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Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper|

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Darian Parks
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MessageSujet: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mer 15 Oct 2014 - 21:00

Une soirée de plus au « Volia », une soirée de plus au sein de la mafia russe. Une soirée de plus à San Diego. Autant de déterminismes qui font de moi celui que je suis et en même temps m’enveloppe d’un drap d’insignifiance. Avoir le sentiment de vivre au travers de tant d’existences, dans de nombreuses destinées. Pour la plupart des personnes qui croisent ma route, je ne suis qu’un barman de plus dans un night-club, mais je suis le barman de ce lieu, sans nom. Pour celles dont mon visage revient plus difficilement, je suis le voisin sympa d’un immeuble miteux. Pour ceux qui m’oublient aussi vite pris leur dose, je suis le dealer réglo qui fait pas d’histoires et qui en veut surtout pas. Et pour de rares personnes, je suis Darian Parks, le mec dont on ne connait pas la vie, à l’air un peu sombre, mais pour qui on se prend d’amitié sans même savoir pourquoi.

Qui suis-je pour Domino ? Qui souhaite-t-elle que je sois pour elle ? Tous à la fois ? Il m’était si difficile de la cerner que me gagnait bien trop vite l’exaspération à son égard, malgré le calme dont je fais preuve au quotidien. Ses intentions ne m’apparaissaient pas clairement alors il m’est impossible de rester stoïque face à elle quand bien même je fais tout pour. Je ne suis pas un simple barman à qui elle viendrait raconter sa vie en grand psychologue de la bouteille, attendant sagement qu’elle s’enfile assez de verres pour que sa langue se délie et que je vois clair dans son petit jeu. Jamais n’ai-je eu besoin d’appeler un taxi à sa place ou la conduire jusqu’à l’extérieur tellement elle ne tenait plus sur ses pieds. Non, jamais elle ne se mettait dans de tels états, ou alors, jamais ne l’ai-je constaté. Elle sait s’amuser, certes, mais semble conserver une certaine limite qu’elle ne franchit pas. Nombreux sont les hommes qui viennent lui faire des avances. Mais elle semble là dans un tout autre but. Du moins, les soirs où je suis là et où la parlotte dépasse le besoin de s’envoyer en l’air.
En dehors du fait qu’elle soit une très belle femme, quelque chose chez elle me dérange. Sa curiosité. Elle ne s’arrête jamais de parler, que ses questions n’ont jamais rien d’anodin. C’était comme si tout lui venait dans un but précis bien plus poussé qu’une simple envie de faire connaissance. Et surtout avec moi. Non, il n’y avait rien de spontané chez elle et ça me déroutait. Comment puis-je être en mesure de l’intéresser, moi et ma petite vie simple ? A moins que je ne sois une étape dans son plan. Personne n’ignore que le club appartient à Misha Invanov, fils du renommé Nicolaï Invanov. Et personne résidant à San Diego n’est censé ignorer qu’il se trame derrière un tel nom bien plus que des affaires de businessmen. Pas même Domino. Agit-elle dans son seul intérêt? A la solde d’un autre ? Des italiens ? Le contraire ne me surprendrait pas. Néanmoins, si tel est le cas, c’est sur un très mauvais cheval qu’elle a misé en pariant sur moi. Elle y perdrait plus qu’elle y mettrait. Seulement, elle ne le sait pas encore. Et s’offrir quelques cocktails d’un prix certain, participe d’une certaine façon à engrener le processus. Ce n’est pas moi qui y perds. Je tire mes heures, le boss est satisfait de mon travail, j’ai pas d’emmerdes, ça me suffit. Qu’une petite rouquine effarouchée souhaite jouer les entremetteuses, en soi, ce n’est pas mon problème. Mais alors vraiment pas !

Le night-club se remplit de monde, la seconde vague vient d’arriver. D’ici quelques minutes, je risque d’avoir pas mal de taff. Et entre les néons qui ne cessent de changer de couleurs et les flashs qui émanent du dancefloor, il m’est impossible de savoir si elle est là ce soir. Mais certainement qu’elle n’hésitera pas à me faire l'honneur de sa présence. Vêtue d’une robe moulante qui mettra son corps en valeur ou alors de la tenue idéale pour être aperçue sans trop pousser le vice. Au gré de son humeur. Comme bon lui semblera.
Les minutes qui suivirent, m’agréèrent d’allers et retours, de tours et détours, d’actions rapides et habiles et de sourires commerciaux. D’apparaitre toujours disponible sans jamais l’être pour satisfaire le client dont je me fiche éperdument. Hommes comme femmes. Présenter sympathique et agréable. En dedans, furibond et intenable. Seules mes pensées à l’égard de Dolorès qui devait certainement en chier autant que moi en cette heure me rassuraient et rendaient mes traits beaucoup moins tendus et plus décontractés. Un nouveau client, un habitué. Pas besoin de lui demander ce qu’il veut pour le servir qu’il n’a qu’à poser le regard sur moi pour recevoir sa boisson. Il me gratifie d’un signe de la tête et j’en fais autant, le laissant à son verre de scotch.

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Domino M. Cooper
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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Jeu 16 Oct 2014 - 21:25


Same place, same night, but no more



Eternelle soirée longue et ennuyante dans la ville de San Diego. Voilà mon lot, lorsque je ne travaille pas, lorsque je ne cherche pas le scoop de l'année, l'info du siècle. J'en viens même à penser que ma vie sociale en prend un coup lorsque je ne bosse pas, à croire que ma vie ne se résume qu'à mon boulot. Certes passion est-il à mes yeux, mais il y a parfois des moments où j'aimerais pouvoir m'ouvrir un peu plus au monde, avoir plus de véritables amis. De vrais contacts, des personnes avec qui être moi-même, Domino Mary Cooper, et non pas juste Domino ou Mary, être totalement moi et non pas une espionne. Bien entendu, j'adore mon boulot, il est ma passion, mais j'ai ce sentiment qu'il résume aujourd'hui toute ma vie, comme si rien d'autre ne la composais. Peut-être voyais-je une amie de temps à autre, passais-je la nuit avec un homme pour changer le lendemain, mais j'ai cette impression d'avoir perdu le contact avec le monde. Avec ses personnes que l'on croise dans la rue et rien qu'à les voir, on se dit que les connaitre doit vraiment être intéressant. Cette insouciance qui m'avait animée plus jeune, cette envie d'aller au-devant des autres sans arrière pensés. Pas pour récupérer une info ou entré dans un cercle, non juste parlé, de la pluie et du beau temps même. Etre une personne normale qui cherche simplement à parler à une personne normale. Tous les soupirs du monde que je pourrais pousser en pensant à ce triste constat me paraissent bien inutiles, peut-être vaut-il mieux que je bouge de mon canapé et que je me prépare pour sortir. Tenté de retrouver ce contact avec le monde, de trouver quelqu'un avec qui parler seulement pour parler. J'en avais envie, je m'en rendais maintenant compte, ce qui me poussait à m'extirper des fins fonds de mon sofa pour rejoindre ma chambre et enfilé une tenue descente pour une soirée en boite. Bien évidement, je choisirais le Volia, non pas pour travailler, mais simplement parce qu'à mes yeux, il s'agissait de la seule boite qui vaut véritablement le coup.

Une fois sur place, c'est en habitué que je me rendis au bar. J'avais parfaitement conscience des quelques regards masculins se portant sur ma robe turquoise qui moulait délicatement ma silhouette, mais pour l'instant, je n'en avais que faire. M'installant sur l'un de ses hauts tabourets de bar, je cherchais des yeux le barman. Barman que je commençais à connaitre maintenant, un grand mec aux cheveux châtain, pas mal du tout à regarder d'ailleurs. Il avait une silhouette fine et élancée, aux yeux bleus. Je ne connaissais cependant pas son prénom, ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé de le savoir. Inlassablement, à chacun de mes passages ici, je posais la question, dans l'espoir de le savoir. Faute de savoir, je l'appelais Boy, il n'y avait pas plus simple, mais je trouvais que ça lui donnait un air Bad boy qui lui allait bien. Il ne fallait pas chercher à comprendre mes propres réflexions que moi-même, je tentais de ne pas comprendre parfois. De plus, je tentais de me rapprocher de lui de façon à récupérer quelques infos sur ses patrons, mais ils n'étaient pas très loquasse, je n'arrivais jamais vraiment à lui faire dire quelque chose, ce qui attisait toujours plus ma curiosité et me poussait à lui poser de nouvelles questions. Un sourire amusé apparut sur mes lèvres lorsqu'il passa enfin vers moi pour prendre ma commande :

- Hey Boy ! Toujours pas de prénom ?

Je réfléchis un instant ensuite sur ce que je voulais boire, me rendant compte que je n'avais finalement pas d'idée, je finis par reprendre et dire :

- Surprends-moi ce soir !

Je lui fis un grand sourire en passant une main dans mes cheveux défaits en l'examinant. Cet homme était un mystère pour moi, un mystère que je tenais absolument à percer.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mar 21 Oct 2014 - 23:35

Il y avait quelque chose chez cette femme qui me poussait à agir différemment avec elle. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle éveillait ma méfiance ou si c’est parce que je me sentais l’envie d’agir différemment avec elle. Peut-être y avait-il un peu des deux. Parce qu’elle semble pleine d’intentions qui encore m’échappent, et que je refuse de faire comme tous les autres. Réel esprit de contradiction? Je n’y crois pas. Suivre le mouvement a quelque chose de reposant … Seulement avec elle, je me sentais le besoin de m’opposer. Il n’en allait en rien d’un certain machisme. Ce n’était pas ainsi que j’avais été élevé. Il y a juste que lorsque les intentions de quelqu’un me paraissent obscures il m’est difficile d’obtempérer. Et il était évident que son petit jeu n’avait rien de clair. Elle était bien trop curieuse pour prétendre être innocente. Et plus je la fréquentais, et plus j’en étais convaincu. Sous ses allures de fruit défendu, affriolante de tentation et divine de séduction se cachait une obscurité que je n’arrivais pas à cerner. Un lourd secret peut-être ? Un choix de vie ? Un besoin constant d’attirer sur elle l’attention et les emmerdements qui vont avec ? Allez savoir ! Elle parle beaucoup et en même temps en dit si peu.

