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Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons.

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Darian Parks
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MessageSujet: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mar 4 Oct 2011 - 23:24


Darian Parks




    Papiers, s'il vous plait
    NOM : Parks
    PRÉNOM : Darian
    DATE DE NAISSANCE : 24/11/84
    NATIONALITÉ : Américaine
    STATUT : Célibataire
    MÉTIER : Barman dans un night-club officiellement.
    VOITURE : Black&White Chevrolet Chevelle SS
    QUARTIER : Sud
    GROUPE : Civils
    SOUS-GROUPE : Hors-la-loi


Son caractère
Le caractère parlons s'en. La cerise sur le gâteau ? À moins que ce ne soit la plus radicale des déceptions … De la sorte, on passe plus vite à autre chose.
Je suis un homme très terre à terre, glacial et distant, conséquence de la vie ? On ne nait pas con on le devient. Valeur universelle approuvée sur facture … ne reste plus qu'à faire avec. Je passe pour être ce mec sans histoires qui fait son taff et qui ne demande rien à personne. Peut être y trouve t-il son compte, peut être pas. Dans le fond ce n'est jamais ce qu'on demande à son prochain, si cela lui convient … Je m'accommode au mieux de la vie telle quelle est, véritable chienne affamée qui n'en a jamais assez. Lorsqu'on estime que plus rien ne peut vous être enlevé, que cette pression n'est autre qu'une notion vague d'une peur égarée qu'autrefois on se prenait à éprouver quand encore il nous restait quelque chose d'estimable, on ne s'enquit plus de la corruption et du danger qui rôdent. On en rit et se sent presque fier, oui presque, d'en être inatteignable.
Alors oui, peut être suis-je serein, désignez cela comme vous le voudrez. Quand plus rien n'a d'intérêt … quelle différence ça fait ? Cependant, reste cette part d'ombre que je ne peux m'imputer sur commande. Désengagé de ma propre vie, je n'ai pas de rêves, pas d'ambition, pas d'espoirs. Je rempile les jours sans les compter, ultime frayeur. Le temps qui passe et qui court toujours trop vite. Trop de stress, trop de pensées, trop d'angoisses. Toutes injustifiées.
Je peux être nerveux, distrait et incorrect, comme calme, tranquille et insignifiant. Suffit de tomber un de ces jours de veine … Je ne suis pas quelqu'un d'agressif, un tantinet révolté peut être non disons plutôt cynique, mais la violence n'est pas le but que je recherche. Oui je sais riposter quand c'est nécessaire mais je ne fais que répliquer. Malgré ma solitude et mon indifférence, je dois toujours posséder cette propension à l'écoute et à l'attention, me passionnant pour certaines personnes, certaines destinées, certaines histoires de ces gens qui me croisent sans m'apercevoir. Au taff, je fais mon maximum pour travailler l'aspect relationnel, ce qui est loin d'être évident pour un homme comme moi. Mais du moment que mon employeur ne s'en plaint pas …
Quelle est belle l'apparence … En dedans, je suis brisé. La vie ne m'apporte d'égal que dans les rencontres qu'il m'arrive de faire, n'ayant jamais pu me défaire de cette âme juste et admirable qui même à l'article de la mort, se doit de s'enquérir du sort de l'humanité plutôt que du sien. Les longs discours que faisait mon paternel lorsqu'il parlait de moi et de cet homme bon, véritable et authentique qu'il voyait en moi. J'ignore s'il avait raison ou tort. Si c'était l'illusion du lien filial qui le faisait parler ainsi ou si alors il y avait une part de vrai dans ses paroles. Si moi j'y adhère ? Plus difficile à dire. Mon estime n'est pas très haute et surement loin d'être objective.
Néanmoins, je suis loin de me chercher des circonstances atténuantes. J'énonce juste les faits tels qu'ils sont en ce jour J. En rien le reflet d'hier, aucune projection de demain ...




Son physique
J'ai le physique de tout gars que l'on croise sans remarquer, sur lequel on ne se retourne pas, que l'on ne voit pas. À l'allure de tout fantôme, tout aussi vite oublié. Pas vraiment la tête de celui vers qui on irait après mûre réflexion … Je n'ai pas une apparence sur laquelle on peut parader. Je me considère comme un mec ordinaire. Rien de plus, rien de moins. Les cheveux châtains, les yeux clairs. Le teint peut être un peu pâle, le visage creusé et fatigué. Mon look ? Disons que je sais faire bonne figure quand il le faut. Faut pas m'en demander plus. Question de paraître ? Qu'avez-vous dit ? Je me fiche bien de savoir si j'entre dans les critères qui décorent les panneaux publicitaires et qui vendent du rêve en veux-tu en voila, bouche entrouverte, le regard vide, l'esprit lourd. Très peu pour moi. Un physique avantageux, un air avenant et disponible, clés de la réussite … Je préfère la trouver ailleurs. Qu'on vienne me parler d'accomplissement de soi. On m'a toujours dit que c'était ma personnalité qui séduisait en contraste parfait avec cet air torturé qui ne me quitte jamais. Vérité ou petit mensonge ? Qu'est-ce que ça change au final ? Qu'il arrive que l'on me porte de l'intérêt … Je m'en méfie plus que m'en réjouis.
Mais si cela vous suffit …




Son histoire

Somerville, Massachussetts, 1984.


