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Concurrence à peine tolérée ~ Anya

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Dim 7 Juin 2015 - 19:09


Kathleen

ft. Anya
Concurrence tout juste tolérée
Cette impression de vivre avec un courant d’air tend à devenir une habitude, une habitude que je méprise. Je suis pourtant censée me réjouir de ses absences, me contenter du peu de temps qu’il m’accorde en tête à tête pour assurer mon rôle de future épouse aimante et dévouée et profiter de mon temps libre pour jouer les fouines et rassembler tout un tas d’information. Loin de se méfier de moi, Misha laisse son bureau ouvert, à ma vue pleine et entière et à ma curiosité insatisfaite. Suis-je censée rester droite et juste et m’offusquer d’une confiance si grandissante qu’elle pourrait alors trahir une insulte à mon intelligence ? Pense-t-il que je suis bien trop sotte pour avoir l’idée de fouiller dans les secrets de cette famille que je tends à rejoindre chaque jour un peu plus ? J’ignore si mon homme a confiance en mes capacités intellectuelles ou s’il se délecte au contraire de ma dévotion pleine et entière à son égard.
Loin d’être une potiche comme les autres dans son harem de gamines ivres l’illusion, j’aime à croire pouvoir faire passer cet argument comme une arme crédible, afin de m’imposer dans le milieu et y trouver moi aussi ma place. Si la confiance de Misha m’est accordée, sans doute que celle de Nicolaï suivra par la suite. Mais toutes ces histoires sont presque trop politiques pour constituer à elles seules la raison de mes doutes et de mon agacement.
Il est plus d’une heure du matin, aucune nouvelle de mon homme, aucun signe de vie, pas même la réponse à un de mes textos si ce n’est un « Je ne rentre pas tard, je t’aime », rassurant de sa part, aux alentours de 22 h.

Si ma patience se doit d’être réputée sans limites, elle en rencontre cependant quelques-unes quand je sens que cet homme m’échappe. Ses allusions à l’heure tardive tournent en général autour de minuit, grand maximum. Quand il prévoit de passer la soirée au Volia, pour user de ses fonctions de gérant, de propriétaire ou encore de fêtard en manque, il a l’habitude de m’en faire part, sans fioriture, comme une vérité avérée dont je ne m’offusque plus par habitude. Mais cette fois-ci…
Je tourne et me retourne dans mon lit, entre ces draps froids et désespérément vides. C’en est trop. Je me rhabille, simplement, et prends le parti de me rendre moi-même sur les lieux du crime qui pourrait bien donner naissance à une vraie scène de ménage !
Cependant, à mon arrivée et après avoir tendu le cou, son contretemps ne semble pas porter le nom de « problème de commande », « bagarre intempestive » ou encore « défaut de sécurité », mais plutôt celui d’Anya. Détail qui a le don de me rendre complètement dingue ! Se pourrait-il que sa soirée soit plus attractive ici pour la simple raison de sa présence ? Aucune trace de mon homme dans la salle, ni derrière le bar qui plus est. Serait-il déjà en train de préparer une salle pour passer du bon temps ?
Posant violemment mon sac sur le comptoir, je prends à partie la seule femme capable de me faire de l’ombre. Anya.

- Où est Misha ?

Sèche, froide, le regard dur et déterminé.


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Anya R. Davieson
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Mar 9 Juin 2015 - 19:44

12h, elle avait rendez-vous avec un des clients de la mafia, avec les instructions habituelles: séduire, convaincre, gagner à la cause. Elle savait se faire jeune femme innocente qu'on rêve de protéger, mais avec ce homme, cela ne prendrait pas. Elle devait se la jouer forte et elle adorait jouer un rôle qui était plus proche de ce qu'elle était en réalité. Un déjeuner d'affaires, un tailleur élégant, des talons vertigineux, une démarche assurée, un discours cohérent, mais surtout, des promesses de gain. Cet homme aimait la présence de la jeune femme à ses côtés, mais il apprécierait encore plus de compter les billets verts qu'il gagnerait. Cela ne dérangeait pas Anya, car elle n'était que l'appât, utilisé pour accroître sa faim sans même qu'il ne le réalise. Peut-être même ne se rendait-il pas compte que ce qu'il faisait, c'était pour l'impressionner, mais il le faisait. Et il avait mordu aisément. Elle lui avait donné rendez-vous le soir même au Volia, où Misha terminerait l'affaire.

14h, Anya devait se rendre chez son esthéticienne pour entretenir son corps qui était, après tout, son principal outil de travail.
15h30, Mikhaïl la ramassait pour sa leçon de conduite. Voilà sans doute le pire moment de la journée de la jeune russe. Mikhaïl était sans doute un conducteur des plus talentueux, mais il était mauvais professeur et n'avait aucune patience. Généralement, cela les poussait les deux au bout de leurs capacités nerveuse. Elle était toujours surprise qu'ils s'en sortent les deux en vie, que ce soit à cause de ses indéniables non-talents pour la conduite ou du fait qu'ils passaient la leçon à se hurler dessus, à tel point qu'ils auraient pu en venir aux mains.
17h, tout juste le temps de regarder des dossiers et faire quelques recherches sur certaines cibles potentielles de Misha. Le temps passait décidemment beaucoup trop vite C'était pourtant une tâche qu'elle adorait et à laquelle elle consacrait parfois des journées entières. Obtenir une information qui mènerait à d'autres, en faire des déductions, établir des schémas d'attaque. Dans une autre vie, elle aurait pu être détective, ou peut-être même commander des opérations à l'armée. Dimitri et elle adoraient cela. Il devait y étinceler.

