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Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano

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Domino M. Cooper
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MessageSujet: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Sam 23 Mai 2015 - 0:14


Un pas de plus vers l'existence.



Que pouvait-on mettre lorsque notre rendez-vous était le parrain de la Mafia Italienne ? Une sacrée colle si vous voulez mon avis. Voilà sans doute pourquoi j’avais passé autant de temps devant mon miroir, à passer tenue par tenue au peigne fin. Le tailleur, la robe, le tailleur pantalon. Le jean. Quel casse tête ! C’était dans ses moments là que je regrettais de ne pas être un homme.

Au final, j’enfilais un tailleur pantalon blanc et un chemisier rose pâle. Ça allait faire l’affaire, un peu de classe, sans trop, enfin j’espérais. Je laissais mes cheveux défait pour donner une allure plus décontracté au tout et des escarpins fin, blancs eux aussi, un chapeau à toile et mes lunette de soleil sur le nez j’attrapais mon sac à main pour quitter mon appartement dans Gaslamp Quarter.

En regardant l’heure, je me rendis compte que j’avais encore une bonne heure devant moi. Qu’est-ce que j’avais la pression aujourd’hui ? Par chance, je n’avais pas prévenu mon boss que j’avais rendez-vous avec le grand Tiziano Nicolosi, sinon, ma pression aurait été plus grande encore. Et de quoi allions nous bien pouvoir parler ? Officiellement, de sa conserverie et son métier d’avocat, officieusement, j’espérais bien glisser sur son rôle de parrain, mais bon, je doutais fort qu’il clame haut et fort « Oui oui, c’est moi ! ». Je poussais un long soupire contrit en mettant le contact à mon Audi, je m’enfilais ensuite dans la circulation de San Diego.

Je pris tous mon temps, je crois qu’au fond, j’avais presque envie de ne pas y aller. Cette fois ci, ce n’étais ni un agent à séduire facilement, ou encore le fils du parrain, comme Misha Invanov, lui et moi n’étions alors pas trop éloigné concernant notre âge. Mais là, c’était la grande légende. Et pourtant, le sujet principale allait être la Conserverie Nicolosi. Très franchement, je ne comprenais pas ce choix d’industrie, le tissu, pour un Italien semblait tout tracé, ou encore, la Pizza, pour se la jouer cliché.

Je finis par me garer sur un petit parking de la Jolla Village. Le quartier Italien par excellence. En quittant ma voiture et traversant la route pour rejoindre le trottoir je me dis qu’ils n’auraient pas pu faire pire. C’était une pizzeria tout les cinq mètres ou quoi ? Je secouais la tête, assez amusée par la chose. Nicolosi et moi avions rendez-vous au Harry’s Bar. Petit bar restaurants sympas, grill à ses heures perdu. J’avais déjà eu l’occasion d’y aller une à deux fois, le chef était pas mauvais.

Regardant ma montre, je su que j’avais encore vingt minutes d’avance sur l’heure de rendez-vous. J’allais avoir le temps de me prendre un verre. L’hôtesse me sauta dessus, je lui annonçais que j’attendais quelqu’un, lui indiquant mon nom, Mary Cooper. Puis allais prendre place à une table commandent un Whisky pour me détendre, celui-ci arriva rapidement. Dès la première gorgée, je laissais les effluves enivré mes narines. Rien que l’idée d’y penser et à la façon de le faire, je me détendais sur ma chaise. Repensant doucement à l’entretien que j’allais avoir. Avant d’oublier, j’allumais mon Dictaphone que je laissais dans mon sac, j’avais un micro assez puissant et j’en étais heureuse. J’aimais le vieux matériel, toujours plus fiable que le nouveau.

Histoire de me distraire, je pris mon téléphone, regardant mes mails, rien d’intéressant, hormis ma tante qui m’invitait à venir manger chez elle dimanche midi. Le message passa à la corbeille, si elle appelait elle aurait droit à un « Désolé, j’étais débordée, j’ai pas vue ». Il est vrai qu’elle aurait pu me passer un coup de fil aussi, mais au fond, elle était comme moi, si elle pouvait éviter de me voir, ça l’arrangeait.

Je laissais mon portable retomber dans mon sac, finissant mon verre pour en commander un autre. Ma montre m’indiquais maintenant qu’il était moins cinq, Nicolosi ne tarderait sans doute plus trop. C’était aujourd’hui, que j’entrais dans la cour des grands.


