul instant de sa confiance ni même de sa sincérité dans sa potentielle réponse, ce qui me retenait, c’était de baisser le masque que je maintiens bien en place et que je n’ai aucune envie de voir bouger. Cela viendrait donc à un autre moment. Je croyais ferme en la fixité de mes tourments.
Sa réponse me fit pouffer de rire alors qu’elle se prenait au jeu de mes mots et que le serveur n’avait plus qu’à retourner au bar avec sa honte. Qu’est-ce qu’il n’est pas passible de jugement de nos jours ? Un rien pouvait nous condamner et nous pulvériser en un instant. Il n’y a qu’à voir à quelle vitesse vont les on-dit. Et si je n’accordais que peu d’importance à ce que peuvent en penser les autres, l’opinion d’Oksana à mon égard m’est précieuse.

Elle lève son verre et trinque avec moi en russe, un franc sourire affiché sur le visage, dans un échange à la fois enjoué et intime, à la manière de deux amis qui auraient grandi ensemble. Et si nous nous étions connu qu’à l’adolescence, elle tenait une grande place à mes yeux que rien ne viendrait bouleverser. Il y avait entre nous bien plus que quelques confidences après quelques verres et des points communs découverts sur le tas. C’était bien plus que ça. Elle en savait sur moi bien plus que n’importe qui et n’avions jamais peur de parler franchement et ouvertement l’un envers l’autre. J’avais conscience que le sujet suivant était délicat pour elle, et je pus voir passer sur son regard un nuage de brume emplit de regrets et de terreur. Elle avait dû faire sa vie, et je sais ô combien elle n’a pas été simple pour elle, mais à présent qu’elle pouvait se regarder avec fierté d’avoir accompli tout ce qu’elle accompli et de ne cesser d’évoluer, je voulais connaître son point de vue. Elle prit la parole pour me répondre, alors que ses yeux ne regardaient plus les miens mais étaient bas, pour exprimer tout haut les mots qui lui sortaient tels les lisait sa conscience. Ce n’était pas la première fois qu’elle se posait la question, mais la difficulté avait été qu’elle n’avait pu les prononcer si fort. Elle m’apprit que retrouver sa fratrie ne serait pas une mince affaire, tant il ne reste plus rien des souvenirs qu’elle a conservé de son enfance. À présent, ils pourraient être n’importe où, sous peu qu’ils soient encore en vie. Option que je n’énonçai pas préférant la garder pour moi. Lorsqu’elle releva la tête, son regard s’était gorgé d’espoirs et sa main parcouru la distance qui la séparait de la mienne pour l’enserrer avec chaleur et ferveur. Je pose mon verre sur la table pour joindre mes deux mains à la sienne.

« Bien sûr que je t’accompagnerai ! Hors de question de te laisser y aller toute seule et je suis convaincu que Nicolaï partage mon avis », lui répondis-je amicalement, un fin sourire sur les lèvres. « Ça serait un privilège pour moi de t’aider à retrouver tes racines », ajoutais-je, moins camarade et plus personnel tant l’importance était grande pour elle. L’épreuve serait sans précédent, mais il était nécessaire qu’elle en fasse le voyage. Et je saurais d’autant plus tranquille si je peux me trouver à ses côtés lorsque cela arrivera. Autant elle comprenait le pourquoi je n’avais jamais cherché à retrouver mes parents naturels autant je savais combien la famille est importante pour elle sachant qu’elle l’avait porté sur ses épaules durant de longues années et continue de le faire aujourd’hui quand bien même certaines choses sont différentes. Oksana avait été, bien avant que je me lie à la mafia russe, ce qui s’apparente le plus à une famille pour moi. La première à s’être vraiment intéressée à moi et à faire preuve d’affection à mon égard. Aussi insensible et indépendant puis-je être, elle avait touché mon âme ce jour-là, et je lui serais pour toujours d’une loyauté sans faille.  