20h, c'était le départ pour le Volia, presque déçue de ne pas passer plus de temps à faire se recherches. Mais elle se savait être un des clous de la soirée de Misha, surtout avec le client qui viendrait ce soir.
23h, il arrivait et sa mission réelle commençait. Tout en se déhanchant avec sensualité, elle jouait à aguicher l'homme, puis s'en éloigner, comme un rêve inaccessible auquel il n'avait pas droit, bien qu'il le frôle du bout des doigts.
23h30, après ce moment de jeu, lui offrir nu moment en sa seule compagnie, dans un des salons privés. Se déhanchant, frôlant son corps et le provoquant, le poussant à lui donner plus de pourboires, rien que pour qu'elle se dévoile plus. Pousser son cerveau à être embrumé par le désir. C'était toujours un moment délicat pour Anya, car son corps commençait à fatiguer après tous ces mouvements, mais elle avait appris qu'en ignorant un instant la fatigue, elle finissait par passer.
00h, enfin Misha qui entrait dans la salle. Elle s'installait sur les genoux du client, susurrant à son oreille des suggestions qu'il croyait à son avantage, mais qui avaient été soigneusement discutées avec Misha la veille. Et puis enfin,
00h50, croiser le regard de Misha la priant de quitter la salle. Elle se leva pour se rhabiller, mais l'homme exigea d'elle qu'elle le fît d'une manière sensuelle, un effeuillage inversé, ce qu'elle lui offrit avec un sourire joueur, remettant ses habits de femme d'affaire sexy, très courts, mais qui rappelaient bien les habits de l'après-midi. Encore une fois, offrir une promesse qu'elle savait qu'elle ne tiendrait pas. Elle évitait de regarder Misha lorsqu'elle dansait, si ce n'était pour un regard complice. Lorsqu'elle quitta la pièce, elle lâcha un soupir de soulagement. Enfin, son jeu de séductrice était fini.

Elle se dirigea vers le bar où elle demanda un grand verre d'eau à Darian, le buvant d'une traite, sans vraiment avoir à se soucier d'un ventre qui gonfle, vu sa plastique parfaite. Une fine couche de sueur brillait sur son corps à cause de l'effort et elle n'avait pas correctement remis sa jupe. Ce n'est que là qu'elle remarqua la personne de Kathleen, qui la regardait avec un regard noir. Sans vraiment s'en soucier, Anya lui offrit un sourire en entendant sa question.

"Bonsoir Kathleen. Misha est avec un… partenaire en ce moment. Je pense qu'il en a pour un moment… Tu veux boire quelque chose en l'attendant?"

Ce n'était pas parce qu'elle lui avait parlé comme à une moins que rien qu'elle se laisserait démonter.

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Mer 17 Juin 2015 - 23:03


Kathleen

ft. Anya
Concurrence tout juste tolérée
Je savais en acceptant cette mission que Misha ne serait pas l’homme d’une seule femme. Non pas de là à se fourvoyer avec la première venue, et peut-être est-il même fidèle mais je le savais empreint de ce besoin de plaire, de séduire, de charmer. C’est un homme, un homme de pouvoir de surcroît, qui marche à la testostérone et à la fierté, de quoi faire de lui une savante machine à rendre une femme complètement dingue. Dingue dans tous les sens du terme d’ailleurs. Cet enfoiré a réussi à faire de moi une femme conquise, amoureuse, passionnée et charmée. Je le hais autant que je l’aime pour ça. Le savoir travailler dans une boite de nuit rendrait n’importe quelle femme verte de jalousie, mais le savoir jouer les patrons attentifs à la clientèle l’est encore plus. Misha ne sait pas garder une distance « conventionnelle » avec la gente féminine, il lui faut en rajouter, tout le temps, et se rassurer sur le fait qu’il soit bel et bien encore en position de plaire. Il va se marier, théoriquement avec moi, et j’imagine que l’idée de se voir passer la corde au cou lui donne des envies de liberté. Seulement s’il pouvait prendre sa liberté autrement qu’avec ses danseuses…

Parmi elle et les plus dangereuses, j’ai nommé Anya. Pourquoi ? Elle est assez belle pour que tous les clients, même les plus exigeants, se retournent sur elle comme si elle était la première femme qu’ils voyaient. Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas une simple idiote qui se contente de sourire et de rire comme une potiche quand un client fait un trait d’humour. Elle est de loin la plus brillante de toutes les danseuses qu’emploient Misha. Ça se voit tout de suite, son regard est avisé, c’est quelqu’un de réfléchi, son apparence lui sert de carapace, d’armure, de couverture, exactement comme moi. Voilà en quoi elle est dangereuse. Misha aime les femmes avisées, les belles femmes qui cachent derrière leurs charmes, non seulement un caractère, mais une vraie capacité à raisonner. Tout comme lui qu’on pourrait prendre pour un fils à papa arrogant et arriviste, alors qu’il n’est rien de tout ça, bien au contraire, c’est un homme intelligent, un fin stratège et un homme d’affaire très ambitieux.

Je ne pourrais pas en dire autant pour sa condition de futur mari ! Soit il me fuit, soit il cherche encore un prétexte à ce que je repousse moi-même ou annule le mariage. Je commence à me poser des questions. Je ne renoncerais pas à lui pour une histoire de retard ou de boulot trop prenant. J’étais déjà au courant avant d’entamer ce petit jeu entre nous. A l’instar d’un ado en crise, il me faut aller le chercher, harceler sa messagerie et me montrer plus ferme qu’à l’accoutumée pour me faire entendre, je ne suis pas sa mère, simplement sa future femme ! Il n’a pas encore compris que je ne voyais pas le mariage comme une prison. Remarque, pour le coup, ça devrait rimer comme ça pour lui… Ma mission revient quand même au fait de le faire tomber, lui et tout le cartel.

Quand Anya remarque ma présence, je ne peux m’empêcher de faire glisser mon regard sur sa jupe de travers, mal remise, encore une fois, cette boule compacte au fond de mon ventre ressemblant de près à un galet de plus en plus compacte, fait acte de sa présence, mais je ne laisse rien paraître, pas plus qu’elle. C’est à ça que je vois qu’elle est intelligente. Toutes les autres serveuses me craignent pour la simple et bonne raison qu’elles pensent qu’étant la future femme du boss, j’ai un quelconque pouvoir sur le choix de ses danseuses ou ses affaires en général. Anya sait pertinemment qu’il n’en n’est rien, que lui seul à les commandes et que tant qu’elle fait son job comme il le faut, elle n’aura rien à craindre. Le pire dans tout ça, c’est qu’elle lui prouve entière satisfaction…
Elle me propose à boire, pour que ce soit elle, c’est qu’il doit effectivement être en pleine négociations, susceptibles de s’éterniser.