Pour mon existence … faisons linéaire.
Le 24 novembre de l'année 84 à Somerville dans l'état du Massachussetts dans la périphérie reculée de Boston, naissait le petit bonhomme que j'étais. Darian Parks, un nom qui rimait bien, un enfant de l'Amérique. Et pourtant, à la vie bien moins idyllique. Ma mère, cette inconnue. Mon père, le meilleur modèle qu'il me fut donné d'avoir. Est-il bon de s'attarder sur les choses qui n'en valent pas la peine ? Je ne sais de cette femme qui m'enfanta que ce que mon père ne m'a jamais caché d'elle, malgré ses efforts pour ne pas me la présenter aussi abominable et inhumaine qu'elle était. De photographies fanées et ternes, aux représentations que je ne faisais d'elle, me foutant qu'elles soient erronées ou pas, elle était ce portrait qui me convenait et me suffisait pour décharger la colère, la rancœur et l'amertume qui m'habitaient. Mon père m'éleva seul, tentant de me transmettre ce que lui avait appris. Les bonnes manières et les leçons de la vie que je me devais de connaître pour m'en sortir au cœur de la jungle qu'il disait. On avait tout les deux une relation très particulière. Un lien père/fils quasi indestructible. Il ne vivait que pour moi, et je faisais en sorte de lui rendre la pareille, lui étant si reconnaissant d'être qui il était. Un homme censé et droit, juste et franc. Un type bien en somme. Et j'ai toujours su que jamais je ne l'égalerais. Il enchainait les petits boulots pour nous permettre de survivre, dans cette petite ville, précaire et malfamée. Mais je n'étais pas malheureux malgré notre condition. J'étais un petit homme plein de vie et toujours souriant, qui malgré ses jeunes années, était bien plus éveillé et réfléchi que les autres gamins de son âge. J'allais à l'école parce qu'il était intolérable que je sois analphabète et illettré. J'aimais ça et me donnait à fond et encore plus à cause de mes problèmes d'élocution. Je n'avais certes, pas beaucoup d'amis, mais ça ne me rongeais pas plus que ça. Je faisais mon possible pour le rendre fier de moi, qu'il n'ait pas à se soucier de son fils qui, battant, relevait toujours la tête parfois même pour deux. On se soutenait l'un l'autre, et je n'avais pas peur de faire face aux problèmes bien qu'il faisait toujours tout pour m'en éloigner, préservant mon enfance.

Les années noires débutèrent à l'aube de mes 18 ans. J'avais néanmoins eu dix-huit années d'innocence et je les lui devais. Mon père affaibli, malade et sans ressources, finit par perdre son job. Puis il y eut l'alcool. J'ai assisté, impuissant et démuni, à sa descente en enfer sans rien pouvoir faire. Il n'avait plus la force de se battre, plus le courage de relever la tête et de sortir les armes. Les factures s'entassaient, la justice nous collait au cul, on aspirait plus au répit. Je tentais de le remettre sur pied de mon mieux bien que je me savais plus inefficace qu'autre chose. Je compris enfin pourquoi toutes ses années, il paraissait tant sur la corde raide, comme si la moindre petite anecdote, la moindre parole, se faisait urgente. Parce qu'il ne m'avait pas menti quand il m'avait dit que la vie était bien trop courte mais suffisamment longue pour t'assassiner. Il refusait de devenir un poids pour moi, il n'acceptait pas l'idée que je sois obligé d'assumer ses erreurs, ses défaillances de père, ses carences d'homme, que ce n'était pas ce qu'il avait prévu pour moi.
Ce fut un soir, alors que je rentrais d'une dure journée de travail à l'usine, que je le retrouva mort dans le salon de la maison avec pour seule consolation cette lettre qu'il m'avait laissé, une liasse de billets, sa Chevrolet Chevelle qu'il chérissait, cette bouteille de scotch … Et plus de père. Il avait emporté avec lui les cadavres de sa vie, et m'avait laissé seul de l'autre côté, sans attaches, sans famille, ni patrie. J'avais tout juste 20 ans. Une meurtrissure que jamais je ne parviendrais à oublier, un manque, un vide, que je m'efforce continuellement de combler. Malgré son choix que je me dois de respecter sans y réussir véritablement, malgré ses mots sur ce papier, malgré les souvenirs de lui que je garde en mémoire pour ne jamais les effacer, malgré son acte que jamais je ne comprenais… Je me devais de lui faire honneur et continuer à faire de ma vie sa mémoire. Vivre selon le modèle qu'il m'avait enseigné mais qu'il n'avait su assumer. Dans la peine et la douleur, dans la souffrance et le deuil… putain j'arrive toujours pas à me rappeler le discours de ce curé à ses funérailles…  Mais je me souviens du nombre qu'on était ce jour-là … Il ne dépassait pas les doigts de ma main droite. Un dernier adieu à mon paternel, à présent, six pieds sous terre, et je traça la route en direction du Sud jusqu'à ce que j'ai plus la force de faire un mile de plus…


Bâton Rouge, Louisiane, 2004. (20 ans et 1659 miles)