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Tiziano Nicolosi
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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Sam 23 Mai 2015 - 22:24

Ce jour là, j'avais rendez-vous avez une journaliste de l'un des journaux les plus influents de la ville, le U-T San Diego et à vrai dire, cela ne m'enchantait pas vraiment, mais bon, la jeune femme m'avait contacté une vingtaine de fois avec comme prétexte la réussite de ma conserverie, n'y voyant qu'un prétexte pour me rencontrer et obtenir les infos que chaque journaliste rêve, j'avais toujours refusé. Je m'étais finalement laissé influencé par Eleonora et Walter, mon fidèle ami et conseiller, me disant tout deux qu'il était plutôt suspect d'envoyer vingt fois sur les roses une journaliste lorsque l'on est sensé être un patron avide de réussite, que j'allais renvoyer une très bonne image de moi et faire taire quelques rumeurs et qu'il s'agissait d'un bon moyen de narguer les flics de San Diego, une fois de plus ! Et puis, j'en avais marre de me faire harceler !

Je me préparais alors, enfilant un pantalon de smoking noir, une chemise rouge, la veste qui allait par dessus et une cravate noir sobre, le parfait cadre, business man et professionnel. Chapeau, pas chapeau ? J'adore les chapeaux, mais en le mettant je me disais que je ne savais pas à qui j'avais à faire, si elle jamais elle était dans son délire, elle aurait le parfait cliché mafioso devant elle et c'est ce qu'elle recherchait surement, donc je ne le mis pas. Je plaqua mes cheveux bruns en arrière et attacha ma plus belle montre or et cuir. Pour finir, un petit coup de rasage et j'étais le cliché du patron modèle, propre sur lui, pas dans l'excessif.

Je pris alors la direction de la cour, en haut des marches je scruta le parking en hésitant. J'y allais avec un "chauffeur" dans une voiture banale, je conduisais dans une voiture banale ou je prenais ma Shelby... j'optai alors pour le choix le plus banale, j'ouvris la porte de l'audi TT de Boris, l'homme de main de ma fille et je fis ronronner le moteur avant de prendre la direction de la Jolla Village. Je connaissais bien ce coin, car il était dans le quartier nord, que je connais comme ma poche et où tout le monde me connait. Je connaissais bien Rosa, la patronne du bar et sa jeune employée et hôtesse Ally, elles m'aimaient bien d'ailleurs, comme la plupart des commerçants du coin qui sont sous ma protection en échange d'une petite compensation, silencieux comme des tombes sur le sujet bien entendu.

Avant ce rendez-vous, je m'étais renseignée sur la jeune "Mary" Cooper qui voulait me rencontrer, obtenant sans mal de nombreuses informations sur elle. Elle était jeune, 29 ans, elle a quelques année d'expérience dans le journalisme mais pas suffisamment à mon goût, ce qui voulait dire qu'elle était surement avide de promotions et donc avide d'informations qui font le "scoop". Elle ne signait pas de sa vraie identité, ce que je pouvais comprendre, la discrétion est cruciale et cela était un bon point pour elle. Elle a perdue sa famille très jeune, elle était originaire d'Angleterre, habitait à Gaslamp quarter, conduisait une audi verte etcétéra etcétéra... A dire vrai, les jeunes journalistes me faisaient plus peur que les expérimentés, les vieux cons... car plus imprévisibles et prêt à tout pour obtenir des infos. Je me demandais quel manège elle allait jouer: un complice bien placé ? Un enregistreur ? Ou je ne sais quelle connerie, j'en avais vu passer des journalistes et ils ne manquaient pas d'imagination.

J'arrivai alors au Harry's bar et me gara sur le parking où je reconnu la voiture de ma future interlocutrice. Elle était donc arrivée avant moi et j'étais prêt à parier qu'elle était arrivée en avance, bien en avance. Bref, je claqua la porte de la voiture et me dirigea vers l'entrée, à peine je foula le pas de la porte que Rosa m'accueillit de manière chaleureuse: "Monsieur Nicolosi, quel plaisir de vous voir ici !"


-Bonjour Rosa ! Comment allez-vous ? Belle journée n'est-ce pas ?
Lui répondis-je d'une manière sincère et chaleureuse, j'aimais bien cette femme, bonne vivante et toujours aimable, elle était le genre de commerçant que j'appréciais.