- Un Kyr Royal…

M’installant au comptoir en constatant que la clientèle ne se trouve pas être exclusivement masculine. Beaucoup de jeunes femmes se trouvent ici. Dois-je aussi me méfier des clientes maintenant ?! Moi qui m’en pensais à l’abri… Je n’ai jamais été vraiment jalouse, pas avant Misha en tout cas.
Serais-je vieux jeu de trouver qu’une femme autre que les danseuses n’a pas sa place ici ? Peut-être parce que dans mon ancienne vie – celle avant ma mission – jamais je n’aurais eu l’idée de franchir la porte d’une boite à la réputation aussi sulfureuse. Maintenant, je viens y chercher mon homme, le patron. Cherchez l’erreur…

- Merci… Tu es aussi préposée au service ? Misha ne peut définitivement plus se passer de toi… Comment se fait-il que tu sois exempte de ces… Négociations ?

Je ne suis que très peu aimable, ça ira sûrement mieux après un verre ou deux…


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Anya R. Davieson
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Jeu 9 Juil 2015 - 20:15

Anya n'était pas la maîtresse des lieux. Mais elle s'en rapprochait beaucoup. Les premières fois, elle était timide en y arrivant. Jeune fille de 15 ans, elle s'était sentie perdue et hors de son élément entre ces murs. Elle voyait ces femmes magnifiques et leurs mouvements, elle voyait aussi le traitement qui leur était réservé et elle avait peur. Peur de ne pas être à la hauteur et peur de subir le même traitement. Elle se souvenait de cette période comme particulièrement atroce, même si elle préférait l'oublier. Elle préférait penser à ce qu'elle était devenue, le chemin parcouru et où elle en était aujourd'hui. Kukolka n'était plus l'enfant effrayée qu'elle avait autrefois été. Elle était devenue une femme forte, capable de se battre pour elle-même et gagner le respect des gens. Son rôle au sein du night-club lui permettait d'échapper aux railleries habituelles entre filles. Elle était là depuis 7 ans, c'était plus que ce que la plupart des femmes faisait au club. De plus, sa beauté et son expérience en faisaient une coqueluche des hommes, rôle dans lequel elle se complaisait. Néanmoins, ce qui creusait réellement l'écart entre Anya et les autres, c'était son rôle auprès de Misha. Elle savait ce qui se faisait lorsque les salons privés se fermaient. Elle savait les gens à dorloter et eux qu'il fallait virer. Et, depuis cinq ans, elle était de plus en plus fréquemment convoquée dans le bureau de Misha. Certains pouvaient penser qu'ils se retrouvaient pour profiter d'une compagnie tout sauf platonique. Mais la plupart avaient compris depuis le temps la nature des liens qui les unissaient. Probablement mieux encore qu'ils ne l'avaient compris eux-mêmes. Pour ce deux raisons donc, Kukolka était plus qu'une simple danseuse et se baladait dans le club en territoire conquis.

Ainsi, lorsque Misha n'était pas là ou était occupé comme à l'instant, elle prenait sur elle de chouchouter les invités importants, les clients dont l'apport allait plus loin que la consommation, pourtant déjà hors de pri. Elle ne doutait pas que Misha approuverait qu'elle s'occupe ainsi de sa future épouse. Surtout si cela pouvait lui éviter une dispute ou une prise de tête le soir-même. Anya ne savait pas trop pourquoi, mais Kathleen semblait avoir en permanence des envies de meurtre à son égard, comme si elle avait dit ou fait quelque chose. Mais elle avait beau fouiller sa mémoire, elle ne voyait pas ce qu'elle avait pu lui faire pour déclencher tant d'hostilité D'autant plus qu'elle s'était toujours montrée agréable, malgré la jalousie qu'elle éprouvait. Ce n'était pas de la jalousie par rapport à Misha, évidemment, mais par rapport à la relation, à ce qu'ils avaient bâti entre eux et avait offert à son ami une compagne en toutes circonstances, un partenaire sur qui compter et en qui il pouvait avoir pleine et entière confiance. Elle qui ne parvenait pas totalement à se lier aux gens se demanda si elle pourrait avoir cela un jour. À vrai dire elle en doutait. Furtivement, l'image d'un américain lui souriant de manière charmeuse s'imposa à son esprit. Elle tenta de chasser ces pensées alors qu'elle contournait le bar pour servir le Kyr Royal demandé par Kath'. Elle n'avait pas l'intention de se laisser démonter par elle. Elle lança jute u signe de la tête à Darian, lui signalant qu'elle s'occupait de cette "cliente" particulière. Anya lui prépara sa boisson en silence et la servit un sourire aux lèvres, avant d'entendre sa remarque cinglante. Mais Anya n'avait pas la moindre intention de perdre son sang-froid. Elle lâcha un petit rire. "Je serais une bien piètre employée si je le laissais se rendre compte qu'il peut se passer de moi." Elle se servit un verre d'eau et réfléchit à la meilleure manière de répondre à la question de Kathleen en buvant une gorgée. "Mais j'ai joué mon rôle, tu sais. C'est à Misha de conclure l'affaire maintenant, je ne mène jamais les négociations, du moins pas vraiment…" Peut-être qu'un jour elle les mènerait, mais en attendant, elle était l'hameçon redoutable auquel très peu échappaient. "Cela dit, je suis surprise de te voir ici. Misha ne nous en avait pas avertis…"