Envie de renouveau ? Surtout un intense besoin de fuir. Si c'était moi que je fuyais … Peut être bien. Je savais que je ne resterais pas. J'ignorais combien de temps je jouerais au stationnaire, mais dans le fond, je m'en cognais. Mauvais quartier, mauvaise fréquentation. Je me fis des amis là où jamais je ne penserais m'en faire. Ces gens de la rue, sans foi ni loi qui ne vivent que pour le sang et la mort. Avec ma gueule de blanc dans un quartier de nègre, j'étais sacrément bien tombé… J'ignore ce que me sauva la première nuit. Peut être que c'était cette roulure de bagnole. Cette SS que mon père avait toujours eu, je ne sais comment d'ailleurs, mais qu'il n'avait jamais voulu vendre. Il m'avait expliqué le symbole de liberté qu'elle représentait et la valeur inestimable qu'elle signifiait pour lui. J'avais ri à son discours d'ivrogne, il s'était furieusement énervé contre moi ce jour-là d'ailleurs. J'avais pris la trempe de ma vie … Un sermon que je ne n'oublierais jamais. Mais dans le fond, ça m'avait plutôt servi. Cette caisse … C'était tout ce qu'il me restait de lui de toute évidence. Un luxe d'automobile. Si tellement il avait eu le temps de m'expliquer … Bête et idiot j'avais refusé d'écouter … Il l'avait emporté avec lui dans sa tombe. Une énigme, un mystère, une trahison ? Et si mon père n'avait pas été cet homme bon que j'avais toujours connu ? Et si son suicide n'était pas qu'une conséquence de sa dépression ? Quoi qu'il en soit, je ne m'en trouvais pas plus avancé qu'aujourd'hui. Je ne me satisfaisais que de l'histoire et des souvenirs que j'avais de lui. Le reste n'avait d'égal.
En tout cas, j'aurais juré qu'il fut avec moi ce soir-là quand ce gang a déboulé dans ma piaule, tabassé et séquestré. La tête comme un compteur à gaz après deux jours d'absence, je m'étais éveillé dans cet insalubre taudis, avec tous ces blacks autour de moi qui me pressaient, me bousculaient et baragouinaient dans une langue que je me comprenais pas. J'avais choisi le silence. Mauvaise pioche … J'entravais pas un seul mot de leur américain abimé. J'ignorais ce qu'il me voulait, ce que j'avais bien pu leur faire. Visiblement c'était tout comme. Si j'avais pensé une seule seconde que j'allais mourir ? Pas le moins du monde. Pas une seule fois avait effleuré mon esprit une telle pensée. Peut être que ça m'était égal ça aussi. Septième jour et la tête toujours en vrac, ils me sortirent enfin du trou dans lequel je croupissais depuis une bonne semaine. On vint m'assoir et me ligoter à une chaise, les yeux désormais bandés. Un homme avec un petit accent du Sud, mais à l'américain audible m'expliquait pourquoi j'étais ici. Surement le chef de gang. Il répétait sans arrêt « Washing dash », « Washing dash », j'avais sourit. Je lui aurais bien expliqué que ce n'était pas le vocabulaire approprié, qu'il ne s'employait que dans un cas de figure bien particulier, mais il semblait suffisamment tendu. Il avait voulu me faire savoir qu'il s'agissait ici d'une précaution d'usage. Moi je dis, il aurait pu commencer par ça … Ils finirent par me relâcher… Le soir, on se charriait déjà. Je compris alors que j'étais tombé en pleine guerre de gang et qu'une aussi belle bagnole dans le quartier avec au volant un américain pur bœuf qu'ils disaient, il y avait de quoi hurler à la provocation. Je me retrouva alors partisan d'un mouvement de libération « pacifiste » à défendre les idéaux et les intérêts d'un autre, bras dessus bras dessous avec d'autres gars, en opposé contraste. Le seul blanc dans ce clan de nègres. Une cause que je trouvais juste certes, mais en rien mon combat …

Détroit, Michigan, 2006. (22 ans et 1163 miles)

Quand je fus lassé, usé d'une vie qui ne me correspondait plus, je vagua vers d'autres horizons. Toujours au volant de ma Chevy. Je fis escale à Détroit. Je gardais un souvenir impérissable de cette petite ville de Louisiane, mais ma vie n'était plus là-bas. À dire vrai, elle n'était vraisemblablement nulle part. Mais à défaut d'autre chose … La vie fut plus rude à Détroit, mais j'étais habitué aux conditions de vie précaire et à la pauvreté de certaines suburbs. Les gens étaient blasés de tout, peu tendaient encore la main. Le travail était ce qu'il était. Il me permettait quelques extras lorsque je bossais pour l'un ou pour l'autre. Trois fois rien, mais ça pouvait rapporter gros. Transiter un colis d'un point A à un point B, pas vraiment ce qu'il y a de plus difficile. Reste seulement la sortie qu'il faut savoir anticiper au risque de se faire buter pour rien. Mais j'avais pour moi un certain savoir faire lorsque je me retrouvais derrière un volant. Tant que j'étais là, on ne m'arrêtait pas. Je faisais la fortune de certaines pontes, je roulais dans des caisses de luxe, cependant, cela restait insuffisant pour me dérider. Je conservais cette apparence stoïque presque robotique qui pouvait mettre mal à l'aise, je ne parlais que très peu, me contentant du non-verbal, bien plus parlant si vous voulez mon avis. Elle me valait de passer pour un mec compliqué. Et pourtant, j'étais tout ce qu'il y a de plus simple. On n'avait pas de prise sur moi, pas de nom, pas d'identité encore moins de moyen de me contacter deux fois au même numéro et à la même adresse. Précautionneux, d'autres diraient parano, je ne souhaitais simplement qu'éviter les embrouilles. C'était ça mon gain, pas besoin de chercher plus loin et tant pis si ça pouvait paraitre absurde. J'y trouvais mon compte, c'était bien tout ce qui m'importait. Je gagnais ma vie …