Je chercha alors du regard la journaliste et n'eut que peu de mal à la repérer, non seulement je savais à quoi elle ressemblait et en plus il n'y avait pas énormément de monde et encore moins énormément de jeunes femmes qui attendent quelqu'un. Je me dirigea donc vers elle, me pointa devant son regard et tendant légèrement ma main vers elle avant de la serrer doucement et de la saluer amicalement.


-Mademoiselle Cooper ! Comment allez-vous ?Lui demandais-je d'un ton décontracté.-Ally, tu me mets la même chose s'il te plait ? Tu seras un ange !Terminais-je avant de m'assoir en face de la jeune journaliste. Je lui adressa un sourire franc et entama, mon premier verre ne tardant pas à venir aussi sec qu'il était demandé !

-Eh bien voilà, je vous écoute, en quoi un quarantenaire aigri comme moi vous intéresse ?Lui dis-je d'un ton amusé.

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Domino M. Cooper
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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Sam 23 Mai 2015 - 23:40


Un pas de plus vers l'existence.



Attendre.. Moi impatiente ? Non… juste le trac, raahhh si j’avais sue, je crois que je n’aurais jamais dû fais en sorte de rencontrer Nicolosi, maintenant, je perdais contenance rien qu’en regardant mon verre. Mes instants de détente semblait terminé. Mes idées noires revenaient. Ma pression coulait sur mes épaules avec force, m’écrasant. J’avais presque envie de fuir…puis alors que j’étais sur le point de partir, Je le voie entré, avec toute sa grandeur. Tiziano Nicolosi en personne. Se grand homme d’au moins vingt centimètre de plus que moi, j’ai l’impression de me ratatiner sur ma chaise. Bougre, idiote, abruti, andouille, cloche, cruche… c’est même pas assez je crois.

Le pantalon de smoking noir, la chemise rouge, la veste qui va avec. Quel prestance. Je le voie parler avec la proprio. Cet homme connais sans doute tous les commerçant du quartier, et nul doute qu’ils le respecte tous. Monsieur le parrain est là. Je suis là, nous sommes là, et il avance vers moi. Je suis comme une petite fille devant le directeur de l’école. On sourit, on dit pas de bêtises et ont se fait passer pour une fille adorable.

Il me tend la main, et je me lève doucement pour la serrer. Il parle le premier avec toute sa présence, j’en frémirais presque tellement je suis intimidée.

- Monsieur Nicolosi, je vais très bien merci et vous ? Merci d’avoir accepté cet entretien.

On s’installe ensuite. Je le regarde, laissant mes yeux courir sur lui, mais sans trop. Je ne voudrais pas passer pour une groupie arriéré. Surtout que nous devons parler de sa conserverie, un type qui tiens une conserverie n’a rien d’intéressant. Mais ce qu’il y a sous la surface, voilà bien se qui me tente. Monsieur est le parrain, et je suis la petite fille qui va tenter de le faire parler. Y arriverais-je ? Je n’en suis pas sûre.

Je ris quelque peu à ses nouvelles paroles. Lui aigri ? Je n’en ai pas vraiment l’impression. Il est plutôt bien conservé pour son âge si vous voulez mon avis. Mais pas mon genre, et c’est tant mieux, si j’avais encore dû passer mon temps à louché sur sa plastique, cet entretien aurait véritablement été mon enfer sur terre.

- Vous aigri ? Je n’en ai pas vraiment l’impression Monsieur Nicolosi. Vous possédez la classe qu’incombe votre condition.

Je laisse mes mots suspendre dans l’air. J’ai l’impression d’avoir retrouvé ma confiance en moi. Et si j’oubliais la petite fille et le directeur d’école, pour être la journaliste vorace en compagnie de l’homme qui ne se revendique pas, mais est bien le parrain de la mafia italienne de San Diego. Tous le monde le sais, mais personne ne le dis.

- J’ai bien des choses à vous demandez, vous êtes bien installé ?

Par quoi pourrais-je commencer ? Je dois me la jouer fine, plus dans le sous-entendus, et ne pas y aller trop fort d’un coup. Commençons par les boites de conserves, comme prévu. Intérieurement, je ris toujours, la conserve, quel industrie d’avenir.

- Pourquoi avoir choisit de prendre les reines d’une conserverie ? Un homme de votre prestance et au vue de vos études. La population vous aurais plus vue PDG dont ne sait quel entreprise non ?