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Dim 12 Juil 2015 - 23:58


Kathleen

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Concurrence tout juste tolérée
Je hais les filles trop parfaites, et le bar de mon homme en est plein. Anya vient en tête de toutes les autres, et c’est sans doute pour ça que je la redoute d’avantage. Je dirais que ses danseuses sont pour le moins jolies à regarder mais niveau conversation, je sais qu’il a besoin de plus que ça. Avec Anya, il est facile d’échanger, de parler de tout et de rien, elle rit à ses blagues, sait se rendre indispensable dans son club, se proclame son bras droit malgré elle, c’est tout ce qui m’énerve. Si je n’avais pas si peur qu’il me file entre les doigts, nul doute que je l’apprécierais d’avantage. Dans un autre contexte, c’est une fille que je pourrais même envier, ou admirer, mais étant donné qu’elle « tourne autour » de mon futur mari, le conflit d’intérêt est de mise.
Elle assure pour le bar, tout comme elle est capable de gérer les clients pendant le coup de feu, elle est indispensable et les clients ne jurent que par elle. Comment lui reprocher de faire correctement son travail ? Ce sont de gens comme elle dont a besoin le cartel, encore que de mon point de vue, je devrais la voir comme une ennemie potentielle. Je suis censée faire tomber tout ça, ce qui implique de faire tomber tout le monde, tous les collaborateurs d’un même coup, à l’instar d’un château de cartes.

Bien sûr qu’il y a certaines personnes que je souhaiterais préserver, à commencer par mon homme, mais il m’est impossible de faire tomber l’organisation en le préservant. Je dois faire un choix. De même que je m’attache à cette famille, cette organisation mafieuse certes, mais aux valeurs familiales admirables. Misha, autant que Nicolaï ou bien encore Oksana me considèrent comme l’une des leurs, j’ignore comment me remettre de ce genre de trahison. Mais ils sont le mal, c’est ce qu’il faut que je garde en tête, même si mon mariage avec Misha ressemble pour mo d’avantage à l’aboutissement d’une histoire d’amour que d’un placement stratégique…

- Tu ne peux nier que sans certains de tes atouts, ces hommes iraient voir ailleurs…

Une façon d’essayer de lui faire comprendre qu’elle n’a qu’une plastique peut-être ? Il n’en n’est rien, mais une femme jalouse n’a pas l’objectivité ni la pitié pour meilleure amie. C’est bien plus fort que moi, si j’admire le travail qu’elle fournit dans ce club, je déplore l’effet qu’elle fait à tout le monde, en un battement de cil.

- Tout comme il ne m’avait pas averti de son absence ce soir, il devait rentrer tôt. J’imagine que l’hisotire de ma future vie d’épouse est en train de s’inscrire dans ces premiers retards… Je peux savoir pour combien de temps il en a ? Ou même s’il avait l’intention de rentrer ce soir ?

Je crois qu’elle en sait beaucoup plus que moi sur les intentions de mon futur mari, et je ne me trompe que rarement. Misha n’a rien à lui cacher, n’a aucunement à craindre ses remontrances ou ses reproches, elle est digne de confiance sans avoir le droit de parole. La femme parfaite pour un homme comme lui ! Hors, ce n’est pas ce que je suis, j’ai du caractère, tout comme elle doit en avoir, mais pas avec son propre employeur à qui elle doit son pain quotidien.

- Toutes les femmes de ce cartel sont donc condamnées à attendre comme des femmes de marin dans l’espoir que leurs hommes ne se laissent pas happer par les sirènes ?

Ma métaphore est douteuse mais elle est pour autant vraie. Anya connait bien mieux la vie de cartel que moi qui m’apprête pourtant à épouser le fils d’un de ses pontes. Elle saura m’en dire un peu plus sur le traitement des femmes du milieu. J’en ai une vague idée, mais me le voir confirmé rendra peut-être les choses un peu plus concrètes…

- De quoi traitent-ils en ce moment ? Son contact avec l’Amérique du Sud ?

Quitte à être privé d’attention ce soir, autant mettre à profit mon temps libre pour étoffer mes prochaines confessions au milieu fédéral…


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Anya R. Davieson
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Mar 14 Juil 2015 - 20:11

La première fois qu'elle avait vu Kathleen, Anya avait été impressionnée. Et il y avait de quoi. Ce port fier, ses brillants yeux clairs qui contrastaient avec es cheveux de jais. Quelque chose se dégageait de son visage et poussait les gens autour d'elle à l'admirer et à s'en inspirer. Elle ne doutait pas que c'était en partie ça qui avait en premier lieu attiré Misha. Et puis, elle l'avait gardé avec son mordant et son répondant, son audace et son intelligence. Anya ne pouvait que l'admirer aussi d'avoir réussi à séduire Misha, à le faire tomber amoureux et à le tenir en laisse, lui passant même la corde au cou. Elle n'avait pas eu l'occasion de la connaître, ou de vraiment essayer d'en savoir plus sur elle. La plupart de leurs conversations se limitaient à des questions de planning et de savoir où se trouvait le futur patron de son cartel. Elle y répondait généralement de bonne grâce, n'hésitant pas à toujours la complimenter au passage, malgré sa froideur et ses regards de glace. Anya ne savait pas encore s'il s'agissait d'une question de rang ou alors purement d'une question personnelle. Elle préférait la savoir simplement hautaine qu'ayant un grain contre elle. Elle était, après tout, atteinte de ce foutu syndrome qui la faisait chercher l'affection et l'approbation de toute personne qu'elle côtoyait. Elle ne savait pas à quel point Kathleen avait raison en parlant d'indispensable. Elle avait besoin de l'être pour se sentir en sécurité. Ce besoin l'embarrassait encore plus après la remarque légèrement désobligeante que la brune venait de lui faire. Comme d'habitude, Anya préféra tourner tout cela à la rigolade et éclata de rire, bombant le torse. "Ah, il faut savoir profiter de ce que la nature nous a donné et en faire des atouts."