La solitude m'envahissait. Je crevais sous l'inutilité d'être né à la mauvaise époque au mauvais moment. Tant de vies bousillées. Tant de destinées corrompues. Il me restait l'écriture … L'écriture et la drogue. Sans elle, je me perdrais. Ce sentiment de rattachement que l'on ressent enfin. Comme si tout avait un but. Comme l'on parvient à s'accrocher à quelque chose et se convaincre que ça vaut la peine de continuer. Un moyen comme un autre de survie, à moins que celui là ne soit le plus destructeur de tous. Certains passent leur vie à courir après des rêves, infatigables. D'autres ne sont seulement là, que pour les regarder passer.
Un penchant pour l'illégalité ? Je dirais, une manière comme une autre de savoir ce qu'on veut et de s'y tenir fermement, sans lâcher prise. Se donner la satisfaction que l'on est encore capable de faire, bien que le dessein ne soit pas aussi bon et aussi honorable. Posséder ce sentiment de contrôle. Se sentir au dessus de tout et de tout le monde. Ne faire pourtant que planer, quelques minutes, quelques heures. Un si court laps de temps dans lequel il est possible de redécouvrir, et d'apprécier à nouveau ses saveurs d'antan, dissoutes à présent. La came … Une ruine … Un certain avenir, une étroite relation que l'on chérit possessivement et en secret, comme si alors se sentant menacé on ne prendrait le risque de l'ébruiter, pour s'en faire déposséder. D'occasionnel je passa à régulier, de régulier à abusif. La suite tout le monde la connait. Je me voyais emprunter pour la toute première fois une voie qui avait une fin, une persistance. Je passais mes soirées à zoner, le regard hagard et vide, pas plus inquiété pour autant par l'insécurité qui rode et ne disparaît pas.
Un soir, alors que je déambulais dans les rues mortes de la ville, ce groupe de trois individus … ça sentait les emmerdes. Je ne changeais cependant pas de direction, ni ne fit demi-tour, décidé et irraisonné, continuant droit devant moi. Des bruits de pas derrière moi qui se pressent. Inévitable. Un des hommes me héla. Je m'immobilisa. Me tournant pour lui faire face, je garda la tête haute, le jaugeant du regard, pas plus clair que le mien … Il était aussi défoncé que je l'étais. On se défiait en concurrence. Il eut alors la voix cristalline de cette fille, qui ordonna au gars de me lâcher la grappe. Je n'avais jamais vu, avant elle, aussi splendide beauté. Les rares qui avaient croisé ma route lors de mes escales, ne l'avaient été que l'espace d'une nuit. Suffisantes. La blondeur vénitienne de ses cheveux, ses yeux d'un bleu/vert envoutant, sa peau très pâle, et ce rire qu'elle avait décalé mais à en charmer plus d'un… Je ne compris pas ce qu'il se passait en moi, mais je n'avais soudainement plus envie de partir. Elle m'avait accroché, et cela sans rien faire … Sa façon de me regarder, cette manière qu'elle avait de me jauger de la tête au pied … Ce franc sourire qu'on avait bien du mal à penser sincère tellement il était incompatible avec le milieu dans lequel on se trouvait. L'autre n'apprécia pas ma façon de la regarder, oui, elle était appuyée et insistante, mais comment aurais-je pu faire autrement ? Le ton monta, les coups s'ensuivirent … Au dehors, j'entendais encouragements et menaces. Fait de causalité. Je ne cessa l'affrontement que lorsqu'il fut au tapis. Me relevant brutalement, hors d'haleine, je porta ma main à ma lèvre en sang avant de me tourner vers les deux autres, et surtout vers elle. Je me remarqua pas l'autre qui se relevait déjà pour me charger à nouveau. Mauvais joueur. Après quelques secondes, on vint nous séparer, elle avait parlé. On s'exécutait. Je fus intégré à la bande sans trop vraiment m'en rendre compte. Si au départ je ne fus pas le bienvenue, le différend qui m'opposait à celui qui semblait être le leader fut vite réglé. Ma plus qu'évidente proximité avec Delaney arrangea cela pour moi. C'était elle qui soutenait une telle cohésion dans le groupe. C'était elle la tête de notre quatuor de junkies. C'était pour elle qu'on était tous les trois là, et j'ignore encore pourquoi ce fut sur moi qu'elle jeta son dévolu. Elle était ce souffle nouveau à ma vie haletante. Je l'aimais si fort que ma rationalité se perdait. Elle était le centre de mes pensées, le but de mon existence, la fin