« Maintenant, il faut te préparer, je veux que tu te sentes parfaitement prête, je ne veux pas que tu souffres un peu plus par ma faute », lui dis-je, pour lui faire savoir qu’elle est maitre de sa décision tout en ayant pleinement conscience des risques que cela peut encourir pour elle. Néanmoins, qu’elle demeure sereine, je serais là pour la soutenir et prêter l’épaule.

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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Lun 30 Mai 2016 - 17:09

Let's get a vodka dude !

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« Tu te souviens de notre rencontre ? Je suis le genre de fille qui croit au destin. Je suis sûre que c'était le nôtre. »
Le serveur fut rapidement congédié, ne connaissant apparemment aucune femme de goût qui puisse apprécier l'alcool fort comme elle. Le pauvre doit se sentir misérable de sa surprise, mais peu importe, le fait est que rien n'arrête la jeune femme, encore moins le regard des autres. Tout dépend de la personne, mais en règle générale, Oksana fait ce qu'elle désire en ne tenant compte que de son avis. Trinquer à une vie redevenue normale – pour des hauts membres de la criminalité de San Diego – est une bénédiction après les cours. Un moment entre amis est toujours appréciable, d'autant plus avec Curtis que la jeune femme apprécie tout particulièrement. Il a été son premier véritable contact humain aux États-Unis, quelqu'un sur qui on peut compter, qui l'a aidé à se sentir plus en accord avec le cadre dans lequel elle vivait. Et la belle lui a exprimé sa reconnaissance en obtenant de son époux une place de choix pour lui, leur permettant de se côtoyer au quotidien.

La conversation se tourna rapidement vers des sujets plus sérieux. Une fois celui de l'anniversaire et les compliments passés, quelque chose de plus délicat entra en ligne de compte. La Russie, la famille, le doute. S'il est une chose capitale dans la vie de la brunette, c'est bien la famille qui rentre en première ligne. Depuis son plus jeune âge, l'aîné des Noskov a tout fait pour subvenir aux besoins des siens, son père trop occupé à passer ses nerfs sur ses enfants, elle en particulier puisqu'elle s'interposait entre ses cadets et l'homme. Sa mère était comme absente, toujours dans ses pensées, sans jamais parler ouvertement. Oksana a toujours pensé que cela venait du fait qu'ils aient laissé derrière eux les petites dernières, comme à la suite d'une sélection étrange digne d'un régime dictateur, les plus faibles aux oubliettes. Luttant pour nourrir ses cadets, Oksana a tout fait, devenant Escort-girl pour l'argent que cela rapportait quand on sait choisir ses clients. Elle a vite appris et bien que n'appréciant pas forcément cette situation, elle prenait son mal en patience pour financer ses études. Elle dut couper les ponts avec sa famille lorsque la mafia fit d'elle une employée régulière pour ses membres, trop dangereux. La souffrance suite à cette séparation est ancrée en elle à tout jamais et bien qu'aujourd'hui elle ait retrouvé Irina et Yuri, la culpabilité ne la quitte pas et l'amour qu'elle n'a pas pu leur donner les englobe chaque jour qui passe.
Mais une blessure ne s'est jamais refermée, celle d'avoir quitté son pays d'origine sans savoir ce qu'il est advenu de ses petites sœurs. Curtis soulève ce point et de nombreuses questions se posent dans son esprit. L'hésitation, l'envie, la peur se mélangent et ses pupilles baissées sur la table vrillent en tout sens comme pour chercher des réponses dans le fond de son verre. Il ne fallait pas reculer. Oksana avait désormais les moyens pour faire des recherches, le soutien également et... peut-être un accompagnateur.