Après cette pique, elle retourna sur le sujet qui finalement l'intéressait vraiment. Cela rassura Anya, qui préférait de loin parler de ça que d'elle-même. Elle préférait toujours parler de son travail, de Misha, du club. De tout, sauf d'elle. Elle réfléchit à la question de Kathleen, mais fit une petite grimace. "Je ne saurais pas te dire combien de temps ça va encore durer, tout dépendra du talent de Misha… Mais je pense que dans une heure, au plus, ils seront dehors." Pour cette négociation, il n'y avait pas que le talent de Misha qui était déterminant, mais aussi le sien. A quel point avait-elle perdu l'homme dans les dangereuses brumes du désir? Elle espérait toujours que ce serait assez pour que le deal tourne à l'avantage de leur carte. C'était son rôle et elle craignait de ne pas le remplir. C'était d'ailleurs très souvent le rôle des femmes au sein de la famille, séduire et charmer, servir d'appât magnifique pour faire tomber les hommes dans le panneau. Ils étaient tous pareils dans une large mesure, à penser que l'herbe était plus verte ailleurs et que les femmes n'étaient pas si difficiles à duper que cela. La question arracha donc un sourire à la danseuse, la tête soudainement pleine de souvenirs.

"Tu sais, je ne pense pas que ce soit inhérent au milieu, mais plutôt à l'ambition. Tous les hommes ambitieux cèdent à l'appel de l'opportunité et du toujours plus. Et Misha est parmi les plus ambitieux d'entre eux. Mais après, tu peux toujours trouver de quoi t'occuper. Ma mère, par exemple, aidait au niveau de la comptabilité. En étant aussi occupée, cela lui permettait de moins voir le temps passer lorsque mon père était au loin. Et deux enfants, évidemment. Ça occupe… Mais si mon père s'absentait vraiment trop longtemps, elle lui servait à manger uniquement des choses qu'il n'aimait pas, jusqu'à ce qu'il se rachète et lui offre des bijoux et un week-end rien qu'à eux." Elle rit doucement, se souvenant de ces instants, avant de revenir sur terre, réalisant qu'elle avait beaucoup laissé filtrer. Elle secoua doucement la tête, pour chasser les souvenirs. " Mais tu n'as pas de soucis à te faire. La famille est très soudée et tu ne manqueras jamais de compagnie si tu décides que tu t'ennuies."


Elle se servit un nouveau verre d'eau en entendant la nouvelle question de Kathleen. Elle haussa simplement les épaules. Le problème d'être aussi proche de Misha et de parler avec une autre personne proche, c'est qu'on ne sait jamais quelles informations peuvent filtrer ou non. "Je ne suis pas tant au courant que ça. Il t'en racontera sûrement plus lorsqu'il sera de retour." C'était une solution diplomatique et elle préférait laisser Misha gérer les informations qu'il donnait à sa fiancée.

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Dim 26 Juil 2015 - 0:37


Kathleen

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Concurrence tout juste tolérée
La nature a beaucoup trop gâtée cette petite aguicheuse et je ne rêve que du jour où elle verra apparaître sa première ride ! Mais je crois que le pire dans tout ça, c’est que ça ne semble pas être le genre de fille superficielle au point de s’enduire de crème tous les soirs à n’en plus dormir, elle est belle naturellement et c’est d’autant plus énervant. Mon horloge biologique tourne, et semble même tourner plus vite que celle d’Anya, ce qui n’est pas pour me plaire. Je ne me savais pas jalouse, en tout cas pas d’une femme, mais comment Misha me regardera quand je commencerais à dépérir ? Aussi amoureusement qu’à ce jour ou au contraire avec une pointe de désolation face à l’œuvre du temps ? J’ose espérer que la sagesse et ce que je lui apporte chaque jour pèseront dans la balance mais quand je vois des filles comme elle, je me dis qu’il y aura toujours plus jeune, plus belle, et surtout plus dévouée.

- « Pour un futur mari censé rentrer pour le dîner... »

Retenons le fait qu’étant exempts de toute responsabilité parentale que ce soit, nous ne dînons que rarement avant minuit. Nous vivons comme des jet-setteurs et c’est tout nouveau pour moi. En tout cas depuis trois ans. Moi qui n’ai connu que les horaires fixes et prévisibles comme un horaire de chemin de fer, cette vie de bohème luxueuse est encore du tonneau de la découverte pure et simple. Je m’y fais, doucement, et j’aime ce que je vis, du moment que je le partage avec lui, il m’apprend chaque jour à devenir une autre, une autre qui me plait. C’est tout du moins ce que j’aime à croire.

Je ne saurais déterminer les raisons de son sourire mais il paraît chaleureux et nostalgique. Je ne suis pas insensible, je suis même sans doute à fleur de peau mais ne m’abaisserais pas à l’avouer, j’ai un statut de futur épouse de l’héritier peu commode et autoritaire à tenir… Pour autant, je reconnaitrais sans peine les souvenirs d’enfance dans son regard.

- « Misha a les dents longues, et c’est ce que son père attend de lui. Quant au fait d’apporter ma contribution, il n’est pas pour, mais je ne désespère pas, je compte bien traiter à la source. Nicolaï ne restera pas insensible à mes références en matière de droit. Mais c’est histoire d’homme, tu connais sans doute la chanson… »

Passant ses jours et ses nuits à errer dans cet endroit saturé à la testostérone, elle sait comment marche un homme, elle ne serait pas si désirable si ce n’était pas le cas. Pour plaire à un homme, il fait d’abord et avant tout apprendre à les connaître. Ils marchent au désir, au plaisir et à la flatterie. Ils sont tous pareils, c’est un trait génétique hérité de leur chromosome Y.