de mon calvaire. On devint vite inséparables bien qu'on passait le plus clair de notre temps à nous chamailler et nous bagarrer. Des menaces de rupture, c'était à longueur de temps. On craignait plus le calme et le silence entre nous que nos engueulades à répétition, que l'on réglait tout aussi harmonieusement. Je n'avais pas peur de l'affronter, elle, ne se gênait jamais pour me balancer ses vérités à la figure qui me mettait toujours hors de moi. On était jeunes et inconscients, on ne réfléchissait pas, n'agissant qu'à coup de ressenti, n'étant pas en mesure de contrôler l'emprise qu'on avait l'un sur l'autre ni même l'étrange relation qu'on entretenait si fort sans parvenir à la maitriser. Mais on était follement amoureux. On ne désirait qu'être ensemble, le reste nous étant bien insignifiant. Je connaissais pour la première fois la plénitude et n'avait nullement envie de la lâcher.
On fut loin de penser que la jalousie de Curtis prendrait de telles proportions. Depuis toujours Delaney avait repoussé ses avances, les avances de beaucoup d'hommes vraisemblablement sauf les miennes … Une amertume à mon égard que je savais normale et compréhensible à laquelle je m'étais faite avec les années. Un problème que je pensais réglé. Jusqu'au jour où, après qu'il ait déserté le squat un mois entier, il vint réapparaitre, plus anormal que d'habitude, pour me braquer de son Jericho 941. L'ambiance se tendit brusquement. Delaney fit son possible pour le ramener à la raison, jouant de l'influence qu'elle avait toujours eu, qui ce soir-là, resta sans effet. Sous l'emprise des amphét' et de l'alcool, c'était peine perdue. La première balle vint m'atteindre l'épaule gauche, la seconde qui suivit, je n'en ressenti pas directement l'impact, seulement le poids de son corps qui lourdement s'affaissait contre le mien. Tout ce sang sur mes mains qui coulaient abondamment de sa poitrine. Un cri d'agonie s'éleva, déchirant l'ambiance haletante et angoissante de la pièce. Le mien, le sien… s'estompent mes souvenirs. Delaney s'écroula au sol dans mes bras. Sa respiration sifflante laisser échapper quelques paroles qu'elle me destinait. Elle venait de me sauver la vie … au péril de la sienne. Les larmes brouillaient ma vue alors que sa main glacée enserrait ma nuque sans fermeté. Elle me souriait tendrement. Elle me disait que je n'avais pas à m'en faire, que les choses s'étaient produites de la meilleure façon qu'il soit, comme elle l'avait désiré et que je devais continuer pour nous deux. Elle se mourrait dans mes bras, et je n'avais rien pu faire pour la protéger. Je la serra aussi fort que possible contre moi pour lui transmettre un tant soit peu de chaleur qu'elle me disait perdre peu à peu. Ses trois petits mots formulés à son oreille, la firent esquisser un sourire, son dernier, avant que ne demeurent seuls et sans écho les battements de mon cœur. La douleur me terrassait, me faisant hurler sa mort alors que je relevais haineusement le regard sur Curtis qui stupéfait, n'avait pas bougé. Le flingue porté à sa tempe, la détonation sourde et étouffée, abattit lourdement son corps au sol, dans un bruit sec et macabre. Les sirènes couvraient déjà la majeure partie de la ville troublant le silence qui y régnait, plombant les rues dans une inactivité soudaine mais prévisible. Je ne pouvais pas rester là et risquer d'être pris. Un denier regard à mon amour, scellant pour toujours la douce expression de ses yeux qui à présent ne me voyait plus.
Vidé de toute vie, démissionnaire d'une existence trop tragique pour être soutenu, je fis route vers l'Ouest, sans destination précise que la fuite qui me conduisait toujours aussi impétueusement. J'allais d'hôtel en hôtel, ne dessaoula pas pendant plusieurs mois, songea sérieusement à mettre fin à mes jours, lorsque me revint la promesse que je lui avais faite et ces élans du passé qui me remémoraient les mots que mon paternel avait écrit ce fameux soir. Lucidité ou folie … Je me devais de faire face pour elle, pour lui. Penser sa mort inutile m'était intolérable. Elle s'était sacrifiée pour me sauver la vie, je lui devais bien cet effort là. Ce sera dur, ce sera même très dur, et me demandera plus de courage que je ne peux attester en avoir, mais je me devais de le faire … pour elle, pour lui ...