Je n’ai pas besoin de la regarder pour savoir qu’elle est là. Elle m’apparaît dans une robe moulante d’un turquoise qui attire l’œil, et reste la seule à m’appeler de la sorte « Boy ». Dénomination qui au départ dénotait son agacement face à mon refus de lui communiquer mon nom. Aujourd’hui, je dirais plutôt que ça l’amuse. Je lui sers un sourire en réponse, et ne peut m'empêcher de la détailler du regard.

« Toujours pas ! », lui répondis-je sur le même ton qu’elle. Qu’elle le connaisse ou pas, maintenant n’avait plus franchement d’importance. Certainement continuerait-elle à m’appeler ainsi. Mais le lui donner viendrait appuyer une victoire qu’elle pourrait avoir sur moi et je ne voulais pas lui faire ce plaisir. J’attendais qu’elle me dise ce qu’elle avait envie de boire alors que je m’apprêtais en même temps à essuyer les verres propres et encore chauds, sortis de la machine. Surprenant son hésitation, je balance le torchon par-dessus mon épaule, et appuie mes deux mains sur le comptoir et la regarde un long moment. Après tout, j’étais là pour servir des consommations pas pour faire la conversation. Sous mon regard insistant, elle finit par relever la tête et ses paroles ravivèrent chez moi le défi et le challenge. Ma vie n’était pas faite d’intrépide, d’élément perturbateur et de suites continuelles de péripéties. Je hausse un sourcil intéressé et me saisis soudainement l’envie de lui faire un cocktail détonnant et carrément imbuvable, que toutes les filles trop sûres d’elle souhaitent renommer en leur nom, mais elle n’était pas de cette tranche-là.

« OK … », lui répondis-je furtivement, préparant ma contre-attaque. Qu’est-ce qu’il serait en mesure de lui plaire ? Quelque chose d’acidulé, de plus fort ? Un mariage des deux ?
Je vins poser une petite serviette sur le comptoir devant elle, sur lequel je dépose un verre à martini. Sans la quitter du regard et sans toucher le verre, je fais glisser de la cuillère du coulis de poires en petites quantités au fond du verre. J’ajoute à cela une bonne dose de vodka et trouble le tout de sirop de fleurs de sureau. Je finalise le cocktail en remplissant le verre de champagne. La petite touche de décoration convenue et sobre, et me délecte de sa réaction.

« Alors … surprise ? », lui dis-je, ravi par mon idée qui allait la saisir par le goût. Il avait grand succès auprès des femmes, ce cocktail. Un mélange de brut et de raffiné. Un peu à son image. A l’image que je me fais d’elle. En rien le reflet de la réalité, peut-être même très éloignée de la personne qu’elle est réellement. Peut-être est-elle même une femme convenable, ayant reçu une bonne éducation, élevée dans une bonne famille. J’en souris mais ne crus pas à cette version d’elle. Il n’y aurait rien de plus cliché que celui de la jeune bourge qui vient s’encanailler pour paraître délurée et fun. Non, voilà un rôle qui ne lui irait pas du tout. Elle était quelqu’un d’autre. Une femme d’esprit. Certainement du genre manipulatrice aux millions de vie … Une déesse … Une malédiction.

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Domino M. Cooper
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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Lun 17 Nov 2014 - 20:17


Same place, same night, but no more



Je ne sais pas ce qui me dérange le plus dans cette relation avec le barman, le fait de ne pas savoir son prénom ou encore le fait qu'il ne réponde pas à mes questions. Cet homme aussi charmant soit il, m'agaçait quelque peu, et j'étais sûre qu'il en avait conscience et en jouait. Passer outre était sans doute la seule chose à faire, mais ne rien lui soutirer deviendrait au fur et à mesure une perte de temps que je ne pourrais plus me permettre. Aussi sympathique et agréable à l'oeil était-il ces arguments ne tiendrai plus très longtemps. Le Volia était avant toute chose une mine d'informations pour moi en plus d'être une boîte branchée. Bien qu'elle ne me branchait pas plus que cela. L'idée de voir tous ses corps se mouver les uns contre les autres de façon aussi sensuelle commençait à m'ennuyer, mais peut-être cela était-il dû au fait que ce n'était pas moi sur la piste à jouer de mes courbes. Laissant mes yeux courir sur le peu que je pouvais entre voir de son corps, je m'interrogeais sur l'idée de ce que j'allais boire. Je devais bien avouer n'avoir pas la moindre idée ce soir, lui laissant donc le plaisir de me surprendre. Idée qui sembla le ravir au vu de son engouement à se mettre à la tâche. Je ne pouvais m'empêcher de le reluquer de façon relativement peu discrète avouons le, après tout, pourquoi ce caché d'admirer une telle beauté ? Il s'active sous mes yeux et j'observe sa façon de faire, précise, sûre d'elle, sans aucune faille. Ce verre devant moi, je le regarde le remplir d'éléments plus surprenant les uns que les autres, m'amusant à deviner de quoi il s'agit et dans quel ordre il les ajoute. Il commence par une sorte de coulis, que je ne saurais qu'identifier au goût visiblement. Il ajoute maintenant un produit que je connais bien, la Vodka, identifiable à l'oeil, puis une sorte de sirop. Enfin, c'est une bouteille de champagne qu'il sort et dont il déverse un peu de son contenu dans le verre. Un sourire esquisse mes lèvres lorsqu'il ajoute la petite décoration, le souci du détail parfait, j'adore cela.

Aventureuse, je n'hésite pas à me saisir du verre une fois qu'il a terminé. Je commence par humer son contenu, histoire de voir si j'arrive à identifier les choses que je n'ai pas déterminées rien qu'en l'observant. Est-ce de la fleur de sureau que je perçois ? Pour le savoir, il ne me reste plus qu'une chose à faire, goûtée. Je porte le verre à mes lèvres, curieuses d'en découvrir le goût. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à cela. Je perçois les bulles du champagne avec finesse, puis la poire s'invite sur ma langue, voilà donc ce que je n'avais pas identifié. Enfin, la Vodka et la fleur de sureau ce rencontre merveilleusement bien. Je dois bien admettre que oui, je suis surprise, agréablement surprise. Ce barman blond venait de me prouver à quel point il mérite sa place au Volia. Je lui souris agréablement :

- Plus que surprise oui, c'est véritablement une merveille. Quel nom lui donnes-tu ? Il me rappelle un Cocktail que je connais, mais il y a un truc en plus.

J'attends la réponse avec impatience, peut-être cela me donnera la piste sur là qu'elle je suis. Ce cocktail que m'a rappelé celui-ci ? En y réfléchissant, je sais qu'il est composé de Champagne, Vodka, et de sirop de fleur de sureau. J'avais d'abord découvert sa recette dans un magazine, féminin, si je me rappelle bien. Dans le genre, Cocktail favori de tel ou tel star... Jessica Alba peut-être ? Je l'avais testé ensuite, histoire de voir ce que ce mariage pouvait donner et déjà, je n'avais pas été déçu. Son nom avec un rapport avec la femme, un nom de femme, quelque chose comme cela... Lady... Lady quelque chose... à oui, voilà :

Ce n'est pas sans me rappeler le Lady Trousdale. Champagne, Vodka, et Fleur de sureau...ici il y a en plus.... de la poire ou quelque chose d'approchant ?

Je lui fais un sourire, à force de traîner les soirées mondaines j'avais commencé à reconnaître quelque Cocktail intéressant, et sans nul doute que je retiendrai le sien.



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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Ven 26 Déc 2014 - 22:32

Elle prêtait attention à chacun de mes gestes. Le moindre petit détail ne saurait lui échapper. Comme si elle avait passé sa vie à donner dans l’art de l’observation. Comme si la plus fine intention saurait en mesure de lui susurrer des vérités que l’on ne veut pas avoir à confier. Un acte manqué, une action trop authentique ou réflexe, un naturel évident que l’on voudrait un peu moins. Peut-être que c’est juste son truc. Elle sent les gens. Ceux avec qui le contact passe bien et ceux dont il vaut mieux ne pas s’approcher. Une prédisposition de sa personnalité. Un certain talent à l’œuvre. Un jeu? Je ne pourrais dire avec exactitude ce qu’elle recherche. Ni même le pourquoi c’est sur moi qu’elle s’est arrêtée. Je ne suis en rien le plus sympathique des barmans du club, pas non plus le plus bavard et encore moins le plus avenant. A-t-elle eu un feeling ? L’attrait pour la différence et la non-conformité bien que l’on soit tous vêtus de chemises blanches et de pantalons noirs. Une attitude contraire ? Je ne sais pas plus ce qui nous attire les uns vers les autres. Peut-être que même Domino n’a pas cette réponse-là. Et si cela tenait du seul fait que je me trouve à proximité de l’entrée? Non, les soirs d’affluence on va là où l’on peut accéder au bar le plus facilement.

Je termine son cocktail et lui présente ma « surprise » plutôt satisfait. Elle cherche à deviner chacun des constituants en usant de ses sens et je prends plaisir à la voir faire. Elle porte enfin le verre à ses lèvres et aucune expression de dégout ne tord son visage. Plutôt bon signe. Auquel cas, j’aurais certainement plus qu’à rendre le torchon. Un sourire se dessine et elle me fait savoir la hauteur de sa satisfaction et lui rend son sourire. Pourrait-elle finir par me plaire ? Non, il ne fallait pas glisser dans de telles idées, de telles pensées. Elle me semble du genre plutôt difficile à suivre et à impressionner. Le genre de femmes inaccessibles que l’on se contente d’admirer quand on les croise, peut-être même espérer un sourire de leur part mais jamais plus. Ma rationalité me ramène toujours les pieds sur terre et m’interdit de trop me voiler la face. Ce n’est pas ainsi que je raisonne, je vais pas commencer à le faire aujourd’hui. J’ai trop besoin de me rattacher au concret pour apprécier rêver trop longuement de choses impossibles et irréalisables. Ça ne peut entrer en ligne de compte.