- « Ta mère était une femme avisée, et connaissait le milieu apparemment ? »

Pour attendre une parure et un weekend, elle devait sans mal savoir s’y prendre. J’admire ce genre d’initiatives. Moi qui, sans Misha, n’aurait même sans doute jamais osé aborder un homme de moi-même, trouvant ça bien trop inconvenant puisque non conventionnel. J’aurais pu finir vieille fille à tout bien y repenser. Cette mission est peut-être un mal pour un bien au final… Qu’en sais-je…

- « Tu sembles tellement bien les connaître, malgré ton rôle de… spectatrice. »

Libre à vous de croire à une attaque, ce n’est ni plus ni moins une remarque objective. Elle travaille ici, empreinte d’une dévotion rare pour une jeune femme de son âge, et semble pourtant ne rien demander de plus que ce qu’elle n’a déjà. Sa place semble lui convenir, pourtant, elle aurait toutes les qualités requises pour occuper ma place du temps où je n’existais pas encore… Alors pourquoi moi et non pas elle ? Misha est à son goût, on ne peut pas le nier, il est au goût de toutes celles qui le croisent, et le connait sans doute mieux que moi…

- « Me raconter ? Aurais-tu la naïveté de croire que les hommes aiment à se confier ailleurs que sur l’oreiller ou tentes-tu tout bonnement d’esquiver la question bien que tu connaisses la réponse ? Dans les deux cas, j’apprécierais que tu me resserves. Et que tu en prennes un à ton compte… J’ai toujours détesté boire seule… »


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Anya R. Davieson
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Dim 2 Aoû 2015 - 19:30

Elle ne pouvait que compatir à la peine que pouvait ressentir Kathleen avec un homme comme Misha. Anya avait beau, à sa manière, idéaliser son patron et ami, elle n'en était pas pour autant inconsciente. Elle le voyait avec les femmes, elle voyait les petites caresses qui se perdaient sur la joue, une main qui traînait un peu trop longtemps sur la hanche, juste un clin d'œil, n'importe quoi. Le jeune russe était un très bel homme, au sourire craquant et qui savait utiliser ces atouts. Elle se doutait qu'il en usait et en abusait pour parvenir à ses fins, même lorsque ces fins étaient aussi égoïstes que de goûter à une nouvelle peau et de connaître de nouveaux horizons. Mais elle ne s'abaisserait jamais à porter un jugement pour lui. Au contraire, quelque part, elle admirait cette capacité à s'abandonner complètement et aveuglement dans les bras de quelqu'un d'autre, de pouvoir profiter un instant d'un vide complet où rien d'autre ne comptait que ces échanges fusionnels qui ne dureraient pas plus qu'une nuit et dont les conséquences ne se répercuteraient pas plus loin. Oui, elle lui enviait cette capacité et aurait aimé avoir la même, s'abandonner dans les bras forts qui s'offraient à elle et proposaient, pour un peu d'attention, un oubli complet. Elle sourit doucement à Kathleen, ne pouvant rien faire d'autre.

"Ne t'en fais pas. Tout hommes qu'ils soient, ils finissent toujours par se rendre compte qu'ils ont besoin d'une femme dans leur vie, une femme qui sera prête à être leur ancre et leur soutien et plus encore."

Elle se voulait rassurante avec elle, mais l'était-elle vraiment? À vrai dire, elle n'en savait rien. Elle savait uniquement qu'elle voulait épargner des problèmes à Misha. C'était un peu sa mission dans la vie et elle se voyait difficilement être autre chose pour lui. Elle apprenait à le regarder, à anticiper ses besoins, communiquer avec le regard et agir avec un consentement et une confiance tacites qui diraient qu'il lui fait confiance. Elle n'en était pas exactement encore là, mais elle ne désespérait pas d'y arriver. Contrairement à Kathleen, elle savait que c'était plus facile pour elle, parce que Misha la poussait dans ce sens. Elle savait qu'il voulait pouvoir compter sur elle et que c'était pour ça qu'il la poussait à apprendre le hacking et à conduire avec Mikhail… Même si les leçons de conduite s'avéraient un échec complet. Au moins, elle comprenait ce qui comptait le plus: la manipulation. C'était un minimum et ça, elle le devait à ses années d'expérience dans ce milieu. Elle fit un sourire amusé pour confirmer ses dires à Kathleen. Elle connaissait les histoires d'hommes mieux que quiconque et sans doute sa mère aussi. Elle fut presque surprise d'entendre le questionnement dans sa voix. Sans avoir réfléchi plus loin, elle avait toujours pensé que les gens de la mafia savaient ce qu'il en était de sa famille. Et c'était sans aucun doute vrai, pour les russes de naissance, comme elle, ceux uqi étaient là depuis plus de sept ans… Mais peut-être Kathleen ne s'était-elle jamais renseignée à son sujet. Misha lui aurait sans doute raconté sinon… Elle se contenta de hocher la tête.

"Ma mère était née dedans. Elle avait vu tout le bal mené par les hommes depuis son enfance et les manières dont les Матроны* géraient toutes ces affaires… Elle en a pris bonne graine et menait mon père par le bout du nez." Elle a un sourire fier en parlant de sa mère et comment ne pas l'avoir. Elle menait tout le monde dans sa poche, à son époque, Svetlana et son rôle était à peu près semblable à ce qu'Anya faisait en ce moment pour Misha. Et ce n'était qu'à peu près, car elles avaient les deux la maîtrise de la manipulation et ça s'arrêtait là. Une fois que leur histoire fut officielle et qu'elle épousa Jon, celui-ci refusa qu'elle continue à séduire les hommes, alors elle fut bien obligée de se rabattre sur une activité bien moins interactive. Mais elle avait bien assez à faire à gérer un enfant rebelle et une gamine qui tenait pas en place, alors elle s'en contentait. Anya ne pourrait jamais se contenter de ça. Elle était devenu trop dépendante d'attention et elle en voulait plus de ce monde. Elle se savait capable d'offrir plus que son physique avantageux et n'attendait que l'occasion de le montrer, sans doute que cela venait de son père. Mais elle était néanmoins surprise lorsque Kathleen lui dit qu'elle en connaissait beaucoup pour une spectatrice et pour une fois, cela se lut sur son visage. Mais heureusement, elle lui demanda autre chose et elle n'y eut pas à répondre tout de suite, encore moins lorsqu'elle lui demanda de la resservir. Elle se permit de ne pas répondre à sa question autrement que par un sourire amusé et un clin d'œil lorsqu'elle la perça à jour. Non, elle ne révèlerait pas les secrets de Misha, jamais, même sous la torture. Elle était prête à mourir pour cet homme, mais s'en rendait-il seulement réellement compte?