Joliet, Illinois – Des Moines, Iowa – Grand Island, Nebraska – Laramie, Wyoming – Salt Lake City, Utah – Las Vegas, Nevada, 2008. (24 ans et 2098 miles)

Des gens, des villes, des cultures, des traditions, des religions … Mais aussi des étrangetés, des bizarreries et des perversions. J'avais appris par la seule force des évènements et à coup d'humanité loin d'être idéale et noble ô combien nous sommes capables de destructions comme de miracles. J'avais croisé toute sorte de modes de vie, en empruntant certains, en reniant d'autres, me mêlant à ces cultures qui n'était pas ma référence pour expérimenter et m'instruire. Mais à jamais incorruptible, je laissais la merde à la merde traçant ma route. Je tirais cependant des leçons de mes villes relais qui m'enrichissaient de connaissances et de savoir faire que j'accumulais, mais qui aussi m'avait appris à ne faire confiance qu'à moi-même et à ne croire qu'à mes convictions profondes. Que l'extérieur pouvait être sale et sombre et que la méfiance toujours de rigueur me vaudrait la survie. Je trainais derrière moi un certain bagage qui faisait son poids et je pourrais me vanter d'être sans attaches, ne suivant que mes propres désirs et envies, mais je me retiendrais. On m'avait trop pris pour m'en délecter. Le long bilan de ma vie se soldait plus en pertes qu'en bénéfices.
Joliet et sa rudesse, Des Moines et son air du temps, Grand Island et sa liberté, Laramie et sa jeunesse, Salt Lake City et son mormonisme …
Toutes ces villes, tous ces quotidiens, toutefois aucune destination finale. À chaque escale que je faisais, je pensais déjà à la suivante. Difficile de construire quelque chose de solide que ce soit au niveau relationnel que dans tout autre chose. J'ignorais ce que je recherchais, et si je recherchais réellement quelque chose. Néanmoins, je continuais de courir, toujours plus vite.
Las Vegas, la ville de tous les excès, un passage obligatoire. J'étais en quête de changement, peut être était-ce cela que je recherchais éperdument. Une folie dévastatrice et durable. Ce retour de boomerang qui lorsqu'il te revient en pleine face, sans ménagement cela va de soi, te permet enfin d'y voir clair. Le fric ne m'intéressait pas, je le claquais parfois pour la bonne cause, d'autrefois un peu moins. Que pouvait-on faire d'un type comme moi, sans intérêt, sans but, sans rêve, sans prise ?
Au sortir du Nevada, ce fut le plongeon en avant ou plutôt la chute libre au sud de la Californie. San Diego, une reconstitution d'un Détroit à ma façon. Un étrange besoin de fixité … Un étroit sentiment de connaissance et de familiarité. Une illusion d'attache à défaut d'en avoir de véritables… Soucieuse substitution.

San Diego, Californie, 2010. (26 ans et 327 miles = 2425). Il y a un an.

Mes motivations me conduisirent en cette ville de Californie. Traveller qui aurait abandonné en chemin sa fidèle guitare, je me retrouvais ici, pas plus à mon aise que dans tout autre ville que je m'étais pris à parcourir. Cependant, San Diego avait la particularité de ses mégapoles internationales dont on parle et se fascine. Elle était aussi l'illustration qui tapissait mes cahiers d'écoliers qu'une période révolue de ma vie m'avait fait connaitre. Gosse, j'en soignais la couverture imaginant ce que serait ma vie si j'étais né dans une ville comme San Diego. Ce qui aurait changé ma vie minable, mon existence paumée et ma conscience étriquée. Toutes ces fissures, toutes ces plaies et ces blessures, je m'offrais une nouvelle fois la possibilité de remettre le compteur à zéro, ne sachant combien de temps j'y resterais. Peut être était-il temps pour moi de me poser, de raccrocher de cette vie instable et sans but, peut-être que les déplacements incessants avaient fini par me lasser, peut-être que je ne suis plus en mesure de reconstruire … Regarder droit devant soi, par dessus son épaule ou tourner en rond, pour apercevoir toujours la même image. La noirceur de la défaite, le goût amer de l'échec, la fatalité douce et tranquille. Le visage de Delaney …
Les quartiers sud m'accueillirent les bras ouverts. Je ne me sentais bien que dans une zone qui me ressemblait. Par impressionnisme de mon cv, je n'eus pas le moindre mal pour trouver du taff. Le premier night-club qui recrutait m'embaucha sans mal. Ma tête semblait bien lui revenir. Je ne chercha pas plus loin. Mon partron avait le profil de ce type qui est loin d'être aussi lisse et aussi clean qu'il le prétend; et les mains surement aussi sales que les miennes si ce n'est plus. Je ne rencontra pas de franches difficultés à m'adapter à ce monde de la nuit qui me laissait la journée et mes soirs de repos pour mes activités diurnes et nocturnes toutes aussi illégales. San Diego, était pour ça, une vraie mine d'or. Le profit avait sa rentabilité féroce et assurée. On trouvait toujours quelqu'un pour négocier. Je commençais à bien m'y plaire. Je n'avais pas tiré de trait sur mes dépendances chroniques et mes sales habitudes qui ne n'avaient pas fait décrocher. Sans mon maintien en vie, c'était la mort. Mon regard sur ma consommation de stup' ? Indiscutable. Elle suffit à mon business et garantit ma persistance en ce monde. Je n'en dirais pas plus. Je m'alloue à bien des services, allant là où le profit me mène. Citoyen conforme lorsque je suis au travail, et lucratif lorsque je n'y suis pas. Il faut bien faire vivre cette aussi grande ville. Que serait la police sans délinquance ? Que serait la mafia sans criminalité ? L'intégrité et la loyauté ne sont pas valeurs rentables et pourtant lorsqu'elles prennent des allures de code de conduite mènent aussi bien à la richesse que les autres, encore faut-il habilement les utiliser.