J’ouvre mon sac à main, en sortant mon petit calepin et mon stylo porte bonheur, un simple plume dont j’enlève le bouchon, mais qui avait, jadis appartenu à ma mère. Je chiffon rapidement ma questions sur le papiers, je m’étais préparé mentalement, mais je préférais toujours les questions venir comme elles le voulaient en entretient.

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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Dim 24 Mai 2015 - 0:29

Ally m'avait apporté mon verre pendant que je répondais aux questions ouvertes de la jeune journaliste, que j'aillais bien, que je la remerciais du compliment, que j'étais bien installé, bref, tous les blabla habituelles d'une interview. Enfin, je me devais de rester aimable, le sourire aux lèvres, l'air décontracté et la mine ouverte. Ma première impression était faite sur la jeune Domino "Mary" Cooper, dans mon esprit, elle avait à présent sa première description, qui varierait certainement: Une jeune femme sure d'elle, certes elle avait l'air un peu déconcertée au début, stressée, anxieuse, ce qui confirmait au passage qu'elle savait qui j'étais, personne ne tremble face à un directeur de conserverie. Mais elle avait rapidement su reprendre sa constance et rester pro, et ça me plaisait. La journaliste ne s'en rendrait pas compte, mais il n'y avait pas qu'elle qui me testait, j'avais mon oeil sur elle également.

- Pourquoi avoir choisit de prendre les reines d’une conserverie ? Un homme de votre prestance et au vue de vos études. La population vous aurais plus vue PDG dont ne sait quel entreprise non ?

Cette question tilta dans mon cerveau, je pensais "Vous possédez la classe qu’incombe votre condition" et après elle me dit qu'un homme comme moi devrait être PDG d'une entreprise de renommée. La contradiction me fit rire, elle venait de se griller elle même, mais je ne le souligna pas. Je pris mon verre de la main, portant la première gorgée à l'intérieur de ma gorge et arquant un sourcil, je lui répondu d'un ton appuyé avant de poser le verre sur la table.

-Eh bien, vous savez, même si la formulation n'est pas la même que "PDG", je dirige quand même cette conserverie, que je ne considère pas comme une simple usine. Et vous devez sans doute savoir que mon entreprise marche plutôt bien, sans quoi vous ne m'interrogeriez pas aujourd'hui n'est-ce pas ?

Lui dis-je d'un ton amusé et légèrement voilé d'une pointe de sarcasme, je repris aussitôt.

-C'est pourquoi, je me considère plus comme un homme d'affaire qu'un gérant lambda. Je suis souvent à l'extérieur, en rendez-vous pour dénicher des nouveaux contrats et alimenter nos réseaux internationaux, en développer de nouveaux ou en améliorant nos plus gros pôles en Amérique du Sud ou en Europe...

Je levais les yeux, faussement pensif.


-L'Italie bien sur... ou l'Angleterre ! Très beau l'Angleterre n'est-ce pas ?Lui dis-je, un large sourire aux lèvres, trop large peut être ? Mais bien sur ! Rien ne vaut l'Italie !

Ajoutais-je d'un petit rire avant de reposer mes mains sur mon verre, plongeant au passage mon regard vif dans les prunelles brunes de la jeune femme, soutenant son regard quelques secondes, attendant volontairement pour qu'elle finisse d'écrire, je terminais sur sa question.

-Et pour finir au sujet de mes études, je pense qu'elles ont été le déclencheur de l'envie de diriger cette entreprise, j'ai toujours été un bon élève comme j'ai toujours été attiré vers le monde des affaires, dès mon plus jeune âge, alors avoir des connaissances aussi fines en droit m'a permit de sauter cette barrière de la peur et de pouvoir gérer cette activité pleinement, avec l'aide de ma compagne.

Terminais-je suivi d'un sourire décontracté, buvant une seconde gorgée de mon verre avec appréciation. J'étais plutôt fier de moi jusque là, cela avait commencé que depuis quelques minutes et je m'ennuyais déjà et j'étais persuadé que mon interlocutrice également. Je n'étais pas dupe et je savais qu'elle attendait autre chose de ma part, chose qu'elle n'aurait surement jamais. Un léger silence s'était abattu pendant quelques courtes secondes, nos regards se croisant, des petits sourires sincères ou non, fuyants, je décida de briser ce silence avant elle pour lui dire d'un ton amusé, suivi d'une question on ne peut plus sérieuse, posée avec intérêt.