« Il s’agit du Lady Trousdale et généralement il est très apprécié par la gent féminine, oui. Il se personnalise ensuite de bar en bar », lui dis-je pour répondre à sa question. Je viens m’appuyer sur le bar profitant du peu de répit que m’accorde la salle pour m’entretenir avec elle plus personnellement. « Alors qu’est-ce qui t’amènes ici, ce soir ? », lui demandais-je, curieux de connaitre ses motivations bien que jamais elle ne me le confiera. Du moins, pas celles que j’aurais besoin d’entendre. C’est peut-être également sa façon de marcher à contresens comme je le fais si bien avec elle. Quelles raisons auraient-elles de me dire la vérité alors que je me refuse toute coopération à son égard ? Aucune. Son but était-il de se faire remarquer du grand patron ? Était-elle du genre prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut ? Bien difficile à dire. Je ne la connaissais pas assez pour en juger. Peut-être même ne le serait jamais. Et je ne chercherais pas plus à le savoir. Du moins, je l’espérais. Il ne faut jamais se laisser entraîner par une tempête dont on ne peut maîtriser l’ampleur. Et Domino m’avait l’air d’être une tempête des plus ravageuses. Certainement était-elle trop brillante, trop instruite, trop ambitieuse pour moi. Mais notre face-à-face n’impliquant que nos apparences et nos supposées personnalités avait quelque chose d’attrayant. Il nourrissait autour de nous une part de mystère qui laissait présager tant de choses et à la fois rien du tout. Sans stabilité aucune. On flottait dans l’air, tel deux électrons libres qui cherchent leur place dans un univers trop grand pour eux. Un univers froid et cataleptique, fait de noirceur et d’horreur qu’en rechercher sa face cachée parait inimaginable. Insoupçonné. Mais c’est peut-être tout ce qu’elle est. Insoupçonnée.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Dim 18 Jan 2015 - 22:36


Same place, same night, but no more



Dans la vie, chaque détail à son importance, et ce barman semblent tenir aux détails, son travail le laisse supposer en tout cas, mais son attitude aussi. Tant de précision que cela pourrait faire peur, mais ce n'est pas mon cas, j'aime cela, le souci du détail. C'est ce que je note une fois mon verre en main, je l'ai goûté et est été merveilleusement surprise par ce goût si délicat. Et je ne m'en cache pas, je lui avoue, et suis très fière d'avoir trouvé la solution. Le Lady Trousdale personnalisé à la façon du Volia, ou à la sienne ? Je ne saurais le dire, mais je ne poserais pas la question, après tout, peu m'importe, ce n'est pas pour cela que je suis ici.

Et pourquoi suis-je là ce soir ? Au départ, l'idée était de me détendre, mais au final, je sens que je n'y arriverais pas totalement, à moins que ce barman dont je ne connais toujours pas le nom ne se décide à m'indiquer les bonnes personnes. Je commençais à en avoir marre de ses types d'un soir, bien que je ne désirais pas plus que cela me ranger, plus trouvé un ou deux partenaires avec qui avoir des conversations plus poussées que le fait de savoir s'il était majeur, marié, ou encore s'il se protégeait. Car oui, bien malheureusement, c'était cela ma vie le soir après le travail, un verre dans un bar ou une boite comme le Volia et je me retrouvais abordé par je ne sais qui. Parfois, cela en valait la peine, mais bien trop souvent, il s'agissait de lourdaud en manque et qu'est-ce qu'il était dur de ce débarrassé de certain parfois.

M'enfin, ce soir j'avais la chance d'être tranquille, en tout cas, jusqu'à maintenant et je pouvais porter mon entière intention vers ce barman blond aux arguments intéressant mais semble-t-il inaccessible.

- Mais toi, bien sûr.

Je lui offrais un clin d'œil joueur, après tous, ce n'était pas tout à fait faux, l'idée de le voir me poussait parfois à venir, car je savais que je passerais un assez agréablement moment, à m'amuser la plupart du temps à chercher, voir deviné quel était son nom. Mais jusqu'à maintenant, cela n'avait rien donné et je n'avais toujours pas trouvé et il ne voulait toujours pas me le donné. Je devais faire avec.

Portant mon regard sur la salle, je cherchais à voir s'il y avait du beau monde ce soir, mais je ne repérais malheureusement personne, le fils Invanov ne semblait pas être de la partie ce soir. Et bien tant pis, s'il n'y avait rien de croustillant à se mettre sous la dent ce soir, alors je rentrerais tôt. À moins que l'un des benêts à la table sur ma droite qui me reluquait depuis tout à l'heure se décide à venir m'aborder. Un sourire, un brin ennuyé sur les lèvres, je leur fis un salut de la tête avant de reporter mon attention sur le barman.

- Tu aurais un petit truc intéressant à me raconter ? Histoire que ma soirée ne soit pas aussi nulle qu'elle semble en avoir l'air ? Le seul éclat jusqu'à maintenant, c'est toi et ton cocktail, alors, assure ton job jusqu'au bout, tu veux ? Sinon, je suis condamné à aller me coucher.

Je lui souris un peu plus, amusé, oubliant le reste de la salle pour me concentrer sur lui, peut-être serait-il disposé à me parler d'un truc ce soir à l'idée de me voir partir me coucher aussi tôt. Je me penchais un peu plus vers lui, laissant mes yeux rencontrés les siens, me permettant de faire abstraction du brouhaha ambiant et de la musique circulant dans l'air. Je ne voyais plus que lui et attendais avec un espoir certain qu'il daigne me donner une information intéressante.


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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mar 3 Fév 2015 - 19:03

A ma question, elle ne me servit que la perche la plus facile à saisir, m’empêchant de cerner ses intentions. Comme je m’y attendais. Je jouais les tombes avec elle, elle n’allait pas m’offrir des fleurs. C’était à celui qui renverrait la balle en premier avant de se brûler. Et pour le moment aucune brûlure n’était à déplorer. Et nous étions, à la répétition, plutôt bons à ce jeu-là. Je la sentais trop intéressée pour chercher à entrer dans son jeu, et elle me trouvait certainement trop bien informé ... Et pour ce point, il va s’en dire qu’elle aurait tort. S’il a bien quelque chose sur quoi j’ai mis un point d’honneur à ne pas me mêler, c’est bien les affaires du patron. Moins j’en sais et mieux je me porte. Bien que quelquefois, un tel état d’esprit puisse jouer en ma défaveur, je préfère me tenir loin des emmerdes. Mais lui confier tout cela maintenant, serait griller mes chances de savoir ce qu’elle manigance et le si je la juge correctement. Bien qu’il m’arrive de bien sentir les gens, je peux aussi complètement me planter et ne veux pas commettre d’erreur par mauvais jugement. Et à mesure que je la côtoyais, je me prenais à l’apprécier envers et contre moi. Il n’y avait plus cette franche indifférence de départ entre nous. Et si j’avais fait en sorte de la considérer comme toute cliente, à présent, ne suis plus très sûr de mes agissements. Certes, ce que je devais renvoyer au dehors et surtout à elle, devait rester inchangé, mais je savais que, malgré moi, quelque chose était en train de se créer. A tort ou à raison. Ses visites inopinées, sa façon d’agir avec une telle liberté. Irrémédiablement, j’en restais troublé. Était-elle de ces personnes qui croisent ta route et ont tant à y apporter ? Qui t’offrent une vision différente de la vie, et un peu de ce panache qu’elles transportent avec elles où qu’elles aillent. Qui transforme ton monde à chaque passage ? Était-elle de ces gens-là?

Je la vis se retourner et regarder autour d’elle. Peut-être cherchait-elle quelqu’un ? Un rencard ? Non, son attitude aurait été différente. Même se serait-elle faite plus discrète. Elle aurait possiblement porté un vêtement plus distinctif que l’on peut retirer aisément afin de noyer les pistes. Et il y avait meilleur endroit qu’en boite pour se donner rendez-vous. Je vis son regard s’attarder sur sa droite et l’imita avant d’apercevoir une bande de gars assis un peu plus loin, en train de la mater. Forcément, elle attirait le regard. Je fis mine de ne rien voir, préférant essuyer et ranger quelques verres.
Elle reposa son attention sur moi et je l’écoutais reprendre la parole, un demi-sourire sur les lèvres. Je serais donc le seul décideur de sa fin de soirée, de moi dépendrait si elle sera bonne ou mauvaise. Je ris à sa proposition, sans doute n’avait-elle pas calculé l’étendue de l’explicite de sa demande.

« Tu me demandes de te saouler ? Tu veux que j’endosse le mauvais rôle à ta place c’est ça ? Pas de problème, je fais ça tout le temps », lui dis-je achevant mes propos en lui décochant un clin d’œil. Elle avait formulé cela telle une supplique que je n’aurais rien pu lui refuser, bien que conscient que ce n’était pas cela qu’elle sous-entendait. Les seules personnes requérant mon aide dans une affolante urgence n’étaient autres que mes clients en manque de leur dose. Mais mon taff de barman pouvait provoquer cette impression semblable. Néanmoins, les choses étaient différentes avec Domino. Je m’éclipsai pour aller servir quelques verres et revins vers elle, sourire aux lèvres. Elle me mettait particulièrement de bonne humeur ce soir et pourtant, ma méfiance à son égard n’avait pas baissé, ou du moins, aimais-je le penser.

« Alors tu vas devenir testeur de cocktail officiel ! Celui-là n’a pas encore de nom », lui dis-je en plaisantant et présente un verre remplit de quelques glaçons sur une serviette devant elle. Je fis couler du rhum blanc et quelques centilitres de jus de canneberge, pressa un quartier de citron et décore le verre d’un agitateur, d’une paille, de deux quartiers de citron et d’une cerise.

« S’il te convient, on pourrait même lui donner le tien ... », renchéris-je dans un demi-sourire. Mon intention n’étant pas de la rendre saoule bien que c’était tout ce que renvoyaient les apparences. Mais elle me semblait empreinte à un profond désarroi en cette soirée, et je n’allais pas la laisser se faire aborder par ces losers de fils à papa !

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Domino M. Cooper
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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Lun 9 Mar 2015 - 19:27


Same place, same night, but no more



Je les aime de moins en moins ses longues soirées que rien ne viens perturber, l'âge sans doute. C'est avec l'âge que l'on ressent ce besoin de compagnie constant. Ne plus vouloir rester devant sa télé seule chaque soir ou arpenté les bars à la recherche d'un partenaire pour la nuit. Je crois en effet que je commençais à ressentir ce besoin et je n'aurais jamais pensé être de ses filles qui cherchent à se ranger des voitures. Oh non, je me surprenais moi-même a en prendre pleinement conscience au bar d'une boite de nuit branchée au courant d'une conversation avec un barman avec qui je ferais bien plus ample connaissance si cela me l'était permis. Car oui, je ne pouvais pas trop pousser les choses même si l'envie était réelle, je me devais de garder une certaine distance, je n'étais pas là pour le plaisir après tout, mais bien pour le travail et jusqu'à aujourd'hui, cet homme ne m'avait été d'aucune utilité dans ce domaine. Il n'avait que su me faire sourire, rire, me donner la bonne humeur et effacé mes journées pourris, mais il n'y avait absolument rien de productif là-dedans.