La réponse du jeune homme la soulagea, ses mains chaudes sur la sienne stoppèrent les légers tremblements d'inquiétude. Au cours de ces dernières années, l'amitié de Curtis n'avait jamais failli, tous deux étaient liés par bien des choses, des choses qui dépassent les étrangers à leur duo. Nicolaï ne s'est jamais vraiment méfié de lui, sachant ce qu'il était pour son épouse avant même qu'il ne la demande en mariage – en plus du fait qu'il pourrait faire disparaître n'importe quel concurrent potentiel. L’honnêteté a toujours été de mise dans leur couple et bien que Misha ait par le passé tenté de faire perdre la crédibilité de sa belle-mère en lui prêtant une liaison avec l'Américain, il n'y est pas parvenu. Le blond à deux ennemis contre lesquels il ne peut pas grand-chose.
« Merci ! Infiniment ! Je... Je n'sais pas comment te remercier. спасибо мой брат » lança-t-elle dans sa langue natale, ne trouvant rien d'autre que ces quelques mots pour remercier celui qui est pour elle un pilier, un frère. Nicolaï serait certainement enthousiaste à cette idée, connaissant les sentiments de sa reine vis-à-vis de la Russie. L'expérience de l'âge lui permet d'avoir le recul nécessaire pour comprendre les plus jeunes, bien qu'il oublie bien souvent que la brune a une bonne vingtaine d'années de moins que lui
Le grand brun posa néanmoins une condition à ce périple, s'assurant que son amie soit totalement prête à faire ce pas, que la confiance soit là. Posant son autre main sur celles de Curtis, elle soutint son regard. « D'accord. Je vais prendre le temps de tout préparer comme il faut. J'espère que ça se passera bien. » dit-elle en soufflant avant de reprendre son verre en main et de l'avaler d'un trait. Le serveur n'avait qu'à bien se tenir à son bar vue la descente de la Russe.

Durant quelques instants, les deux ne parlèrent pas, réfléchissant à bien des choses. Oksana rompit le silence, décidant de mettre de côté sa prochaine aventure en terre inconnue pour se concentrer sur son ami. « Tu allais quelque part avant qu'on se croise ? Tu avais l'air concentré. » Peut-être avait-il des nouvelles intéressantes, une découverte ou un souvenir à partager. Le sourire de la belle réapparut quelque peu en pensant au fait qu'il puisse lui répondre quelque chose de plus léger, bien qu'elle ne lui en veuille pas d'avoir abordé ce sujet.

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Curtis Marshall
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MessageSujet: Re: Let's get a vodka, dude ! || ft. Curtis Mer 3 Aoû 2016 - 22:01

Oksana était pour ainsi dire la personne la plus mal placée pour parler de moi en des termes véridiques et qui feraient sens en tout un chacun. Non pas parce qu’elle saurait mentir à mon sujet pour embellir mes traits, parce que, je sais, le ferait avec la plus grande sincérité. Mais plutôt parce que je ne suis avec elle comme je ne suis avec personne. Ce qu’elle constate au quotidien émanant de moi n’est autre que balivernes et foutaises aux yeux de tous. Elle seule connait les deux facettes de ma personnalité qui n’ont rien pour s’accorder bien qu’indissociables l’une de l’autre. L’une que je tiens en dominante, comment pourrais-je bien convaincre Anya de cet autre en moi qui ressurgit si aisément en la présence d’Oksana. Être celui qui ne craint la véritable lumière, celle d’un jour éblouissant qui ne laisse aucune ombre derrière laquelle se replier. Qui vous figure tel que vous êtes sans façon ni contrefaçon. Et à cet instant, nul ne peut revenir en arrière. Mais est-ce ce que je souhaite ? Il n’y a dans cette voie aucun moyen de faire de pas en arrière, aucun regrets à craindre ni de peur à s’affoler. Il n’y a que la vérité, mais bon dieu quelle est effrayante ! En proie au doute, Oksana était meilleur remède que toute autre distraction qui aurait su me saisir une petite heure et laisser derrière elle un vide aussi grand que celui causé par le départ d’Anya à la fête d’anniversaire de Nicolaï sans nulle autre explication. Et je manquais, sévèrement, bien trop de pratique dans le domaine pour savoir ce que cela veut dire … et ce que je suis en mesure de tolérer. Qu’elle s’en aille sans un mot pour mieux me revenir est une idée qui m’anime bien plus que notre éternel jeu du chat et de la souris. Mais qu’elle se retire sans paroles considérant n’avoir plus rien à me dire est inacceptable pour moi. Alors c’est sous la torture de ma conscience qu’il me faut vivre, d’ordinaire si légère et volage. Devenue celle d’un homme épris par des sentiments dont il n’a pas le contrôle. Des pensées trop souvent contraires qui le laissent à contre-courant d’un flot à marée haute. D’un flot qu’il ne sait négocier et qui pourtant l’élève à une hauteur vertigineuse qu’il ne vivra qu’une fois, qu’une seule fois.