Anya contourna le comptoir pour aller servir un nouveau verre de Kyr royal à Kathleen, et puis se resservit un verre d'eau pour elle. Elle fit un sourire d'excuses. "Malheureusement, je ne peux pas t'accompagner plus que ça, je suis encore au travail et mon patron risque de débarquer à tout moment." Elle pose son verre devant Kathleen et réfléchit. "En fait, je ne suis pas une simple spectatrice… Je fais partie intégrante de la famille. J'ai grandi avec Yulian, Nina et Misha toujours dans les parages en fait… Je pense qu'on peut dire d'une certaine manière qu'on est amis d'enfance… Si on a une interprétation très large de l'amitié." Elle rajoute, pensive. Le seul qui correspond réellement à cette définition est Misha, vaguement Yulian et Nina et elle ne pouvaient pas se supporter. Elle sourit donc à Kathleen. "La vie est dure au sein de la famille, mais il m'a été prouvé que même en cas de difficultés, ils trouveront toujours un moyen de soutenir les leurs. Et c'est quelque chose de rare qu'on apprend à vraiment apprécier. J'espère vraiment que tu parviendras à le voir aussi." Elle ne parlait qu'en bien de la famille et on voyait encore une fois cette dévotion et détermination dans son regard, comme s'il n'y avait pas pour elle la moindre hésitation dans ce qu'elle disait et que c'était la chose la plus normale du monde.


*matronnes

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Kathleen Evans
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Jeu 20 Aoû 2015 - 22:25


Kathleen

ft. Anya
Concurrence tout juste tolérée
les hommes sont des êtres bizarres. Ils détiennent le secret de leur propre espèce, quoi qu’on puisse en dire. Les femmes sont soi-disant des êtres à part, mais je doute que les hommes soient plus simples à comprendre. l’esprit de Misha est entravé de fantômes, de rancœur et de faiblesses dissimulées à coups de « tu seras un homme mon fils ». Les larmes refoulées ont fait de lui un homme viril, en apparence sûr de lui mais tellement blessé au fond… Je connais assez mon homme pour savoir qu’il préfèrerait prendre une balle que de parler de tout ça, mais c’est un fait, il me suffit de le lire au fond de son regard quand il évoque le sujet de sa mère ou que ce dernier lui traverse l’esprit. Ce que j’ignore, c’est à quel point Anya peut le connaître. J’ai comme un train de retard et je déteste ça.

- Une fois qu’ils ont la maturité nécessaire pour mettre leur fierté de côté, et pourtant la fierté est tout ce qui étouffe Misha…

Un russe, un vrai, un homme, pas un garçon. Je ne sais combien de larmes il a dû verser depuis qu’il est en âge d’arrêter de jouer au foot dans la cour de récré mais j’imagine qu’elles doivent se compter sur les doigts d’une main. je m’autorise parfois à craquer, dans l’ombre, dans son dos, sans qu’il n’en sache rien de peur qu’il ne découvre le pot aux roses ou encore qu’il ne me trouve faible. Tout est à double tranchant dans cette relation. Je l’aime autant que je m’espère fidèle à ma mission.

Ce que je connais d’Anya est ce que j’ai appris en fouillant dans les dossiers personnels de mon homme, ce que je suis censée ignorer. Il me faut perpétuellement jouer le jeu de l’innocente petite femme bien docile qui ne retient que ce qu’on lui dit et faire le tri entre ce que j’apprends légalement ou non et ce que je donne à mes supérieurs ou pas. Tout n’est que question d’équilibre afin de n’alerter aucune des deux parties. Il faut apprendre à jouer de la subtilité et d’un peu de ruse pour rattraper ses gaffes. Misha est plus facile à illusionner que les autres, Misha est sensible au charme dont je peux jouer sur lui, les autres le sont par définition beaucoup moins.

- Alors on a au moins été élevées dans les mêmes valeurs. La mienne a toujours beaucoup appris du milieu aisé de mon père et règne aujourd’hui sur le quartier huppé de San Francisco. Disons qu’elle apprend vite et qu’elle mène mon père par des sous-entendus et un verre de scotch de 20 ans d’âge…

Voilà comment marchent les familles aisées par chez moi. Le mari porte la culotte pour les apparences, mais le vrai mur porteur c’est bel et bien l’épouse. Ma mère qui ne venait de rien et a gravit les échelons de la société avec une facilité déroutante, comme s’il s’agissait d’un jeu, qui aujourd’hui se trouvait être la vraie référence philanthropique et reine des brunch du dimanche matin. J’ai été élevée dans le souci du réseau relationnel. Rien n’était plus important que de savoir à qui parler et comment le faire, qui garder dans son carnet d’adresse et qui éviter. Tout ça représente un art, un art pour le moins fastidieux selon moi, l’éternelle renfermée, mais qu’importe, la vie s’est chargée de m’apprendre que mes parents avaient raison, Misha en est la preuve la plus flagrante.

- Alors raison de plus pour ne pas me laisser boire seule, je déteste ça. Quant au patron, il ne peut rien me refuser, paraît-il…

Misha est un homme généreux, de même que son père. Je doute du fait qu’ils reprennent Anya pour avoir bu un verre en ma compagnie, moins si elle se mettait à me balancer des infos confidentielles. Ce serait pourtant ce dont j’ai besoin. Mais elle est maligne, beaucoup plus que je ne l’aurais cru au premier abord. Si je m’en méfie autant, c’est que je comprends à présent qu’elle pourrait être l’une des rares personnes à pouvoir percer à jour mon petit jeu. De même que trouve plutôt difficile à vivre la position qu’elle occupe.