-Désolé de vous décevoir, mais mon costume ne fait pas de moi le PDG d'Apple ou de Google et mes origines ne font pas de moi un PDG de marque de luxe !... Et vous alors... pourquoi une jeune femme comme vous a-t-elle décidé de devenir journaliste ?

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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Dim 24 Mai 2015 - 1:36


Un pas de plus vers l'existence.



Pourquoi diable diriger une conserverie lorsque sa renommer, ses études, son argent, donne toutes les conditions pour être à la tête d’une grande marque de luxe. En haut des échelons politique, ou encore immobilier. Le côté discret ? Simple ? qui irais fouiner dans une usine de conserve hein ? … Quoique, moi j’irais, c’est certain. M’enfin, la sélection dans la boite n’était pas des plus facile à ce que l’ont disait, pas lorsqu’il s’agissait de la chaine bien sur, mais plus des postes important. Drastique, même disait-on.

Sa réparties me fis sourire, cet homme savait où il allait. J’appréciais ça. Il venait de me remettre à ma place de la façon la plus fine possible. Quel culot, il était bien à la hauteur de sa réputation à mes yeux. Et répondre serais pour moi un ravissement si vous voulez mon avis, mais gardons nos cartes pour plus tard. Pour le moment, rien implique que je dois être un brin piquante, ou provocante.

- Et même plus que bien si vous voulez mon avis. Vous seriez donc un business man en puissance si je comprend bien, monsieur Nicolosi ? Vous avez apporté à cette entreprise ce qui lui manquait par le passer, l’envie de voir plus grand ? Vous permettez à ce qui au premier abord semble n’être qu’une simple usine de boite de conserve à un marché international ?  

J’aurais presque l’envie de rire, mes propos en étaient comique je trouve. L’idée de conversé sur des boites de conserve avec le grand manitous italien me semblais presque être une farces, et pourtant, c’était bel et bien le cas. J’espérais sincèrement que quelque chose d’intéressant tomberait sur le tapis. Et même si cet entretien ne se révélais pas exploitable pour les tabloïd, alors j’étais certaine d’une chose. Nicolosi venait de me donner une charmante idée de personnage pour mon roman, et ça, je n’allais pas l’oublier.

« -L'Italie bien sur... ou l'Angleterre ! Très beau l'Angleterre n'est-ce pas ? » Son sourire et ses mots raisonnent dans ma tête. Si je n’avais pas repris totalement confiance en moi au court de cet entretien, je suis certaine qu’un frisson m’aurait parcourut. Il c’était donc renseigné, s’assurant de qui il avait à faire. Nul doute qu’il savait qu’elle était ma chronique habituelle, bien loin des boites de conserve. Mais, je ne peux que continuer à sourire, sourire, encore et encore, parfois, je me souvenais les paroles de ma mère sur ça. « Quand tu souris, le monde oublie ce qu’il y a autour de toi ma chérie, et alors, personne ne peut imaginer tes plus profonde penser. Ne l’oublie jamais, les apparences, au fond, c’est tous ce qui compte. Pense toujours à l’image que tu renvoie. »

- L’Angleterre à quelque chose que l’Italie n’a pas. Par exemple, demander à un habitant lambda, ni anglais, ni italien, de San Diego ce à quoi il pense lorsque vous évoqué l’Angleterre ou l’Italie. Pour la première, il vous parlera royauté, alors que pour la seconde… il y a de forte chance qu’on vous parle Pizza.  

Je fis un souris amuser à Nicolosi, s’il le prenait mal, tant pis pour lui, c’était que cet homme n’avait pas d’humour, mais au fond, j’étais certaine qu’il en avait. J’avais peut-être poussé le bouchon un peu loin en me moquant ouvertement, mais gentiment, de l’Italie, en plein milieu d’un quartier Italien, en présence du parrain de sa mafia. Mais que voulez-vous, j’étais ainsi faite, on ne me changera pas.