La chaleur dans sa voix accompagnée par ses mots me font savoir toute l’importance que cela a pour elle et m’emplit d’une profonde félicité. Un sentiment intense d’un bien-être que l’on sait fugace mais dont on se réjouit d’en être épris à chaque fois qu’il se produit. Parce qu’il nous apporte toute la vie et l’oxygène dont nous avons besoin et cela même pour des êtres comme nous. Ce sentiment d’exister. D’être visible et consistant à l’autre. De détenir ce statut particulier au sein de son existence qui nous place en privilégié. Pour des actions que nous avons faites, des gestes et des paroles qui ont compté.

« Ne me remercie pas, il n’y a rien que je ne ferais pour toi сестра », lui répondis-je, tout aussi sincèrement qu’elle, prenant compte de la portée de mes paroles et qui ne me pose aucun cas de conscience. Oui, je serais prêt à tuer pour elle si elle me le demandait, si sa vie s’en trouvait menacée, et cela même si ça implique de périr à l’œuvre. Ma vie lui est clairement vouée. Autant que son existence m’importe plus que la mienne, moi, cet être pourtant si égocentrique et autosuffisant. Et je n’avais aucun problème avec cela. Tout aussi aisément se reflète ma dévotion toute entière à la mafia. Existe-t-il plus digne façon de mourir ?

Elle vint joindre son autre main aux miennes tout en soutenant mon regard dans un respect mutuel des plus intimes. Elle comprenait ce que je cherchais à lui faire passer sans le faire trop abruptement. J’avais besoin qu’elle se prépare à toutes les éventualités et surtout à celles des plus pénibles. Je n’ai jamais cru aux contes de fées tout comme ne suis pas faiseur de miracles. Et si cela ne rendra pas la chose plus facile pour elle, je ne voulais qu’elle se gorge de trop d’espoirs pour en finir ravagée à vie. Certes, ma vision des choses n’en est que plus cartésienne, mais m’avait bien plus apportée qu’elle m’avait fait défaut jusqu’alors.
Je lui offris un sourire en réponse, ne voulant lui promettre l’impossible, pas plus que l’encourager à entretenir trop d’espoirs. Certes, elle pouvait compter sur moi pour l’épauler et la soutenir mais jamais je ne pourrais la pousser dans une voie que je ne peux garantir. Elle descend son verre d'un trait comme pour se donner le courage nécessaire pour affronter l’épreuve qui l’attendait et qui serait lourde, quel qu’en soit l’issue. Je lui offris le silence dont elle a besoin, sans renchérir ni divaguer trop vite. C’est une préparation de chaque minute et, lentement, elle en prend conscience. Il lui faudrait du temps et j’en avais à lui donner. Si l’intention venait de moi, le plus difficile serait pour elle. Mais quoi qu’il en soit, elle n’affronterait pas ça toute seule. En terminant avec mon bourbon, elle relève la tête et retrouve tout son pimpant. Sa question me surprit aussi bien que je ne sus quoi lui répondre immédiatement, jouant avec mon verre vide.

« C’est que j’étais en quête d’une distraction suffisamment excitante pour en chasser une autre », lui répondis-je enfin – en mes termes, j’étais préoccupé. Je n’ai jamais à rechercher de divertissements d’une quelconque nature c’est naturellement qu’ils viennent à moi à la manière d’une envie si subite qu’elle ne peut attendre. « Et voilà que tu apparais ! », conclus-je, en un sourire satisfait plus qu’heureux que le hasard l’ait mise sur ma route. J’avais plus que besoin de me concentrer sur quelqu’un d’autre que sur ma petite personne en ce moment. Cela m’évitera sans le moindre doute, de commettre une lamentable connerie de plus.

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