San Diego, Californie, 2011. (27 ans et 0 mile). Actuellement …

Je ne ferais pas de ma vie, une théorie. Pas plus que de la misère une condition confortable. Mes yeux restent cependant ouverts. Où glisse l'indifférence, je n'y vois que du bénéfice. Là où d'autres pleurent et se torturent, je me dis, il en faut bien ... Si ce n'est là que le discours d'un drogué ? Peut-être bien. Sans valeur, sans importance, sans raison. Qu'aurions-nous donc à regretter ?
Un caractère toujours aussi brut et immuable. Un seuil de sociabilité pas très élevé, et pourtant, je n'ai jamais été contre le contact du moment qu'il se fait à ma façon, maitrisable. Trop de franches réalités que j'essaye de compenser, de rendre plus supportables et vivables en étroite cohabitation. Je sais que les années m'ont esquinté et que je n'ai rien fait contre cela. C'est la vie …
Installé à San Diego depuis plus d'un an à présent, j'y ai mes habitudes, un mode de vie qui me satisfait, flirtant toujours entre légalité et illégalité. Une passion pour les limites, cet entre-deux où on ne peut résider, et pourtant où je m'y trouve à mon aise … Pas d'ironiques retours du passé qui briserait mes viles illusions. Je m'en sors plutôt bien. Pas de fuite compulsive à l'horizon qui me ferait tracer toujours dans la mauvaise direction. Pas de liaisons douteuses et inconformes ni de mauvais plans. J'agis en indépendant, toujours dans l'ombre, évitant que l'on parle de moi trop longuement. Traitant avec les intermédiaires des intermédiaires. Pas besoin de nom, pas besoin d'appartenance. N'ayant pas vraiment de regard objectif sur la ville à mon arrivée, j'identifie, aujourd'hui, plus facilement ce qu'il y a à identifier quand il faut l'identifier. Les pontes de la Mafia, italienne comme russe, l'étrange correspondance de Misha, mon patron, avec mes soupçons sur le grand nom « Invanov ». Jeu dangereux … J'évite d'avoir le regard qui traine où il ne faudrait pas, et laisse ma curiosité de côté, m'en tenant au strict minimum et rien d'autre, préférant éviter les problèmes.
Et puis mes soirs de solitude, il y a Dolorès Folks pour combler mes nuits, sans engagement, sans promesse, sans servitude ni attachement. Parce que régulier ne rime pas avec fidélité. Un service donné pour un rendu. Peut-être la situation lui est inconfortable. Mais je ne la contrains nullement à rester. Elle est aussi libre que moi, seulement pas de la même manière. J'ignore si elle voit les choses de la même façon que moi, j'évite ce genre de tracas. Je sais que je ne suis pas en mesure de lui promettre un avenir décent à mes côtés, qu'elle mérite mieux que ça. Je ne sais ce qui la retient. Pour moi, les choses sont claires. Elles n'iront pas plus loin. J'ai toujours été contre les espoirs inutiles. Néanmoins, je ne peux lui empêcher de penser différemment. Elle me reproche mon entêtement, tout ce mystère sur ma vie, le pourquoi je m'emporte lorsqu'elle fait ce serait-ce que la moindre allusion à Delaney, proférant sans la connaître, ne comprenant pas pourquoi je ne peux envisager alors que je fuis toujours les détails et autres étalements sur ma vie personnelle en sa présence. Parce qu'elle n'a pas à savoir. De la sorte, je lui évite des emmerdements supplémentaires. Toutefois, elle est toujours là. Malgré l'aigreur de mon caractère, malgré l'insensibilité de mes traits, malgré mes multiples défauts que je n'essaye même pas de cacher les accentuant volontairement. Elle reste là, à mes côtés. Je ne prends que ce qu'elle me donne le temps qu'elle le fera. Ni plus, ni moins. Parce que le reste n'est pas dans mes plans. Parce que je n'ai besoin d'autre chose. Parce que je me suffis, prenant la vie comme elle vient avec ce qu'elle a à offrir au jour le jour. Je ne sais ce qu'elle me réserve encore, si j'apprécierais la suite ou non. Si demain je serais encore là ou si l'on retrouvera mon cadavre dans un marais pour avoir merdé. Comme il faut toujours commencer par en bas pour remonter, la revente de stup' m'ouvre certaines fois les portes de plus gros deals, la réputation qui me précède me qualifie de fiable et de clean. Faire du biz a toujours été comme une seconde nature pour moi. Autant la mettre à profit. Peut-être n'est-ce qu'une infime partie d'adré que j'arrive encore à ressentir, un court laps de temps. Ne vivre que pour sa prochaine décharge …
Je ne fais toujours qu'attendre le prochain coup de téléphone …

To be continued …




Autre chose?
San Diego, une ville lambda dans un état lambda pour une personne lambda. Pourquoi cette ville plutôt qu'une autre ? Je dirais à la faveur d'un souvenir, d'une préférence, d'un désir que j'aurais voulu commun. Elle n'est pas plus différente d'une autre. Elle reste une ville. Pour ces bons et ces mauvais côtés. Je ne cache pas que certains me profitent et d'autres m'altèrent. Je me réjouis de son illégalité et de l'insécurité qui y règnent parce que j'en fais mon profit. Parce qu'ils sont sources de revenus et à la fois essences de tous les maux mais bienfaiteurs de joyeux tourments. Le deal, la came c'est un peu comme ma suffisance. Ce havre de paix que l'on recherche incessamment. Mon isolation. Un espace sécurisant et rassurant. Un leurre sans aucun doute … Quand se dissipe son effet, quand s'éloigne sa plénitude, succèdent l'angoisse et la désorientation. Tout bouge tout le temps; on n'est pas sur de parvenir à s'arrêter du moins, jusqu'à la prochaine dose. Un cycle, une routine qui me convient et persiste. Peut être un engrenage à l'enveniment d'une mauvaise habitude que rien ne fait passer. Les inconvénients ne sont cependant pas supérieurs aux bénéfices alors à quoi bon rechercher son contraire ? Du moment que j'y gagne …
Mes rares connaissances … Des amis par intérêt, tous liés pour la seule et même raison. Un cercle très fermé. L'amitié n'est pas un concept que j'intègre très bien. Il demeure toujours cette part de monnayage. Faire des plans n'est pas vraiment dans mes attributions. Je sais juste que je suis un revendeur discret qui ne fait pas d'histoires, un consommateur plus que rentable, et … un barman quelque peu atypique mais pas de quoi en faire un roman.