Un rire échappe mes lèvres ensuite, si je lui demandais de me saouler ? Et pourquoi pas, après tout, j'étais venu ici pour me détendre non ? Et à coup sur, je serais saoule, mais je boirais bon, alors pourquoi pas ? J'étais finalement bien tenté, lui donnant le contrôle sur moi le temps d'une soirée. Surtout que son clin d'œil était à craquer.

- Je te défie d'y arriver oui, j'ai une assez bonne descente.

Je souris un peu plus amusé et curieuse de voir comment il pourrait si prendre. Je le regarde s'activer derrière son comptoir avec un certain plaisir, il n'est pas de ses hommes qui déplaisent à regarder, bien au contraire, je crois que je ne pourrais me lasser de ce genre de spectacle. Il s'éclipse le temps de servir d'autre client et reviens vers moi. M'annonçant que je serais son cobaye du soir, et bien, c'est avec plaisir que j'accepte cette proposition :

- Surprends-moi alors, boy.

Je souris en coin, je le regarde faire, toujours aussi impressionné par autant de maitrise, il mélange des produits que je n'arrive pas à identifier, à croire qu'il masque les bouteilles exprès pour me laisser chercheuse. Mon verre se remplit à mesure qu'il créer ce breuvage que je goûterai très prochainement, curieuse de découvrir ce qu'il pouvait bien me proposer. J'aime la touche de couleur qu'apportent le citron et la cerise ensemble, cet homme-là a vraiment le souci du détail et je crois bien que j'adore ça.

- Si tu veux pouvoir lui donné mon nom, tu vas devoir vraiment me surprendre.

Rieuse et toujours aussi curieuse, je m'empare de ce verre et le regarde le temps d'un instant, puis je le repose doucement après en avoir humé les arômes. Pas que j'étais craintive, mais tout de même un brin prudente. Je me saisis de la fine queue de la cerise, la faisant tourner dans le cocktail avant de la porter à mes lèvres. Après l'avoir croqué et apprécié le goût, je m'empare délicatement du verre et commence à boire. Je ne pus identifier tous les composants de ce cocktail, mais j'étais agréablement surprise par le goût. Une fois encore, cet homme-là avait le don de me surprendre.

- Je ne saurais te dire ce qu'il peut y avoir dedans, mais j'en apprécie vraiment le gout, ça a un côté frai tout en étant relativement brute.

Je crois bien que c'était les mots à employé, frai et brute à la fois. Je n'y connaissais rien en cocktails, mais c'était ce que m'inspirait celui-là.



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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Ven 20 Mar 2015 - 21:38

Comment ne pas sourire ? Qu’avait-elle de si dangereux après tout ... Pourquoi tant de méfiance à son égard ? Pourquoi voyais-je se vriller les barrières alors qu’une petite voix me hurlait aussi fort se peut, de rester sur mes gardes ? Et s’il en allait d’une stratégie de sa part ? De toujours prétendre à l’innocence tant que l’on n’est pas pris la main dans le sac ? Combien de temps pourrait-elle soutenir un tel état ? Cela ne lui posait-il pas de cas de conscience ? N’avait-elle pas l’impression de vivre pour manipuler son monde ? Arrivait-elle à en dormir la nuit ? Et si ses intentions sont des plus honnêtes, pourquoi le Volia alors que la ville regorge de boites branchées ? Son attitude envers Misha, son air peu désintéressé ... Fallait-il y voir autre chose qu’une femme désireuse de se caser, de miser sur le meilleur parti ? De nos jours, qui est encore fiable ? Pouvions-nous véritablement en vouloir à une femme qui n’en voudrait qu’à l’argent ? Et Misha en regorgeait. Il dirigeait seul le night-club et en plus, plaisait aux femmes, il avait tous les arguments. Mais il y avait quelque chose que je ne comprenais pas. Pourquoi perdre son temps alors qu’elle sait que le patron ne semble pas être présent ce soir ?
Finissions-nous par apprécier la compagnie de l’un et l’autre ? Pourrait-il y avoir un intérêt tout autre que celui de protéger ceux d’un autre ? Une idée qui, lentement, cessait de me déplaire.

Elle se prêtait au jeu avec panache, mon allusion semblait même lui plaire. Quel genre de femme est prêt à ce qu’on la saoule pour disposer d’elle le temps que permettent les vapeurs de l’alcool ? Je me doutais bien qu’elle disait cela dans le seul but de retourner ma provocation. Elle n’avait aucune raison de me faire confiance. Pas même elle ne pouvait affirmer qu’une telle pensée n’ai pas traversé mon esprit ne serait-ce qu’un quart de secondes. On ne peut se fier à la tête des gens pour se convaincre. Ça ne suffisait pas. Tout comme je n’étais pas en mesure de savoir si je ne suis pas la pièce maitresse entre elle et Misha.
Alors que je lui préparais son cocktail, je l’entendais me taquiner sur mes boissons et celle qui serait en mesure de l’égaler pour être digne de porter son nom. Ce petit jeu semblait l’amuser autant que moi. Lorsque j’en finis de le lui confectionner, elle vient se saisir de la cerise qu’elle maintient entre ses dents pour en retirer la queue. Tout autre regard sur notre situation aurait pu donner à interprétation. Je ne la lâchais pas du regard, alors qu’elle goûtait à la boisson cherchant des adjectifs capables de la décrire. Je l’approuve d’un signe de la tête, un demi-sourire sur les lèvres.
C’est alors que se ramène ce gars de la table voisine qui semblait visiblement avoir suivi toute notre conversation depuis sa place.

« Alors c’est comme ça que l’on pourrait te qualifier poupée ? Fraîche et brute ? C’est excitant », lui dit l’homme qui venait de s’assoir à côté d’elle, glissant son bras par devant le comptoir pour marquer qu’il se trouvait maintenant entre nous deux et rompait notre discussion. Il m’adressa un regard hautain et supérieur avant de le reporter à nouveau sur Domino, me filant la désagréable sensation de rien avoir à faire encore ici.

« Je te ramène chez moi ? Tu as l’air de t’emmerder ici, à faire semblant de t’amuser, une femme aussi belle que toi ne devrait jamais avoir à s’ennuyer », reprit-il, sans la lâcher des yeux. Je ne cessais de le dévisager. Elle n’avait qu’un signe à me faire pour que je le sorte. Et là, tout de suite, l’envie m’en démangeait. J’avais horreur de ces gars qui se prétendent bien meilleurs que d’autres et pas foutu d’assurer quand il le faut vraiment. Certes, j’avais pour moi mes défauts qui se cachent difficilement, mais au moins, n’avais pas besoin de prétendre à être un autre pour ramener une fille. Bon, d’accord, j’en ramenais très rarement, voire pas du tout, mais ne souffrais d’aucun mal-être vis-à-vis de ma personne et vivais très bien comme ça.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Dim 12 Avr 2015 - 18:01


Same place, same night, but no more


Je ne sais pas ce qui pouvait pousser ce barman à rester en ma compagnie et à faire passer ma soirée, comme bien d’autre soirs depuis que je venais au Volia comme cliente régulière. Je ne m’avançais jamais vers les autres barmans s’il était là, et lorsqu’il se trouvait être congé, alors c’était avec regret que je commandais un simple Gin-Tonic, lui laissant à lui seul le plaisir de me surprendre avec ses cocktails. J’avais déjà goûté ceux d'autres barmans, comme ceux de Teddy par exemple, puis j’étais tombé sur lui et depuis je ne m’adressais plus à personne d’autre.

Je ne saurais dire ce qu’il y a exactement entre lui et moi, plus qu’une simple relation de comptoir, je pense, mais quoi ? Pas la moindre idée, seul le temps me le dira, je pense. Mais je préfère ne pas y penser, car je sais que le temps que je passe avec lui est un temps perdu face à mes objectifs, mais chaque fois je fais une entorse à mes propres règles pour passer ne serait-ce qu’un petit instant avec lui. Et puis, je ne vous mentirais pas en vous disant qu’il était plus que mon genre.

Le cocktail qu’il me tendit m’intrigua plus que les autres, mais je fus agréablement surprise par ses saveurs. C’était un véritable délice et je ne tardais pas à le complimenter. Le qualifiant de frai et brute. Et je n’aurais jamais cru que de tel mot aurait donné le courage à cet idiot de venir m’aborder et s’interposer entre le barman et moi. Je tourne les yeux vers lui, je lui décoche même un sourire qui semble l’encourager. Si c’est ainsi qu’il interprète grand bien lui fasse.

- On se connaît ? Je ne pense pas t’avoir autorisé à m’appeler Poupée mon gars.

Il reprend ensuite, pas le moins du monde troublé par ma repartie qui s’avère bien inutile au final. Je pousse un long soupire las, voilà ce dont j’avais le plus marre dans ma vie de célibataire, les lourdauds qui se croient au-dessus du reste du monde. Je sens aussi le regard du barman sur moi, je sais que je n’ai qu’un mot à dire pour qu’il le fasse sortir. Je tourne mon regard vers lui et hoche positivement la tête. J’attends qu’on le foute dehors, je saute même de mon tabouret de bar pour faire face au type.

Ouais, ok, assise je l’avais trouvé moins grand, et maintenant que j’étais debout, je me sentais bien ridicule. Mais je m’approchais tout de même de lui avec un faux sourire séducteur avant de laisser mon talon s’écraser sur ses doigts pieds et murmurant pour lui seul :

- Qu’est-ce qui te laisse penser que je puisse m’ennuyer ? Tu ne lui arrives pas à la cheville à ce type, et si je dois partir avec quelqu’un ce soir, dit toi bien une chose, ce sera lui, pas toi.