- Ce n’est pas de leur solidarité ni de mon intégration dont je doute, plutôt des priorités de mon homme. Misha n’est pas encore totalement un homme, pas au sein de son foyer en tout cas. J’imagine qu’il ne te parle pas de famille lui non plus ?

Amis d’enfances rime souvent avec confidences. Bien que discrète, j’étais à part étant enfant, les meilleures amies, ce genre de choses, je n’en voyais pas forcément l’utilité, puisque trop dur à se faire, mais Anya a l’air de tout sauf d’une gamine apeurée par ce qui l’entoure, je me trompe peut-être, mais elle aurait été le genre d’amies que j’aurais voulu avoir. Une fois de plus, sa perfection m’énerve !

- A te voir idéaliser les Invanov de cette façon, tu n’as pas envie de fonder la tienne ?

A rester derrière le comptoir comme moi derrière mes bouquins, elle risque de voir sa vie défiler sans même s’en rendre compte…


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Anya R. Davieson
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MessageSujet: Re: Concurrence à peine tolérée ~ Anya Lun 14 Sep 2015 - 17:25

La mère d'Anya était l'exact opposé d'une philanthrope. Égoïste, dépensière, même si elle avait voulu partager quoi que ce soit avec les pauvres, rien ne serait resté. L'inverse de Robin des Bois, elle estimait que tant pis pour celui qui n'avait pas géré pour avoir les moyens qui lui convenaient. Pour elle, cela allait au-delà de savoir si les gens avaient assez pour vivre ou non. Ils devaient avoir assez pour vivre heureux. Et c'était pour cela que la remarque de la brune la fit sourire. Mais des verres de Scotch et des sous p - entendus, ça aurait pu être sa mère, même si son père ne buvait jamais. Anya participait à cette conversation comme si elle y connaissait quelque chose, alors qu'en réalité, son expertise avancée sur les relations amoureuse découlait uniquement des nombreuses histoires qu'on lui avait racontées et des films qu'elle voyait. Elle savait aussi jouer avec l'ego de Misha quand il fallait, mais il faut avouer qu'une amie n'a pas les mêmes armes que la femme qui partage sa couche et qui partagera sa vie. La vie devait être autre lorsqu'on décidait de l'affronter à deux. Faire les choix qui conviendraient aux deux et non juste à soi même, trouver une manière de rendre quelqu'un le centre absolu de sa vie et sa priorité. C'était ce que sa mère avait fait et même si elle prétendait toujours mener son père par le bout du nez, elle avait toujours vu en eux l'amour et la force face à l'adversité, un compromis dans les questions difficiles, le soutien lorsque Dimitri était parti. Sa gorge se nouait toujours en pensant à eux, mais elle rit doucement tout de même à l'histoire de Kathleen.

"Ta mère est décidément une sage femme. Tu pourrais essayer la vodka avec Misha, qui sait?"

Mais elle lisait chez Kathleen que ses soucis étaient réels et son inquiétude profonde. Mais comment espérait elle aider à gérer les émotions d'un homme qui ne parvenait pas à les gérer lui même? Il avait été l'enfant chéri de la Bratva, l'enfant à qui tout était dû et qui pouvait tout avoir tout de suite, en un claquement de doigts, alors à quoi bon apprendre la patience ou l'empathie? L'autre n'était qu'un serviteur qui devait lui apporter satisfaction aussitôt qu'il le pourrait. Elle le savait mais s'était néanmoins attachée à lui pour d'autres raisons. Tout comme Kathleen, elle n'en doutait pas. Qu'il était difficile d'être dans sa position, celle d'une femme d'un homme qui veut tout tout de suite, sauf de s'engager et de s'étouffer dans des relations amoureuses et compliquées. Elle regarda autour lorsqu'elle lui demanda de boire. Ça n'avait rien à voir avec ce que penserait Misha, mais Anya tenait généralement à avoir l'esprit très clair en sortant de là et si elle acceptait un verre avec un client, elle devait accepter avec tous et se retrouvait à trop boire. Elle avait appris de son erreur très jeune. Elle passa derrière le bar pour se servir un verre. "Le patron peut être, mais je resterai sur ma ligne, même pour les beaux yeux de sa fiancée." Elle lui fit un clin d'oeil en se sortant une bouteille d'eau gazeuse. "c'est une règle à laquelle je me fais depuis mon arrivée. Il est dangereux pour une danseuse d'avoir l'esprit embrouillé en soirée, encore pire si on rentre seul après. Ce qui est mon cas." Toujours, mais ça, elle ne le dirait pas. Elle but une gorgée d'eau gazeuse, pensante.

"Tu dois être patiente... tu ne peux pas lui demander d'endosser des idées pareilles alors qu'il ne sait même pas le poids qu'il est capable de porter sur ses épaules. Il t'a demandée en mariage, il t'a aimée et il le montre aux yeux du monde entier!!" Elle rit. "c'est plus que ce que j'aurais cru voir un jour... tu sais, il a tellement souffert, il ne faut pas le forcer... les trahisons et les coups bas font partie intégrante de sa vie. Et s'il te fait confiance à toi, je ne sais même pas s'il me ferait confiance à moi. Parler famille, c'est ouvrir une nouvelle faille, en plus de toi, un point faible de plus sur lequel les gens pourraient frapper pour le mettre en échec et Mat du premier coup. Laisse lui le temps de trouver toutes les réponses nécessaires et je pense qu'il te surprendra." Elle souriait tendrement, elle le connaissait son ami et ne souhaitait que son bonheur autour de cette femme incroyable qui semblait vraiment être à la hauteur. En revanche, ce qui suivit la fit éclater de rire et l regarder, incrédule. "Une famille?! Moi?! Oh, Kathleen, je n'ai que 22 ans!! C'est un peu trop de pression pour mes épaules encore frêles!" Elle rit. "Je ne sais pas avec qui je pourrais fonder une famille et honnêtement, si je le voudrais. Un jour peut être... mais c'est encore très très loin."

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