Nous repartons sur le sujet de ses études. Intéressant tout ça, enfin, à moitié, mais je sais que je n’aurais rien de ce que je désir vraiment. Pourtant, le simple fait d’être en face de lui, du grand Tiziano Nicolosi était déjà un exploit en soit. Lorsque j’arriverais au bureau avec ce scoop, les autres employé du journal seront vert de jalousie, et mon patron me mangera dans la main. Rien qu’à cette idée, même si je ne parlais que boite de conserve, un sourire apparut sur mon visage. Je finissais d’écrire les dernière paroles de l’Italien lorsqu’il repris, lorsqu’il me posa une question qui sur le coup me désarma. Mais bien vite, je repris le dessus pour répondre :

- L’apparence, bien souvent, elle a tendance à tromper le monde, n’est-ce pas ? je lui fais un petit sourire, comprenant parfaitement ce qu’il voulait dire, admettant moi même avoir des préjuger. Puis, je réponds à sa propre question sur moi. La curiosité. Le besoin de savoir les choses, les vrai. Ne pas attendre que l’ont me les disent. Ainsi, je sais ce qui est vrai ou faux, je ne veux pas que l’ont me mente. Seul la franchise compte dans ce monde. Le bien et le mal ne sont que des foutaise, je suis au faits divers, je voie des trucs bien moche tous les jours, mais au moins je sais. Je sais dans quel monde je vie.

Pourquoi mentir ? Je voulais pouvoir parler de la façon la plus alaise possible avec Nicolosi, et me livrer ainsi est peut-être la solution. Il me faut tenter, et puis, ce que j’ai pus dire n’est que la vérité au fond. Je m’en fou pas mal de ce qu’il fait, il peut bien tuer le type à la table de gauche en sortant de cet entretien que ça ne changera pas ma vie. Mais au moins, si j’écris là dessus, les habitants de cette ville ne seront plus dans l’ignorance. Ils ont le droit de savoir qui il côtoie chaque jours.

- Mais le sujet de conversation n’était-il pas vous au départ ?  Un nouveau sourire se dessine sur mes lèvres, et je lance une nouvelle question, un peu sans intérêt. Pensez-vous vous exporter plus encore ? L’Australie peut-être ?



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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Lun 1 Juin 2015 - 14:55

Décidément, j'aimais bien cette petite ! Elle changeait de tout ces pseudo-écrivains pompeux, journalistes invétérés qui se prennent pour des grands auteurs sous prétextes que leurs écrits font les unes des plus grands journaux de la ville, cela m'énervait au plus haut point. Oui, à dire vrai je l'aimais bien, elle possédait une fraicheur particulièrement appréciable, elle était sur d'elle et son humour me plaisait. J'étais un italien fier de l'être mais pas un nationaliste idiot, sa remarque me fit rire et je failli lui répondre que l'Angleterre me faisait plus pensée à la gelée royale qu'à la royauté elle même et l'Italie aux magnifiques monuments de Pompéi, mais... chacun son avis vous me direz.

-La curiosité. Le besoin de savoir les choses, les vrai. Ne pas attendre que l’ont me les disent. Ainsi, je sais ce qui est vrai ou faux, je ne veux pas que l’ont me mente. Seul la franchise compte dans ce monde. Le bien et le mal ne sont que des foutaise, je suis au faits divers, je voie des trucs bien moche tous les jours, mais au moins je sais. Je sais dans quel monde je vie.

Lorsqu'elle répondit à ma question, je laissais apparaître une satisfaction particulière, j'aimais son franc parlé et son professionnalisme, elle faisait ce qu'elle avait à faire, un point que nous avions en commun. La spontanéité de sa réponse me fit deviner qu'elle aimait son métier et qu'elle ne le faisait pas dans un mauvais but, cependant, je trouvais qu'elle vivait dans un monde surfait, enfin... elle se faisait une idée sur le monde qui était fausse selon moi: la franchise n'a de beau que son nom, elle n'existe pas et elle n'existerait jamais, pas dans mon monde à moi.

- Mais le sujet de conversation n’était-il pas vous au départ ?

Cette phrase me fit tilter et à vrai dire je n'écouta que d'une oreille la question qui suivit, qui comme les autres ne m'intéressait que trop peu, ce qui m'intéressait c'était la personne en face de moi, je ne voulais pas d'un robot qui reporte tout mes mots à la lettre près, j'étais venu m'entretenir avec quelqu'un pas répondre à un questionnaire. Je lui afficha un large sourire, suivi d'un petit rire bref, avant de lui répondre avec amusement.

-Voyons mademoiselle Cooper... j'ai accepté de entretenir avec vous aujourd'hui, je n'ai jamais dis que je serais cloisonné au simple fait de suivre votre déroulement. Ne préférez-vous pas connaître une personne en conversant plutôt qu'en l'interrogeant ? terminais-je, un léger sourire en coin, je continua avec un peu plus de sérieux.