Je me reculais ensuite, lui faisant une petite courbette faussement polie avant de reprendre place sur mon tabouret de bar, je savais que ce type me regardait toujours, et qu’il avait mal, bien fait pour lui. À retenir, ne jamais mettre une femme à talons en colère si vous tenez à vos doigts de pieds.

Reportant toute mon attention sur le barman face à moi qui ne semblait n’avoir rien loupé de la scène, je repris mon verre d’une main et en bus une gorgée pendant que le type se faisait sortir, et comme si de rien était je lançais :

- Ou en étions nous ?





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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mar 12 Mai 2015 - 23:05

Il fallait que j’arrête de me concentrer autant sur elle, de me questionner à son sujet ou de lui inventer une multitude de vies. Primo, ça n’avait rien de très professionnel, deuxio, j’étais véritablement en train de m’intéresser à elle et ça, c’était pas bon. Quelle relation, de courte comme de longue durée, pouvait attester que je sois en mesure de gérer le truc pour le tenter encore ? Aucune. On avait donc vite fait le tour de la question. Je ne laissais sur les autres qu’une impression douce-amère qui ne valait jamais la peine qu’on s’y attarde. Je n’étais pas sûr d’être fait pour ça. Les relations humaines ne sont pas véritablement mon fort. Certes, je sais écouter mais dès qu’il est question de s’engager ... Interroger ma voisine et vous verrez vite se dresser le tableau de l’homme imparfait. Jamais là quand il devrait, toujours absent quand on a besoin de lui, incohérent quand il s’agit de parler sentiments, véritablement pas fait pour ça. Il m’arrivait même certaines fois à ne pas me supporter moi-même. Alors ajoutez à ça une relation née de nulle part sans queue ni tête ... très peu pour moi. Peut-être est-ce juste la faute à un manque de repère ... ou à un excèdent de mauvaise volonté, d’un caractère trop borné, je sais pas. J’ai toujours vécu sur le moment. Me demander de me projeter ne serait-ce qu’au jour suivant me paralyse. La vérité ne mentira pas plus au connard que je suis ... les événements de la vie m’ont changé. Je n’ai pas toujours été cet antisocial, désintéressé que la vie traine derrière elle sans savoir pourquoi il est là.

L’autre abruti n’eut pas longtemps à attendre sa réponse pourtant claire, ce qui, néanmoins, ne le découragea pas dans sa lancée. Tous ses potes le regardaient se ridiculiser, et à mesure des minutes, elle perdait patience. Mais lui se sentait sûr de son coup qu’il me vit pas le petit signe de la tête qu’elle me fit. Je marche à reculons derrière le bar et fais signe au videur qui se trouve dans la salle. Un russe, massif, taillé armoire à glace arrive dans ma direction. Je lui montre l’énergumène  en question, et il ne se fait pas dire deux fois ce qu’il a à faire. Je ne peux cacher le sourire de satisfaction qui m’envahit. Il saisit le mec par les épaules et le fais décoller de son tabouret. C’est alors qu’elle se lève à son tour et qu’elle se présente à lui pour lui faire connaître sa façon de penser. J’assiste à la scène un demi-sourire sur les lèvres, bien content de ce qui lui arrive. Certain qu’il ne reviendra pas l’emmerder celui-là. Mais c’est qu’elle peut être cinglante la petite ... Le type n’ajoute rien face à son envergure, et le videur finit par le sortir du night-club alors que Domino reprend place au comptoir pour boire son verre. Je lui lance un regard faussement troublé et lui souris, admirablement convaincu.

« Et bien on en était sur le point de trouver un nom à ce cocktail », lui répondis-je, aussi enjoué qu’elle. « Mais dis-moi, tu remballes tous les hommes qui souhaitent tenter leur chance de la même façon ? », repris-je amusé par ce que je venais de voir, et plus que content qu’elle l’ait fait d’ailleurs. Elle n’est pas le genre de femmes à se laisser emmerder et encore moins contraindre à ce qu’elle ne veut pas. Et j’appréciais ça chez une femme. Cette flamme ardente qui ne demande qu’à grandir, mais dont elle a le parfait contrôle. Je n’étais pas sans savoir qu’il avait été plus qu’impoli et irrespectueux de se présenter à elle de cette façon, et surement avait-elle compris que je partageais son avis. Mais rien de mieux qu’un peu d’humour pour oublier tout ça. Il était hors de question qu’un malpropre vienne gâcher notre soirée qui commençait si bien. Pour une fois que l’on tentait une réelle approche l’un envers l’autre, et qu’en plus les choses se passaient bien, je ne voulais pas que ça rate. Et tant pis, si au final, je suis le seul à y perdre.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Jeu 21 Mai 2015 - 20:29


Same place, same night, but no more


C’est certain, je ne regrette nullement d’être venu ce soir. J’avais fais le bon choix, ma soirée était bien meilleure que si j’étais rester sur mon canapé à regarder un téléfilm ennuyant à mourir. Au moins, je pouvais boire, et de la qualité, tout en contemplant une vue des plus plaisante, menant une conversation qui l’était d’autant plus. Oui, ce barman avait tout pour me plaire. Passer ce moment avec lui était la meilleure chose à faire ce soir. Mais bien vite, notre charmant moment est interrompu par un calepin qui a sans doute manqué de claque dans son enfance de bourge.

Je n’avais jamais été du genre à me laisser marcher sur les pieds, et encore moins par un homme avide de compagnie. Surtout que j’étais en charmante compagnie et que je n’avais pas l’intention de laisser se si charmant homme sans ma compagnie ce soir. C’était bien lui qui m’intéressais maintenant, et non pas se lourdauds à deux balles qui se croit puissant parce qu’il roule dans une Volvo fraichement neuve.

Oui bon, j’en sais rien dans quoi il roule, mais c’était bien le genre de fils à papa rire et qui se crois irrésistible avec son porte monnaie. Très peu pour moi, je préfère les mecs, les vrai, ceux avec une histoire. Même ceux qui savaient pleurer quand la situation l’imposait. Un homme, un vrai, pas une lopette fraichement sorti de la fac. Les gamins, très peu pour moi, même si au final, je n’étais encore pas bien loin d’en être une. Le rembarrer est presque un plaisir, remettre en place ses mecs m’est malheureusement monnaie courante, mais au moins, personne ne viendra nous interrompre une nouvelle fois ce soir. Ils seront tous certain que la compagnie que j’ai déjà est bien meilleure que toutes celles qu’ils pourraient me donner. Rester dans votre coin, je ne demande que ça.

Mon intention se reporte sans difficulté sur le barman, un sourire au lèvres. Je ne sais plus du tout de quoi nous parlions, à oui, ce cocktail, ce nom à trouver. À croire que son sourire m’avais suffisamment perturbé pour que j’oublie se détails le temps d’être distraite par un idiot. Hum… Je réfléchis quelques instants à ce que à quoi m’a fait penser ce cocktail, frais et brute. Je secoue la tête, j’éviterais de prononcer ce genre de mot à l’avenir.

J’éclate alors de rire lorsqu’il parle de la façon dont j’ai rembarré l’autre type. Je secoue négativement la tête, avec un sourire plein de sous entendu :

- Ça dépends qui c’est.

Perche tendu au vole, à toi de la saisir ou non beau barman. Mais au moins, j’aurais tenté le coup, à voir si tu est près à la saisir. Je reprends le verre à cocktail dans une main pour le porter à mes lèvres, et je redétourne doucement la conversation, curieuse de voir comment il rebondira tout de même.

- Alors ce nom ? Plus quelque chose de féminin ? Classe, simple, ou alors bien brutale ?

Quel nom pourrait ton donner à ce cocktail. Hum réfléchissons. « Charmante soirée » ? Un peu nul, ça ne correspondrais peut-être qu’à moi. Et je ne sais pas trop ce que cela pourrait rendre sur un menu, entre le Bloody Mary et le Lady Trousdale, le Charmante soirée vous est offert ce soir.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Dim 24 Mai 2015 - 21:08

Il y avait quelque chose chez cette femme de si communicatif que le dernier des cons parviendrait à l’être moins en sa présence. Même sur moi ça fonctionnait alors qu’on ne pouvait pas franchement dire que je sois l’être le plus sympathique qui soit. Je me demandais s’il arrivait à Misha d’avoir des plaintes de clients contre ma sale gueule, mais certainement aurait-il jugé bon de m’en parler à la première réclamation, donc, c’est que je ne devais pas rendre si mal. On se peut capable d’incroyables quand on sait ce qu’il y a à l’arrivée. Et de la volonté, ce n’était pas ce dont je manquais bien que je l’employais toujours à mauvais escient et toujours dans le mauvais sens. Me poussant parfois dans une telle médiocrité ... Que me trouver en face de cette femme en était presque préjudiciable. Véritablement ! Que saurais-je lui apporter de plus que quelques verres et une quantité d’emmerdements ? C’est comme miser sur le mauvais cheval ... On ne peut savoir d’avance qu’il va perdre. On se prend à croire à un résultat hypothétique, mais au final tout est une question de chance. Ouais, c’était peut-être juste ça entre nous. De la chance. La chance d’avoir une femme comme elle face à moi, sacrifiant sa soirée juste pour notre conversation et qui ...

Etais-je en train de l’idolâtrer ? De l’idéaliser ? De la laisser me fasciner ? Ou n’est-ce qu’un manque cruel de confiance en moi ... Un manque total d’assurance, de fierté, de considération ... Difficile à dire ...  et je suis même pas sûr que le meilleur psychiatre de San Diego et d’ailleurs aurait la réponse. Ce serait comme comprendre l’incompréhensible. Saisir l’inentendable. Partager l’incohérence sans risquer d’en être affecté à son tour ... Qui saurait apprécier ce détour ? Personne...
Mais comment faire pour ne pas s’imprégner de cette ambiance si particulière, de chacune des émotions si positives qu’elle me fait ressentir quand bien même ce devrait m’être interdit, peu destiné, plus qu'incohérent ...