    Le mot de la fin
    PSEUDO: Toujours le même.
    AGE : Toujours aussi peu confirmé.
    AVATAR : Ryan Gosling
    COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM? La providence !
    CODE RÈGLEMENT :  Like a Star @ heaven Ok by Calli  Like a Star @ heaven Tout pour m'ennuyer c'est ça?!? Tu pouvais le faire toi-même ^^" (Calli)
    VOTRE AVIS SUR LE FORUM : Splendide !
    AUTRE COMMENTAIRE : Ich bin ein DC ^^

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Dernière édition par Darian Parks le Dim 13 Sep 2015 - 11:09, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 13:59

re bienvenue mister le fondateur Rolling Eyes

Ah si si tu le notes le code règlement non mais XD Et puis moi je sais ton âge ... tsss remplie à moitié pfff


Sinon je vois que tu es inspiré cool ^^

Bonne chance pour la suite Smile

*96* *100*

(dans autre commentaire tu dois préciser que c'est un DC petit malin ^^")
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:13

Ouais Wink

Ah non pas le code Razz Non non tu ne sais pas non mais ! Laughing

Yap, merci I love you

*63* *02*

(Ah comme c'est le profil mais ouais ... mdr)

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:18

I love you

Si si comme tout le monde tu le mets XD bah si que je le sais Rolling Eyes je sais même que tu vas vieillir dans un mois et demi XD

de rien *19*

(il faut écouter quand on parle en zone staff' aussi de temps à autre XD)
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:26

I love you

Ok je vais le mettre ton petit long code Razz Ach mais chut ... Laughing

*24*

(Ouais faudrait tu l'a dis MDR mais c'est l'autre qui écoute Razz)

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:35

*75* *84*

Yes j'obtiens gain de cause cheers Pourquoi je me tairais d'abord? XD

*100*

(non mais pour moi c'est le même entre nous XD)

On floode ... encore...
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:43

*40* :*32*:

Toujours c'est de la triche Laughing Ah parce que je te l'ai gentiment demandé Smile

*100*

(Ah me pourri pas mon excuse mdrr)

Et oui encore :s c'est chronique qu'est ce qu'on y peut ^^

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:46

*100* *84* *75*

Non mais mets autre chose que ça Wink Hum je ne m'en rappelle pas....

*75*

(elle est bidon comme dis ...)

bon on va se clamer un peu non?

J'aime beaucoup ce que tu as déjà écrit.
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 21:54

*90* *04* *100*

Hm ... une réticence ? Ok ... c'est couru d'avance ? Wink S'il te plait .... Haha ?

*108*

(Ouais exact ...)

Oui si tu veux Wink on va aller flooder ailleurs Razz

Merci Wink mais ça sent le pavé Laughing

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 22:04

MDR l'excuse que tu nous as sorti !!!!

Ça fait plaisir de voir que tu prends un DC ici !!! *18*
Dois-je mettre une croix sur le calendrier ? xD

*Ils sont donc exco, qui prendra la tête ?* Razz

J'ai la forte impression que tu nous fais encore un sacré perso !! Hate de te lire Wink
I love you


Dernière édition par Abbigail Lewis le Mer 5 Oct 2011 - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 22:09

Ouais à chier MDR

Merci ma belle Wink
Une croix sur le calendrier ? scratch

Pas moi ! Laughing

On verra ça Wink mais merci beauté I love you

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 22:10

Oui car c'est rare que tu prennes un DC toi =)

Bon courage <3
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mer 5 Oct 2011 - 22:20

Pas faux Wink

Merci <3

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Jeu 6 Oct 2011 - 13:52

Rebienvenuuuuuuuue

Ca va être intéressant tout çaaaa!
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Jeu 6 Oct 2011 - 15:25

Merci beauté Wink

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 20:03

Relis ton code réglement *41* :*115*: *86*
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:12

Non tu déconnes là ? MDR

EDIT : ça t'amuse hein ^^

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:18

Non du tout!

Ah tu me fais taffer pour que dalle, je me venge!
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:20

Ah je vois ^^

tu le voulais ton code tu l'a eu Wink I love you

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:22

n'importe quoi c'est pas ce que j'avais dit Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:22

Ah ouais ... vilaine incompréhension alors Wink

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:25

Si tu veux ^^
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:27

Bien sur que je veux ! ^^

Oui crie pas je me stoppe de moi-même ! admire le progrès Wink

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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Dim 16 Oct 2011 - 21:28

Tssss

oulà, qui êtes-vous? Suspect
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MessageSujet: Re: Darian Parks ... puisque ça commence ainsi ... Commençons. Mar 18 Oct 2011 - 14:05

Officiellement terminée ! \o/

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