Mais je ne vais pas pourrir votre travail rassurez-vous, j'aimerais juste revenir sur ce que vous venez de me répondre si vous voulez bien. Lui demandais-je poliment avec qu'elle me l'autorise d'un léger signe de tête.

-Bien... la curiosité est une justification louable pour devenir journaliste, chercher la vérité et la rapporter aux citoyens pour leur permettre à eux aussi de savoir. Mais ne me faites pas croire que cette vérité peut être trouvée dans les médias d'aujourd'hui, elle est à chercher ailleurs, dans ses propres expériences, je ne crois pas en votre journal, ni tout les autres. Je marqua une pause, espérant ne pas être trop dur dans mes propos, je repris alors pour m'expliquer.

-Prenons notre cas ici présent: je pourrais très bien continuer à déballer ma vie, expliquer le fonctionnement de mon entreprise comme je le fais, le pourquoi du comment. Ou bien vous dire ce que vous attendez, ce que... "tout le monde " attend, confirmer les rumeurs qui fusent autour de moi. Ou encore vous avouer mon addiction à la drogue, aux armes à feux, à la religion ou je ne sais quelle connerie. Ou bien vous avouer que mon vrai métier n'est pas du tout celui-ci, que je suis stripteaser dans un bar de nuit et que je vends mes services pour dix dollars. Ou même vous avouer que je ne suis pas italien mais Irlandais et que je vends de l'alcool frelaté...

Je marque une petite pause, la mine fermée mais non agressive, laissant le temps à la jeune journaliste de digérer mes propos, peut être les prendraient mal et qu'elle couperait court à cet entretien, mais je n'en avais que faire, ce n'était pas ça qui allait changer ma vie. Je repris, d'un ton assuré.

-Je pourrais vous raconter n'importe quoi, vos lecteurs, comme tout les gens qui croient aveuglement les médias d'aujourd'hui, vendant de l'info au compte goutte pour avoir de l'audience, prête à déformer la réalité pour le moindre petit scoop... croiront ce que vous leurs vendez. Alors ne me fait pas croire que la vérité se trouve dans votre journal, ni dans aucun autre, la vérité se trouve là où on la débusque, pas là où on l'entend.

Je posta mon regard sur elle, ouvrant légèrement mon sourire avec sincérité, comme pour mesurer mes propos, je ne voulais pas non plus la vexer.

-Je ne vous juge pas mademoiselle Cooper, je connais vos articles sur le bout des doigts, je n'ai rien contre votre travail et je connais votre implication, je ne crois simplement pas en la "sainte vérité" des médias qui justifie leurs pires actions par la soif de trouver celle-ci et de sois disant "informer" les citoyens, comme des bons samaritains...

Je termina alors, le ton légèrement amusé sur sa question principale, comme pour appuyer le fait que je ne voulais pas "pourrir son travail".

-Concernant l'Australie, j'aime vivre dangereusement, alors entre les animaux qui veulent votre mort et les déboires météorologiques, je serais servi ! Alors pourquoi pas ! Terminais-je d'un léger rire appuyé, lui laissant enfin l'occasion d'en placer une.

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MessageSujet: Re: Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano Mar 14 Juin 2016 - 9:33


Un pas de plus vers l'existence.



Nicolosi est un homme de caractère qui n’a pas froid aux yeux, avouons le, mais Invanov n’est pas mal non plus dans son genre. Le quel des deux est le plus effroyable ? J’aimerai être la croupière d’une partie de poker entre eux. Qui blufferai, qui serait sur de lui ? Voilà qui serai une magnifique fin pour un premier tome. Qui gagnerai ?

En attendant de converser avec le manitou russe, je profite de cette occasion pour découvrir celui des italiens. Aussi emblématique qu’on le dit, beau dans son genre, bien qu’un peu fané, la jeunesse fou le camp partout que voulez-vous. Mais sa part belle est toujours là, grande, prospère. Qui pourrait le faire tomber ? Qui le renverserai ? La chute est-elle pour demain ou dans 10 ans ? Peut-être le sait-il déjà ? Craint-il la mort ? Est-il comme tout le monde ?