Son rire vibre en moi telle une ondée mélodieuse d’une symphonie que l’on ne se lasse d’entendre. A la résonance profonde et entêtante qui nous canalise en même temps qu’elle nous extasie. Au pouvoir capable de tout dédramatiser, rendant soudainement tout si abstrait, qu’on en saurait tout supporter avec un tel relativisme ... Ce mec-là aurait bien pu tout gâcher, la rendant désabusée et totalement ennuyée par des actions trop répétitives qu’elles en perdent leur originalité et lassent plus vite qu’elles n’amusent ... Mais pas sur elle.  
Sa réponse me fit esquisser un sourire. Rien ne semblait pouvoir la déstabiliser, la dérouter. Qu’est-ce qu’elle insinuait par-là ? Me fallait-il voir une intention déguisée de sa part ... Etais-je de ceux pour qui les choses pourraient dépendre d’un mieux ? Envisageait-elle seulement de pouvoir faire fausse route me concernant ?
Elle semblait tout aussi intéressée par le nom que l’on pourrait attribuer à ce cocktail qu’au sens détourné qui s’y cachait. Lequel en était le plus attirant ?  
Je balance ma serviette par-dessus mon épaule et m’accoude sur le bar pour me rapprocher d’elle, un petit sourire sur les lèvres. Je la sentais on ne peut plus joueuse ce soir, ce serait dommage de ne pas en profiter. Mes yeux dans les siens, je laissais filer le temps que je contrôlais parfaitement en cet instant.

« L’énigmatique ... », lui dis-je, dans un souffle. « Aucun déjà-vu, que de l’exception, et un petit coup d’inédit pour réveiller les sens et te mettre en déroute ... », précisais-je sans la quitter du regard. A un tel niveau, il était plus que certain que ce n’était plus du cocktail que je parlais mais bien d’elle. Ma définition de sa personne sans oublier un seul mot. Ma manière à moi de l’approcher plus finement, ne sachant le faire plus directement comme venait de le faire le précédent d’il y a encore quelques minutes. Je n’étais pas un grand séducteur et ne m’avançais jamais à un gros plan drague qui pourrait se solder par un râteau monumental. C’était bien plus que je saurais gérer. J’étais toujours convaincu de me planter alors autant m’éviter ça.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Ven 10 Juil 2015 - 20:49


Same place, same night, but no more


À quoi bon lutter ? Pourquoi faire en sorte que rien ne se passe ? Inutile, et après tout, j’en ai envie, alors pourquoi l’empêcher ? Ce qui doit arriver arrivera. Et s’il ne doit rien se passer, alors il ne se passera rien, tout simplement. Et puis, nous avions déjà trop avancé dans ce petit jeu pour faire machine arrière, c’était si agréable aussi. Je savais bien que j’éveillais un certain intérêt pour lui, je le voyais dans l’éclat de ses yeux lorsqu’il était posé sur moi, un éclat qu’il n’avait pas avec les autres clientes à ce que j’en avais vu. Cela me ravissais quelque peu, je devais bien l’avoué, si je pouvais être l’objets de quelques uns de ses fantasmes, pourquoi pas ?

Mon sourire ne quitte pas mon visage, il est bien trop ancré maintenant, et c’était bien souvent le cas en la compagnie du barman. Je ne connaissais pas son nom, et j’espérais toujours pourvoir avoir la chance de la savoir ce soir. Me le donnerait-il enfin ? Ou devrais-je tenter de le deviner une nouvelle fois ? Ce jeu m’amusais, mais je mourrais d’envie de mettre un autre nom que Boy sur ce visage angélique. Et si à l’instar des légendes, il était un démon au visage d’ange ? J’avais du mal à le croire, il était si prévenant, si agréable à écouter, de si bonne compagnie. J’en serai fort déçu si je venais à découvrir qu’il était un connard fini. Ce serait bien dommage et je me dirai alors que je ne suis qu’une idiote qui se laisse facilement avoir par de beaux sourires et de vains compliments.

Je lui tends une perche avant de lui demander ce que sera finalement le nom de ce cocktail si plaisant qui chatouilles mes papilles gustatives avec ravissement. Quel nom lui donnera-t-il ? J’avoue être bien curieuse de la réponse. Je le regarde rejeter sa serviette sur son épaule, s’accouder au bar et se pencher vers moi. Son petit sourire me laisse à penser qu’il est aussi joueur que moi ce soir, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je pense la taille sur le côté, la déposant sur ma main que je laisse se perdre dans mes cheveux. Mon sourire en coin toujours présent.

Ses paroles chatouilles mes oreilles avec un certain ravissement et laisse un petit frisson parcourir mon corps. Plaisir ? Sans doute, je suis une amoureuse des mots, ils savent faire de moi une femmes comblé et cet homme semble savoir les manier avec un certain talent.

Je mordille délicatement ma lèvres inférieur avec une certaine sensualité. Cherchant quels mots conviendrait en réponse à ses paroles. Car j’en suis certaine, ce n’est plus du cocktail que nous parlons, je le voie dans l’éclat de ses yeux. Je murmure de façon à peine audible, mais suffisamment fort pour lui :

- Parlons nous toujours de ce cocktail ?

Je lui fais un clin d’oeil charmant et me redresse. Relançant la conversation sur un ton plus normal, comme si de rien était. J’aimais jouer entre la séduction et la non-séduction. Cherchant à voir comment il régirait à se brusquement changement de situation dans ma voix et mes gestes. Rebondira-t-il comme je le souhaite ? En jouant un peu plus. Je ne demande qu’à voir :

- C’est nom me semble parfait. Et sa description est on ne peu plus réaliste et flatteuse.

Double sens, ou non. Séduction ou non. À lui de voir et d’interpréter comme il le voudra. Je lui laisse le champs libre ce soir, c’est à lui de décider, saisir sa chance ou non. Je suis à sa merci et je me rends doucement compte qu’au fond je le suis depuis le début, depuis notre première rencontre même. Dès l’instant où mes yeux avaient croisé les siens. Que ressentais-je à son égard ? Je n’en avais pas la moindre idée encore, mais ce soir, j’étais sienne.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Jeu 30 Juil 2015 - 21:26

Des soirées comme celles que j’étais en train de vivre avec Domino ne m’arrivaient que rarement voire même jamais. Je me contentais de servir les consommations, m’épancher sur les malheurs de ceux qui me les confient et de leur adresser des conseils que moi-même, je ne suivrais pas, et me rendre présentable et agréable comme le veut le job. Mais je ne flirte que rarement. Jamais aucune femme n’a su, jusqu’à présent au Volia, retenir mon attention comme elle le fait si bien. Elle redéfinissait tout le contexte, et parvenait même à rendre mon boulot agréable. Il pouvait arriver des situations un peu cocasses que je ne savais pas très bien gérer et avais toujours l’impression d’être le rigolo dont on se fout pour avoir réagi, plutôt que quelqu’un d’important. Alors lorsqu’une fille cherchait à capter mon regard, je faisais en sorte de l’ignorer ou alors m’adressais à elle que pour savoir si elle désire boire autre chose. Alors oui, je passe pour un mec froid, qui n’exprime que peu ses sentiments, si encore il semble en avoir, mais tant pis. Mes relations avec mes autres collègues semblent bonnes, et le patron a l’air d’apprécier mon sens du travail. Donc, je ne m’en sors pas si mal. Les relations humaines n’étant pas vraiment mon fort. Je n’arrivais à comprendre comment, elle parvenait à m’inspirer autant. Certainement parce que, depuis qu’elle a mis les pieds ici, elle m’est apparue comme la femme que je ne saurais jamais en mesure d’approcher, d’intéresser, voire même d’obtenir, que me trouver en sa présence relevait presque du miracle.
Elle jouait de ses manières de femmes dont elle ne manquait pas d’atouts, à sa façon de se tenir et de se mouvoir. Et j’adorais en discerner tous les détails. Elle était une véritable énigme pour moi que manquer la moindre insignifiance pourrait m’empêcher de percer le mystère qui l’entoure. Il était plus qu’évident que le petit jeu nous ravissait tous les deux. Elle me répond tel un murmure et je souris à sa remarque. Elle voyait clair dans mon petit manège :

« Je pense que le nom de ce cocktail peut aussi bien te définir », lui répondis-je avant de lui rendre son clin d’œil. A ces propos, je me pris à penser qu’elle devait certainement me trouver très lourd, et qu’on devait lui avoir fait le coup des tas de fois, mais ça ne faisait rien. Elle ne semblait pas si agacée, ou alors n’en montrait rien. Elle retrouve posture normale et relance la conservation sur un ton des plus neutres, qui me déroute un instant, me faisant la fixer longuement alors qu’elle argumentait sur mes paroles. S’était-elle réellement reconnue dans mes mots ? Est-ce ainsi qu’elle saurait se définir ? Y avait-il du vrai, avais-je misé juste ? On ne peut véritablement connaître quelqu’un et être certain de ce que l’on avance sur cette personne en si peu de temps. Même les années ne sont parfois qu’insuffisantes. Il peut y avoir un feeling, la projection d’une image positive ou une impression presque instinctive qui influe sur notre jugement. Mais c’était une manière de lui faire passer ce que je pense d’elle et la façon dont je la vois.

« Je suis ravi que tu l’approuves », lui dis-je, appréciant notre façon de nous dévoiler l’un à l’autre aux moyens de détours et de passerelles. Je n’arrivais à comprendre ce qui était en train de nous arriver en cette soirée, mais n’avais aucune envie de le freiner.

« Alors dis-moi, ton couvre-feu est à quelle heure ? », lui demandais-je, plus pour connaître ces plans pour le restant de la soirée que pour parier sur la chasteté d’une jeune femme de sa classe.

« Je termine mon service dans moins d’une heure, on pourrait aller prendre un dernier verre quelque part, qu’est-ce que tu en dis ? », lui proposais-je, avec audace, sachant qu’une telle proposition pourrait tout aussi bien me valoir un retour monumental de sa part. Mais avec un peu de chance, elle m’épargnerait l’humiliation publique telle l’avait-elle rendue à l’autre homme qui s’était approché d’elle avec un peu trop d’assurance.


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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mer 11 Nov 2015 - 12:21


Same place, same night, but no more


Énigmatique, je l’avoue sans gêne, ça me plait, c’est agréable à entendre comme à imaginer. Je suis assez heureuse d’entendre ce mot sortir de sa bouche. Sensé être le nom du cocktail, c’est vrai, mais il y a bien plus derrière, je le voie dans ses yeux, je le ressens comme si ses mots m’étaient destiné. Je lui pose même la question en toute discrétion et sa réponse me fais un peu plus sourire alors que je me redresse doucement, comme si rien ne c’était passé.

Poursuivons, jouons encore un peu tu veux ? J’aime cette soirée bien plus que je n’aurai pu le croire. Tu m’amuses, je me sens bien et je n’ai absolument pas envie de partir. Que pourrais tu m’apporter de plus encore maintenant ? Je suis bien curieuse de voir, j’ai toujours été curieuse de tout. Un jour, cette curiosité me perdra, mais qu’importe ? À quoi bon vivre si ce n’est pour ne pas prendre de risque ?

- hum…demain matin 8 heures ?

Je ris doucement, que vas-tu donc me proposer mon cher. Dis moi tout, je te suivrai dans toutes tes divagations ce soir. Mais ça proposition n’a rien de divaguant, elle est même plutôt intéressante. Un verre en sa compagnie, loin du Volia, loin de l’agitation, loin de l’idée du travail… pourquoi pas après tout ? Et puis, soyons franc, j’en meurs d’envie. C’est un grand sourire qui se dessine sur mes lèvres à l’idée qui germe dans ma tête :

- Pourquoi pas… mais à une condition..

La quelle ? Tu te le demandes n’est-ce pas ? Réfléchis un peu, je suis sûre que tu peux trouver, je ris doucement alors qu’il me regarde, buvant une gorgée de mon cocktail pour laisser le suspens opérer encore un peu. Aller cherche bien, je suis sûre que tu vas comprendre.

- Je t’accompagne, si tu me donne ton prénom Boy.

Je souris un peu plus. Alors, me donneras tu la réponse à ce mystère ? Je suis certaine que oui, et je serai bien déçu que ce ne soit pas le cas. Un simple prénom, ce n’est pas grand chose à me donner, et c’est la clés de ce petite tête à tête avec moi loin d’ici, dans un lieu plus tranquille où parler sera bien plus simple. Aller dis moi et je tu suis jusqu’au bout du monde. Je peux attendre une toute petite heure pour toi si tu me donnes cette info.

Boire un verre avec lui, voilà qui m’intéresse. Que pourrais-je bien découvrir sur lui ? Donne moi tous les secrets de ton existence, livre toi à moi. Je veux bien te connaitre, je veux bien tous connaitre de toi, même tes pires secrets. Je suis une curieuse de nature, c’est maladif, j’ai toujours besoin de tout savoir, et ce soir, tu es ma victime. Je veux tout savoir de toi, absolument tout, à commencer par ton prénom. Donne le moi tu veux, parfois un simple nom peut définir toute une personnalité, et parfois on découvre qu’il a été très mal choisit. Mais qu’en sera-t-il du tiens ?

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Ven 13 Nov 2015 - 21:50

J’étais déconcerté face à la manière dont elle était parvenue à me dérider, avec une telle facilité, si vite. Moi qui ne souriais que peu, qui ne souriais plus depuis longtemps, retrouvais des automatismes oubliés. Je me prenais à retrouver ces saveurs que j’avais connu autrefois, celles d’une vie plus agréable, riche de sens et d’opportunités, qui n’effacent aucune tâche mais qui savent les faire briller d’importance. Et si à chacune de ses venues, je me suis juré d’agir différemment avec elle, de ne pas m’intéresser à elle, de ne pas tomber dans le panneau d’une attirance trop facile, dénuée de peps et de symbolique, je n’en arrêtais plus de lui sourire.
Après tout qui se préoccupe de l’instant parfait, du moment parfait, de la personne parfaite … Pur prétexte pour ne rien faire du tout, pour ne prendre aucun risque. Il s’avère qu’elle se trouve au même endroit que moi, que nous discutons depuis plus d’heures qu’elle en a passé à s’amuser dans un lieu pourtant tout dédié, et qui plus est, tout porte à croire que l’on se plait bien … Alors pourquoi reculer ? Et puis les seules promesses qui ont de l’importance sont celles que l’on fait aux bonnes personnes. Celles que l’on se fait à soi-même … possèdent une marge d’erreurs aussi extensibles que nous le souhaitons, non ?

A sa réponse je hausse les sourcils alors qu’elle me fait intimement savoir qu’elle écrit seule son destin et qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Donc aucun petit ami potentiel dans le sillage, ou de personnes à charge, de toute sorte. Était-elle sans attaches ? Personne en cette ville qui saurait la connaitre aussi bien qu’elle se connait ? Dans une autre ville peut-être ?
J’avais tant à découvrir de cette fille que je pourrais inonder de questions qu’une partie demeurerait toujours secrète. Une partie que je ne saurais connaitre au détour d’une soirée, ou de quelques verres. Non, cette partie viendrait d’elle, comme l’on répond à une réaction soudaine qui nous a saisi si vivement qu’on ne connait de marche à suivre, comme on laisse échapper un sous-ton dans un ton, un mot à la place d’un autre … Et je ne souhaitais qu’apprendre d’elle, qu’importe que je ne sois en cette soirée qu’un barman, qu’un type en somme paumé qui cherche encore sa place dans ce monde et qui pense l’avoir trouvé à l’orée d’un caniveau …

A ma proposition elle ne s’oppose pas mais émet toutefois une … condition ?? Je la regarde intensément renvoyant la malice qui saisit son regard alors qu’elle fait attendre la fin de sa phrase comme l’on retient une irrépressible envie, ne la sachant que meilleure. Buvant une gorgée de son cocktail, elle met enfin fin au suspense à l’annonce de la connaissance de mon prénom qui semble véritablement la passionner.

« Et s’il ne signifie rien, j’ai quand même le droit de te voler une soirée ? », lui répondis-je entretenant une tension qui n’avait pourtant plus lieu d’être entre nous. Si au départ, il était gage de bonne foi contre mauvaise fortune, ne connaissant ses intentions et bien que je ne m’en sentais pas plus avancé à un tel niveau, je ne désirais plus maintenir de barrière aussi tangible entre nous.

« Je m’appelle Darian », lui dis-je enfin, dans un sourire avant de m’empresser d’ajouter « Et sache que je suis d’une effroyable susceptibilité », dans un éclat de rire, pour lui faire comprendre que quoi qu’elle puisse en penser, je ne saurais apprécier de refus de sa part à présent que le masque était levé. En vérité, rien ne parvenait véritablement à me prendre à cœur pour engager pareille réaction de ma part si ce n’est un marasme tel qu’on pourrait se demander si je ne suis pas atteint d’une surdité dégénérative, bien qu’en cette soirée, je l’entendais très bien et ne voulais oublier aucune de ses paroles.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mar 31 Mai 2016 - 16:37


Same place, same night, but no more


Que penses-tu donc faire de moi pour me demander quel est mon couvre feu ? Serais-je le genre de fille qui s’impose de telles règles ? Du moins le crois tu ? Je ne pense pas, cela ne serai peut-être qu’un prétexte pour découvrir subtilement si la voix est libre ou non, que cela ne m’étonnerais pas. Alors mon beau, que je cherche tu à savoir de moi ? Tout ou absolument rien ? J’aimerai connaitre ton avis sur la question, je meurs d’envie de savoir à quel point je peux t’intéresser. Parles moi tu veux, ouvre toi, épanches toi sur moi et je te dirais tout ce que tu voudras.

Pour commencer, et si tu me donnais ton nom, dis moi donc comment puis-je t’appeler. Un simple prénom, cela ne devrait pas être bien difficile, ou préfère tu entretenir le mystère sur la question ? C’est à tes risques et périls, tu as proposé de sortir boire un verre avec moi, assume jusqu’au bout. Livre moi ce secret que tu t’évertue à garder depuis si longtemps. Aimes tu simplement jouer avec moi, ou cache tu autre chose ?

- Sa signification importe peut-être à certain, mais temps qu’il sonne bien à mon oreille, tout devrait bien se passer.

Je lui fais un clin d’oeil joueur, attendant patiemment qu’il me livre la vérité. Alors dis moi donc, ne me laisse pas languir ainsi, cela est inutile il ne s’agit que d’un prénom après tout, tu connais bien le mien.  Allons… j’ai horreur des suspens que je ne créer pas moi-même pour embêter le monde, si tu voulais bien mettre fin au supplice cela serait parfait. Une multitude d’idée me passe en tête, mais peut-être suis-je bien loin de la vérité. T’appelles tu Léo, Andrew, Micheal,… ou je ne sais quoi encore.

- Darian…, c’est un murmure qui franchit mes lèvres après qu’il ai enfin prononcé ce nom. Il rit ensuite, bien que peut-être cela ne soit peut-être qu’une façon de dire que je ne peux rien penser de négatif sur celui-ci.

Les pensées afflux, je cherche dans ma petite tête si je connais la signification de ce prénom. Moi qui pour passer le peu de temps où je m’ennuie à chercher des choses inutiles sur le net, comme la signification des prénoms, je l’avoue. Je ne suis pas une passionné d’étymologie, ma connaissance sur le sujet n’est que le reflet d’une occupation sans grand intérêt.

Darian… aussi étrange cela soit-il, ce prénom commence à signifier quelque chose pour moi. Pourtant, le peu de personne que je connais s’appelant ainsi ne sont pour la plupart que des filles, et pour elles il signifie « celle qui amasse » pas forcément un compliment, enfin, ça dépend de la fille bien sur. Pour les hommes…je suis sûre d’avoir lu quelque chose là dessus. Mais oui, bien sûre, suis-je bête :

- L’homme de coeur, je balance ça comme s’il s’agissait d’une simple banalité d’usage, comme ci il était naturel pour moi de dire ce genre de chose. Passer pour plus cultivé que je ne le suis, j’excelle en la matière. C’est ainsi qu’on perdure dans le métier. Je dirais bien que je « pète plus haut que mon cul », mais ça serait un peu trop pour ce que je suis vraiment. Je sais me vendre comme il faut dirons nous.- Es-tu un homme de coeur Darian ?

Je souris, jouant du bout des doigts avec le pied de mon verre. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux m’en empêcher. En es-tu responsable Darian ? Dois-je m’en prendre à toi pour cet excès de joie purement ridicule ? Je me crois revenu au secondaire, par chance je ne rougis pas… pas encore.