Il préfère converser avec moi, pourquoi pas après tout. Peut-être se livrera-t-il plus facilement de cette façon. Qui peux savoir ? En tout cas, je serais là lorsqu’il sera prêt à dire les choses. Je veux tout savoir de lui, jusqu’au plus sombre secret, absolument tout. Et si personne ne savait jamais qui est vraiment Tiziano Nicolosi ? Sa femme ou sa fille le savent-elles vraiment ? Qui peut savoir. Après tout, personne ne nous connais mieux qui nous sommes que nous même, bien que parfois, nous ne le sachions pas véritablement. Ai-je choisie un camp ? Suis-je une gentille ou une méchante ? Est-ce que je fais tout ça pour le peuple ou simplement pour assouvir ma propre curiosité ? Et puis, tout ça ressemble bien à un sentiment de vengeance. Annonce moi que tu es à l’origine du massacre d’une famille, prêt de 15 ans plutôt et ta vie pourrait devenir un enfer… Quoique peut-être se serait la mienne qui deviendrai un champs de mines. Je suis certaine qu’il ne faudrait pas grand chose pour me faire tomber plus profondément…

- Alors conversons monsieur Nicolosi. Dîtes moi qui vous êtes et peut-être vous dirais-je qui je suis  aussi.

Je souris en coin. Où allons nous Tiziano ? La pente est-elle raide ou coule t’elle toute seule ? Dîtes moi, montrer moi l’homme que les hommes disent que vous êtes, celui qui les fait trembler de peur. Soyez le parrain de la mafia italienne devant moi, et pas le patron d’une conserverie de bonne famille. Les apparences ne sont pas trompeuse Nicolosi, tous le monde sait à qui il a affaire avec vous. Bien que personne ne sache vraiment à quel point.

- Revenez autant que vous voudrez sur mes paroles. Vos réactions nourrirons mon impression sur vous.

Les médias sont-ils parole de vérité aujourd’hui ? Loin de là, je sais de quoi je parle. Aujourd’hui, tout est censuré, parfois j’aimerai pouvoir en dire plus, mais tout nous bloque. J’essaye d’être le plus fidèle possible à la réalité. Mais qui s’en préoccupe. J’ai beau leur dire, leur montrer, les citoyens ne s’en préoccupe plus. À croire que tout est devenu normal. Est-ce normal ses morts aux coins des rues ? Ses attentas dans le centre ville ? Plus rien n’est pareil…bien que rien n’est jamais été tout beau tout rose, du moins, pas dans ma vie.

Je souris doucement lorsqu’il évoque l’idée fausse d’être stripteaseur, j’imagine assez bien la scène. Les femmes d’un troisième âges seraient surement en émois. Il ferait un carton dans les maisons de retraite…heureusement que le parrain de la mafia ne sait pas lire dans les pensées, je serai peut-être déjà morte pour avoir pensé cela. Il est peut-être narcissique hein.

- Pourquoi pas ? Il est vrai que je pourrai dire n’importe quoi dans mon article. Je pourrai dire que vous êtes le SDF du coin de la rue, comme le plus grand truand de San Diego. Mais à votre avis, que pensez-vous que j’écrirais ?

Je m’avance peut-être trop, la pente devient glissante. Mais étrangement, je n’ai pas peur, et je suis prête à continuer cette conversation, mais lui, jusqu’où s’avancera-t-il ? Se vendrai-t-il ? Il est surement bien plus malin que ça. On ne devient pas parrain de la mafia italienne juste avec un beau sourire. Derrière ses apparences de leader de boites de conserves, il est Le Parrain. À lui de me le montrer.

- La sainte vérité ne transparait que dans la réaction des gens. Il suffit de regarder les citoyens pour savoir les choses. Je ne fais que les mettre sur la piste, j’essaye de leur ouvrir les yeux pour qu’ils soient plus attentif.

Laisse toi glisser sur ce chemin, dis moi qui tu es, assume le, montre le moi. Donne moi ce pourquoi je suis venu ici aujourd’hui. Permet moi de voir qui est le parrain de la mafia italienne. Soit le Parrain ! Soit le pour moi, que je sache quoi raconter dans mon article. Je parlerai de tes conserves si vraiment tu le désir, mais pour moi, dis moi ce que je cherche. Dis moi qui tu es. Soit l’italien que les russes craigne, que la ville craint. Soit l’homme que je suis venu chercher.

- Pourriez vous étendre vos activités en Australie, peut-être ?

Je souris en coin. Les conserves ou le reste. De quoi parlons nous maintenant. C’est à toi de répondre l’ami.

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Un pas de plus vers l'existence.⎜Tiziano

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