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Mar 19 Juil 2016 - 23:02

Que la soirée peut être agréable et à la fois tellement surprenante qu’il m’en devient difficile de réagir sans état d’âme. Il ne s’agit plus d’automatismes, ni de répondre en des phrases bateau à d’autres phrases bateau qui n’attendent rien d’autre comme réponse qui sortiraient de l’ordinaire. Parce que ce n’est pas ce que l’on attend d’un barman. On n’attend pas d’un barman qu’il se prenne à faire de l’esprit ou alors vous balance vos quatre vérités à la figure comme l’on chasse un paria. Non, on attend qu’il soit poli, correct et surtout le plus invisible possible, à moins qu’il sache vous divertir une heure ou deux et que, surtout, il vous offre à boire.
Mais ce n’était pas ce qui était en train de se passer entre nous. Elle me poussait à me dévoiler, elle me poussait à prendre des risques moi qui me refuse à sortir du cadre pour éviter un éboulement d’évènements que je ne saurais gérer. Mais avec elle, cela à quelque chose d’agréable, de détenir de l’importance pour une personne. Pour, l’espace d’une soirée, avoir l’impression d’être le centre de son monde. D’en contrôler ses fluctuations et d’imposer ses variations de gravitation. Plus près, plus loin, plus près … Elle se livrait à la spontanéité comme si elle en était la maitresse, avançant sans douter comme s’il ne pouvait subvenir de pièges. Et qui serait les tendre ? Moi ? Je n’avais nul intention de la piéger mais sais ô combien le jeu peut être dangereux. Toutefois, n’en avait-elle pas une certaine habitude ? Tout comme moi, elle sait ce qui peut être dit, et à quel moment, tout comme ce qui ne se dévoile pas, du moins pas à n’importe qui. Et si nous n’en étions pas à nous faire des confidences, on apprenait l’un de l’autre quoi que l’on fasse. J’avais seulement hâte d’être en mesure de disposer des outils qui me permettraient de la déchiffrer. De petites manies en réactions évidentes. Un point de vue ou un autre. Une indiscrétion ou une gêne. Quelque chose qui viendrait troubler son équilibre et me révèlerait celle qu’elle est. Chose qu’elle découvrirait sans le moindre mal me concernant tant je ne sais difficilement être autre et constatera bientôt que plus je fais de manières, plus m’afflige le ridicule. Il est tellement plus facile de faire preuve de confiance en moi lorsque je me trouve derrière ce comptoir à exécuter ce que je sais faire de mieux.

Elle répète mon nom à voix haute comme si elle en cherchait l’écho. Comme s’il pouvait résonner différemment lorsque c’est elle qui le prononce. J’arrivais même à le trouver idéal entre ses lèvres. Elle le rendait exceptionnel et lui offrait ce panache que l’on décerne plus souvent à des noms tels que Brad, Ryan ou encore … Channing. J’esquisse un sourire sans dire un mot, l’imaginant à des rêveries qui ne pourront jamais coller avec mon infernalité et mon sens peu rythmé de la cadence. Elle prononce ses mots à la manière d’une vérité absolue, d’une évidence incontestable, et m’interroge sur la finalité de pareil fondement. Cette simple expression peut renfermer tellement de choses et tellement d’aspects que me positionner sur l’un d’eux saurait renvoyer une multitude de sens.

Je lève les yeux au ciel et fronce les sourcils en guise de réflexion à sa question puis repose le regard sur elle, bien décidé à exploiter sa définition par les extrêmes.

« Je suis loin d’être un bourreau des cœurs, si c’est la question que tu te poses, en revanche, un éternel cœur à prendre ! », lui répondis-je dans une pirouette, tout en lui signifiant, que j’ai beau m’acharner à le jeter aussi loin que je le puisse, mon cœur finit inéluctablement par me revenir. Ça doit être ça de pas être doué en relations publiques, comme en relation tout court d’ailleurs !

« Et je serais très curieux de savoir ce qui se cache derrière le tien », lui dis-je malicieux. A l’affaire de quelques verres supplémentaires servis çà et là, je jette un regard à ma montre qui m’apprend que mon service vient de prendre fin. « Et si nous allions discuter de tout cela ailleurs », dis-je, revenant vers elle, jetant ma serviette par-dessus l’épaule de mon collègue. « J’en ai pour deux minutes, te perds pas », renchéris-je dans un clin d’œil la défiant de prendre la tangente le temps nécessaire pour me changer. Je passe aux vestiaires, ravi de ne pas faire la fermeture en cette soirée, alors que très généralement, tout cela m’est parfaitement égal et n’hésite jamais à céder ma place. Je retire ma chemise et mon pantalon noir, trop conventionnel pour impressionner une fille, force un max sur le déodorant avant d’enfiler un t-shirt kaki, un jean sombre et cet horrible pullover tricot crème, évasé sur le devant, que je fais au mieux pour lui filer fière allure, retroussant les manches au niveau des coudes, glissé dans la ceinture mais pas trop pour donner un look décontracté sans en faire trop. De toute manière, à la voir elle, quoi que je fasse, je ferais tâche !
Je reviens à la boite, et zigzague à travers la foule pour la rejoindre. Et malgré les éclats aveuglants des lumières, je n’ai aucun mal à la remarquer. Elle s’est à présent levée et se tient près du bar. Dans l’angoisse de l’avoir fait trop attendre, je constate avec plaisir qu’elle n’a pas profité de l’occasion pour se faire la belle.

«  Huit heures, tu as dit … alors ne perdons pas une minute », formulais-je dans son dos frôlant son épaule, en référence au couvre-feu qu’elle avait énoncé un peu plus tôt dans la discussion, avant de lui tendre la main tel un gentleman. Si je n’en avais pas l’allure, je pouvais toujours miser sur les manières. Bien qu’à la minute où elle verrait ma caisse, elle se tordra de rire !

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MessageSujet: Re: Same place, same night, but no more |Domino M. Cooper| Lun 1 Aoû 2016 - 14:16


Same place, same night, but no more


Se laisser tenter, se laisser avoir. C’est assez agréable de succomber à une idée aussi appréciable. Se sentir apprécier, se sentir belle, intéressante, surtout intéressante. C’est comme si personne ne c’était jamais vraiment donner la peine de s’intéresser à moi. Comme si je n’était que de ses filles qui font tapisserie. Elles sont nombreuses, et au fil du temps j’avais commencer par croire que j’étais fait du même acabit. Alors, penser qu’il puisse s’intéresser un tant soi peu à moi, alors je pense que j’ai de quoi sourire, plus que d’habitude, d’une manière plus sincère. Se laisser porter pas l’envie d’être séduite, de séduire à son tour. D’oubliez tout les boulets qui m’entour habituellement pour me concentrer sur cette perle rare qui parvient toujours à trouver les mots juste pour me faire sourire, ou bien encore rire. Se rares moments où j’arrive à me sentir bien, ou j’oublie ce qui se passait avant, ce qui a fait de ma vie ce qu’elle est aujourd’hui. Je suis une orpheline sans famille qui n’attend de la vie qu’une seule chose. Trouver une famille, ou un substitut de famille qui pourra me permettre d’avancer.

En attendant, je me contenterai de ce que je peux avoir. Un sourire, un rire, une parole. Une simple soirée agréable avec un homme charmant. Avec un nom tout aussi charmant. Je ne compte plus le nombre de mois depuis lesquels je viens ici, depuis notre première conversation. Ce surnom qui c’était installé naturellement puisqu’il refusait de me dire son nom, et ce soir, le mystère était enfin tombé. C’était comme percer une carapace qui semblait repousser le monde entier, c’était comme prendre une partie de lui, comme s’il m’offrait l’opportunité de le découvrir plus que beaucoup d’autres. J’étais flattée et heureuse de faire partie de ceux qui savait qui il était vraiment, du moins, une petite partie pour l’instant. Mais la suite promettait d’être intéressante. J’espère vraiment pouvoir découvrir qui était Darian, l’homme de coeur.

- Voilà qui ne peux que me rassurer sur tes intentions alors,  je lui fais un clin d’oeil amusé, buvant une gorgée de mon verre que j’avais littéralement délaissé depuis que cette joute verbale c’était engagé entre nous. N’oublions pas qu’avant tout Darian était le barman, et le barman avec suffisamment de talent pour ne pas vous faire regretter de lui avoir laisser carte blanche.

- Le mien n’est que mystère,  je ris doucement, acceptant d’un simple signe de tête que cette conversation se poursuive ailleurs. De toute façon, je trouve que la séparation que le comptoir nous offrait était trop grande pour des confidences qui en vaille la peine. Il refile sa serviette au premier qui croise sa route et je me retrouve seule. Pas pour longtemps, c’est vrai, mais suffisamment pour surveiller si il n’y a rien de travers sur mon visage. Mon rouge à lèvres est toujours en place, aucun cheveux ne par en cacahuète. Je suis parfaite et n’ai plus qu’à attendre le prince charmant sur son cheval blanc. Oui bon, c’est un peu exagérer, mais un peu de frivolité de fait jamais de mal à personne.

Je termine mon verre d’une traite, il serait dommage de laisser une telle merveille perdre, et l’alcool délit les langue, combat la timidité, ça ne me fera pas de mal et m’évitera sans doute de rougir comme une gamine. Je saute de mon tabouret. (Descendre plus gracieusement aurait été compliqué, vu ma petite taille.) Et me voilà à attendre que le barman revienne.

Les gens tout atour semble déchainé ce soir, comme si quelque chose se préparait. Est-ce la pleine lune ? Peut-être, ça pourrait expliquer le tôt d’excitation présent ce soir qui me semble plus élevé que d’habitude, à moins que ce ne soit que moi et les idées farfelus qui me passe par la tête.  Alors pour essayer d’oublier, je scrute la salle en le cherchant des yeux, cherchant à voir par quel côté il reviendra, et enfin, le voilà devant moi et un sourire sincère s’affiche sur mon visage, dévoilant mes dents blanche et brillante.

Il parle dans mon dos, frôlant mon épaule, ce qui laisse un frisson parcourir ma peau, alors que je prend le bras qu’il me tend. Je me mets sur la pointe des pieds malgré mes talons, il me dépasse toujours d’une bonne tête et murmure doucement à son oreille :

- Pas une seule minutes avant le couvre feu, ou ma marraine la bonne fée pourrai ne pas être contente.  

Je ris doucement, faisant référence à Cendrillon et son couvre feu avec un certain amusement. Je retombe doucement sur mes pieds, reprenant une taille normal sans faire souffrir ni mes chevilles, ni mes petits doigts de pieds et le laisse m’entrainer dehors.

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